Notes au radiodiffuseur
La hausse des températures est une réalité que vivent les agriculteurs et les agricultrices chaque année et chaque saison, et qui a des répercussions sur la production agricole, le bétail, ainsi que sur leur propre bien-être. La température moyenne de l’air au-dessus des terres agricoles a également augmenté de 0,5oC par rapport à la moyenne de la période 1991-2020.(1) En 2026, un important phénomène El Niño pourrait affecter les régimes climatiques d’août à octobre, augmenter les risques d’une hausse des températures supérieure à la normale dans de nombreuses régions du monde et nuire aux régimes des précipitations.(2) À la chaleur s’ajoute la sécheresse et plusieurs pays d’Afrique ont vécu la sécheresse ces dernières années. En 2024-25, la sécheresse a touché plus de 8,5 millions de personnes en Afrique de l’Est. Près de 62 000 personnes ont été déplacées à travers cinq districts de la Somalie en début 2026(3), une situation qui fait suite à « une longue sécheresse sans précédent de 2020 à 2023, et qui a eu des effets dévastateurs » sur les terres arides de la corne de l’Afrique au Kenya, en Somalie et en Éthiopie.(4)
En 2024, la Zambie a connu l’une de ses saisons agricoles les plus sèches en plus de 40 ans et le président a déclaré l’état d’urgence nationale en février 2024.(5)
Les radiodiffuseurs, les journalistes et les communicateurs jouent un rôle primordial en transmettant à leur communauté les renseignements dont ils ont besoin pour se préparer. La présente série d’enjeux parlera de l’impact de la chaleur et la sécheresse, ainsi que de certaines stratégies d’adaptation, bien qu’il y ait plusieurs autres qui ne seront pas examinées.
La présente série abordera quelques aspects à prendre en compte :
- les changements à apporter en matière de plantation : cultiver en association et adopter des cultures ou des variétés de cultures résistantes à la sécheresse ;
- les soins à apporter aux animaux et aux animaux qui résistent à la sécheresse ;
- la collecte et la gestion de l’eau ;
- l’agroforesterie ;
- la santé humaine.
Choisissez un sujet concernant votre région pour une émission (ou une série d’émissions) ; si vous désirez aborder plusieurs sujets, songez à réaliser une série d’émissions sur la sécheresse.
Si vous souhaitez parler de façon générale du changement de climat et de la façon dont les agriculteurs et les agricultrices s’adaptent aux nouveaux régimes climatiques, vous pouvez vous inspirer du présent texte radiophonique présenté sous forme de feuilleton. Nous avons également un plus long texte radiophonique présenté sous forme de feuilleton sur la désertification qui fournit plus de détails, ainsi que des valeurs morales, telles que la vérité, le courage et le bien par opposition au mal.
De plus, nous avons une série de causerie-débat entre deux animateurs concernant des stratégies agricoles pour l’adaptation au changement climatique, ainsi que des exemples particuliers du Cameroun, du Burkina Faso, de l’Éthiopie, du Ghana, du Niger, de l’Ouganda et de la Zambie. C’est un excellent moyen pour présenter des renseignements essentiels sur le changement climatique, un enjeu important, ou commencer à effectuer des recherches. Vous pouvez présenter le texte radiophonique à l’antenne avec un coanimateur ou une coanimatrice (veuillez faire mention de Radios Rurales Internationales et du Potsdam Institute comme sources) ou interroger des agriculteurs et des agricultrices de votre région pour voir s’ils suivent les mêmes pratiques. Ces textes radiophoniques fournissent de bons conseils pour une agriculture intelligente face au climat et l’amélioration de la résilience face au changement de climat.
Renseignez-vous sur les répercussions de la sécheresse dans votre région, la manière dont les populations rurales sont touchées sur le plan personnel et collectif, et ce qu’elles pourraient faire pour s’adapter ou gérer les conditions de sécheresse. Vous pouvez le faire en discutant avec des agriculteurs, des agricultrices et des spécialistes du gouvernement et d’institutions de recherche à l’échelle locale. Ce serait bien de collaborer avec votre bureau de la météorologie, afin de comprendre les prévisions, traduire les informations en un langage simple pour votre auditoire et prodiguer des conseils sur la façon dont votre communauté peut s’y préparer.
