{"id":9595,"date":"2016-03-08T00:37:03","date_gmt":"2016-03-07T21:37:03","guid":{"rendered":"http:\/\/frrp.wpengine.com\/fr\/?post_type=radio-resource-packs&#038;p=9595"},"modified":"2023-09-08T17:55:46","modified_gmt":"2023-09-08T14:55:46","slug":"9595-2","status":"publish","type":"radio-script","link":"https:\/\/scripts.farmradio.fm\/fr\/texte-radiophonique\/9595-2\/","title":{"rendered":"Production du ni\u00e9b\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><b>Introduction et mode d\u2019emploi de la pr\u00e9sente s\u00e9rie d\u2019enjeux<\/b><\/p>\n<p>La pr\u00e9sente s\u00e9rie d\u2019enjeux vise \u00e0 fournir aux radiodiffuseuses et aux radiodiffuseurs les informations n\u00e9cessaires \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019\u00e9missions radiophoniques utiles et divertissantes sur la culture de ni\u00e9b\u00e9.<\/p>\n<p>Cette s\u00e9rie porte sur la culture du ni\u00e9b\u00e9 au nord du Ghana, mais vous pouvez adapter facilement les informations \u00e0 d\u2019autres pays d\u2019Afrique subsaharienne o\u00f9 le ni\u00e9b\u00e9 est cultiv\u00e9.<\/p>\n<p>La <b>Section 2<\/b> fournit des renseignements g\u00e9n\u00e9raux sur le volet production de la cha\u00eene de valeur du ni\u00e9b\u00e9. (R\u00e9f\u00e9rez-vous \u00e0 l\u2019\u00c9l\u00e9ment 9 de l\u2019Ensemble de ressources 95 &#8211; <a href=\"https:\/\/scripts.farmradio.fm\/fr\/texte-radiophonique\/introduction-aux-chaines-de-valeur\/\"><em>Introduction aux cha\u00eenes de valeur<\/em><\/a> pour voir la d\u00e9finition de la \u00ab cha\u00eene de valeur \u00bb et mieux comprendre pourquoi les cha\u00eenes de valeur sont importantes pour les radiodiffuseurs et les agricultrices et les agriculteurs.)<\/p>\n<p>Enfin, dans la <b>Section 3<\/b>, nous dressons une liste de sources d\u2019informations suppl\u00e9mentaires sur la culture du ni\u00e9b\u00e9. Nous y avons inclus des liens \u00e0 partir desquels vous pouvez trouver des organismes de r\u00e9f\u00e9rence, des \u00e9missions radiophoniques disponibles en ligne, des vid\u00e9os post\u00e9es en ligne et des documents en ligne.<\/p>\n<p>Vous pourriez vous servir des informations de cette s\u00e9rie d\u2019enjeux de plusieurs mani\u00e8res. Par exemple :<\/p>\n<ul>\n<li>Vous pourriez interviewer des agricultrices et des agriculteurs qui cultivent du ni\u00e9b\u00e9, en leur posant les questions suivantes :\n<ul>\n<li>La culture du ni\u00e9b\u00e9 est-elle courante dans votre r\u00e9gion?<\/li>\n<li>Si oui, \u00e0 quels probl\u00e8mes sont confront\u00e9s les cultivatrices et les cultivateurs, surtout concernant les insectes nuisibles et les maladies? Certains d\u2019entre eux ont-ils trouv\u00e9 des solutions \u00e0 ces probl\u00e8mes, et dont ils pourraient parler dans votre \u00e9mission? Que pensent les agents de vulgarisation et d\u2019autres experts de ces probl\u00e8mes?<\/li>\n<li>Les agricultrices et les agriculteurs cultivent surtout le ni\u00e9b\u00e9 pour leur consommation personnelle?<\/li>\n<li>La production de ni\u00e9b\u00e9 est-elle une activit\u00e9 rentable dans votre r\u00e9gion? Quelles sont les perspectives \u00e9conomiques?<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li>Vous pouvez utiliser les renseignements de la <b>Section 2<\/b> en guise d\u2019information g\u00e9n\u00e9rale pour la r\u00e9alisation d\u2019une \u00e9mission quelconque sur la culture du ni\u00e9b\u00e9.<\/li>\n<li>Vous pourriez contacter un ou plusieurs des organismes mentionn\u00e9s dans la <b>Section 3<\/b> pour recueillir d\u2019autres renseignements ou interviewer des sp\u00e9cialistes.<\/li>\n<li>Vous pourriez vous inspirer des ressources sonores et vid\u00e9os et des documents en ligne figurant dans la <b>Section 3<\/b> pour r\u00e9aliser des \u00e9missions sur la culture du ni\u00e9b\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<ol>\n<li><b>Renseignements g\u00e9n\u00e9raux sur la production du ni\u00e9b\u00e9 au Ghana<\/b><\/li>\n<\/ol>\n<p><b>Introduction <\/b><\/p>\n<p>Au Ghana, les agricultrices et les agriculteurs cultivent le ni\u00e9b\u00e9 sur plus de 180 000 hectares, ce qui d\u00e9passe la production nationale de toutes les autres l\u00e9gumineuses. En 2011, la production annuelle \u00e9tait estim\u00e9e \u00e0 plus de 235 000 tonnes. Le rendement moyen \u00e9tait d\u2019environ 1,3 de tonne m\u00e9trique par hectare. La plus grande partie du ni\u00e9b\u00e9 cultiv\u00e9 au Ghana provient des r\u00e9gions de la savane, au nord, mais les productrices et les producteurs peuvent en cultiver partout ailleurs dans le pays.<\/p>\n<p>En Afrique de l\u2019Ouest, presque chaque famille consomme r\u00e9guli\u00e8rement du ni\u00e9b\u00e9. Le ni\u00e9b\u00e9 produit en Afrique de l\u2019Ouest et centrale repr\u00e9sente presque 70 % de la production mondiale et environ 80 % des terres agricoles dans le monde sont consacr\u00e9es \u00e0 la culture du ni\u00e9b\u00e9.<\/p>\n<p>La demande pour le ni\u00e9b\u00e9 est de plus en plus importante au Ghana en raison de la forte croissance d\u00e9mographique, surtout dans les r\u00e9gions urbaines. En 2010, la consommation moyenne de ni\u00e9b\u00e9 dans le pays s\u2019\u00e9levait \u00e0 pr\u00e8s de cinq kilogrammes par personne par an.