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Notes aux radiodiffuseurs(euses)

La violence basée sur le genre est un acte ou une menace d'acte qui inflige une douleur ou une blessure physique, psychologique, émotionnelle, économique ou sexuelle à une personne en raison de son sexe.

La multiplication des signalements de violence physique et conjugale à la police a conduit l’administration policière du Ghana à créer, en 1998, l’Unité pour les femmes et les jeunes (Women and Juvenile Unit -WAJU), aujourd’hui appelée l’Unité chargée de la violence domestique et du soutien aux victimes (Domestic Violence and Victim Support UnitDOVVSU), une unité spécialisée qui s’occupe des crimes contre les femmes et les enfants. La promulgation de la loi sur la violence domestique de 2007 et de l’instrument législatif de 2016 par le gouvernement du Ghana a également favorisé la lutte contre la violence domestique au Ghana.

Malgré l’existence de la DVVVSU, les signalements de violence domestique sont toujours plus nombreux au Ghana, en raison de l’insuffisance des services essentiels pour y faire face, notamment les services sociaux, éducatifs et sanitaires. Par exemple, les victimes de violence domestique doivent payer les frais médicaux alors qu’ils sont censés être gratuits ; il y a peu de bureaux et de personnel de la DVVVSU au niveau des districts et des communautés ; il n’existe que peu de centres d’accueil pour les femmes maltraitées ; et le degré d’ignorance en matière de violence domestique permet aux auteurs de rester impunis dans certaines circonstances.

La pandémie du COVID-19 a aggravé les inégalités entre les sexes et les hiérarchies de pouvoir préexistantes. Pour prévenir la transmission généralisée du virus, des quarantaines, des mesures de confinement, des restrictions de mouvement et des interdictions de rassemblements publics ont été mises en place. Bien que ces mesures soient importantes pour la santé publique, elles ont entraîné une augmentation des cas de violence sexuelle et sexiste dans les communautés et parmi les personnes vulnérables.

Associé à un accès limité aux services essentiels tels que les refuges et les lignes d’assistance téléphonique, ce phénomène a créé une situation où la violence sexiste est monnaie courante dans de nombreuses communautés au Ghana.

Ces défis rendent nécessaire l’éducation du peuple ghanéen en matière de violence sexiste, afin que les victimes soient informées des services à leur disposition et des mesures qu’elles doivent prendre pour se libérer et obtenir justice.

Dans cette pièce radiophonique, Foriwaa et ses enfants sont victimes d’abus de la part du mari de Foriwaa, Daniel, qui, après avoir perdu un pourcentage de son salaire à cause de la pandémie du COVID-19, reporte ses frustrations sur sa femme et ses enfants.

Il essaie de marier sa fille mineure pour gagner de l’argent et il profite de la situation de confinement pour maltraiter sa femme. Cette pièce dépeint l’horreur de la maltraitance à la maison, l’effet qu’elle a sur les enfants et la nécessité de dénoncer les auteurs dans les situations de maltraitance.

Ce feuilleton contient cinq scènes, d’une durée variant de 4 à 7 minutes.

Durée de l’ensemble du feuilleton, avec l’intro et l’outro : 30 minutes

Script

Scène 1

 

CADRE :
MAISON DES FORIWAA

PERSONNAGES :
FORIWAA, DANIEL, ENFANTS (SERWAA, BÉBÉ & PAAPA)

EFFETS SONORES :
MUSIQUE

DANIEL :
Chérie, il faut qu’on parle. Baisse le volume de la radio et viens ici.

FORIWAA :
Oui, chéri.

DANIEL :
Ecoute, j’ai réfléchi à notre situation à la maison, et je suis très inquiet pour notre survie. Depuis l’émergence de cette pandémie du COVID-19, nos conditions de vie se sont rapidement dégradées et cela ne cesse d’empirer. Je viens d’être informé par mon école que les enseignants ne recevront plus que 50 % de leurs salaires en raison de l’incertitude à laquelle nous sommes confrontés en tant que nation.

FORIWAA :
Je suis vraiment désolée d’entendre cela, mon mari. Je sais que ce n’est pas facile, mais nous allons nous en sortir, nous allons survivre à cette pandémie.

DANIEL :
Oui, nous y survivrons, mais pas en restant assis et en ne faisant rien.

FORIWAA :
Alors, que suggérez-vous que nous fassions? Je n’ai pas pu ouvrir mon salon depuis la fermeture, et en tant que coiffeuse, c’est trop dangereux de travailler maintenant. Je peux facilement attraper ce virus chez mes clientes.

DANIEL :
Oui, je sais, c’est une raison de plus pour assurer notre survie avant qu’il ne soit trop tard. Ecoute, Serwaa est maintenant une jeune femme, nous l’avons bien élevée.

FORIWAA :
[Rires] Nous l’avons certainement fait. Je suis si fière de l’intelligence et du sens des responsabilités qu’elle a acquis.

DANIEL :
Exactement, et elle est aussi très belle …

FORIWAA :
Eh bien, qu’a-t-elle à voir avec la crise à laquelle nous sommes confrontés?

DANIEL :
Tout, ma chère, tout… tu te souviens de Baba?

FORIWAA :
Oui, votre riche ami?