Pour trouver des renseignements importants sur la météo et le climat pour votre émission, consultez l’African Flood and Drought Monitor, qui fournit presque en temps réel un suivi et des prévisions concernant les conditions hydrologiques en Afrique à des fins opérationnelles et de recherche. Cet outil intègre le suivi en temps réel, les prévisions à court terme jusqu’à 10 jours et des prévisions saisonnières sur six mois. Trouvez le moniteur pour votre région, cliquez sur « avertissements actuels » ou « prévisions saisonnières », et sélectionnez les différents paramètres pour modifier la carte.
Aspects liés à l’égalité des genres : Alors que vous planifiez et préparez votre émission, renseignez-vous sur la manière dont la chaleur et la sécheresse affectent distinctement différents groupes de votre communauté, y compris les femmes. Les femmes et les jeunes s’occupent souvent de la corvée d’eau, et la sécheresse peut avoir un impact sur le temps qu’ils consacrent à ces tâches. Par ailleurs, les populations proches des sources d’eau vivent parfois la sécheresse différemment de celles qui vivent loin. Il arrive également que différents groupes soient plus vulnérables à la chaleur que d’autres, y compris les personnes handicapées, les personnes âgées et les femmes enceintes. Les personnes handicapées rencontrent souvent des difficultés supplémentaires à accéder aux points d’eau. Il peut arriver que ces personnes doivent adapter leurs activités de différentes manières.
Les communautés pastorales et agropastorales qui alternent entre l’élevage et l’agriculture peuvent subir la sécheresse et la chaleur de façon différente. De plus, les agriculteurs et les agricultrices dont les droits fonciers ne sont pas assurés hésitent plus souvent à investir dans les pratiques d’adaptation à la sécheresse.
Essayez d’interroger des personnes de différentes communautés pour comprendre les répercussions du changement climatique et de la sécheresse, ainsi que les stratégies d’adaptation appliquées dans différentes localités. Lorsque vous discutez d’agriculture en général, il est important de tenir compte de la division du travail selon le sexe, du contrôle des ressources et des biens, y compris le pouvoir décisionnel, l’utilisation du temps et le travail non rémunéré et la position des hommes et des femmes dans la chaîne de valeur.
(1) Les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes touchent des millions de personnes en Afrique en 2025. Organisation météorologique mondiale. 18 juin 2026. https://wmo.int/fr/news/media-centre/les-phenomenes-meteorologiques-et-climatiques-extremes-touchent-des-millions-de-personnes-en-afrique
(2) Intensification attendue du puissant épisode El Niño. Organisation météorologique mondiale. 31 juillet 2026. https://wmo.int/fr/news/media-centre/intensification-attendue-du-puissant-episode-el-nino
(3) Drought displaces nearly 62,000 in Somalia as climate shocks intensify. IOM UN Migration. 24 avril 2026. https://www.iom.int/news/drought-displaces-nearly-62000-somalia-climate-shocks-intensify
(4) Odongo, Rhoda A., et al. Drought impacts and community adaptation: Perspectives on the 2020-2023 drought in East Africa. International Journal of Disaster Risk Reduction. Mars 2025. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2212420925001335
(5) Zambia, Africa: Drought Response – Emergency Appeal Operation Update. Relief Web. 30 août 2024. https://reliefweb.int/report/zambia/zambia-africa-drought-response-emergency-appeal-operation-update-no-mdrzm022
Texte
Renseignements clés
Modifications apportées à la plantation (et attentes)
Le maïs constitue l’aliment de base de plus de 300millions de personnes en Afrique. Près de 40% des régions productrices du maïs traversent des épisodes occasionnels de stress hydrique, dont environ 25% d’épisodes fréquents de stress hydrique. Selon différentes projections climatiques, 15% des régions productrices de maïs pourraient devenir inaptes sur le plan climatique d’ici 2050, un chiffre qui pourrait dépasser plus de 30% d’ici 2100 selon un scénario d’émissions élevées. Les agriculteurs et les agricultrices peuvent cultiver des variétés de cultures plus résistantes à la sécheresse, telles que le maïs ou le blé.