<\/p>\n<p>Le ni\u00e9b\u00e9 est une source de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, en plus d\u2019\u00eatre une culture commerciale. Comme il s\u2019agit d\u2019une culture de cycle court, il peut \u00eatre produit en deux mois et g\u00e9n\u00e9rer des r\u00e9coltes pouvant atteindre un certain seuil de rentabilit\u00e9, et ce, m\u00eame lorsqu\u2019il ne pleut pas beaucoup. Ensuite, les m\u00e9nages peuvent la stocker pour leur consommation lorsqu\u2019ils n\u2019ont plus d\u2019autres denr\u00e9es. On surnomme \u00e9galement le ni\u00e9b\u00e9 \u00ab culture de saison de soudure \u00bb, car c\u2019est la premi\u00e8re des cultures qu\u2019on r\u00e9colte avant que les c\u00e9r\u00e9ales ne m\u00fbrissent. Les graines s\u00e9ch\u00e9es servent quotidiennement d\u2019aliment de base \u00e0 la majorit\u00e9 des habitants. Les feuilles fra\u00eeches sont consomm\u00e9es sous forme de l\u00e9gumes. La farine de ni\u00e9b\u00e9 est utilis\u00e9e pour la pr\u00e9paration de mets familiaux tels que les ragouts, les soupes, les g\u00e2teaux de haricots et le <em>kose<\/em> (beignets pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 base de p\u00e2te de ni\u00e9b\u00e9). Le ni\u00e9b\u00e9 entier sert \u00e9galement \u00e0 la pr\u00e9paration d\u2019un plat constitu\u00e9 d\u2019un m\u00e9lange de <em>gari<\/em> et de haricot et du <em>wakye<\/em> (m\u00e9lange de riz cuit avec du haricot). Ces aliments sont souvent vendus par les restaurateurs de rues.<\/p>\n<p>Le ni\u00e9b\u00e9 peut \u00eatre consomm\u00e9 sous forme de grain, concass\u00e9 et moulu. Au nord du Ghana, les familles rurales pr\u00e9f\u00e8rent g\u00e9n\u00e9ralement la forme moulue, car la farine de ni\u00e9b\u00e9 est moins susceptible de subir les d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par les insectes nuisibles apr\u00e8s les r\u00e9coltes et elle peut servir \u00e0 la cuisson de nombreux mets, ce qui procure ainsi \u00e0 ces familles une meilleure s\u00e9curit\u00e9 alimentaire entre les r\u00e9coltes. Les produits transform\u00e9s tels que la farine de ni\u00e9b\u00e9, les g\u00e2teaux \u00e0 base de haricot, les beignets et les galettes de ni\u00e9b\u00e9 se vendent dans les march\u00e9s des villages. Les m\u00e9nages peuvent gagner de bons revenus en cultivant du ni\u00e9b\u00e9 deux ou trois fois par an. Les agricultrices et les agriculteurs ghan\u00e9ens stockent et vendent g\u00e9n\u00e9ralement plus de 60 % de leurs r\u00e9coltes de ni\u00e9b\u00e9 lorsque les prix augmentent pendant la saison morte.<\/p>\n<p>Bien que le ni\u00e9b\u00e9 co\u00fbte deux ou trois fois aussi cher que le ma\u00efs, le riz ou d\u2019autres c\u00e9r\u00e9ales, il co\u00fbte relativement moins cher que d\u2019autres sources de prot\u00e9ines comme le lait, la viande ou les \u0153ufs. Et comme on peut le conserver, il constitue une importante source de prot\u00e9ines pour les personnes qui ne poss\u00e8dent aucun r\u00e9frig\u00e9rateur. En effet, le ni\u00e9b\u00e9 se pr\u00e9nomme \u00e9galement \u00ab viande du pauvre \u00bb, car il contient beaucoup de prot\u00e9ines.<\/p>\n<p>Le rendement potentiel du ni\u00e9b\u00e9 peut atteindre jusqu\u2019\u00e0 2,5 tonnes par hectare, mais au Ghana et dans d\u2019autres pays ouest-africains le rendement habituel est inf\u00e9rieur \u00e0 1 000 kilogrammes par hectare. Au Ghana, le rendement moyen \u00e9tait d\u2019environ 1,3 tonne par hectare en 2010.<\/p>\n<p>Certaines vari\u00e9t\u00e9s grimpantes du ni\u00e9b\u00e9 tol\u00e8rent l\u2019ombre, et peuvent \u00eatre donc cultiv\u00e9es en association avec le ma\u00efs, le mil et le sorgho. Cela fait du ni\u00e9b\u00e9 une composante importante des syst\u00e8mes de culture intercalaire traditionnels, surtout dans les zones arides de la savane. Dans ces r\u00e9gions, les tiges s\u00e8ches du ni\u00e9b\u00e9 constituent une source importante d\u2019aliments pour les animaux et sont vendues aux \u00e9leveurs de b\u00e9tail.<\/p>\n<p>Le ni\u00e9b\u00e9 procure \u00e9galement des avantages aux cultivatrices et aux cultivateurs en ce qu\u2019il fixe l\u2019azote atmosph\u00e9rique dans le sol, am\u00e9liorant par la m\u00eame occasion la fertilit\u00e9 du sol. Le ni\u00e9b\u00e9 produit des bact\u00e9ries de nodules radicaux dans le sol qu\u2019on appelle \u00ab rhizobium \u00bb. Cette bact\u00e9rie pr\u00e9sente dans les nodules radicaux fixe l\u2019azote pr\u00e9sent dans l\u2019atmosph\u00e8re en le transformant en un nutriment dont se nourrit le plant de ni\u00e9b\u00e9 pour cro\u00eetre. Une partie de l\u2019azote sert \u00e0 produire les prot\u00e9ines contenues dans le grain, et une autre partie reste dans les feuilles et les racines, et retourne \u00e9ventuellement dans le sol apr\u00e8s la r\u00e9colte. L\u2019azote qui reste dans le sol rend le sol plus fertile. Cela permet aux agricultrices et aux agriculteurs d\u2019\u00e9conomiser l\u2019argent qu\u2019ils auraient utilis\u00e9 pour l\u2019achat d\u2019intrants tels que les engrais chimiques, et d\u2019augmenter ainsi leurs revenus et le rendement du ni\u00e9b\u00e9 et des cultures qui seront produits sur ce sol par la suite. La plupart des vari\u00e9t\u00e9s de ni\u00e9b\u00e9 forment librement des nodules radicaux. Toutefois, de r\u00e9centes \u00e9tudes r\u00e9alis\u00e9es au nord du Ghana ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que le ni\u00e9b\u00e9 fixait plus d\u2019azote lorsque les productrices et les producteurs inoculaient du rhizobium dans le sol.<\/p>\n<p>Le ni\u00e9b\u00e9 produit des fruits faciles \u00e0 cueillir lorsqu\u2019ils parviennent \u00e0 maturit\u00e9. Les vari\u00e9t\u00e9s feuillues procurent \u00e9galement du fourrage au b\u00e9tail. Les vari\u00e9t\u00e9s grimpantes fournissent un couvert au sol, \u00e9touffant ainsi les mauvaises herbes et prot\u00e9geant le sol contre l\u2019\u00e9rosion.<\/p>\n<p>Au Ghana, les insectes nuisibles et les mauvaises herbes comme la striga et l\u2019Alectra sont les principaux obstacles \u00e0 la culture du ni\u00e9b\u00e9. Les insectes et les mauvaises herbes peuvent causer des pertes de 15 \u00e0 100 %, en fonction du niveau d\u2019infestation, de s\u00e9cheresse, de fertilit\u00e9 du sol, ainsi que de la sensibilit\u00e9 ou la r\u00e9sistance de la vari\u00e9t\u00e9. Quelques vari\u00e9t\u00e9s de ni\u00e9b\u00e9 r\u00e9sistent \u00e0 la striga.