DANIEL :
Oui, il a demandé la main de notre fille. Il n’aurait pas pu nous tendre la main à un meilleur moment. Tu vois, cet homme est prêt à approvisionner notre maison avec tout ce dont nous avons besoin et à nous donner une bonne somme d’argent par mois si nous acceptons de lui donner la main de notre fille!

FORIWAA :
Non! Jamais… Oh, Danny. Comment avez-vous pu envisager de donner notre fille à cet… à cet… homme! Il est trop vieux ; en plus, il a une femme!

DANIEL :
Oh, sa femme est morte l’année dernière, et il croit que notre fille fera une bonne épouse pour lui! Penses-y, ma chère…

FORIWAA :
Non, Serwaa est une jeune femme brillante. Elle doit terminer le lycée et aller à l’université. Elle a un brillant avenir!

DANIEL :
Qu’y a-t-il de plus brillant que d’épouser un homme riche? Le monde lui sera donné.

FORIWAA :
Ce n’est pas vrai, je ne peux pas croire qu’un krache (Note de la rédaction : un titre twi pour un professeur) comme vous puisse penser de cette façon! Comment pouvez-vous même penser à marier notre fille à un homme riche dans un moment pareil? Serwaa est encore un bébé, pour l’amour de Dieu!

DANIEL :
Elle n’est pas un bébé.

FORIWAA :
Elle a 17 ans.

DANIEL :
Oui, elle est majeure.

FORIWAA :
Pas question. Je ne suis pas d’accord avec ça! Je ne vous permettrai pas de marier ma fille à un étranger. Il ne vit même pas dans notre ville. Et s’il la maltraite, ou s’il lui fait du mal de quelque façon que ce soit?

DANIEL :
Ça n’arrivera pas.

FORIWAA :
Comment le savez-vous?

DANIEL :
Il l’adore. En plus, ce n’est pas un étranger, c’est mon ami.

FORIWAA :
Ami, mon œil. C’est sur mon cadavre que vous allez donner ma fille en mariage à un étranger!

DANIEL :
[IL LA GIFLE ET ELLE CRIE] Ainsi soit-il! Comment oses-tu me répondre! As-tu oublié ta place dans cette maison? Tu es ma femme! Tu n’es pas mon égale!! Ne me réponds plus jamais!

EFFETS SONORES :
IL CLAQUE LA PORTE ET FORIWAA SANGLOTE DE FAÇON INCONTRÔLABLE

 

Scène 2

 

CADRE :
MAISON DE FORIWAA

PERSONNAGES :
FORIWAA, DANIEL, ENFANTS (SERWAA, BEBE, & PAAPA)

EFFETS SONORES :
LA PORTE S’OUVRE EN GRINÇANT

FORIWAA :
Serwaa! Où étais-tu toute la journée? J’étais morte d’inquiétude pour toi!

SERWAA :
Maman, je suis désolée, tu dormais et je ne voulais pas te réveiller. Tu vois, je t’ai apporté de l’argent et de la nourriture.

FORIWAA :
Ah, où as-tu trouvé ça?

SERWAA :
J’ai vendu tous mes masques faits maison.

FORIWAA :
Oh … vraiment. Je croyais que vous aviez dit que vous essayiez juste de vous en servir.

SERWAA :
Oui, mais ils sont très bien réussis. Et je sais que nous avons besoin d’argent, alors je les ai vendus.

FORIWAA :
Oh, Serwaa, que puis-je dire, je suis si fière de toi.

SERWAA :
Merci, maman. Je sais que c’est difficile pour toi et papa de vous occuper de la maison ces jours-ci. Tu as deux petites bouches à nourrir, je ne veux pas être un fardeau … et … Merci de ne pas avoir accepté me faire partir….

FORIWAA:
Chut… silence. Il pourrait t’entendre.

SERWAA :
Désolée …

FORIWAA :
Non, non, non. [SE RACLE LA GORGE] Tu ferais mieux de laisser tes pantoufles à l’extérieur de la maison et d’aller directement à la salle de bain. J’espère que tu n’as pas été négligent là-bas…

EN CHŒUR :
Le COVID-19 est bien réel!

SERWAA :
Je le sais, maman, et j’ai fait attention. Je portais mon cache-nez toute la journée (Note de la rédaction : un “cache-nez” couvre aussi la bouche.), et je gardais toujours une distance d’un mètre avec mes client(e)s.

FORIWAA :
Deux mètres me feront me sentir mieux.

SERWAA :
Oh, maman, comment puis-je vendre mes produits si je dois être à deux mètres des acheteurs(euses)?

FORIWAA :
Je m’en fiche… où est ton désinfectant pour les mains?

SERWAA :
Le voici…

FORIWAA :
Bien. Maintenant, vas directement aux toilettes.

SERWAA :
Oui, maman.

FORIWAA :
Et s’il te plaît, trempe ta robe dans de l’eau chaude et lave-la immédiatement avec du détergent!

SERWAA :
Oui, maman!

DANIEL :
(INTERVENANT AU MICRO) Ta fille est-elle de retour?

FORIWAA :
(Chuchotant) Dépêche-toi, cours aux toilettes!

EFFETS SONORES :
LA PORTE S’OUVRE EN GRINÇANT

DANIEL :
Je t’ai dit qu’elle ne fait rien de bon. Elle est allée voir son amant, n’est-ce pas …?