Les producteurs et les productrices peuvent renforcer leur sécurité alimentaire en cultivant des cultures plus résistantes à la sécheresse qui ont besoin de moins d’eau pour croître, ou des variétés plus précoces, dont certaines variétés de sorgho, de manioc, de patate douce, de petit mil et d’arachides. Consultez notre fiche documentaire sur les variétés résistantes à la sécheresse: Variétés résistantes à la sécheresse.
Les agriculteurs et les agricultrices peuvent cultiver en association deux ou plusieurs denrées, afin d’avoir une autre culture de secours lorsque les récoltes de maïs échouent à cause d’une mauvaise pluviométrie.(6) La culture intercalaire consiste à semer deux cultures sur le même champ, afin qu’elles puissent croître ensemble sans se déranger. Le maïs et le haricot en sont un bon exemple : ils favorisent mutuellement leur croissance, car le haricot fixe dans le sol l’azote que les plants de maïs consomment. Les grands plants de maïs protègent le haricot, et les légumineuses aux racines profondes, comme le pois d’Angole peuvent morceler les couches imperméables, aidant ainsi les racines du maïs à pénétrer plus profondément dans le sol. De plus, les cultures de couverture protègent le sol du sol, et ralentissent l’évaporation de l’eau. Il est important de souligner que les agriculteurs et les agricultrices doivent choisir soigneusement les cultures à produire en association. Par exemple, ils ne devraient pas cultiver ensemble deux cultures, telles que le maïs et le tournesol, qui sont toutes les deux « gourmandes en éléments nutritifs. » En effet, elles exigent beaucoup d’éléments nutritifs du sol. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la culture intercalaire, consultez notre fiche documentaire (anglais uniquement).
Pour plus d’informations sur la culture intercalaire:
- Spots radio sur l’agriculture circulaire et régénérative
- Amitié et agriculture: cultiver le niébé en association avec des céréales
- Les avantages de la culture intercalaire
Découvrir les fiches documentaires de Radios Rurales Internationales sur les cultures suivantes.
Les producteurs et les productrices devraient se concentrer sur la gestion des risques, plutôt que sur le maximum d’hectares qu’ils devraient cultiver. Face aux chaleurs extrêmes, il peut être plus difficile de procurer de l’eau et des éléments nutritifs à de grands champs, et les organismes nuisibles, les maladies de plantes et les mauvaises herbes pourraient se multiplier encore plus. Les agriculteurs et les agricultrices devraient évaluer l’humidité des sols, les dates de semis, le choix des cultivars et la superficie de terres qu’ils peuvent préparer et ensemencer si les précipitations deviennent irrégulières. Toutes ces informations les aideront à prendre les meilleures décisions.(7)
L’utilisation de compost et de résidus de cultures peut aider leurs sols à rester plus humides, et à tirer ainsi le meilleur parti des précipitations qui tombent. Découvrez plus d’informations dans notre série d’enjeux sur la fertilité des sols.
(6) Dry Delights. United Nations Convention to Combat Desertification. https://www.unccd.int/sites/default/files/inline-files/Infographic%202_Crops.pdf
(7) Farmers face a tough season, but preparation is the best defence. African Farming. 15 août 2026. https://www.africanfarming.com/2026/08/15/farmers-face-tough-season-preparation-is-best-defence/
Changements à apporter à l’élevage de bétail
La chaleur aura également un impact important sur les animaux. Pour les espèces d’élevage les plus courantes, le stress commence à partir de 25 °C, et un peu plus bas pour les poulets et les porcs, qui sont incapables de se rafraîchir en transpirant.(8) Les éleveurs devraient donc se demander combien d’animaux ils pourront faire vivre si les précipitations étaient inférieures à la normale : quelle est la superficie de pâturage disponible ? Quelles sont les réserves de fourrage ? Les forages, les réservoirs et les abreuvoirs sont-ils prêts ? Le prix du fourrage risque d’augmenter à mesure que la demande augmente. Avec la hausse des températures, le bétail aura davantage besoin d’eau et d’ombre. Vendre les animaux tant qu’ils sont en bonne santé offre davantage d’options aux éleveurs.(9)
Au Kenya, la plupart des bergères et des bergers préfèrent élever des bovins. Toutefois, face au changement climatique, quelques agricultrices et agriculteurs d’exploitations familiales de l’est du Kenya ont réalisé que l’élevage de chèvres était une activité rentable qui pouvait se substituer à celui des vaches. Les chèvres sont des animaux robustes, surtout celles des régions arides. Elles ne consomment pas beaucoup de fourrage, peuvent se contenter pendant plusieurs jours de l’eau contenue dans les aliments qu’elles mangent, n’ont pas besoin de beaucoup d’espace, et, si on les soigne bien, elles grossissent assez vite, ce qui permet de les vendre au bout de six mois.