<\/p>\n<p><b>Techniques agronomiques pour la culture du ni\u00e9b\u00e9<\/b><\/p>\n<p><em>Choix du site et pr\u00e9paration de la terre<\/em><\/p>\n<p>Le ni\u00e9b\u00e9 doit \u00eatre cultiv\u00e9 sur une bonne terre, car il ne produit pas assez bien sur les sols \u00e0 texture fine. Il tol\u00e8re la chaleur, la s\u00e9cheresse et les sols acides, mais pas les sols gorg\u00e9s d\u2019eau. Le ni\u00e9b\u00e9 utilise efficacement l\u2019humidit\u00e9 contenue dans le sol et r\u00e9siste mieux \u00e0 la s\u00e9cheresse que les arachides, le soja ou le tournesol. Il peut pousser dans des zones recevant entre 400 et 700 mm d\u2019eau par an.<\/p>\n<p>On peut cultiver le ni\u00e9b\u00e9 sur divers sols, mais il pr\u00e9f\u00e8re les sols sablonneux, qui facilitent plus la pousse des racines. Cette culture tol\u00e8re plus les sols infertiles et acides contrairement \u00e0 plusieurs autres cultures. Le ni\u00e9b\u00e9 a besoin d\u2019un pH variant entre 5,6 et 6,0.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les sols de mauvaise structure, fortement expos\u00e9s au ruissellement et qui emp\u00eachent l\u2019eau de s\u2019infiltrer facilement, les agricultrices et les agriculteurs peuvent am\u00e9liorer le sol et augmenter leur rendement en sarclant ou en labourant la terre. Des billons peuvent \u00eatre \u00e9rig\u00e9s sur la terre ou on peut am\u00e9nager des lits de semence plats apr\u00e8s l\u2019avoir pr\u00e9par\u00e9e.<\/p>\n<p><em>Plantation<\/em><\/p>\n<p>Le ni\u00e9b\u00e9 se r\u00e9g\u00e9n\u00e8re \u00e0 partir de ses graines qui doivent \u00eatre enfouies 3 ou 4 centim\u00e8tres sous terre. Pour obtenir un rendement \u00e9lev\u00e9 et de bonne qualit\u00e9, il est important que les graines soient exemptes de maladie et n\u2019aient subi aucune attaque d\u2019insectes. Les semences doivent \u00eatre tri\u00e9es pour s\u2019assurer qu\u2019elles n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 endommag\u00e9es par les insectes (elles ne doivent \u00eatre ni perc\u00e9es ni rid\u00e9es) ou qu\u2019elles ne comportent aucune salet\u00e9 ou aucun d\u00e9bris. Pour assurer une bonne germination, assurez-vous que vos semences n\u2019ont pas plus de 12 mois.<\/p>\n<p>Les vari\u00e9t\u00e9s de semences diff\u00e8rent d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre et d\u2019une r\u00e9gion \u00e0 l\u2019autre. Au nord du Ghana, les agricultrices et les agriculteurs cultivent certaines vari\u00e9t\u00e9s traditionnelles, dont le Bengpla, le Songotura, l\u2019Apagbaala et le Marfo Tuya qui sont les plus r\u00e9pandus. Le Songotura a un haut rendement et r\u00e9siste \u00e0 la striga.<\/p>\n<p>G\u00e9n\u00e9ralement, les productrices et les producteurs cultivent les vari\u00e9t\u00e9s rampantes en association avec d\u2019autres cultures et ils cultivent les vari\u00e9t\u00e9s \u00e9rig\u00e9es ou semi-\u00e9rig\u00e9es seules. Les agricultrices et les agriculteurs peuvent obtenir des rendements plus \u00e9lev\u00e9s avec le ni\u00e9b\u00e9 quand ils cultivent ce dernier seul, ou s\u2019ils plantent des vari\u00e9t\u00e9s \u00e9rig\u00e9es ou semi-\u00e9rig\u00e9es h\u00e2tives (60 \u00e0 70 jours).<\/p>\n<p>Id\u00e9alement, les cultivatrices et les cultivateurs doivent planter le ni\u00e9b\u00e9 de sorte \u00e0 permettre \u00e0 la culture de parvenir \u00e0 maturit\u00e9, et d\u2019\u00eatre r\u00e9colt\u00e9e pendant les p\u00e9riodes ensoleill\u00e9es et en temps sec. Les r\u00e9coltes effectu\u00e9es par temps nuageux et dans des conditions humides accroissent le risque de maladie. Au nord du Ghana, le meilleur moment pour semer se situe entre ao\u00fbt et mi-septembre. Cependant, le ni\u00e9b\u00e9 peut \u00eatre cultiv\u00e9 entre d\u00e9cembre et janvier sous forme de culture irrigu\u00e9e.<\/p>\n<p>Il est g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9f\u00e9rable de semer les vari\u00e9t\u00e9s h\u00e2tives en d\u00e9but de saison pluvieuse pour \u00e9viter le pic de reproduction des insectes ravageurs pendant les \u00e9tapes critiques du cycle de croissance. Les vari\u00e9t\u00e9s h\u00e2tives peuvent \u00eatre sem\u00e9es en avril au nord du Ghana. Les vari\u00e9t\u00e9s \u00ab tapissantes \u00bb peuvent \u00eatre sem\u00e9es vers la fin juillet.<\/p>\n<p>Si les agricultrices et les agriculteurs cultivent deux fois l\u2019an, la premi\u00e8re culture peut \u00eatre effectu\u00e9e en avril et la deuxi\u00e8me entre fin juillet et mi-ao\u00fbt. S\u2019il s\u2019agit de la m\u00eame vari\u00e9t\u00e9 que vous utilisez pour les deux cultures, il est pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019utiliser d\u2019anciennes r\u00e9serves de semences plut\u00f4t que celles provenant de la plus r\u00e9cente r\u00e9colte, car il se peut que les derni\u00e8res n\u2019aient pas encore bien s\u00e9ch\u00e9.<\/p>\n<p>La densit\u00e9 de semis d\u00e9pend de la vari\u00e9t\u00e9 et du milieu o\u00f9 elle pousse. Quand vous plantez des vari\u00e9t\u00e9s \u00e9rig\u00e9es ou semi-\u00e9rig\u00e9es, il est habituellement conseill\u00e9 de respecter un espacement de 60 centim\u00e8tres entre les rang\u00e9es et 20 centim\u00e8tres entre les plants, avec deux graines par poquet. Avec cet espacement, on a besoin de 28 kilogrammes de semences par hectare. Les vari\u00e9t\u00e9s locales \u00ab tapissantes \u00bb doivent \u00eatre sem\u00e9es suivant un espacement plus important de 80 cm x 40 cm, qui n\u00e9cessite environ 10 kilogrammes de semences par hectare.<\/p>\n<p>La technique de semis en lignes facilite le sarclage et l\u2019application d\u2019autres intrants.<\/p>\n<p><em>Engrais<\/em><\/p>\n<p>Le ni\u00e9b\u00e9 peut lui-m\u00eame fixer l\u2019azote et, par cons\u00e9quent, n\u2019a pas besoin d\u2019\u00eatre fertilis\u00e9 avec des engrais azot\u00e9s tels que le sulfate d\u2019ammoniaque ou l\u2019ur\u00e9e. Toutefois, le ni\u00e9b\u00e9 n\u2019est pas en mesure de fixer d\u2019autres nutriments comme le phosphore, dont manquent la plupart des sols de la savane. Au nombre des engrais enrichis au phosphore, qui sont bons pour le ni\u00e9b\u00e9, figurent le superphosphate simple (SSP), le superphosphate triple (TPS) et le phosphate de diammonium (DAP). Le TPS et le SSP contiennent \u00e9galement du calcium. On ne trouve pas le superphosphate simple au Ghana. Le DAP contient 24 % d\u2019azote en plus du phosphore.