English

Script 92.7

Notes to broadcasters

Save and edit this resource as a Word document.

Seulement 58 pour cent de la population zambienne a accès à de l’eau potable.  De ce fait, bien des gens sont tributaires de l’eau de pluie, de puits peu profonds ou d’eau insalubre ou contaminée de cours d’eau. Cette situation a fait en sorte que de nombreuses personnes ont contracté des maladies d’origine hydrique comme le choléra, qui est le deuxième cause de décès chez les enfants zambiens après le paludisme.

Pour cette raison, le gouvernement, des organismes non gouvernementaux, le milieu des donateurs et d’autres intervenants sont venus à la rescousse pour remédier à la situation en injectant davantage de fonds dans le programme national d’approvisionnement en eau en milieu rural et urbain dans le but d’améliorer l’infrastructure et d’étendre les services aux régions sous-desservies. Malheureusement, certaines personnes corrompues, y compris parmi celles qui détiennent des postes élevés, qui se retrouvent responsables de ces fonds, ont détourné à leur profit personnel de l’argent destiné à des gens ayant besoin d’eau.

Au cours de cette émission, nous apprenons comment maintes personnes d’horizons différents ont été touchées parce qu’un commissaire de prison sans cœur a utilisé son poste à des fins de corruption et s’est approprié sans remords un puits destiné à la prison.

Le présent texte repose sur des entrevues réelles avec des détenus, des employés de la prison et des membres d’une collectivité voisine. Les noms de certaines des personnes interviewées ont été modifiés. Vous pourriez vous inspirer de ce texte pour faire des recherches et rédiger un texte sur un sujet semblable dans votre région. Ou encore vous pourriez choisir de produire ce texte dans votre station en utilisant des voix d’acteurs pour représenter les gens qui parlent. Si tel est le cas, veuillez vous assurer de prévenir votre auditoire, au début de l’émission, que les voix sont celles d’acteurs et non pas des personnes initialement impliquées dans les entrevues.

Script

Animatrice :
Bonjour chers auditeurs et auditrices. Aujourd’hui, nous allons aborder la question de la corruption dans le secteur de l’eau. Nous allons examiner tout particulièrement les effets du manque d’accès à l’eau dû à la corruption dans l’une des prisons du Copperbelt en Zambie.

La corruption implique le mauvais usage ou l’abus de pouvoir à son avantage. Cela peut survenir à la fois dans le secteur public et dans le secteur privé. La corruption sape le développement, contribue à la pauvreté et à l’inégalité et menace la stabilité de la nation. Même si l’eau est une ressource naturelle dont chaque chose vivante a besoin, la corruption ne l’a pas épargnée.

L’eau, c’est la vie. C’est ce que dit le proverbe. Et sans eau, la mort est imminente. Étant donné que l’eau est si importante, sa gestion exige intégrité et honnêteté chez les personnes qui sont au service des collectivités et de la nation dans son ensemble.

Aujourd’hui, nous mettons le cap sur la prison de Kamfinsa. Elle se trouve dans la ville de Kitnous dans la province de Copperbelt en Zambie. La Japanese International Cooperating Agency ou JICA est un organe du gouvernement japonais qui finance le développement dans les pays en développement. Cette agence a donné des fonds pour acheter et creuser un puits à la prison de Kamfinsa. La prison n’avait plus d’eau depuis 10 ans à cause de canalisations et de robinets délabrés et vandalisés. Lorsque la prison a reçu des fonds pour creuser le puits en 2005, le commissaire de la prison en a manipulé toute la mise en oeuvre. Il a trouvé le moyen de convaincre les ingénieurs qui étaient supposés creuser le puits de le forer sur sa ferme. Cet acte illégal provoqua un tas de problèmes, y compris des pertes de vies.

Sept personnes sont ici pour parler de cette situation et pour l’expliquer. Nous entendrons le chef comptable de la prison, trois prisonniers – deux hommes et une femme – deux femmes d’une collectivité voisine et un directeur de la santé. Ils nous raconteront ce qu’ils ont vécu à l’époque où il n’y avait pas d’eau à la prison. Nous allons commencer avec Chambo Chipasha, qui est l’un des plus vieux prisonniers à Kamfinsa.