La plantation de haies fourragères peut contribuer à garantir des réserves d’aliments pour la saison sèche. Les agriculteurs et les agricultrices peuvent planter des rangées d’arbustes et d’arbres et les laisser pousser sans les couper en saison sèche. Les légumineuses arborées ou les arbustes permettent également d’apporter de l’azote au sol. Découvrez plus. Ce texte radiophonique présenté sous forme de feuilleton fournit également un bon aperçu.
Les agriculteurs et les agricultrices peuvent cultiver de nouvelles variétés de fourrage, par exemple, une nouvelle variété de sorgho appelée Fassa a permis d’accroître la production de fourrage dans différentes régions du Niger de 10 à 80%. La luzerne peut fournir du fourrage en saison sèche lorsqu’elle est irriguée et elle peut servir pour l’alimentation en étable. Les producteurs et les productrices peuvent vendre leur surplus de luzerne pour générer des revenus. La luzerne offre également un couvert végétal, ce qui contribue à la reconstitution des sols dégradés. Cependant, elle nécessite une irrigation, ce qui peut s’avérer difficile en cas de pénurie d’eau. Découvrez plus concernant l’utilisation de la luzerne comme fourrage dans cette causerie-débat entre deux animateurs au Niger.
Le stockage du foin et de l’ensilage permet de nourrir le bétail en utilisant moins de terres. Le foin est de l’herbe coupée, séchée et stockée pour servir d’aliment aux herbivores, tels que les bovins, les chevaux, les chèvres et les moutons. L’ensilage est un fourrage fermenté et stocké qui peut être servi aux bovins, aux moutons et à d’autres herbivores. Découvrez des éleveurs laitiers kényans qui stockent du fourrage de qualité.
Pour plus d’informations:
- Élever des chèvres pour éradiquer la sécheresse à l’est du Kenya
- Ouganda: Un agriculteur triomphe de la sécheresse en produisant du foin et de l’ensilage (The Observer)
- Zambie: Une éleveuse de bétail s’adapte au changement climatique en stockant du fourrage pour l’utiliser en saison sèche
- Reforestation de la région de Kolda au Sénégal
- Stratégies paysannes pour l’adaptation au changement climatique
(8) Extreme health pushes agrifood systems to the brink. PreventionWeb. 22 avril 2026. https://www.preventionweb.net/news/extreme-heat-pushes-agrifood-systems-brink
(9) Farmers face a tough season, but preparation is the best defence. African Farming. 15 août 2026. https://www.africanfarming.com/2026/08/15/farmers-face-tough-season-preparation-is-best-defence/
Collecte des eaux
Pour tirer le meilleur parti des précipitations, il existe plusieurs stratégies de collecte et de gestion de l’eau à la maison et à la ferme. Les agriculteurs et les agricultrices peuvent investir dans des fosses ou des réservoirs pour recueillir l’eau de pluie. Une fosse doit être recouverte d’argile épaisse ou de plastique pour empêcher l’eau de s’infiltrer dans le sol. Cette eau peut servir à irriguer les cultures et, si la fosse est suffisamment grande, elle peut également être utilisée pour l’élevage de poissons, en plus de l’irrigation des cultures. Ces fosses d’irrigation doivent être nettoyées avant la saison des pluies. La matière organique se trouvant au fond constitue un excellent engrais. Consultez notre série d’enjeux sur l’utilisation efficace de l’eau à la ferme.
Les agriculteurs et les agricultrices peuvent également aménager leurs terres de manière spécifique, afin de ralentir l’écoulement des eaux de pluie lorsqu’elles s’écoulent des champs.