FORIWAA :
Non, s’il vous plaît, elle est allée vendre ses masques. Regardez, elle nous a apporté de l’argent. Je vous ai dit que c’est une bonne fille. Daniel, s’il vous plaît, soutenons Serwaa, elle nous rendra fiers.

DANIEL :
Hors de ma vue, vous me rendez malade, toutes les deux.

FORIWAA :
Daniel, qu’ai-je fait pour mériter cela? Serwaa est notre seule fille, nous ne pouvons pas…

DANIEL :
Je t’ai dit de sortir! (IL LA FRAPPE CONTINUELLEMENT ALORS QU’ELLE CRIE DE DOULEUR. LE BÉBÉ PLEURE).

PAAPA :
Père … dada … arrêtez… (Sanglotant) S’il-vous-pl-aî-t …

DANIEL :
Tais-toi, mon garçon, qu’est-ce que tu sais? (IL FRAPPE ENCORE FORIWAA et ELLE CRIE).

SERWAA :
Papa!

DANIEL :
Et toi, Serwaa!

FORIWAA :
S’il vous plaît, ne la touchez pas… s’il vous plaît…

DANIEL :
Marie-toi-vous et quitte cette maison, nous avons assez de bouches à nourrir. Tu es trop vieille pour dépendre de nous. Va faire tes valises, tes jours dans cette maison sont comptés!

FORIWAA :
S’il vous plaît, ne la touchez pas… s’il vous plaît…

DANIEL :
Dégagez de mon chemin… vous tous. (CLAQUE LA PORTE BRUYAMMENT).

EFFETS SONORES :
LES ENFANTS HURLENT, LA MÈRE SANGLOTE.

SERWAA :
Je suis vraiment désolée, maman. Je suis vraiment désolée!

FORIWAA :
Ce n’est pas votre faute, aucun d’entre vous n’est à blâmer pour cela. Votre père est seulement stressé. Tout va bien se passer.

 

Scène 3

 

CADRE :
MAISON DE FORIWAA

PERSONNAGES :
FORIWAA, DANIEL, ENFANTS (SERWAA, BÉBÉ, & PAAPA)

EFFETS SONORES :
INDICATIF SONORE

SERWAA :
Maman … Maman! Ecoute, tu dois écouter cette émission, elle est très instructive.

FORIWAA :
Je suis occupée, Serwaa, apporte la radio à la cuisine.

SERWAA :
D’accord (PAUSE)

EFFETS SONORES :
MUSIQUE

SERWAA :
Ecoutez, c’est le message hebdomadaire de RADIO X. Ils traitent de sujets différents chaque semaine. C’est très instructif.

EFFETS SONORES :
[RADIO QU’ON ÉCOUTE] C’est le message hebdomadaire de Radio X. Salutations, chers auditeurs et auditrices, ce message vous est transmis par la ‘Fondation des femmes pour l’amour et le service’. Ecoutez attentivement et soyez prudents.

MUSIQUE PENDANT UNE SECONDE SUIVI DU MESSAGE AUDIO SUIVANT

En ces temps de pandémie de COVID-19, où les gens se retrouvent dans le même espace pendant une période plus longue, les risques de violence basée sur le genre sont susceptibles d’augmenter, mais nous devons cesser d’infliger une telle souffrance à nos proches. La violence basée sur le genre est source de beaucoup de souffrances et de dommages pour ses victimes, elle détruit leur estime de soi et peut les paralyser physiquement et mentalement.

Chers auditeurs et auditrices, le viol, le mariage précoce, les mutilations génitales féminines, le mariage forcé et la violence physique, mentale et émotionnelle sont autant de formes de violence basée sur le genre. Ce sont toutes des formes de violence qui sont punies par la loi et les auteur(e)s doivent être arrêtés et traduits en justice.

Si vous connaissez une personne qui est actuellement victime d’une forme quelconque de violence basée sur le genre pendant cette pandémie, s’il vous plaît, ne vous taisez pas. Signalez ces cas au poste de police le plus proche, ou appelez les lignes d’assistance disponibles pour obtenir de l’aide : *3390# or *1214 (Note de la rédaction : il s’agit de numéros de lignes d’assistance «fictives.» Vous pouvez insérer le numéro d’une ligne d’assistance réelle dans votre région, avec l’autorisation de l’organisation qui gère la ligne d’assistance).

Mères, grands-mères, frères, sœurs, voisins, soyons tous les gardiens les uns des autres. Tenez-vous au courant et aidez les victimes dans votre quartier, votre maison ou votre voisinage. Chère victime, n’ayez pas peur de demander de l’aide. Restez chez vous, soyez en sécurité, et dites NON à cette sinistre pandémie – dites NON à la violence basée sur le genre!

Bip. L’INDICATIF SONORE JOUE.

FORIWAA :
Éteignez ce truc, éteignez la radio! Saviez-vous déjà que c’est de cela qu’ils vont parler?

SERWAA :
Maman…

FORIWAA :
Le saviez-vous?

SERWAA :
Non … Je l’ai écouté la semaine dernière, et ils nous ont appris comment rester en sécurité pendant le confinement partiel du COVID-19. Je ne connaissais pas le message d’aujourd’hui. (PAUSE) Maman, tu vas bien?