<\/p>\n<p><em>Application<\/em><\/p>\n<p>Creusez des raies le long des semis en lignes du ni\u00e9b\u00e9, \u00e0 une distance d\u2019environ 8 \u00e0 10 cm des plants de ni\u00e9b\u00e9 et d\u2019une profondeur de 5 cm. R\u00e9pandez l\u2019engrais \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des raies et recouvrez-les de terre. Faites cela au moment des semis et peu de temps apr\u00e8s les semis. Le ni\u00e9b\u00e9 a besoin de pr\u00e8s de 30 kilogrammes de phosphore par hectare ou approximativement 150 kilogrammes de TSP par hectare.<\/p>\n<p><em>Sarclage<\/em><\/p>\n<p>Les mauvaises herbes nuisent au ni\u00e9b\u00e9, car elles rivalisent avec celui-ci pour avoir la lumi\u00e8re, l\u2019eau et les \u00e9l\u00e9ments nutritifs du sol. Elles peuvent \u00e9galement servir d\u2019abri aux insectes ravageurs. Les mauvaises herbes nuisent au ni\u00e9b\u00e9 surtout au d\u00e9but de son cycle de croissance.<\/p>\n<p>Les agricultrices et les agriculteurs doivent d\u00e9sherber leurs champs la deuxi\u00e8me semaine apr\u00e8s que les semences ont germ\u00e9, et ce, en fonction du type d\u2019herbes et de l\u2019\u00e9tat de pr\u00e9paration de la terre. Il est important que le deuxi\u00e8me sarclage soit effectu\u00e9 \u00e0 la fin de la quatri\u00e8me ou la cinqui\u00e8me semaine, lorsque le ni\u00e9b\u00e9 est en train de d\u00e9velopper un couvert v\u00e9g\u00e9tal. La striga est une herbe importante, assez r\u00e9pandue dans la R\u00e9gion du Haut Ghana oriental. La vari\u00e9t\u00e9 de ni\u00e9b\u00e9 Songotura, r\u00e9siste relativement bien \u00e0 la striga. Le fait de labourer le sol avant les semis peut r\u00e9duire de mani\u00e8re importante la pression des mauvaises herbes d\u00e8s les premiers instants, comme cela peut \u00eatre le cas avec les plantes de couvertures.<\/p>\n<p><b>Striga :<\/b> L\u2019\u00e9limination de la striga peut \u00eatre difficile et n\u00e9cessite beaucoup de temps. Actuellement, la lutte chimique est d\u00e9conseill\u00e9e, surtout parce que les chercheurs ne disposent pour le moment d\u2019aucune preuve qu\u2019elle comporte des avantages. Les agricultrices et les agriculteurs doivent essayer d\u2019am\u00e9liorer la fertilit\u00e9 du sol lorsque la striga pose probl\u00e8me. En effet, la striga a plus de difficult\u00e9s \u00e0 envahir les sols plus fertiles. L\u2019utilisation de fumier ou de petites quantit\u00e9s d\u2019engrais chimiques peut r\u00e9duire l\u2019ampleur de l\u2019invasion, lorsque cela est associ\u00e9 au sarclage avant que la striga produise des graines.<\/p>\n<p>Le sarclage \u00e0 la main des r\u00e9gions infest\u00e9es avant que la striga ne produise des graines constitue le moyen de lutte le plus important. Les agricultrices et les agriculteurs doivent \u00e9liminer la striga d\u00e8s qu\u2019ils aper\u00e7oivent qu\u2019elle est en fleur, car il ne faut que quelques semaines \u00e0 la striga en fleur pour produire des graines. Il peut s\u2019av\u00e9rer n\u00e9cessaire de sarcler la zone deux fois par semaine.<\/p>\n<p><em>Lutte contre les maladies et les insectes nuisibles<\/em><\/p>\n<p>Les maladies suivantes sont les plus r\u00e9pandues au nord du Ghana :<\/p>\n<p><b>Maladies bact\u00e9riennes<\/b> telles que la br\u00fblure bact\u00e9rienne et la pustule d\u2019origine bact\u00e9rienne. La <em>br\u00fblure bact\u00e9rienne<\/em> est transmise par les semences et les cultivatrices et les cultivateurs peuvent limiter les maladies en utilisant des semences de haute qualit\u00e9. \u00c9tant donn\u00e9 que la br\u00fblure bact\u00e9rienne reste active sur les r\u00e9sidus de cultures malades, le fait de cultiver le ni\u00e9b\u00e9 en monoculture peut augmenter la pr\u00e9valence de la maladie.<\/p>\n<p>Les signes imm\u00e9diats se manifestent par l\u2019apparition de petites taches sur les feuilles, qui par la suite commencent \u00e0 jaunir. La maladie se propage rapidement en p\u00e9riodes de pluies abondantes o\u00f9 une grande surface des feuilles est infect\u00e9e. La br\u00fblure bact\u00e9rienne peut \u00e9galement infecter la tige, l\u2019amenant \u00e0 se casser. Des gousses infect\u00e9es aqueuses apparaissent.<\/p>\n<p>Les premiers signes de la <em>pustule d\u2019origine bact\u00e9rienne<\/em> sont de petites taches, noires et aqueuses situ\u00e9es \u00e0 la partie inf\u00e9rieure des feuilles. Lorsque l\u2019infestation est importante, ces taches s\u2019\u00e9largissent, s\u2019ass\u00e8chent et forment un creux au centre, et les bords deviennent aqueux.<\/p>\n<p><b>Maladies fongiques :<\/b><\/p>\n<p><em>Les pourritures de la tige<\/em> sont les maladies les plus importantes maladies dont souffre le ni\u00e9b\u00e9. Les signes se manifestent sous forme de moisissures dont la texture ressemble \u00e0 du coton au bas de la tige. Les plants infect\u00e9s fl\u00e9trissent et meurent. La maladie ne se transmet probablement pas par les semences. L\u2019observation d\u2019une bonne hygi\u00e8ne dans les champs peut aider \u00e0 \u00e9liminer la maladie.<\/p>\n<p>L\u2019<em>anthracnose<\/em> est une maladie de la tige, mais elle peut infecter toutes les parties de la plante situ\u00e9es au-dessus du sol. Les sympt\u00f4mes sont des l\u00e9sions brun\u00e2tres qu\u2019on peut apercevoir sur des parties infect\u00e9es et qui s\u2019\u00e9largissent de sorte \u00e0 encercler la tige et d\u2019autres parties de la plante. La maladie se transmet par les semences et peut \u00eatre \u00e9limin\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019utilisation de semences saines.