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Script 95.11

Notes to broadcasters

L’Initiative de recherche sur les radios rurales en Afrique (IRRRA) est un projet de recherche qui a été entrepris par Radios Rurales Internationales, en partenariat avec 25 stations de radio africaines de cinq pays, grâce à des fonds de la Fondation Bill & Melinda Gates. Il a été lancé en avril 2007. L’objectif de l’IRRRA était de découvrir, de documenter et de diffuser les meilleures pratiques utilisant la radio pour améliorer la sécurité alimentaire en Afrique. L’IRRRA a été l’une des premières tentatives visant à mesurer systématiquement l’impact des programmes de radio sur les connaissances et les pratiques des agriculteurs.

L’IRRRA a créé et utilisé une approche appelée « campagne radiophonique participative » (CRP) pour étudier les programmes de radio rurale. Les CRP focalisaient sur des « améliorations » uniques qui étaient sélectionnées par des agriculteurs et choisies à cause de leur capacité prouvée d’aider les agriculteurs à améliorer leur sécurité alimentaire. L’amélioration choisie était le point central d’une série hebdomadaire de programmes de radio étalés sur une période de plusieurs mois.

Dans chaque pays, un amalgame de stations de radio communautaires, publiques et commerciales ont diffusé les CRP. Ces programmes étaient diffusés régulièrement, au moins une fois par semaine, à une heure où les agriculteurs pouvaient les écouter dans leur propre langue. Ils donnaient aux agriculteurs l’occasion de s’exprimer tout au long du programme, et répondaient aux commentaires des agriculteurs.

Pour chaque CRP, trois communautés étaient choisies en tant que communautés « actives », et une communauté était choisie en tant que communauté « passive ». On a offert aux agriculteurs des communautés actives l’opportunité de faire partie du projet. Ils étaient interviewés à la radio; ils faisaient des commentaires en ondes, et ils aidaient à choisir le thème des programmes. Les communautés passives n’étaient pas directement impliquées, mais elles pouvaient écouter les émissions.

La CRP présentée dans le texte qui suit s’est concentrée sur la promotion du riz NERICA. Bien que ce texte soit une fiction et ne mentionne pas le nom de vraies personnes, il est basé sur des entrevues authentiques et sur une véritable CRP conduite au Ghana. Vous pourriez vous inspirer de ce texte pour mener une recherche en vue d’écrire un texte sur un sujet similaire touchant votre région. Alternativement, vous pourriez choisir de produire ce texte à partir de votre station, en utilisant des acteurs pour représenter la voix des interlocuteurs. Le cas échéant, veuillez vous assurer d’informer votre audience au début du programme que les voix sont celles d’acteurs, et non les gens impliqués dans les interviews originales.

Script

Personnages :

Alhassan Baaba
, vulgarisateur agricole, Municipalité de Ho

Frank Dzameku
, producteur et coordinateur du programme agricole, Nkomo FM

Halimatu
, agricultrice

Efo Osei
, agriculteur

Asigri
, agricultrice

Banka
, commerçante, vendeuse de riz

Agyeiwaa
, agricultrice

Akua
, fille d’Asigri

Animateur :
Bonsoir, chers auditeurs. Ici (nom de la station de radio)! Mon nom est (nom de l’animateur), votre animateur habituel pour (nom du programme). Vous allez écouter une mise en scène impliquant des membres de la communauté qui ont tiré profit d’une campagne radiophonique sur le riz NERICA.Interlude musical, pendant une minute

Madame Halimatu :

Agoo, agoo. (Note de la rédaction: “Agoo, agoo” veut dire “Toc, toc” en akan.) Qui est là? Il y a quelqu’un? (Bruit de porte qui s’ouvre) C’est toi, Akua? Où est ta mère?

Akua :

Elle vient de partir pour l’école, pour une réunion.

Madame Halimatu :

Quand elle reviendra, dis-lui que j’étais ici. (Bruits de pas et de conversation) Oh, la voici. Bonjour. Comment vas-tu, mon amie? Ça fait longtemps.