FORIWAA :
Oui!

SERWAA :
Alors pourquoi tu perces la table avec le couteau? (FORIWAA LAISSE TOMBER LE COUTEAU)

EFFES SONORES :
SERWAA POUSSE UN CRI ÉTOUFFÉ AU MOMENT OÙ LE COUTEAU TOMBE SUR LE SOL.

SERWAA :
Maman … (DOUCEMENT)

FORIWAA :
Sais-tu ce que ton père nous ferait s’il nous entendait écouter cette émission?

SERWAA :
Mais il ne l’a pas fait, et c’est bien pour nous. Maman, nous devons demander de l’aide. Fais un rapport à la police ou …

FORIWAA :
Chut, personne ne va au poste de police. Tu es fou? Tu veux qu’ils arrêtent ton père?

SERWAA :
Mais maman, il veut me marier à un étranger. Maman, je suis encore mineure, et c’est illégal pour lui de me faire ça. Il m’a dit que mon mari arrivera ce vendredi.

FORIWAA :
Il a quoi???

SERWAA :
Oui, maman, il m’a fait promettre de ne rien te dire. Mais papa insiste pour me donner, avec ou sans ton consentement.

FORIWAA :
Ça n’arrivera pas!

SERWAA :
Qu’est-ce qu’on va faire alors?

FORIWAA :
Je ne sais pas…

SERWAA :
Mais maman …

EFFETS SONORES :
LE BÉBÉ PLEURE

FORIWAA :
Va-t’en, va t’occuper de ton petit frère. Laisse-moi seule. J’ai besoin de réfléchir.

SERWAA :
D’accord.

EFFETS SONORES :
FORIWAA PLEURE AMÈREMENT

 

Scène 4

 

CADRE :
LA MAISON DE FORIWAA

PERSONNAGES :
FORIWAA, DANIEL, ENFANTS (SERWAA, BÉBÉ, & PAAPA), BABA, POLICIER, VIVIAN.

EFFETS SONORES :
BRUIT DE CAMION

DANIEL :
Ah, le voilà. Garez-vous là. Wow, je suis si heureux de te voir, mon bon ami. Je ne pensais pas que tu pouvais venir à cause du confinement partiel. Comment as-tu passé les contrôles de police?

BABA :
Hahaha, je suis allé acheter des produits de première nécessité. D’ailleurs, qui me refuserait le passage alors que j’ai toutes ces denrées alimentaires dans mon camion comme preuve?

EFFETS SONORES :
RIRES FORTS

DANIEL :
C’est bien, mon ami. (PAUSE) Foriwaa, viens prendre ces choses pour les emporter à l’intérieur.

FORIWAA :
Oui?

DANIEL :
Tu es sourd, j’ai dit d’apporter les aliments à l’intérieur!

FORIWAA :
D’accord. (APPELANT) Serwaa …

DANIEL :
Pas besoin d’appeler Serwaa, elle se prépare pour son mari. Il ne doit pas la voir avant que la dot soit réglée et que tout le schnaps soit reçu. (Note de la rédaction : le schnaps est un type de boisson alcoolisée qui est la boisson standard de la plupart des cérémonies de mariage traditionnelles au Ghana).

EFFETS SONORES :
LES HOMMES RIENT À GORGE DÉPLOYÉE

BABA :
Exactement, mon ami. (RIRES)

FORIWAA :
Daniel, je peux vous parler à l’intérieur … s’il vous plaît?

DANIEL :
Baba, assieds-toi et attends-moi, je reviens tout de suite. Paapa, Baba voudrait un peu d’eau à boire.

FORIWAA :
Paapa, mets ton masque de protection. Et ne te tiens pas trop près du visiteur, met l’eau sur la table et entre.

SERWAA :
Oui, maman.

DANIEL :
Qu’est-ce que tout cela signifie?

FORIWAA :
Je dois protéger mes enfants de ce coronavirus.

DANIEL :
Pourquoi? Est-ce que Baba a l’air malade?

FORIWAA :
Non, mais j’ai entendu dire qu’on pouvez attraper le COVID-19 sans montrer aucun signe de maladie. Mieux vaut prévenir que guérir.

DANIEL :
Peu importe! Que voulez-vous, je ne peux pas faire attendre mon ami trop longtemps?

FORIWAA :
Daniel, s’il vous plaît, reconsidérez votre décision. C’est contre la loi de marier de force votre fille. Serwaa est mineure. Vous pourriez être arrêté pour cela. S’il vous plaît, mon cher, écoutez la raison…

DANIEL :
Quoi! Tu me traites d’insensible ou de fou?

FORIWAA :
Non, ce n’est pas ce que j’ai dit, je…

DANIEL :
Reste en dehors de mes affaires, femme. [IL LA TIENT EN PLACE ET LA FRAPPE AVEC CHAQUE MOT QU’IL PRONONCE] Je – ferai – tout – ce que – je – veux – avec – ma – fille.