Chambo :
Je suis dans cette prison depuis maintenant 28 ans. Je suis arrivé à Kamfinsa alors que la prison venait tout juste d’être construite. Tout fonctionnait normalement avec l’eau courante et l’assainissement à cet endroit. On prenait une douche froide tous les matins. Nos toilettes disposaient d’une chasse d’eau et on avait un hectare de terres à cultiver. Nous faisions pousser des légumes et d’autres cultures pour notre propre consommation. Nous en vendions également à la collectivité voisine. De son côté, la prison achetait de la collectivité d’autres produits essentiels comme de la viande, des poulets et des provisions. Mais dès l’instant où l’eau a cessé de couler, tout s’est arrêté et nous ne pouvions plus faire pousser quoi que ce soit. Un tas de choses ont donc changé. Par exemple, étant donné que nous ne pouvions plus rien produire à la ferme de la prison pour vendre à la collectivité voisine, notre régime alimentaire a changé de façon radicale. Nous avons commencé à survivre en mangeant seulement des haricots ou des fèves. Les provisions que nous avions l’habitude de recevoir cessèrent d’arriver. La vie est devenue difficile.

Animatrice :
Chambo, qu’avez-vous fait dans cette situation?

Chambo :
Personnellement, j’ai écrit une lettre à la Commission des droits de la personne parce que je me suis rendu compte que nous étions gardés comme des animaux. Malheureusement, personne n’a répondu à ma lettre. La nourriture était lamentable. Les environs sont devenus comme des dépotoirs à déchets. Pis encore, nous n’arrivions pas à entretenir les toilettes. Par la suite, on nous a ordonné de creuser des latrines parce que les toilettes devenaient un risque pour la santé de tout le monde dans la prison. Les latrines ont aidé quelque peu, mais la situation était encore mauvaise.

Animatrice :
Nous appelons maintenant au micro une marchande de l’habitation (ou du compound) de Mulenga, qui se trouve à environ un kilomètre de la prison. Madame Emelder Mumba va nous raconter comment elle a été affectée en tant que marchande.

Emelder :
Mes affaires en ont souffert. J’achetais habituellement des produits agricoles de la prison pour une valeur de 200 000 kwachas (Note de la rédaction : environ 40 dollars américains ou 30 Euros). J’achetais tous ces produits en une seule journée et je réalisais un bénéfice d’au moins 100000 kwachas. Cet argent m’aidait à payer les frais de scolarité de mes enfants. Je suis veuve et j’élève mes enfants seule. Mais dès que la situation de l’eau a changé, mes affaires ont périclité. J’ai dû commencer à envisager la possibilité de me lancer dans une autre entreprise pour nous permettre de survivre.

Animatrice :
Eh bien, chers auditeurs et auditrices, écoutons maintenant Mary Chanda, qui était aussi incarcérée. Elle va nous donner sa version de l’histoire, avec le point de vue d’une femme.

Mary :
Merci. Cette époque a été la plus misérable, la plus inconfortable et la plus difficile de toute ma vie. En tant que femme, nous ne prenions un bain que tous les trois ou quatre jours, même pendant nos menstruations. Nous avons commencé à vivre et à puer comme des animaux. On remangeait même dans les assiettes sales sans les laver. L’élémentle plus déplorable pour les femmes était la présence d’une habitation pour les gardiens à l’intérieur de la prison. Les gardiens nous envoyaient chercher de l’eau à la rivière pour la rapporter dans leurs maisons, comme des servantes. Mais, pendant ce temps, la plupart d’entre nous finissaient par être victimes d’abus sexuels de la part des gardiens.

Animatrice :
Avez-vous signalé ce problème, Mary?

Mary :
Plusieurs fois. Même lorsque nous rapportions cette situation aux autorités, les dossiers ne semblaient aboutir nulle part. Je me souviens que nous avons même parlé à un journaliste qui a rédigé par la suite un article publié dans le journal. Mais, à notre grande surprise, rien n’est arrivé aux gardiens. Ils s’en sont tirés indemnes. Cet incident m’a fait ressentir que j’étais moins qu’un être humain. C’était comme si personne ne nous appréciait du tout parce que nous étions des détenus.