<\/p>\n<p><em>Cercosporiose rouge du ni\u00e9b\u00e9 :<\/em> Les signes se manifestent par de petites taches rouss\u00e2tres rondes pouvant s\u2019\u00e9tendre en temps humide. Les feuilles s\u2019ass\u00e8chent. La maladie perdure dans le sol sur les r\u00e9sidus de culture, et la rotation des cultures peut aider \u00e0 l\u2019\u00e9liminer.<\/p>\n<p>Pour combattre ces maladies :<\/p>\n<ul>\n<li>Pratiquez la rotation des cultures. Alternez le ni\u00e9b\u00e9 avec des c\u00e9r\u00e9ales comme le ma\u00efs, le sorgho ou le mil<\/li>\n<li>Utilisez des semences saines et \u00e9vitez les semences provenant de plants malades<\/li>\n<li>Utilisez les vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes aux maladies<\/li>\n<li>D\u00e9racinez et d\u00e9truisez les plants infect\u00e9s<\/li>\n<li>Plantez dans un bon lit de semence et \u00e9vitez les sols mal drain\u00e9s<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Insectes ravageurs <\/em><\/p>\n<p>Les insectes ravageurs diminuent les rendements du ni\u00e9b\u00e9 plus que tout autre probl\u00e8me. Les pucerons, les cicadelles, les thrips et les perceurs de cosses sont les principaux insectes ravageurs qu\u2019on rencontre en p\u00e9riode de v\u00e9g\u00e9tation. Il est presque toujours n\u00e9cessaire de pulv\u00e9riser une ou deux fois des insecticides. Sinon, les agricultrices et les agriculteurs peuvent essayer de cultiver le ni\u00e9b\u00e9 en association avec des cultures autres que des l\u00e9gumineuses.<\/p>\n<p><em>Insectes ravageurs qui attaquent le ni\u00e9b\u00e9 avant la floraison<\/em><\/p>\n<p><em>Pucerons :<\/em> Le puceron du ni\u00e9b\u00e9 est un ravageur sp\u00e9cifique au ni\u00e9b\u00e9. Ces insectes se nourrissent des parties inf\u00e9rieures des feuilles tendres, de l\u2019\u00e9corce tendre de la tige et des gousses de plants adultes. Les infestations graves de pucerons provoquent la chute pr\u00e9matur\u00e9e des feuilles et la mort des jeunes pousses. Pire encore, les pucerons transmettent le virus de la maladie de la mosa\u00efque qui se pr\u00e9sente sous forme d\u2019une chlorose des nervures de teinte verte. Un certain nombre de vari\u00e9t\u00e9s am\u00e9lior\u00e9es r\u00e9sistent aux pucerons.<\/p>\n<p>G\u00e9n\u00e9ralement, il est conseill\u00e9 de ne prendre aucune mesure pour combattre les pucerons, sauf lorsque des signes d\u2019infection virale apparaissent. Il existe de nombreux pesticides pouvant aider \u00e0 \u00e9liminer les pucerons. Mais la d\u00e9cision de combattre ou non les pucerons d\u00e9pend du nombre de pucerons que l\u2019on peut voir \u00e0 l\u2019\u0153il nu et du stade de croissance de la plante. Il est important de consulter un agent de vulgarisation ou d\u2019autres experts \u00e0 cet effet.<\/p>\n<p>Si certaines plantes sont tr\u00e8s infect\u00e9es, d\u00e9racinez-les et br\u00fblez-les ou donnez-les \u00e0 manger au b\u00e9tail. Il est pr\u00e9f\u00e9rable de d\u00e9truire les vieilles plantes qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9colt\u00e9es du champ, car elles abritent souvent des pucerons.<\/p>\n<p>Les <em>cicadelles<\/em> peuvent d\u00e9truire le ni\u00e9b\u00e9 au stade jeune. En se nourrissant de la plante, elles provoquent le jaunissement des nervures et des bordures des feuilles, qui est suivi de la formation de ventouses sur les feuilles et d\u2019un rabougrissement des plantes.<\/p>\n<p><em>Thrips <\/em>: Au nord du Ghana, cet insecte peut d\u00e9truire toute une r\u00e9colte de ni\u00e9b\u00e9. Les adultes sont de petits insectes noirs, lustr\u00e9s qui s\u2019attaquent aux bourgeons et aux fleurs. Lorsque l\u2019infestation est importante, les plants ne fleurissent pas. Les fleurs ouvertes peuvent avoir l\u2019air d\u00e9form\u00e9es et d\u00e9color\u00e9es.<\/p>\n<p>Il est conseill\u00e9 de recourir \u00e0 la pulv\u00e9risation seulement lorsque le nombre d\u2019insectes par unit\u00e9 de surface atteint un certain niveau. Pour cela, consultez les agents de vulgarisation ou d\u2019autres experts pour avoir une id\u00e9e de ce nombre. Si la pulv\u00e9risation des plants s\u2019impose, il faut la faire au moment o\u00f9 les bourgeons des fleurs commencent \u00e0 se former, afin d\u2019assurer une bonne production de fleurs. Concernant la plupart des vari\u00e9t\u00e9s, cette p\u00e9riode se situe entre 30 \u00e0 45 jours apr\u00e8s les semis. Pour les vari\u00e9t\u00e9s qui ne fleurissent qu\u2019une seule fois, une deuxi\u00e8me pulv\u00e9risation effectu\u00e9e 10 \u00e0 12 jours apr\u00e8s la premi\u00e8re \u00e9vitera que les fleurs chutent.<\/p>\n<p><em>Insectes qui attaquent le ni\u00e9b\u00e9 apr\u00e8s la floraison<\/em><\/p>\n<p>Le <em>perceur de gousses Maruca<\/em> d\u00e9truit les gousses et les graines. Les larves (chenilles) se nourrissent des parties tendres de la tige, des fleurs et des gousses tout en tissant une toile et en d\u00e9posant leurs excr\u00e9ments sur les cosses. Les vari\u00e9t\u00e9s dont les gousses apparaissent au-dessus du couvert et celles dont les gousses sont s\u00e9par\u00e9es les unes des autres (telle que l\u2019<em>Alpagbaala<\/em>) \u00e9chappent aux d\u00e9g\u00e2ts importants que cause cet insecte ravageur.<\/p>\n<p><em>Insectes suceurs de gousses<\/em> : On retrouve g\u00e9n\u00e9ralement un certain nombre d\u2019insectes suceurs dans les r\u00e9gions productrices de ni\u00e9b\u00e9. Ils attaquent habituellement les cultures de ni\u00e9b\u00e9 en m\u00eame temps. Les signes habituels sont la pr\u00e9sence de gousses fl\u00e9tries qui s\u00e8chent pr\u00e9matur\u00e9ment, entra\u00eenant ainsi d\u2019importantes pertes au niveau de la production. Toutes les vari\u00e9t\u00e9s pr\u00e9conis\u00e9es peuvent subir des attaques d\u2019insectes suceurs de gousses. Les insecticides sont souvent utilis\u00e9s pour \u00e9liminer ces insectes.<\/p>\n<p>Pour combattre les insectes ravageurs, il vous faut :<\/p>\n<ul>\n<li>Semer t\u00f4t.