FORIWAA :
Aoow, agyei I … oh … Eii … aidez-moi … aidez-moi … hmmn … hmmn …

SERWAA :
Papa, s’il te plaît, arrête… Laisse son cou, tu vas la tuer. S’il vous plaît, arrêtez …est-ce que quelqu’un peut nous aider …

EFFETS SONORES :
LA PORTE S’OUVRE EN GRINÇANT

BABA :
Ah, mon ami, que fais-tu? Tu veux tuer ta femme? Laisse-la partir!

PAAPA :
Papa, papa, la police est dehors!

DANIEL :
Quoi? La police? Qui a appelé la police? Foriwaa, tu as appelé la police?

FORIWAA :
Non … [ELLE TOUSSE ET PARLE EN PLEURANT]. Je te promets, je n’ai pas appelé la police. Peut-être qu’ils cherchent nos voisins.

DANIEL :
Oui, nous ne sommes pas la seule famille à vivre dans cette maison. Maintenant, j’ai besoin que vous vous comportiez tous bien, vous m’entendez?

EEFETS SONORES :
IL LA QUITTE, OUVRE LA PORTE ET SORT.

VIVIAN :
Bonjour, monsieur, je m’appelle Vivian Lamptey et je suis de la Fondation des femmes pour l’amour et le service. J’ai reçu un appel de détresse d’une jeune femme, et elle m’a dirigé vers cette enceinte.

DANIEL :
Ok, ça doit être Lilian, vérifiez à côté.

VIVIAN :
Non, je crois que nous sommes au bon endroit. N’êtes-vous pas monsieur Daniel?

DANIEL :
Oui, c’est moi, j’ai appelé…

VIVIAN :
Non, ce n’est pas vous, et nous ne pouvons pas divulguer le nom de l’appelant. Mais nous sommes bien informés, et nous savons que vous avez l’intention de donner votre fille mineure en mariage. C’est contraire aux lois de ce pays et c’est un délit puni par la loi.

DANIEL :
Foriwaa, (PAUSE) c’est toi, n’est-ce pas? Tu les as appelés? (MENACE) Femme ingrate, je vais…

SERWAA :
Arrête, papa! Tu vas tuer ma mère… et… je ne veux pas épouser ce vieil homme. S’il vous plaît, aidez-nous, madame.

DANIEL :
SERWAA!

FORIWAA :
Laissez ma fille tranquille, nous n’avons rien fait. Je le jure! Je ne les ai pas appelés!

DANIEL :
Tais-toi, femme! (ATTRAPE AVEC FORCE FORIWAA). Viens m’expliquer pourquoi ils sont là alors. (FORIWAA LAISSE ÉCHAPPER UN CRI DE PEUR)

OFFICIER DE POLICE :
Ne la touchez pas, monsieur. Je suis l’agent Bright Bilson, de la Direction de la Police de Kandan. Vous êtes en état d’arrestation pour avoir tenté de marier une mineure et pour avoir violemment battu votre femme. Vous avez le droit de garder le silence et tout ce que vous ferez ou direz sera utilisé contre vous au tribunal. Vous avez le droit de bénéficier des services d’un avocat.

DANIEL :
Quoi? Non… ma fille a 18 ans, elle est majeure, et elle a accepté ce mariage. Elle a changé d’avis à la dernière minute et ne savait pas comment me le dire. C’est pour ça qu’elle dit des bêtises… et… ma femme va bien. Regardez-la, elle va bien.

VIVIAN :
C’est vrai? Comment expliquez-vous alors les ecchymoses sur le visage de votre femme?

FORIWAA :
Non, je suis tombé.

DANIEL :
Vous avez entendu ma femme. Elle est tombée. Vous n’avez pas le droit de venir chez moi et de m’accuser faussement.

VIVIAN :
Madame, vous n’avez pas à avoir peur. S’il vous plaît, dites-nous la vérité. Tout ira bien, ne paniquez pas, c’est une affaire de droit civil et nous veillerons à ce que vous, vos enfants et même votre mari obteniez le soutien nécessaire. Votre mari peut être très instable s’il vous a fait cela.

SERWAA :
Maman, s’il te plaît, dis-leur la vérité… aide-moi, maman. Papa aussi a besoin d’aide…

VIVIAN :
Croyez-moi, c’est la meilleure façon d’aider votre famille. Votre mari devra faire face à la justice pour ses crimes, mais c’est la meilleure façon de l’aider à se réformer et à réfléchir à ses choix. Vous n’avez pas besoin d’élever vos enfants dans un environnement aussi toxique.

SERWAA :
Maman, s’il te plaît… s’il te plaît…

DANIEL :
Foriwaa … s’il te plaît …

FORIWAA :
Il l’a fait. Il me fait mal, tout le temps. Et ça ne cesse d’empirer. Depuis le début du confinement et des restrictions de mouvements, il est passé de mal en pis. J’ai tellement peur pour mes enfants, mes deux garçons et ma jolie fille, Serwaa. C’est une enfant si brillante. Elle ne mérite pas d’être mariée à ce vieux fou. [SANGLOTE]

BABA :
Qui est le vieux fou? Je suis votre beau-fils, ne soyez pas irrespectueux!

VIVIAN :
Officier, arrêtez aussi cet homme, il est venu ici pour se marier avec une mineure.

OFFICIER DE POLICE :
Monsieur, vous devez aussi nous suivre au poste.