Madame Asigri :

Oh, ça va plutôt bien! Je venais de quitter la maison pour me rendre à une rencontre parent-professeur à l’école. Mais on me dit que ça a été reporté à un autre jour. Qu’est-ce qui t’amène ici, si tôt le matin? Assois-toi, qu’on discute. Comment vont les enfants et ton mari?

Madame Halimatu :

Oh, ils vont tous bien. Je suis juste passée pour te parler de quelque chose. J’écoutais Nkomo FM l’autre soir, leur programme agricole. J’ai entendu parler d’une nouvelle variété de riz qui peut être planté sur de plateau. Il peut aussi être mis en terre avec d’autres plantes, et il pousse bien, même loin des points d’eau. J’ai appelé la station pour obtenir plus d’informations là-dessus, et on m’a dit que ton mari et toi plantiez cette variété. Alors je suis venue pour en savoir plus à ce sujet.

Madame Asigri :

Oh, c’est vrai. Je plante ce riz depuis un certain temps déjà. C’est un vulgarisateur agricole qui m’en a parlé. Il était en visite chez nous et nous a donné une poignée de plants pour qu’on l’essaye. Nous l’avons essayé dans notre nouvelle ferme et nous avons trouvé qu’il poussait au milieu d’autres plantes, comme il l’avait dit. Manioc, maïs, plantain, cocoyam, tous ont bien poussé quand on les a plantés avec ce riz. On l’appelle riz NERICA. Tu sais, mon amie, notre riz traditionnel ne pouvait être planté que dans des zones marécageuses. Mais on peut planter ce riz-là n’importe où. Le vulgarisateur a dit qu’on l’appelle riz de plateau parce qu’il pousse bien, quel que soit l’endroit de la ferme où on le plante.

Madame Halimatu :

Ok, c’est bien de cette variété-là qu’il était question dans le programme. J’ai entendu le vulgarisateur, à la radio; il parlait de certains de ses avantages. Mais, mon amie, il faut que je parte maintenant. Je reviendrai prendre plus d’information ce soir.

Madame Asigri :

Ok, mais tu ne crois pas qu’on devrait chercher à obtenir plus d’informations auprès du vulgarisateur? Ou bien on pourrait aller à la station de radio, ou chez l’agriculteur-en-chef. Bon, je te laisse partir. Tu transmettras mes salutations à ton mari et à tes enfants.

Madame Halimatu :

Ok, c’est une bonne idée. Je te vois ce soir.

Bruit de porte qui s’ouvre puis se ferme

Interlude musical pendant cinq secondes

Madame Halimatu :

Bonsoir, mon amie.

Madame Asigri :

Bonsoir, mon amie. Comment vas-tu?

Madame Halimatu :

Je vais bien. Comme je disais ce matin, je suis venue pour voir qui contacter afin d’obtenir plus d’information sur ce riz NERICA.

Madame Asigri :

Ok, mon amie, je pense qu’il conviendrait de commencer par aller voir le vulgarisateur qui m’a fait connaître ce riz. Il vit près d’ici, près du vieux marché. Son nom est Alhassan.

Madame Halimatu :

Ok, mon amie, allons-y.

Bruits de portes qui s’ouvrent et se ferment, et de gens qui sortent

Interlude musical pendant 10 secondes

Madame Asigri :

Agoo, qui est là?

Alhassan Baaba :

Veuillez entrez – o!

Alhassan Baaba :

Oh, Mama Halimatu, woezor!

(Note de la rédaction : “woezor” signifie “bienvenue” en ewe, la langue principalement parlée dans la région du Volta, au Ghana) J’espère que tout va bien. Comment va tout le monde, chez vous? Quelle surprise! Tu viens me voir à cette heure-ci avec une amie. Je viens de rentrer de la ferme. Je vous en prie, asseyez-vous, qu’on parle. Qu’est-ce qui vous amène ici, ce soir? Soyez les bienvenues!

Madame Asigri et Halimatu :

Merci.

Madame Asigri :

Ok, je te présente mon amie Halimatu. Elle est venue me voir ce matin et voulait en savoir plus sur le riz NERICA. J’ai suggéré qu’on vienne te voir, puisque tu es celui qui nous a donné ces quelques plants à mettre en terre. Elle m’a dit qu’elle a entendu parler du NERICA sur Nkomo FM durant leur dernier programme agricole. Et elle espère avoir plus d’information là-dessus.