<\/li>\n<li>Inspecter r\u00e9guli\u00e8rement le champ \u00e0 la recherche d\u2019insectes nuisibles et les ramasser \u00e0 la main avant de les d\u00e9truire. Porter des gants lors du ramassage, car certains col\u00e9opt\u00e8res produisent un liquide qui br\u00fble la peau.<\/li>\n<li>\u00c9liminer les r\u00e9sidus de culture des r\u00e9coltes pr\u00e9c\u00e9dentes qui peuvent abriter des insectes.<\/li>\n<li>Semer des vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes ou tol\u00e9rantes.<\/li>\n<li>Pratiquer la rotation de cultures<\/li>\n<li>Pulv\u00e9riser des insecticides.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La fr\u00e9quence des pulv\u00e9risations d\u00e9pend de l\u2019ampleur des attaques d\u2019insectes et de la vari\u00e9t\u00e9 de ni\u00e9b\u00e9 cultiv\u00e9e. Les vari\u00e9t\u00e9s tardives n\u00e9cessitent plus de pulv\u00e9risations que les vari\u00e9t\u00e9s h\u00e2tives, mais en g\u00e9n\u00e9ral deux ou trois pulv\u00e9risations suffisent. Consultez votre agent de vulgarisation local ou un autre sp\u00e9cialiste pour avoir des conseils par rapport au produit que vous devez utiliser, la m\u00e9thode et la p\u00e9riode de pulv\u00e9risation.<\/p>\n<p>Les <b>oiseaux<\/b>, en g\u00e9n\u00e9ral, et les oiseaux de la famille des perroquets, en particulier, peuvent poser probl\u00e8me, car ils peuvent d\u00e9terrer les jeunes pousses et se nourrir des gousses vertes en formation. Les agricultrices et les agriculteurs peuvent contr\u00f4ler les oiseaux en les effrayant avec de vieux v\u00eatements suspendus sur des branches ou en enfilant des bandes de cassettes tout autour du champ.<\/p>\n<p><em>R\u00e9colte<\/em><\/p>\n<p>Lorsque le ni\u00e9b\u00e9 parvient au stade de maturit\u00e9, il se peut que les feuilles s\u00e8chent, mais sans tomber compl\u00e8tement. Les r\u00e9coltes doivent co\u00efncider avec le d\u00e9but de la saison s\u00e8che, au moment o\u00f9 les gousses s\u00e9ch\u00e9es peuvent encore attendre une semaine avant d\u2019\u00eatre r\u00e9colt\u00e9es sans qu\u2019elles pourrissent. Mais, en temps humide, tout retard survenant au moment de la r\u00e9colte peut provoquer une d\u00e9t\u00e9rioration des grains.<\/p>\n<p>On peut r\u00e9colter le ni\u00e9b\u00e9 \u00e0 l\u2019aide d\u2019une moissonneuse ou \u00e0 la main. Lorsqu\u2019on cultive le ni\u00e9b\u00e9 comme un l\u00e9gume-feuille, les feuilles tendres peuvent \u00eatre cueillies \u00e0 la main. Les vieilles feuilles accumulent la poussi\u00e8re ou se recouvrent de boue provenant des gouttes de pluie si elles ne sont pas cueillies.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la r\u00e9colte, il est n\u00e9cessaire de mettre rapidement les gousses \u00e0 s\u00e9cher au soleil et de les battre par la suite. Il est important de bien faire s\u00e9cher le ni\u00e9b\u00e9 avant de le stocker pour \u00e9viter que les graines ne moisissent. Faites s\u00e9cher les gousses sur une surface propre comme une natte, une planche en plastique ou une b\u00e2che.<\/p>\n<p>Battez les gousses s\u00e9ch\u00e9es sur une surface propre comme une b\u00e2che. Nettoyez les grains en les vannant pour enlever la bale, la poussi\u00e8re et d\u2019autres d\u00e9bris. Retirez les grains racornis, malades ou cass\u00e9s.<\/p>\n<p>Faites s\u00e9cher le grain battu sur une surface propre pendant deux journ\u00e9es ensoleill\u00e9es avant de le stocker. Mettez les grains dans ses sacs propres. Les grains peuvent \u00eatre trait\u00e9s avant le stockage pour \u00e9viter que les insectes ravageurs ne s\u2019y attaquent pendant le stockage. Demandez \u00e0 un agent de vulgarisation ou \u00e0 un vendeur d\u2019intrants agricole le type d\u2019insecticides que vous devez utiliser.<\/p>\n<p>Vous pouvez \u00e9galement utiliser la technologie de triple ensachage avec les sacs PICS pour stocker les grains dans des conditions herm\u00e9tiques et les prot\u00e9ger des insectes. Renversez les grains dans le premier sac situ\u00e9 le plus au fond et ficelez-le solidement. Puis, ficelez le sac situ\u00e9 du milieu, et enfin le sac se trouvant \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. Lorsque tous les sacs sont ficel\u00e9s, tous les insectes se trouvant dans le grain mourront par manque d\u2019oxyg\u00e8ne. Il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de traiter les grains contre les ravageurs des greniers lorsque vous utilisez les sacs PICS.<\/p>\n<p>Nettoyez la salle de stockage, puis empilez les sacs de grains sur une plateforme sur\u00e9lev\u00e9e ou sur des palettes en bois loin du mur. \u00c9vitez que les sacs entrepos\u00e9s ne touchent le sol.<\/p>\n<p><b>Consommation et nutrition<\/b><\/p>\n<p>Le ni\u00e9b\u00e9 est un aliment de base tr\u00e8s courant en Afrique de l\u2019Ouest. Au Ghana, on le consomme avec du manioc, de la banane plantain, des plats \u00e0 base de c\u00e9r\u00e9ales et du yaourt. Au Nigeria, on fait bouillir ou frire la p\u00e2te de ni\u00e9b\u00e9 pour pr\u00e9parer un met populaire surnomm\u00e9 <em>moinmoin<\/em> qu\u2019on sert avec du riz \u00e0 l\u2019occasion des c\u00e9r\u00e9monies, et l\u2019<em>akara<\/em> qu\u2019on consomme au petit d\u00e9jeuner.<\/p>\n<p>On consomme le ni\u00e9b\u00e9 sous forme de l\u00e9gume-feuille et de l\u00e9gumineuse. Le ni\u00e9b\u00e9 s\u00e9ch\u00e9 peut \u00eatre pr\u00e9par\u00e9 avec des l\u00e9gumes pour faire une soupe \u00e9paisse, ou transform\u00e9 en farine ou en p\u00e2te, avant d\u2019\u00eatre utilis\u00e9 pour la confection de diff\u00e9rents plats. Les gousses fra\u00eeches et jeunes peuvent \u00eatre bouillies en guise de l\u00e9gumes. Les feuilles vertes et les pousses peuvent \u00eatre cueillies et consomm\u00e9es comme des \u00e9pinards. Les feuilles s\u00e9ch\u00e9es sont conserv\u00e9es et consomm\u00e9es \u00e0 la place de la viande.<\/p>\n<p>Le ni\u00e9b\u00e9 contient environ 25 % de prot\u00e9ines et est faible en gras. Il a une forte teneur en potassium, et contient beaucoup de calcium, de magn\u00e9sium et de phosphore, outre de petites quantit\u00e9s d\u2019autres min\u00e9raux. Le ni\u00e9b\u00e9 est riche en vitamine A et C et il contient beaucoup de vitamine B.