Animatrice :
Voici Situmbeko Sitwala. Elle est mère de neuf enfants, également de l’habitation de Mulenga. Elle avait l’habitude d’acheter à la prison des fèves de soja et des arachides. Elle les apportait au meunier qui les transformait en poudre pour le gruau de son bébé. Cela contribuait à équilibrer la nourriture de son enfant.

Sitwala :
Ma cinquième fille est presque morte à l’époque où les prisonniers ont cessé d’apporter leurs produits sur le marché. La plupart des mères allaitantes de cette collectivité n’avaient pas d’autre endroit où aller pour acheter des fèves de soja et des arachides pour le gruau de leurs enfants. On ne pouvait les acheter qu’à la ville distante d’environ 25 kilomètres de notre habitation. La route était très mauvaise et le déplacement nous coûtait cher. Nous avons donc fabriqué du gruau à base de farine de maïs nature.

Ma fille a commencé à souffrir de diarrhée et de vomissements. Ensuite, ses jambes ont commencé à enfler. Par la suite, je l’ai emmenée à la clinique, où on m’a dit qu’elle souffrait de malnutrition. À cette époque, de nombreux enfants de l’habitation de Mulenga sont morts à cause d’un manque d’aliments nutritifs.

Animatrice :
Nous allons également entendre le Docteur Vernon Mwape, directeur de la santé à l’époque. Il nous révèle que le Kitnous Central Hospital a également été affecté durant la période où la prison a cessé de produire des fruits et des légumes frais à cause de la pénurie d’eau.

Dr Mwape :
Le Kitnous Central Hospital est l’hôpital central pour toute la ville. Et la moitié de nos tomates, choux et légumineuses provenaient de la prison de Kamfinsa. La majorité de nos patients souffrent de maladies faciles à guérir s’ils disposent d’une bonne alimentation en quantité suffisante. Un régime équilibré aide les patients à se rétablir rapidement. L’hôpital avait l’habitude d’acheter des produits frais de la prison et de les donner à ses patients. Ceci a aidé beaucoup de patients à se rétablir et à rentrer chez eux plus rapidement et en meilleure santé qu’à leur arrivée. Mais dès l’instant où la prison a cessé de nous approvisionner en produits frais, c’est devenu difficile pour nous et nous avons perdu de nombreuses vies. Par la suite, nous avons mis sous contrat un collège d’agriculture local pour nous approvisionner avec ces produits frais. Mais le collège ne pouvait pas satisfaire tous nos besoins et il n’était pas aussi fiable que la prison.

Animatrice :
Au cas où vous viendriez seulement de prendre l’antenne, vous écoutez une émission durant laquelle nous examinons les effets de la corruption dans le secteur de l’eau. Comme vous le savez peut-être, des gens innocents peuvent souffrir quand quelqu’un décide d’être égoïste. Nous présentons les récits de quelques prisonniers et d’autres personnes ayant habité près de la prison de Kamfinsa à une époque où elle n’avait pas d’eau courante. Nous venons d’entendre ce que les prisonniers ont vécu et, bien sûr, de quelle façon ce problème a été résolu. Ensuite, nous entendrons Kangwa Mulenga.

Kangwa :
Je suis arrivé à la prison lorsque l’eau venait tout juste d’arrêter de couler. Le jour de mon arrivée, on m’a montré ma cellule et remis un bidon de 20 litres. J’étais censé aller chercher de l’eau avec d’autres détenus à un cours d’eau voisin afin de pouvoir nettoyer ma cellule. À l’époque, je pensais que cela faisait partie de ma punition. Mais, à mesure que les jours passaient, je me suis rendu compte que c’était un mode de vie dans cette prison. On nous disait de nous réveiller dès 4 heureset demie pour aller chercher de l’eau pour nettoyer les toilettes, remplir le réservoir de secours et nettoyer les environs. Certains d’entre nous, qui avaient la chance d’aller chercher l’eau à la rivière, s’y baignaient avant de retourner à la prison. Nous ne savions pas grand chose au sujet de l’eau de la rivière, notamment si elle était contaminée. Et donc, tous ceux d’entre nous qui se sont baignés dans cette rivière ont attrapé diverses maladies. J’ai contracté la bilharziose, d’autres ont eu la dysenterie et d’autres encore le choléra. Nous avons tous dû être hospitalisés pendant au moins deux semaines. À cette époque, j’ai bien cru que j’allais mourir.

