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Faire pousser des aliments de haute qualité devient un critère de plus en plus essentiel pour les agriculteurs qui souhaitent vendre leurs produits sur les marchés locaux, nationaux et surtout internationaux. La qualité est une condition préalable très importante pour obtenir un bon prix!

On peut faire pousser et transformer des aliments de qualité en prêtant une attention particulière à toutes les phases de la production et de la transformation. Cela concerne la sorte et la quantité d’intrants qu’un agriculteur utilise, les pratiques qui sont suivies pour la récolte ainsi que l’entreposage et la façon dont les produits sont emballés et transportés, surtout pour les cultures d’exportation.

Les agriculteurs ont souvent besoin d’aide individuellement pour faire pousser des aliments de grande qualité. Ils peuvent bénéficier de cette aide par le biais des syndicats d’agriculteurs et des coopératives de mise en marché. Ces organismes s’efforcent de se tenir au courant des souhaits du marché, y compris des prix courants pour les cultures et de l’emplacement des meilleurs débouchés.

Ce texte donne le profil d’une productrice de paprika biologique qui a réussi en Zambie, Madame Nancy Kondolo. Dans son cas, c’est le Syndicat national des agriculteurs de Zambie qui a donné la formation et les renseignements qui l’ont aidée à atteindre les normes de haute qualité indispensables pour exporter son produit vers l’Europe.

Les radiodiffuseurs peuvent aider les agriculteurs locaux à faire pousser des cultures de haute qualité en publicisant les cas de réussite comme celui ci. Ils peuvent également être utiles en interviewant des représentants des syndicats d’agriculteurs et des coopératives de producteurs qui sont actifs sur la scène locale et en posant des questions concernant les cultures qui pourraient offrir les meilleures perspectives pour les marchés locaux, nationaux et internationaux.

Script

Montée du thème musical et sortie en fondu enchainé.

Animatrice :
Bonjour et bienvenue à l’émission d’aujourd’hui Voice of the Farmer, qui vous est acheminée avec les hommages du Syndicat national des agriculteurs de Zambie. Au micro votre animatrice Alice Lungu Banda. Demeurez à l’écoute.

Montée de l’indicatif musical et fondu enchainé.

Animatrice :
En Zambie, les agriculteurs ont reussi a diversifier leurs cultures et a obtenir des recoltes exceptionnelles dans le but de reduire la pauvrete. Mais ils sont toujours confrontes a un immense defi – la mise en marche de leurs produits!

Vous serez heureux d’apprendre qu’il y a de bonnes nouvelles! Tous les agriculteurs peuvent obtenir des produits ayant une haute valeur nutritionnelle. Et les produits nutritifs leur donnent acces aux marches internationaux.

Agriculteurs et agricultrices! Permettez moi de vous rappeler que ce qui compte vraiment, ce ne sont pas les gouts des fournisseurs, mais plutot ceux des consommateurs. Sur les marches concurrentiels, le succes depend de l’utilisation de bonnes pratiques de gestion des cultures, depuis la plantation jusqu’a la recolte. Par exemple, le paprika cultive selon des methodes biologiques peut rapporter beaucoup d’argent a un agriculteur a la fois sur les marches locaux et internationaux, ce qui contribue a la lutte contre la pauvrete.

Dans notre emission d’aujourd’hui, la vedette est madame Nancy Kondolo, agricultrice de 59 ans du village de Mwanamwemba dans la province du Sud de la Zambie. Madame Kondolo fait pousser du paprika sur une base commerciale et le vend a la fois sur les marches locaux et internationaux. Restez des notres pendant que je vais m’entretenir avec elle.

Alice :
Bonjour, madame Kondolo. Quand avez vous commence la culture du paprika?

Mme Kondolo :
Je suis devenue productrice de paprika en 1997 lorsque j’ai pris ma retraite de fonctionnaire a titre de secretaire. J’ai commence la culture du paprika parce que j’ai eu l’occasion de voyager en Europe. J’ai constate que le paprika et la majorite des cultures que nous faisons pousser ici, en Zambie, sont tres appreciees en Europe et se vendent comme des petits pains.