<\/p>\n<p><b>Genre et ni\u00e9b\u00e9<\/b><\/p>\n<p>En Afrique de l\u2019Ouest et en Afrique centrale, les hommes et les femmes cultivent le ni\u00e9b\u00e9, mais ce sont surtout les femmes qui le transforment et le commercialisent apr\u00e8s les r\u00e9coltes.<\/p>\n<p>Le ni\u00e9b\u00e9 rapporte de l\u2019argent aux agricultrices qui pr\u00e9parent et vendent des casse-cro\u00fbte \u00e0 base de ni\u00e9b\u00e9. Dans plusieurs pays africains, les femmes r\u00e9coltent et vendent directement cette l\u00e9gumineuse aux clients au bord des routes, car les gousses se vendent plus cher que les grains s\u00e9ch\u00e9s. En g\u00e9n\u00e9ral, les femmes sont les d\u00e9taillantes qui s\u2019approvisionnent en grain chez les grossistes et les interm\u00e9diaires afin de le revendre en plus petites quantit\u00e9s sur les march\u00e9s locaux.<\/p>\n<p><b>La cha\u00eene de valeur du ni\u00e9b\u00e9<\/b><\/p>\n<p>La cha\u00eene de valeur du ni\u00e9b\u00e9 est exploit\u00e9e selon des crit\u00e8res commerciaux au Ghana. La majorit\u00e9 du ni\u00e9b\u00e9 vendu provient des r\u00e9gions du nord qui le produisent en tr\u00e8s grandes quantit\u00e9s et vendent le surplus dans les centres urbains situ\u00e9s au sud, sur les march\u00e9s de Techiman et Tamale.<\/p>\n<p>Au Ghana, la cha\u00eene de valeur des l\u00e9gumineuses telles que le ni\u00e9b\u00e9 comporte quatre principaux volets :<\/p>\n<ul>\n<li>production de subsistance et consommation (environ un tiers du ni\u00e9b\u00e9 produit par les m\u00e9nages sert \u00e0 leur consommation personnelle)<\/li>\n<li>ni\u00e9b\u00e9 s\u00e9ch\u00e9 non transform\u00e9 vendu sur les march\u00e9s locaux et \u00e9loign\u00e9s pour la consommation directe des familles<\/li>\n<li>ni\u00e9b\u00e9 s\u00e9ch\u00e9 vendu pour la transformation industrielle<\/li>\n<li>fabrication d\u2019huile v\u00e9g\u00e9tale alimentaire, d\u2019aliments et d\u2019aliments pour animaux<\/li>\n<\/ul>\n<p>En Afrique de l\u2019Ouest et en Afrique centrale, la grande partie du ni\u00e9b\u00e9 est vendu en gros. Les vendeurs pr\u00e9sentent le ni\u00e9b\u00e9 dans de gros bols pour que les clients puissent l\u2019inspecter avant de l\u2019acheter. Les pr\u00e9f\u00e9rences en ce qui a trait aux caract\u00e9ristiques visuelles du ni\u00e9b\u00e9 diff\u00e8rent d\u2019un endroit \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n<p>En Afrique de l\u2019Ouest, la quasi-totalit\u00e9 de la production du ni\u00e9b\u00e9 se d\u00e9roule entre ao\u00fbt et d\u00e9cembre, m\u00eame si les consommateurs s\u2019en nourrissent toute l\u2019ann\u00e9e. G\u00e9n\u00e9ralement, les prix sont plus bas pendant les r\u00e9coltes. Par la suite, les prix augmentent constamment pour atteindre leur pic en juin, juillet et ao\u00fbt. Outre les pr\u00e9f\u00e9rences affich\u00e9es par les consommateurs, d\u2019autres facteurs influent sur la consommation du ni\u00e9b\u00e9 en Afrique de l\u2019Ouest. Au Nigeria, la consommation du ni\u00e9b\u00e9 est r\u00e9gie par quatre facteurs, y compris le niveau de revenu, le go\u00fbt, le prix de la l\u00e9gumineuse et ses substituts, ainsi que la densit\u00e9 de la population dans les centres urbains.<\/p>\n<p>Les agricultrices et les agriculteurs vendent le ni\u00e9b\u00e9 aux commer\u00e7ants locaux sur les march\u00e9s des villages. Ces commer\u00e7ants rassemblent les petits lots en gros lots qu\u2019ils transportent vers les march\u00e9s centraux pour les vendre aux magasins et aux vendeurs de grains des march\u00e9s urbains. Ces vendeurs vendent le ni\u00e9b\u00e9 en gros aux entreprises situ\u00e9es loin et aux d\u00e9taillants locaux. De plus, les grossistes des march\u00e9s urbains se rendent dans les r\u00e9gions qui produisent trop pour acheter le grain directement aupr\u00e8s des agricultrices et des agriculteurs qui le vendent lors du march\u00e9 du village.<\/p>\n<p>La fili\u00e8re se sp\u00e9cialise de plus en plus si bien que les cultivatrices et les cultivateurs vendent de plus en plus leurs produits aux revendeurs et aux interm\u00e9diaires plut\u00f4t qu\u2019aux commer\u00e7ants locaux. Les revendeurs et les interm\u00e9diaires financent les agricultrices et les agriculteurs, ainsi que la prestation de services tels que labour, le battage, le d\u00e9corticage, l\u2019assemblage, le nettoyage, le tri et le classement, le r\u00e9emballage et le stockage. Puis, ils vendent le ni\u00e9b\u00e9 aux commer\u00e7ants des r\u00e9gions \u00e9loign\u00e9es, aux fermes avicoles et aux entreprises de transformation industrielles. Les revendeurs sont de plus en plus supplant\u00e9s par les coop\u00e9ratives de commercialisation agricoles. Il existe \u00e9galement un commerce transfrontalier avec plusieurs pays.<\/p>\n<p>En 2004, la Savanna Farmers Marketing Company a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par une organisation non gouvernementale, l\u2019Association of Church Development Projects (ACDEP), en vue d\u2019am\u00e9liorer la production des agricultrices et agriculteurs d\u2019exploitations familiales. L\u2019organisation a commercialis\u00e9 les produits en 2008. Il am\u00e9liore la capacit\u00e9 des agricultrices et des agriculteurs \u00e0 n\u00e9gocier, regrouper les produits agricoles pour les vendre par l\u2019interm\u00e9diaire de r\u00e9seaux organis\u00e9s. En 2010, la soci\u00e9t\u00e9 regroupait 9 500 agricultrices et agriculteurs qui avaient vendu plus de 12 000 tonnes de grains. La soci\u00e9t\u00e9 met ses membres en relation avec les cha\u00eenes de valeur en augmentant le surplus commercialis\u00e9 et en am\u00e9liorant la qualit\u00e9 du ni\u00e9b\u00e9 et du soja en les battant sur des b\u00e2ches. Elle m\u00e8ne ses activit\u00e9s en nouant des relations commerciales \u00e9troites avec les agricultrices et les agriculteurs \u00e0 travers la tenue de rencontres r\u00e9guli\u00e8res et l\u2019adh\u00e9sion de ces derniers \u00e0 des associations paysannes reconnues officiellement. Elle les aide \u00e0 se faire enregistrer en tant que coop\u00e9ratives, et \u00e0 entretenir des relations avec les banques de cr\u00e9dit rurales.