Animatrice :
Eh bien, chers auditeurs et auditrices, nous allons poursuivre cette émission sur la corruption dans le secteur de l’eau.

Nous avons maintenant M. Sylvester Mubukwa, chef comptable à la prison de Kamfinsa. Il va nous raconter comment les fonds destinés au puits ont été détournés et de quelle façon le puits a été creusé sur une ferme privée et non pas à l’endroit prévu.

Sylvester :
Merci, Alice. À cette époque, j’étais tout simplement comptable principal et je gérais le bureau seul parce que mon adjoint était en congé. Le commissaire nous a informés lors d’une rencontre que la JICA avait envoyé de l’argent à notre prison. Cet argent devait servir à creuser un puits, car la situation devenait incontrôlée en raison du manque d’eau. Les détenus tombaient malades les uns après les autres à cause de diverses maladies d’origine hydrique et l’endroit était aussi sec qu’un désert. La prison ne pouvait plus rien faire pousser et nous manquions donc d’un tas de choses.

Avant que l’argent soit débloqué, nous avons eu plusieurs réunions du personnel à propos de la situation à la prison. Durant ces réunions, nous avons également parlé d’un appel d’offres à publier dans le journal. L’appel d’offres demandait aux sociétés de forage de soumissionner pour réaliser le creusement d’un puits dans la prison. Cependant, lorsque les fonds ont enfin été déposés dans le compte bancaire de la prison et avant que l’appel d’offres soit même publié dans les journaux, lors d’une des réunions du comité le commissaire avança le nom d’un organisme spécialisé dans le creusement de puits. Après avoir suggéré le nom, il fit ensuite croire à tout le monde que cet organisme était le meilleur en ville et ferait du bon travail pour la prison. Chacun fut donc convaincu et nous ne lui avons même pas posé d’autres questions.

Animatrice :
Désolée de vous interrompre Sylvester, mais ne pensez-vous pas que chaque personne présente à cette réunion a eu tort de se taire au moment d’accorder une soumission à un organisme qui n’en avait jamais fait de demande? Pourquoi n’avez-vous pas conseillé au commissaire de suivre la bonne procédure? Était-ce la première fois que votre administration achetait quelque chose sans suivre la bonne procédure?

Sylvester :
Non! Il y a beaucoup de choses que la prison a achetées sans suivre la bonne procédure. Par exemple, le gouvernement nous a donné de l’argent pour acheter des couvertures pour tous les détenus. Le nombre exact de couvertures a bien été acheté, mais je sais que le prix d’achat était bas car la qualité des couvertures était très mauvaise. Lorsque nous avons interrogé le commissaire à ce sujet, nous n’avons pas obtenu de réponse concrète. Comme le temps passait, nous avons simplement mis la question de côté par crainte d’être victimisés par lui si quelqu’un semblait le questionner.La plupart des provisions que nous achetions n’avaient pas de reçus convenables. Dans certains cas, le nombre d’articles que nous achetions ne correspondait pas aux prix qu’il mentionnait. Cependant, nous sommes demeurés silencieux; nous ne pouvions rien dire. En général, nous le craignions parce que certains de nos collègues de travail qui l’ont questionné ont été transférés dans d’autres prisons très éloignées. D’autres ont souffert directement de ses agissements.Par crainte de tout cela, nous avons donc choisi de nous taire. Nous le laissions prendre toutes les décisions, même quand certains d’entre nous avaient le sentiment qu’il était corrompu.

Animatrice :
Comment le commissaire a-t-il obtenu l’argent pour le puits? Était-il le seul signataire sur le compte de la prison?

Sylvester :
Non! Il n’était même pas un des signataires. Mais il donnait simplement des ordres et des instructions pour faire ceci ou cela à propos du puits. Après que le personnel eut endossé l’organisme proposé pour aller de l’avant et creuser le puits, le commissaire m’a ordonné de payer immédiatement l’organisme afin de pouvoir démarrer tout le processus et que tout réalisé le plus rapidement possible.