Alice :
Que voulez vous dire par l’expression ‘se vendent comme des petits pains’?

Mme Kondolo :
Ce que je veux dire c’est que c’est un tres bon marche pour ces cultures. Mais je dois servir une mise en garde a mes collegues agriculteurs et agricultrices. Les cultures doivent etre produites en respectant de bonnes pratiques de gestion et les produits doivent etre bien emballes. Ils doivent avoir une haute valeur nutritionnelle et aucune trace de pesticides. Enfin, ils doivent etre attrayants pour repondre aux normes europeennes.

Alice :
Comment etes vous parvenue a respecter les normes europeennes?

Mme Kondolo :
Je fais partie d’un groupe d’agriculteurs de Mwanamwemba, qui est membre du Syndicat national des agriculteurs de Zambie. Il est facile pour nous de respecter ces normes parce que le syndicat nous a dispense une formation en vue d’appliquer de bonnes pratiques de gestion, depuis la preparation du sol jusqu’a la recolte. Le syndicat s’est egalement assure que nous avions des liens avec les marches, tant locaux qu’internationaux.

Alice :
Comment situez vous vos moyens de subsistance comparativement a l’epoque ou vous etiez secretaire?

Mme Kondolo :
Je suis tres a l’aise. J’ai de l’argent en poche tous les jours et j’arrive a subvenir aux besoins de nombreux enfants scolarises. J’aide egalement d’autres menages de mon village quand le besoin s’en fait sentir.

Alice :
Combien d’hectares de terres possedez vous? Faites vous pousser d’autres cultures?

Mme Kondolo :
J’ai 60 hectares de terres. Comme je connais l’importance de la diversification des cultures, je cultive d’autres produits, notamment le mais, le soja, les arachides et les tournesols.

Alice :
Quelle methode culturale utilisez vous et depuis combien de temps la pratiquez vous?

Mme Kondolo :
Dans le passe, j’utilisais des methodes culturales traditionnelles et mes rendements n’etaient pas tres bons. Mais grace au Syndicat national des agriculteurs de Zambie, j’utilise maintenant des methodes culturales ecologiques et je pratique l’agriculture biologique et la rotation des cultures. Je n’aime pas beaucoup l’idee d’utiliser des produits chimiques.

Alice :
Pourquoi pas?

Mme Kondolo :
Je ne veux pas que la valeur de mon sol se degrade. Et l’Union europeenne, qui est mon marche cible, demande des produits ayant une grande valeur nutritionnelle. Je me rends compte que l’agriculture est une entreprise et que je dois repondre aux besoins de mes clients si je veux rester en affaires.

Alice :
Merci de nous avoir parle a l’emission Voice of the Farmer. J’espere que vous trouverez le temps de revenir nous voir.

Mme Kondolo :
Merci et ce sera avec plaisir, a votre convenance.

Animatrice :
Merci, chers agriculteurs et autres auditeurs, d’avoir pris le temps d’ecouter l’emission Voice of the Farmer malgre votre emploi du temps charge. Soyez a l’ecoute la semaine prochaine a la meme heure. Merci egalement a ma corealisatrice Annie Sampa. Au micro Alice Lungu Banda qui vous dit au revoir et vous souhaite une journee productive.

Arrivee de l’indicatif musical et sortie en fondu enchaine.

Acknowledgements

Rédaction : Alice Lungu Banda.
Réalisation : Syndicat national des agriculteurs de Zambie.
Agricultrice : Mme Nancy Kondolo. Village de Mwanamwemba, Ferme no 1977/M, Mazabuka, Zambie.
Présentation : Palesa News Agency, C.P. 314 FW, Lusaka.
Radiodiffusion et entrevue : Alice Lungu Banda.

Ce texte est une adaptation d’une émission qui a été radiodiffusée le 15 octobre 2005 à 13 heures 30 par la Zambia National Broadcasting Corporation (ZNBC).