Alhassan Baaba :

Oh ok, c’est bien. J’étais avec la station quand ils faisaient ce programme.

Madame Halimatu :

Oh, alors vous étiez le vulgarisateur, là-bas?

Alhassan Baaba :

Oui, c’était moi. Le Ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture fait la promotion du NERICA dans le cadre de ses efforts pour améliorer la qualité du riz produit localement.

Madame Halimatu :

Alors, Nkomo FM fait la promotion de cette même variété de riz?

Alhassan Baaba :

Oui. Je représente le Ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture pour ce projet. Ce projet est intitulé Initiative de recherche sur les radios rurales en Afrique, ou IRRRA. Nkomo FM diffuse des programmes sur le riz NERICA pour les petits agriculteurs de sa région d’écoute. La station diffuse le programme tous les mercredis à 20 heures et le rediffuse à 17 heures les dimanches. Si vous voulez plus d’information, je suggère que vous parliez au coordinateur du projet, Frank Dzameku. Vous pouvez revenir me voir afin qu’on se rende ensemble à la station de radio.

Madame Halimatu :

Ok, Efo Alhassan, merci beaucoup. (Note de la rédaction: “Efo” veut dire “Ancien.”)

Interlude musical pendant 10 secondes

Salutations et radio, en bruits de fond

Alhassan Baaba
, Madame Halimatu et Madame Asigri :

Bonsoir Monsieur Dzameku!

Frank Dzameku :

Bonsoir! Comment allez-vous?

Alhassan Baaba
, Madame Halimatu et Madame Asigri :

Ça va bien.

Alhassan Baaba :

Nous sommes venus pour avoir plus d’information concernant le projet sur le riz NERICA.

Frank Dzameku :

Oh Alhassan, mais c’est toi le père du NERICA dans la région.

Rires

Madame Asigri :

De grâce, Monsieur Dzameku, mon amie souhaite avoir plus d’information sur le riz NERICA. On nous a informées que vous dirigez un projet sur le NERICA, pour les agriculteurs locaux. Comment cela a-t-il commencé?

Frank Dzameku :

On a fait la promotion du NERICA dans le cadre d’une initiative intitulée Initiative de recherche sur les radios rurales en Afrique, qui a été lancée en 2007 par Radios Rurales Internationales et quelques autres stations de radio d’Afrique. Par bonheur, Nkomo FM était l’une d’elles.

L’élément principal de notre campagne radiophonique participative était le Nouveau Riz pour l’Afrique, aussi appelé NERICA. Il a été choisi parce que le riz est une des principales cultures de la région. On peut cultiver le NERICA n’importe où, par ici. Il donne de meilleurs rendements et a une période de croissance plus courte. Le NERICA résiste aux sécheresses et aux maladies. Il est appelé riz de plateau parce qu’on peut le cultiver n’importe où sur la ferme. On peut aussi le planter avec d’autres cultures.

C’est bien de cultiver du NERICA dans cette région parce qu’il y a des conditions parfaites pour le cultiver. Il y a des terres disponibles, du soutien de la part des vulgarisateurs et des bonnes conditions météo pour le séchage après la récolte. Il y a aussi un marché solide.

Madame Halimatu :

Oui, j’ai entendu beaucoup de gens parler du riz NERICA comme étant un riz délicieux. Comment les agriculteurs se sont-ils retrouvés impliqués dans le projet?

Frank Dzameku :

Les campagnes radiophoniques participatives de l’IRRRA ont focalisé sur ce que nous appelons des «améliorations». En d’autres termes, elles ont focalisé sur des bonnes pratiques que les agriculteurs peuvent adopter. Par exemple, elles peuvent se concentrer sur de nouvelles cultures et de nouvelles variétés, sur des approches favorisant une meilleure gestion des sols, sur des façons de réduire les pertes suivant la récolte, ou sur des tactiques d’identification de marchés pour produits frais.