BABA :
Non, non, non…

OFFICIER DE POLICE :
Nous prendrons votre déposition au poste. Vous avez le droit de garder le silence, et tout ce que vous direz ou ferez sera utilisé contre vous au tribunal. Vous avez droit à un avocat.

EFFETS SONORES :
LA PORTE S’OUVRE ET SE FERME. PAUSE ET S’OUVRE À NOUVEAU.

FORIWAA :
Voici l’acte de naissance de ma fille. C’est la preuve qu’elle est encore mineure.

DANIEL :
Foriwaa, s’il te plaît. Madame, je suis désolé. Parlons-en. J’essayais seulement de sécuriser notre pain quotidien avant qu’ils n’annoncent un confinement total. Nous sommes fauchés… Je ne touche que 50 % de mon salaire parce que notre école a fermé. Je ne suis qu’un père désespéré qui a besoin d’argent.

VIVIAN :
Et quelle est votre excuse pour battre votre femme? Il suffit de la regarder – son visage est enflé à cause de vos coups?

DANIEL :
Je suis désolé, je n’ai jamais voulu la blesser. Je suis juste stressé.

VIVIAN :
Être stressé ne vous donne pas le droit d’abuser de votre partenaire ou de vos proches. Vous auriez pu aller courir, faire de l’exercice, méditer ou faire d’autres choses saines pour vous débarrasser du stress, mais vous avez décidé d’infliger de la douleur aux autres.

OFFICIER DE POLICE :
Allons-y!

DANIEL :
S’il vous plaît [COMMENCE À PLEURER]. Je suis désolé, je suis vraiment désolé.

VIVIAN :
Merci, Serwaa, de t’être ouvert à nous depuis que nous sommes arrivés ici. Tu es très courageuse. Et vous aussi, Foriwaa. Nos portes vous sont ouvertes. Nous pouvons vous aider grâce à des conseils virtuels et vous fournir un soutien financier jusqu’à ce que vous soyez capable de reprendre votre vie en main. Voici ma carte. Appelez-moi quand vous voulez.

FORIWAA :
[RENIFLE] Merci.

OFFICIER DE POLICE :
Madame, vous et votre fille devez nous accompagner au poste pour faire votre déposition. Comme elle est mineure, elle aura besoin de votre consentement.

FORIWAA :
Oui, nous venons avec vous.

VIVIAN :
Je vais les conduire au poste. En raison de la situation COVID-19, la voiture de police est déjà pleine.

FORIWAA :
Merci, madame, nous vous en sommes très reconnaissants.

EFFETS SONORES :
DANIEL RENIFLE ET CONTINUE DE PLEURER ET DE PLAIDER.

 

Scène 5

 

CADRE :
AU POSTE DE POLICE

PERSONNAGES :
VIVIAN, FORIWAA, DANIEL, OFFICIER DE POLICE.

EFFETS SONORES :
DES PAS

FORIWAA & VIVIAN :
Bonjour, monsieur l’agent.

OFFICIER DE POLICE :
Bonjour, bienvenue. Comment pouvons-nous vous aider?

FORIWAA :
Hmm, s’il vous plaît, je vais bien. Je suis, je veux dire, nous sommes ici pour faire libérer … mon mari sous caution.

OFFICIER DE POLICE:
Oh, d’accord. Monsieur Daniel? Mais attendez une seconde, n’êtes-vous pas Foriwaa?

FORIWAA :
Oui, je suis Foriwaa, sa femme.

OFFICIER DE POLICE :
Ah … nous avons été appelés chez vous et avons fait arrêter votre mari pour vous avoir frappée, et vous êtes ici pour le faire libérer sous caution? [rires].

FORIWAA :
Officier … hmm, vous me trouverez peut-être bizarre, mais c’est mon mari … et … il était juste sous pression! Il ne savait pas comment gérer ça. S’il vous plaît, je suis ici pour payer la caution de mon mari.

VIVIAN :
Officier, veuillez amener monsieur Daniel.

EFFETS SONORES :
La porte de la cellule grince et se ferme

VIVIAN :
Reste calme, Foriwaa, je sais que tu es effrayé et incertaine …

FORIWAA :
Oui, mais je ne veux pas non plus abandonner mon mari ici …

DANIEL :
Foriwaa, tu es bien là!

FORIWAA:
Non, ne me touchez pas.

DANIEL:
Je suis désolé, Foriwaa, s’il te plaît, pardonne-moi.

VIVIAN :
Daniel, vous avez une femme qui vous aime à ce point, et vous la traitez toujours comme vous le faites [rires].

DANIEL :
Tu ne sais jamais ce que tu as jusqu’à ce que tu le perdes. Hmmn, alors qu’en est-il de mon ami, Baba. Il est toujours là?

OFFICIER DE POLICE:
Non, deux femmes qui prétendent être ses troisième et quatrième épouses sont venues pour le faire libérer sous caution!

FORIWAA :
Une troisième et une quatrième femme? Daniel, je croyais que tu avais dit que sa femme était morte?

DANIEL :
J’ai menti. Je suis désolé, Foriwaa, je regrette mes actes et cela ne se reproduira plus.