- Trous zaï: Trous de plantation d’environ 20 x 20cm et d’une profondeur de 10cm, bien que les dimensions puissent varier. Les agriculteurs et les agricultrices doivent adapter la taille de ces trous en fonction de leur sol, des précipitations et de leurs ressources en main-d’œuvre. Le trou est ensuite rempli de résidus de cultures ou de fumier, ainsi que de graines.
- Demi-lunes: Demi-cercles creusés dans le sol sur toute la pente du champ, d’une longueur comprise entre un et cinq mètres. Ils doivent être aménagés en rangées décalées, de sorte que, lorsque l’eau remplit un, elle s’écoule sur le côté du fossé et est captée par le suivant. Du fumier est incorporé au sol.
- Cordons pierreux ou terrasses: Aménagés sur des champs présentant une pente modérée à forte, afin de ralentir le ruissellement des eaux et de prévenir l’érosion.
Recouvrir le sol de résidus de cultures contribuera également à lui permettre de conserver son humidité. En savoir plus sur la couverture permanente du sol dans cette fiche documentaire.
Pour plus d’informations:
- Stratégies paysannes pour l’adaptation au changement climatique
- Comment les agriculteurs et agricultrices peuvent s’adapter au changement climatique au Burkina Faso
- Burkina Faso: Des agriculteurs construisent des réservoirs de récupération d’eaux pluviales pour résister aux sécheresses
- Burkina Faso: Un agriculteur améliore la fertilité des sols aux moyens de cordons pierreux, de trous zaï et de demi-lunes
- Potagers économes en eau: l’eau c’est la vie
Agroforesterie
Les arbres fournissent de l’ombre et contribuent à maintenir des températures modérées, ce qui profite aux êtres humains, aux animaux et aux cultures. Ils contribuent à préserver la qualité de l’air. De plus, ils protègent les sols en retenant l’eau de pluie dans le sol, ce qui réduit la quantité d’eau évaporée par le soleil. Leurs racines contribuent également à stabiliser le sol. Les arbres atténuent les dégâts causés par les sécheresses et les inondations.
Les producteurs et les productrices devraient protéger les arbres, en empêchant les animaux de les brouter et en réduisant leur consommation de bois de chauffage. De nombreuses communautés gèrent collectivement leurs forêts, en déterminant où et quand les arbres peuvent être abattus, afin de garantir la bonne santé de la forêt. Découvrez plus sur la gestion communautaire des forêts.
Les agriculteurs et les agricultrices peuvent également planter des semis d’arbres dans leurs champs, en vue d’apporter de l’ombre à la terre et aux cultures, et peut-être même d’obtenir des fruits comestibles. Ils peuvent également favoriser la repousse à partir des souches existantes en s’informant sur la régénération naturelle gérée par les agriculteur.trice.s.
Pour plus d’informations:
- Les arbres reduisent les degats provoques par la secheresse et les inondations
- Sélectionnez les arbres qui s’associeront bien avec les cultures
- La brise est à nouveau fraîche: Les agriculteur.trice.s d’Amuria se réjouissent du retour de la végétation grâce à la régénération naturelle gérée par les agriculteur.trice.s
- Les agricultrices et les agriculteurs utilisent des pratiques agroforestières pour restaurer les terres arables endommagées par le déboisement et l’érosion
Santé humaine
La chaleur extrême nuit souvent considérablement à la santé humaine. Pour les personnes travaillant à l’extérieur, comme les agriculteurs, les commerçants, les vendeurs ambulants et les ouvriers du bâtiment, des températures supérieures à 32 °C représentent parfois un risque important. Le stress thermique survient lorsque la chaleur absorbée par le corps dépasse ce que celui-ci peut supporter. Pour les personnes effectuant des tâches physiquement exigeantes en plein soleil, ces conditions peuvent entraîner une déshydratation, un épuisement dû à la chaleur, voire un coup de chaleur.(10) De plus, la chaleur peut aggraver des pathologies existantes, telles que les maladies cardiovasculaires, respiratoires et rénales (des reins).(11) Les agriculteurs et les agricultrices devraient songer à travailler tôt le matin pour éviter la chaleur extrême de midi, et toutes les personnes travaillant à l’extérieur devraient prendre des pauses à l’ombre, boire de l’eau et raccourcir éventuellement leur journée de travail. Les personnes de plus de 65ans et les femmes enceintes sont plus vulnérables aux risques et doivent prendre des précautions supplémentaires.