Une fois que nous avons choisi le NERICA en guise d’amélioration, l’IRRRA nous a aidés à conduire des recherches. Nous avons collecté des informations sur les connaissances, les attitudes et les pratiques des agriculteurs vis-à-vis du NERICA.

Nous avons appliqué une approche très participative, pour les programmes. Nous avons collaboré avec trois communautés dites «actives» où nous avons directement approché des membres de la communauté, du personnel de vulgarisation et des agents de projets, pour les inviter à participer au processus de planification du programme. Ces communautés sont Yamfo, Susuanso, et Afrispa.

Nous avons encouragé ces communautés à s’impliquer, de sorte que nous puissions déterminer si des changements quelconques se produisaient, suite à l’écoute des programmes, au sein de ces communautés. Les communautés actives ont soumis des commentaires tout au long de la période du programme. Leurs interventions étaient présentées dans les programmes, et certaines ont conçu un indicatif musical pour le programme.

Madame Halimatu :

Si vous avez fait tout ça, il semble que le programme était vraiment élaboré.

Frank Dzameku :

Oui, en effet. J’ai beaucoup appris, personnellement, sur l’importance de planifier nos programmes en collaboration étroite avec les auditeurs, et particulièrement les agriculteurs. Si les agriculteurs se voient comme des personnes d’importance dans une émission, et participent activement à la planification du programme, ils l’écouteront et réagiront au message qu’il véhicule.

Madame Asigri :

Je cultive du NERICA mais c’est Efo Alhassan, ici présent, qui m’a donné les plants de riz. Et j’écoute le programme depuis un bout de temps maintenant. Combien de temps a duré la campagne radiophonique?

Frank Dzameku :

Le programme a été diffusé pendant cinq mois. La station a diffusé le programme dans la langue des agriculteurs, à une heure où ils étaient disponibles pour le suivre. Nous nous sommes concentrés uniquement sur le NERICA.

Le programme était animé par un radiodiffuseur qui comprend bien la situation des agriculteurs et que les agriculteurs aiment bien. Nous avons conduit des interviews au studio et sur le terrain, et nous avons aussi discuté au téléphone, en ondes, avec des agriculteurs et des vulgarisateurs. Ceux-ci ont partagé leurs expériences avec les auditeurs, par rapport au NERICA. Nous avons aussi organisé une émission au cours de laquelle les auditeurs pouvaient nous téléphoner et partager des anecdotes concernant l’adoption du riz NERICA. On récompensait parfois les auditeurs assidus en diffusant un morceau de musique de leur choix qu’ils pouvaient dédier à leurs proches.

Madame Halimatu :

En récompensant les agriculteurs, vous leur avez vraiment donné l’opportunité de se faire entendre! Est-ce que certains d’entre eux vous ont fait part d’expériences ou de difficultés par rapport au projet?

Frank Dzameku :

Oui, ils nous ont dit plus tard que leurs rendements s’étaient améliorés. Ils étaient très intéressés par le programme. Mais l’introduction du NERICA a causé quelques difficultés. D’abord, l’attitude initiale des agriculteurs par rapport à l’introduction de toute nouvelle variété de riz – et du NERICA en particulier – était la suspicion. C’est parce que, quand le Ministère de l’Agriculture faisait la promotion du NERICA, les vulgarisateurs n’ont pas rendu visite aux agriculteurs à temps pour répondre à leurs préoccupations. Ensuite, les agriculteurs avaient l’habitude de cultiver le riz dans des zones marécageuses, ce qu’ils faisaient depuis de nombreuses années. Il était donc difficile pour eux de se convertir à la nouvelle variété de plateau. Ils hésitaient à adopter une nouvelle variété sans avoir de soutien continu et régulier de vulgarisateurs. Il y avait d’autres difficultés aussi, telles que l’application correcte de l’engrais, le contrôle des mauvaises herbes et la récolte.

Bruits de porte qui s’ouvre et de gens qui rentrent dans une pièce

Adane et Efo Osei :

Bonsoir, Mesdames et Messieurs!

Alhassan Baaba
, Frank Dzameku
, Madame Asigri et Madame Halimatu :

Bonsoir Messieurs!