Animatrice :
Que s’est-il donc passé après avoir fait le versement à cet organisme?

Sylvester :
Eh bien,nous nous attendions tous que la compagnie viendrait dans la prison pour creuser le puits en deux temps trois mouvements. Mais, après avoir attendu un mois, nous nous sommes rendu compte que cela prenait plus de temps qu’il fallait. Toutefois, lorsque j’ai posé des questions à ce sujet, il m’a simplement répondu en blaguant que je devrais faire preuve de patience car la patience est une vertu. Et j’ai mis la question de côté et cru ses paroles. C’était mon patron. Je devais être loyal envers lui.

Animatrice :
Comment ont réagi les prisonniers à la nouvelle que la JICA finançait le creusement d’un puits dans la prison? Et comment ont-ils réagi aux retards?

Sylvester :
Au début, les prisonniers étaient enthousiastes parce que c’était difficile pour eux d’aller chercher de l’eau à la rivière. Pour les femmes, c’était un lourd fardeau que l’on retirait de leurs épaules. Même les gardiens étaient optimistes car ils avaient peur que les prisonniers puissent se sauver en allant chercher de l’eau au cours d’eau. C’était donc une bonne nouvelle pour tout le monde.

Mais lorsque la nouvelle a filtré jusqu’aux prisonniers que le puits qui était supposé être creusé dans l’enceinte de la prison se trouvait en fait à la ferme du commissaire, les choses se sont mal passées. Nous avons dû ordonner un confinement aux cellules dans la prison. Pour abréger l’histoire, trois gardiens et cinq prisonniers sont morts durant ce conflit.

Animatrice :
Sylvester, dites-nous de quelle façon la vérité a été dévoilée.

Sylvester :
Un jour, un représentant de la JICA est venu visiter la prison pour vérifier si le puits avait apporté le développement dans la prison. Lorsqu’il s’est rendu compte que le puits n’était pas là et apprit que l’argent était déjà dépensé, il fit sa propre enquête. Il trouva le nom de l’organisme qui avait été payé pour creuser le puits et fit un suivi auprès de cet organisme. Il apprit que le puits était creusé et fonctionnait convenablement, sauf qu’il était situé à un autre endroit et pas dans la prison, et que l’endroit en question était nul autre que la ferme du commissaire. Le problème fut signalé par la suite à la police et à la Commission anti-corruption. Le commissaire fut poursuivi et condamné à cinq ans de prison et aux travaux forcés.

Animatrice :
Où est situé le puits à présent – toujours sur la ferme du commissaire?

Sylvester :
Non, Alice! D’après les lois de la Zambie, toute personne qui commet un délit de corruption doit, en plus de toute autre sanction, abandonner à l’État toute ressource, tout bien ou tout avantage perçu durant l’acte de corruption. Donc, le puits et tout ce qui était supposé aller avec, comme le réservoir et les tuyaux, ont été enlevés de sa ferme et sont maintenant installés dans l’enceinte de la prison. La prison a retrouvé son état normal. Nous faisons même pousser différentes cultures pour les vendre.

Animatrice :
Eh bien, chers auditeurs et auditrices, nous voilà arrivés à la fin de notre émission. Je pense que vous avez appris une ou deux choses de l’émission d’aujourd’hui. Nous avons mis l’accent sur la façon dont la corruption dans le secteur de l’eau a provoqué la souffrance et même la mort de gens innocents à cause d’un acte égoïste commis par une personne qui ne respectait pas les autres. Il incombe à chaque citoyen zambien de lutter contre la corruption de toutes ses forces dans le but de sauver ce pays des angoisses de la corruption.

Acknowledgements

  • Rédaction : Alice Lungu, rédactrice confirmée.
  • Révision : Erik Nielsen, gestionnaire de programmes nationaux, Réseau d’Intégrité de l’Eau (WIN), et Alexandra Malmqvist, coordonnatrice adjointe des communications, Réseau d’Intégrité de l’Eau (WIN).
  • Traduction : Jean-Luc Malherbe, Société Ardenn, Ottawa, Canada.