Nos deux séries de spots radiophoniques consacrés à la préparation aux situations d’urgence comprennent notamment des spots consacrés aux canicules et aux vagues de chaleur. Découvrez la série1 et la série2 ici.
La chaleur pourrait aussi favoriser la prolifération d’insectes vecteurs de maladies, comme les mouches tsé-tsé, qui transmettent la maladie du sommeil, et les moustiques, qui transmettent le paludisme. En outre, les populations pourraient rencontrer des difficultés d’accès à l’eau et être contraintes de recourir à des sources d’eau insalubres, ce qui entraînerait une recrudescence des cas de choléra et de typhoïde.(12) Trouvez des conseils sur l’eau potable ici (anglais uniquement).
L’Union africaine a reconnu l’importance de l’eau lors de sa 39esession ordinaire, en annonçant le thème de l’année2026: « Assurer la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda2063. » En savoir plus.
(10) Extreme heat is trapping workers in poverty in West Africa. The Borgen Project. 30 mars 2026. https://borgenproject.org/poverty-in-west-africa-2/
(11) Extreme heat is a growing threat to health, jobs and food security in southern Africa – study looks for practical solutions. The Conversation. 3 mai 2026. https://theconversation.com/extreme-heat-is-a-growing-threat-to-health-jobs-and-food-security-in-southern-africa-study-looks-for-practical-solutions-280339
(12) The African Farmers Devastated by Extreme Heat. Current Affairs. 15 juillet 2026. https://www.currentaffairs.org/news/the-african-farmers-devastated-by-extreme-heat
Spots radiophoniques
Découvrir les spots radiophoniques pertinents dans ces ressources radiophoniques:
- Variétés résistantes à la sécheresse
- Spots radio sur la fertilité des sols
- Spots radio sur l’agriculture circulaire et régénérative
- L’utilisation efficace de l’eau sur la ferme
- Préparation et réponses aux interventions d’urgence
Questions d’interview suggérées
Pour une interview générale concernant la façon de se préparer aux répercussions de la chaleur et la sécheresse.
Pour les spécialistes (santé, météorologie)
- Quelles répercussions la chaleur pourrait-elle avoir sur les populations ? Quelles répercussions pourrait-elle avoir sur les agriculteurs et les agricultrices ?
- En ce qui concerne la chaleur et les épisodes de chaleur prolongés, existe-t-il des conséquences sanitaires particulières, dont les agriculteurs, les agricultrices et les personnes qui travaillent à l’extérieur pendant de longues périodes devraient être informés ?
- Existe-t-il des groupes en particulier à qui la chaleur pourrait nuire le plus, soit à cause de leur travail, de leur âge, soit d’autres facteurs ?
- Quelles précautions les populations devraient-elles prendre pour minimiser les risques de la chaleur pour la santé ?
- Existe-t-il des problèmes connexes liés à la chaleur ou à la sécheresse ? Par exemple, constate-t-on une augmentation des maladies transmises par les insectes ou liées à la mauvaise qualité de l’eau ?
- Que pouvons-nous faire pour remédier à ces problèmes, tant au niveau individuel qu’au niveau collectif ?
- L’Union africaine a mis l’accent sur l’eau et l’assainissement en 2026. Quelles mesures en découlent ? Quelles dispositions faut-il prendre ?
Pour les spécialistes agricoles (choisissez les questions pertinentes pour le thème de votre émission)
-
- Comment avons-nous constaté que la chaleur nuisait à la production agricole dans cette région ? Quel est son impact sur les cultures et le bétail ?
- Faut-il s’attendre à des répercussions cette année ?
- Quelles dispositions conseillez-vous aux agriculteurs et aux agricultrices de prendre pour obtenir la meilleure récolte possible malgré la chaleur ?
- Pouvez-vous fournir plus de détails sur ces mesures et cet équipement nécessaires ?
- Les agriculteurs et les agricultrices devraient-ils semer différentes cultures pour avoir plus de succès ?
- Quelles mesures conseillez-vous aux éleveurs pour préserver la santé de leurs animaux et profiter de leur troupeau ?
- Les éleveurs de bétail devraient-ils vendre leurs animaux ?