Frank Dzameku :

Ah Kofi, comment ça va? Tu as amené quelqu’un d’important ici, ce soir. Efo Osei, ça fait longtemps. Comment vas-tu?

Kofi Adane et Efo Osei :

Nous allons bien. J’espère que tout va bien pour vous.

Kofi Adane :

J’ai amené Efo Osei ici pour qu’il nous parle de ce que les agriculteurs ont à dire au sujet de la culture de NERICA et de la campagne radiophonique.

Frank Dzameku :

Ok.

Asigri et Halimatu, je vous présente Adane, l’animateur habituel du programme agricole à Nkomo FM. Efo Osei était aussi dans le programme. C’est un agriculteur originaire de Susuanso, une communauté qui s’est impliquée dans le projet. Efo Osei cultivait d’autres variétés de riz, avant qu’on ne lui présente le NERICA. S’il-te-plaît, peux-tu parler à mes visiteurs de ton expérience en matière de culture de NERICA?

Efo Osei :

Oui. Avant que je n’entende parler de ce projet, sur Nkomo FM, très peu d’agriculteurs de la région, moi y compris, avaient les moindres connaissances au sujet du NERICA.

Avant la campagne radiophonique, les agriculteurs ne voulaient pas considérer l’adoption du NERICA à cause d’expériences négatives en lien avec des projets et initiatives du gouvernement. Le gouvernement présente des projets, mais quand les agriculteurs les adoptent puis veulent des informations et des intrants, comme des semences et des produits chimiques, on les laisse généralement tomber. Alors, avant le projet radio, aucun agriculteur ne cultivait de NERICA ici.

Madame Halimatu :

Pourquoi pensez-vous que les agriculteurs ont répondu positivement après avoir suivi la campagne NERICA?

Efo Osei :

Parce que le projet Nkomo FM a fait de la sensibilisation sur la nouvelle variété par le biais d’agriculteurs, d’agents de vulgarisation comme mon ami Alhassan, de commerçantes et de consommateurs de riz local. La station a aussi diffusé des informations sur les méthodes de culture du NERICA, incluant les pratiques de production, l’après récolte et la commercialisation.

Le NERICA est maintenant l’une des variétés de riz les plus recherchées, ici. En tant qu’agriculteur-en-chef de ma communauté, je peux dire qu’environ 50% des ménages cultivent maintenant du NERICA. Avant, ce chiffre était plus élevé, jusqu’à 90%. Mais maintenant, beaucoup d’agriculteurs cultivent du riz parfumé.

Alhassan Baaba :

Oui. Et contrairement à d’autres projets du gouvernement, le projet NERICA a fourni des semences aux agriculteurs.

Avant qu’on ne parle du projet à la radio, aucun ménage dans les communautés «actives» n’avait planté ou reçu du NERICA ou n’était inscrit pour obtenir du NERICA. Mais après diffusion, environ 75% des ménages de ces communautés se sont inscrits pour acheter des grains et cultivaient du NERICA. À peu près 50% des familles issues de communautés «passives» ont acheté et cultivé du NERICA. Les habitants d’autres régions sont aussi venus chercher des informations ou des grains de NERICA. L’impact des émissions de radio a donc été grand dans la zone d’écoute de Nkomo FM.

Madame Halimatu
:

Ça m’impressionne. Je pense qu’on peut continuer d’utiliser la radio pour changer les attitudes et améliorer la vie des agriculteurs.

Kofi Adane :

Oui, ce programme a été un des projets les mieux réussis que Nkomo FM ait jamais menés. En passant, j’ai fait des enregistrements dans le marché, dans lesquels je parlais à quelques commerçantes du riz NERICA. Vous pouvez écouter mon interview avec Madame Banka, une commerçante qui vend du riz. J’ai l’enregistrement ici. Je lui demandais si le NERICA se vendait bien au marché. Écoutons.