FORIWAA :
Oh, mon Dieu! Si j’avais su ça, je n’aurais même pas envisagé de te faire sortir d’ici, espèce de menteur. Pourquoi lui ont-ils accordé une liberté sous caution, madame Vivian? J’espère qu’il ne sera pas libéré pour avoir voulu faire de mon innocente fille sa cinquième épouse.

VIVIAN :
Ne t’inquiète pas, Foriwaa, il paiera pour ses actes. Il sera bientôt jugé au tribunal pour avoir voulu épouser une mineure. Tout comme votre mari ici présent.

DANIEL :
Madame, j’ai tellement honte de moi… les deux jours que j’ai passés dans ces cellules infestées de moustiques m’ont vraiment ramené à la raison. Foriwaa, devant ces officiers, je veux te dire que je suis désolé – désolé pour toi et Serwaa. Je ne sais pas comment j’ai pu me laisser absorber par la pression de subvenir aux besoins de ma famille. J’ai perdu mes sens. Certains hommes, moi y compris, ont tendance à penser que nous sommes supérieurs à toutes choses… (PAUSE) intouchables, jusqu’à ce que la loi nous saisisse, et alors nous réalisons qu’il est très grave d’être du mauvais côté de la loi. Je suis vraiment désolé, je veux faire les choses bien. Je ne poserai jamais les mains sur toi ou sur nos enfants. J’essaierai de ne pas utiliser de mots abusifs et offensants envers toi ou les enfants.

VIVIAN :
Monsieur Daniel, les paroles ne valent rien sauf si elles sont soutenues par des actions. Tenez, cette lettre a pour but de vous inviter à la DVVVSU. (Note de la rédaction : Unité de la violence domestique et de l’aide aux victimes.) Votre femme a envoyé sa plainte et vous devrez vous y rendre avec un membre de la famille, de préférence un aîné.

DANIEL :
Mais j’ai dit que j’étais désolé … Foriwaa?

VIVIAN :
Cette étape est nécessaire pour vous deux, Daniel. Cela permettra de s’assurer que la loi dispose de vos dossiers, enfin… au cas où cela se reproduirait!

DANIEL :
Cela ne se reproduira plus, Foriwaa, je ne te frapperai plus, s’il te plaît, je ne veux pas aller en prison …

FORIWAA :
Il est important pour moi que nos familles soient conscientes de ce qui se passe chez nous.

OFFICIER DE POLICE :
Oui, avec la DOVVSU, les familles de l’agresseur et de la personne maltraitée sont appelées à être témoins de leur affaire. De cette façon, vous serez responsable devant eux ainsi que devant la loi.

VIVIAN :
Oui, cette pandémie a facilité les mauvais traitements infligés aux partenaires. Cette tendance est très inquiétante et nous espérons que vous et tous les autres auteurs d’actes de violence savez que le COVID-19 n’est pas une excuse pour commettre des crimes et maltraiter votre partenaire, et que la loi tiendra toujours tout le monde responsable de ses méfaits. Si vous êtes pris, vous devrez faire face à tout le poids de la loi.

Daniel, cette lettre n’est pas une peine de prison. À la DVVVSU, vous aurez peut-être la possibilité d’aller régler cette question avec votre famille, ou votre affaire pourra être renvoyé à l’Unité de règlement extrajudiciaire des litiges, selon le degré de l’infraction commise. Tout dépend si votre femme est prête à vous donner une seconde chance ou non. Mais vous devez comprendre que vous serez poursuivi si cela est jugé nécessaire, que votre femme décide de porter plainte ou non. Vous feriez donc mieux de vous comporter au mieux après aujourd’hui.

FORIWAA :
Je sais que vous êtes un homme bon, et je veux nous donner une autre chance … avec de la patience et de la persévérance, nous allons traverser cette pandémie ensemble. Mais nous devons le faire dans la légalité, pour que vous ne me considériez plus jamais comme acquis.

DANIEL :
Merci, Foriwaa, je comprends… rentrons à la maison maintenant.

FORIWAA :
Daniel, je ne suis pas prête à rentrer à la maison. (PAUSE) Serwaa n’est pas prête non plus. Bien que tu lui manques, elle est très confuse.

DANIEL :
Je comprends, mais où vas-tu rester maintenant?

VIVIAN :
Ils ont déménagé dans notre refuge quand nous avons accepté de payer votre caution.

DANIEL :
Un refuge?

VIVIAN :
Oui, le foyer de la Fondation des femmes de l’amour et du service. Ne vous inquiétez pas, nous prenons bien soin d’elles. Nous respectons toujours tous les protocoles de distanciation sociale et nous suivons toutes les directives que nous donnent l’Organisation mondiale de la Santé et le Service de santé du Ghana pour aider à arrêter la propagation du coronavirus et pour assurer la sécurité de nos salles. Vous êtes tenu de les rencontrer une fois par semaine, et cette visite sera supervisée. Nos psychiatres vous aideront, vous et votre famille, à vous comprendre et à surmonter vos craintes et à gérer votre colère et votre frustration. Il y aura également d’autres rencontres virtuelles, de sorte que, lorsque tout cela sera terminé, vous serez mieux à même de prendre soin de votre famille, sans recourir à la violence ou à des moyens douteux.

DANIEL :
Hmmn …

VIVIAN :
Marier votre fille pour de l’argent l’aurait privée de son bonheur et du droit de grandir en tant que jeune adulte.