<\/p>\n<ul>\n<li><b>Autres ressources pour la cha\u00eene de valeur du ni\u00e9b\u00e9 au Ghana et en Afrique subsaharienne<\/b><\/li>\n<\/ul>\n<p><b><em>Organismes de r\u00e9f\u00e9rence<\/em><\/b><\/p>\n<ol>\n<li>Savanna Agricultural Research Institute (SARI), Dr I.D.K. Atopkle. T\u00e9l\u00e9phone : 0208164898. Courriel : <a href=\"mailto:idkatopkle@yahoo.com\">idkatopkle@yahoo.com<\/a><\/li>\n<li>Projet N2 Africa r\u00e9alis\u00e9 sous la supervision de l&rsquo;International Institute of Tropical Agriculture (IITA), Prof. Samuel Adjei\u2013Nsiah. T\u00e9l\u00e9phone : 0208676166\/0245395251. Courriel : <a href=\"mailto:s.adjei-nsiah@cgair.org\">adjei-nsiah@cgair.org<\/a><\/li>\n<li>Nu Image\u2013PICS Bag, David Baba Yara. T\u00e9l\u00e9phone : 0206618556. Courriel : <a href=\"mailto:nuimage2009@yahoo.com\">nuimage2009@yahoo.com<\/a><\/li>\n<\/ol>\n<p><b><em>Vid\u00e9os<\/em><\/b><\/p>\n<ol>\n<li>Abdul Latif Jameel Poverty Action Lab, Massachusetts Institute of Technology Economics Department, Women and Development Project (WADEP), non dat\u00e9. <em>Cowpea cultivation<\/em>. <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=eQd9TE5EnhQ\">https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=eQd9TE5EnhQ<\/a> (Ghana) (en anglais seulement)<\/li>\n<li>Spencer Phillips, non dat\u00e9. <em>Cowpea PLS2003<\/em>. https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=YpCTJGsBRsA (en anglais seulement)<\/li>\n<\/ol>\n<p><b><em>Documents<\/em><\/b><\/p>\n<ol>\n<li>African Agricultural Technology Foundation, 2012. <em>Pod-borer resistant cowpea: Potentials and restraints<\/em>. <a href=\"https:\/\/www.aatf-africa.org\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Cowpea-Project.pdf\">https:\/\/www.aatf-africa.org\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Cowpea-Project.pdf<\/a> (1,495 KB) (en anglais seulement)<\/li>\n<li>Ndiaga Cisse et Anthony E. Hall, non dat\u00e9.<em>La Culture Traditionnelle du Ni\u00e9b\u00e9 au S\u00e9n\u00e9gal, Etude de Cas<\/em>. <a href=\"http:\/\/www.iedafrique.org\/La-culture-traditionnelle-du-niebe-au-Senegal.html\">http:\/\/www.iedafrique.org\/La-culture-traditionnelle-du-niebe-au-Senegal.html<\/a><\/li>\n<li>Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Developpement Agricole (CORAF), non dat\u00e9. <em>Enhancing Cowpea Productivity for Sustainable Livelihood of Farmers in West Africa<\/em>. <a href=\"http:\/\/www.coraf.org\/documents\/fiches_projets\/Enhancing_Cowpea_Productivity_for_Sustainable_Livelihoods_of_Farmers_in_West_Africa.pdf\">http:\/\/www.coraf.org\/documents\/fiches_projets\/Enhancing_Cowpea_Productivity_for_Sustainable_Livelihoods_of_Farmers_in_West_Africa.pdf<\/a> (375 KB) (en anglais seulement)<\/li>\n<li>Y. Dugje, L.O. Omoigui, F. Ekeleme, A.Y. Kamara, et H. Ajeigbe, 2009. <em>Production du ni\u00e9b\u00e9 en Afrique de l\u2019Ouest: Guide du paysan<\/em>. IITA, Ibadan, Nigeria. <a href=\"http:\/\/www.iita.org\/c\/document_library\/get_file?uuid=a8ae0a3a-2ee9-4d91-aa0e-82d21547eced&amp;groupId=25357\">http:\/\/www.iita.org\/c\/document_library\/get_file?uuid=a8ae0a3a-2ee9-4d91-aa0e-82d21547eced&amp;groupId=25357<\/a><\/li>\n<li>N2Africa, 2014. <em>Better cowpeas through good agricultural practice \u2013 for farmers in Nigeria<\/em>. <a href=\"https:\/\/www.n2africa.org\/sites\/default\/files\/r364%20N2Africa%20Nigeria%20cowpea%20booklet_0_0.pdf\">https:\/\/www.n2africa.org\/sites\/default\/files\/r364%20N2Africa%20Nigeria%20cowpea%20booklet_0_0.pdf<\/a> (1,266 KB) (en anglais seulement)<\/li>\n<li>Republic of South Africa Department of Agriculture, Forestry, and Fisheries, 2011. <em>Production guidelines for cowpeas<\/em>. http:\/\/www.arc.agric.za\/arc-gci\/Fact%20Sheets%20Library\/Cowpea%20-%20Production%20guidelines%20for%20cowpea.pdf (3,485 KB) (en anglais seulement)<\/li>\n<li>Rusike, G. van den Brand, S. Boahen, K. Dashiell, S. Kantengwa, J. Ongoma, D. M. Mongane, G. Kasongo, Z. B. Jamagani, R. Aidoo, R. Abaidoo, 2013. <em>Value chain analyses of grain legumes in N2Africa: Kenya, Rwanda, eastern DRC, Ghana, Nigeria, Mozambique, Malawi and Zimbabwe<\/em>. (cf. chaptre 6 pour le Ghana) <a href=\"https:\/\/www.n2africa.org\/sites\/default\/files\/N2Africa_Value%20chain%20analyses%20of%20grain%20legumes%20in%20N2Africa_1.pdf\">https:\/\/www.n2africa.org\/sites\/default\/files\/N2Africa_Value%20chain%20analyses%20of%20grain%20legumes%20in%20N2Africa_1.pdf<\/a> (2,946 KB) (en anglais seulement)<\/li>\n<li>Savanna Agricultural Research Institute, 2012. <em>Production Guide on Cowpea<\/em>. <a href=\"https:\/\/csirsavannah.wordpress.com\/2012\/12\/04\/production-guide-on-cowpea-vigna-unguiculata-l-walp\/\">https:\/\/csirsavannah.wordpress.com\/2012\/12\/04\/production-guide-on-cowpea-vigna-unguiculata-l-walp\/<\/a> (65 KB) (en anglais seulement)<\/li>\n<li>Cowpea farming in Ghana. <em>Bulletin of Tropical Legumes<\/em>, December 16, 2012. <a href=\"https:\/\/www.icrisat.org\/TropicalLegumesII\/pdfs\/BTL16-20122712.pdf\">https:\/\/www.icrisat.org\/TropicalLegumesII\/pdfs\/BTL16-20122712.pdf<\/a> (381 KB) (en anglais seulement)<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Introduction et mode d\u2019emploi de la pr\u00e9sente s\u00e9rie d\u2019enjeux La pr\u00e9sente s\u00e9rie d\u2019enjeux vise \u00e0 fournir aux radiodiffuseuses et aux radiodiffuseurs les informations n\u00e9cessaires \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019\u00e9missions radiophoniques utiles et divertissantes sur la culture de ni\u00e9b\u00e9. 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