Courte pause, puis son de voix enregistrée

Extrait avec Madame Banka :

Oui, le NERICA se vend bien. Beaucoup de gens l’achètent, que ce soit pour la première fois ou en tant qu’acheteurs réguliers. Les ventes de NERICA ont clairement augmenté. Je vends environ 30 sacs par mois, comparativement à une moyenne de trois sacs auparavant. D’une façon générale, l’intérêt pour les variétés locales de riz a augmenté. Les gens demandent habituellement du riz local et nous suggérons toujours le NERICA. Il y a eu des demandes spéciales pour le NERICA et de plus en plus de gens en mangent. (Fin de l’extrait)

Frank Dzameku :

J’ai reçu des commentaires positifs similaires de la part d’agriculteurs, de commerçantes et du public en général, qui me sont parvenus par des appels entrants durant des émissions, des lettres et des appels sortants faits pour discuter avec des membres de nos communautés «actives» et d’autres communautés. J’ai ici un enregistrement fait avec Madame Agyeiwaa, une agricultrice originaire de Yamfo. Elle parlait du programme et de son expérience.

Courte pause, puis son de voix enregistrée

Extrait avec Madame Agyeiwaa :

J’ai entendu parler du programme, un jour, et je m’y suis jointe dès ce moment-là. On m’a enregistrée à de nombreuses reprises et on diffusait les entrevues en ondes. Je sentais que je faisais partie du projet. Beaucoup d’autres agricultrices ont aussi eu cette opportunité.

La campagne radiophonique nous a aidées à développer un grand intérêt pour la culture du NERICA. Mais de nombreuses communautés avaient du mal à trouver des grains. Beaucoup d’agriculteurs n’arrivaient simplement pas à trouver les grains dont ils entendaient tant parler à la radio. Ça a été un coup dur pour nous. (Fin de l’extrait)

Frank Dzameku :

Mesdames et Messieurs, c’était la voix de Madame Agyeiwaa. Je comprenait personnellement certaines des difficultés auxquelles elle a fait face. Beaucoup d’agriculteurs sont venus à notre station pour acheter des grains et d’autres intrants. Nous avons constaté que l’incapacité de les approvisionner adéquatement a généré de la déception et un manque de confiance, tant vis-à-vis du projet que de la station de radio locale. Mais la plupart de ces difficultés mineures ont été surmontées grâce à la collaboration de notre station avec le Ministère de l’Agriculture. Le projet nous appris des leçons que nous appliquerons à des projets similaires, dans le futur.

Fondu enchainé sur une conversation entre Frank Dzameku et les autres personnages, et fondu en ouverture sur l’indicatif musical, maintenu sous la voix de l’animateur.

Animateur :

Chers auditeurs, nous avons parlé d’une campagne radiophonique sur le NERICA, le Nouveau Rice pour l’Afrique. Nkomo FM a diffusé une campagne radiophonique participative sur le NERICA, qui a impliqué des agriculteurs pour la planification et les émissions. À la fin de la campagne, de nombreux agriculteurs avaient décidé de cultiver du riz NERICA. OK, c’est tout pour aujourd’hui. Au revoir, et à la prochaine. Mon nom est (nom de l’animateur).

Générique de fin

Acknowledgements

Rédaction: Kwabena Agyei, Directeur, Spectacle Media Consult, Techiman, Ghana

Ce texte est dédié à M. Koku Asuo Dzigbordi, qui était l’agent de vulgarisation assigné au projet et qui est décédé en 2011.

Révision: Benjamin Kudjoe Fiafor, Gestionnaire de Projets, Radios Rurales Internationales

Traduction : Madzouka B. Kokolo, Contractuelle

Information Sources

  • Anane Gbadago, Coordinateur de l’IRRRA, producteur/animateur du programme agricole à Volta Star Radio, à Ho, le 20 octobre 2011
  • Kofi Nkrabea, animateur du programme agricole à Volta Star, le 20 octobre 2011
  • Jonny Dumahasi Wodui, vulgarisateur agricole, dans la Municipalité de Ho, le 21 novembre 2011
  • Efo Dovlo Asabi, agricultrice, à Pampawie, le 21 novembre 2011
  • Mary Djanmah, agricultrice, le 21 novembre 2011
  • Dina Boateng, commerçante, vendeuse de riz, le 20 octobre 2011
  • Lande Dake, agricultrice, à Hlefi, le 21 novembre 2011