DANIEL :
Oui, mes yeux sont ouverts et j’ai appris ma leçon. Je ferai tout ce qu’il faut pour que ma fille ait une vie pleine et heureuse.

FORIWAA :
Oui, Dan, l’argent n’est pas tout. Ce qui compte vraiment, c’est la patience et la volonté de vivre. Un jour à la fois, la vie s’améliorera.

OFFICIER DE POLICE :
Tu as bien parlé, Daniel, mais maintenant, laissez vos actes faire la différence. Souvenez-vous, les lois de la terre veillent en silence, et jusqu’à ce que vous soyez à nouveau pris, nous veillerons. A bientôt…

DANIEL :
Non, plus jamais je ne mettrai les pieds dans ces cellules de police, je suis né de nouveau! [tous rient]

VIVIAN :
C’est bon à entendre, mais si vous le dites, alors vous feriez mieux de le penser. La violence n’est certainement pas la réponse!

FORIWAA :
Au revoir, Daniel, à bientôt.

DANIEL :
Au revoir, Foriwaa, je serai présent à chaque réunion… Je te le promets.

OFFICIER DE POLICE :
C’est dans ton intérêt, Daniel. Sinon, tu pourrais faire face à de plus lourdes charges. Au revoir.

DANIEL :
(PENSANT) Oui, monsieur l’agent, au revoir.

VIVIAN :
J’espère que cela vous servira de dissuasion, ainsi qu’à tous les hommes qui pensent qu’ils peuvent abuser de leurs partenaires, filles, sœurs, frères, enfants et nièces au nom de la famille ou des relations et ne pas en subir les conséquences. Personne n’est au-dessus de la loi. Vous serez traité en conséquence – votre relation avec la personne maltraitée ne vous exonère en aucune façon.

C’est aussi un appel à tous ceux et celles qui sont maltraités ou abusés de quelque manière que ce soit… S’il vous plaît, ne restez pas silencieux. Signalez les auteur(e)s, quelles que soient leurs relations avec vous. C’est la seule façon de vous libérer de cette oppression. Nous devons tous veiller les uns sur les autres et favoriser la paix, l’unité et l’amour entre nous.

EFFETS SONORES :
MUSIQUE DE LA FIN

Acknowledgements

Remerciements

Rédaction : Abena Dansoa Ofori Amankwa, scénariste et directeur de Eagles Roar Creatives.

Révision : Lillian Bruce, directrice générale, Development and Land Solutions Consults (DALS Consult), Accra, Ghana

Interviews :

Caroline Montpetit, gestionnaire régionale de programme, Afrique de l’Ouest et conseillère en égalité de genre, Radios Rurales Internationales, juin 2020.

Lillian Bruce, directrice générale, Development and Land Solutions Consults (DALS Consult), Accra, Ghana

Nana Awindo, journaliste ghanéenne et militante des questions relatives à la condition de la femme et la violence familiale, juin 2020.

Stephanie Donu, chargée de projet, Solidaridad Ghana, juin 2020.

Lois Aduamuah, chargée de programme, Women in Law and Development (WiLDAF) au Ghana, août-septembre 2020.

Joseph Howe Cole, Service de police du Ghana, juin et août 2020.

Madame Josephine Kwao, agente de police, Odorkor DOVVSU Division, August, 2020.

 

Information Sources

Jeltsen, M., 2020. Home Is Not A Safe Place For Everyone. Huffington Post, March 12, 2020. https://www.huffingtonpost.ca/entry/domestic-violence-coronavirus_n_5e6a6ac1c5b6bd8156f3641b?ri18n=true

Landis, D., 2020. Gender-based violence (GBV) and COVID-19: The complexities of responding to “the shadow pandemic.” A Policy brief: May 2020. CARE. https://reliefweb.int/report/world/gender-based-violence-and-covid-19-complexities-responding-shadow-pandemic-may-2020

Laouan, F. Z., 2020. Rapid Gender Analysis – COVID-19: West Africa–April 2020. CARE. https://insights.careinternational.org.uk/media/k2/attachments/CARE-West-Africa-Rapid-Gender-Analysis-COVID-19-May-2020.pdf

SD Direct, 2020. Why we need to talk more about the potential for COVID-19 to increase the risk of violence against women and girls. http://www.sddirect.org.uk/news/2020/03/why-we-need-to-talk-more-about-the-potential-for-covid-19-to-increase-the-risk-of-violence-against-women-and-girls/

UNFPA (United Nations Fund for Population Activities), 2020. Developing Key Messages for Communities on GBV & COVID-19: Preliminary Guidance from the GBV AoR, updated 7 April 2020. https://gbvaor.net/sites/default/files/2020-04/GBV%20AoR_key%20messages_Covid%20%26%20GBV.pdf

Wangqing, Z., 2020. Domestic Violence Cases Surge During COVID-19 Epidemic. Sixth Tone. http://www.sixthtone.com/news/1005253/domestic-violence-cases-surge-during-covid-19-epidemic

Yasmin, S., 2016. The Ebola Rape Epidemic No One’s Talking About. Foreign Policy. https://foreignpolicy.com/2016/02/02/the-ebola-rape-epidemic-west-africa-teenage-pregnancy/

 

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