- Y a-t-il des espèces animales qui supportent mieux la chaleur ?
- Existe-t-il des stratégies particulières que les agriculteurs et les agricultrices peuvent appliquer pour trouver plus de nourriture pour leurs animaux ? De l’eau ? De l’ombre ?
- Comment les agriculteurs et les agricultrices peuvent-ils exploiter au maximum les précipitations ?
- Quelles sont les pratiques de collecte de l’eau les plus courantes dans cette région ?
- Comment les agriculteurs et les agricultrices peuvent-ils améliorer leur collecte d’eau ?
- Existe-t-il des initiatives collectives visant à mieux gérer les ressources en eau locales ?
- Comment les arbres peuvent-ils aider les agriculteurs et les agricultrices en période de canicule ?
- Quels sont les meilleurs arbres à planter ?
- Quels avantages ces arbres procurent-ils ?
- Que peuvent obtenir les agriculteurs et les agricultrices de ces arbres ?
- De quelles ressources les arbres ont-ils besoin ? Ont-ils également besoin d’eau ? D’un élagage ?
- L’agroforesterie rend-elle la préparation des terres plus difficile ?
- Comment avons-nous constaté que la chaleur nuisait à la production agricole dans cette région ? Quel est son impact sur les cultures et le bétail ?
Pour les agriculteurs
- Comment les vagues de chaleur et les sécheresses passées ont-elles nui à votre exploitation agricole ?
- Quelle est votre récolte habituelle lors d’une bonne année ? Quelle a été votre récolte lors de la dernière sécheresse ?
- Les prévisions pour cette année vous inquiètent-elles ? Selon vous, quel impact auront-elles sur votre exploitation agricole ?
- Avez-vous pris des mesures particulières pour mieux résister à la chaleur et à la sécheresse ?
- Pourquoi avez-vous décidé de tester cette approche ? Où en avez-vous entendu parler ?
- Quelles dispositions avez-vous prises ?
- Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?
- Avez-vous constaté un impact quelconque ?
- Avez-vous personnellement adapté votre travail pour tenir compte de la chaleur ? Évitez-vous, par exemple, certaines tâches aux heures les plus chaudes de la journée ?
Autres sources d’information
5 techniques inspirantes employées en Afrique contre la sécheresse. Agence Française de Développement. 6septembre 2023. https://www.afd.fr/fr/actualites/5-techniques-inspirantes-employees-en-afrique-contre-la-secheresse
Continental and National Monitors. Hydrology@Southampton. https://hydrology.soton.ac.uk/apps/
Extreme heat and agriculture. World Meteorological Organization and Food and Agriculture Organization of the United Nations. https://www.preventionweb.net/publication/documents-and-publications/extreme-heat-and-agriculture
- Summary article: Extreme heat pushes agrifood systems to the brink. 22avril 2026. https://www.preventionweb.net/news/extreme-heat-pushes-agrifood-systems-brink
Extreme Heat Portal. PreventionWeb. https://www.preventionweb.net/hubs/extreme-heat
Extreme heat is a growing threat to health, jobs and food security in southern Africa – study looks for practical solutions. The Conversation. 3mai 2026. https://theconversation.com/extreme-heat-is-a-growing-threat-to-health-jobs-and-food-security-in-southern-africa-study-looks-for-practical-solutions-280339
- The study: Climate Change and Extreme Heat: Strengthening Resilience and Adaptive Capacity in the Southern African Development Community. https://research.assaf.org.za/handle/20.500.11911/476
De la résolution à la réalité: concrétiser l’accès à l’eau et à l’assainissement pour « l’Afrique que nous voulons. » Nations Unies Afrique Renouveau. 18mars 2026. https://africarenewal.un.org/fr/magazine/de-la-resolution-la-realite-concretiser-lacces-leau-et-lassainissement-pour-lafrique-que%3Fdebt%3Ddebt
Acknowledgements
Remerciements
Préparé par : Kathryn Burnham, Gestionnaire, Ressources radiophoniques
Révisé par : Joyce Mbingo, directrice pays, Programme sur les systèmes alimentaires respectueux de la nature, Banque canadienne de grains
Cette ressource est financée par la Fondation IKEA dans le cadre du projet « Plateformes de communication pour un dialogue durable et le partage des connaissances ».
