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Script 94.14

Notes to broadcasters

Au Bénin, l’histoire des coopératives agricoles est très riche. De la période coloniale (1910-1960) à l’ère démocratique, en passant par l’ère qui a suivi l’indépendance (1960-1974) et les années révolutionnaires (1975-1989), plusieurs mouvements de coopératives agricoles ont vu le jour. Parmi ceux-ci, le Conseil de la Coalition des Riziculteurs du Bénin (CCR-B) a été créé très récemment.

Né en 2006, le CCR-B a reçu de l’attention très vite à cause de la vision qu’il avait d’être une organisation dynamique et de premier ordre dans le secteur du riz, à l’échelle nationale. Dans l’esprit de cette vision, le mandat de l’organisation est de :

  • Représenter les producteurs de riz du Bénin dans tous les actes de la vie civile, administrative et politique, en rapport avec l’agriculture au Bénin ;
  • Maintenir et défendre, sans exception, les intérêts des riziculteurs du Bénin et en tous lieux ; et
  • Promouvoir la professionnalisation des producteurs de riz et coordonner toute action dans le contexte de la production de riz au Bénin.

Aujourd’hui, le CCR-B incorpore six unions régionales de riziculteurs, environ cinquante associations communautaires, et des centaines de groupes villageois de producteurs de riz.

Ce texte radiophonique vous présente l’esprit de coopérative au sein de l’Union Régionale des Producteurs de Riz des départements de l’Ouémé et du Plateau (URIZOP), qui est membre du CCR-B. L’objectif de ce texte est de montrer l’importance et le besoin d’avoir une coopérative bien organisée.

Le texte est basé sur des interviews authentiques. Vous pourriez vous inspirer ce texte pour faire une recherche et écrire un texte sur un sujet similaire touchant votre région. Alternativement, vous pourriez choisir de produire ce texte dans votre station, en utilisant les voix d’acteurs pour représenter les personnages. Dans ce cas, veuillez vous assurer de dire à votre auditoire, au début du programme, que les voix sont celles d’acteurs et non celles des personnes impliquées dans les interviews originales.

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Personnages :

Animateur de l’émission : Félix Houinsou
Invités :

  • Émile Houansou, riziculteur à Dangbo
  • Albert Azon Gnadja, riziculteur à Adjohoun
  • Jeanne Ahouangnimon, rizicultrice à Dangbo
Générique de l’émission

Animateur :
Chers auditeurs et amis de Radio Immaculée Conceptionà Cotonou, au Bénin, bonjour. Bienvenue à votre émission préférée dédiée à l’agriculture. Durant l’émission d’aujourd’hui, nous parlerons de l’importance et du besoin des agriculteurs de s’organiser en coopératives agricoles. Nous avons trois invités dans le studio. Il s’agit de M. Émile Houansou, M. Albert Azon Gnadja et Mme Jeanne Ahouangnimon. Ils sont tous agriculteurs et membres de l’Union Régionale des Riziculteurs des départements de l’Ouémé et du Plateau, aussi appelée URIZOP. Ils vont nous parler de leur expérience en matière de vie coopérative.

Chers invités, bonjour et merci d’avoir répondu à notre invitation.

Invités :
(Tous ensemble) Bonjour.

Animateur :
Je vais vous présenter à nos auditeurs. M. Émile Houansou est juste en face de moi. Il est riziculteur et c’est le président de l’URIZOP. À ma droite, il y a M. Albert Azon Gnadja, et à ma gauche, il y a Mme Jeanne Ahouangnimon.

C’est à vous que je vais adresser ma première question, M. Émile Houansou. Dîtes-nous les raisons qui vous ont motivé à former une coopérative d’agriculteurs.

Émile Houansou :
L’union fait la force, comme on dit souvent. Alors, notre objectif premier était de nous rassembler pour devenir plus forts, afin de défendre nos intérêts en tant que riziculteurs, et d’organiser l’industrie du riz dans les départements de l’Ouémé et du Plateau.

Nous avons formé une coopérative pour nous aider mutuellement à comprendre et à gérer des problématiques telles que la main d’œuvre, le sol, les finances, la gestion et toutes les choses majeures qui sont à la base de la production du riz. Nous avions aussi besoin de bonnes aptitudes pour mieux gérer nos activités post-récolte et la commercialisation de notre riz.

Vous savez que les banques et les institutions de micro-finance n’accordent normalement pas de crédit aux agriculteurs. Parce que la météo est imprévisible, ces institutions croient que la production agricole est aussi imprévisible. Alors, elles ne sont pas certaines que les agriculteurs rembourseront leurs prêts. Mais quand les agriculteurs travaillent ensemble et se regroupent en coopératives, les banques et les institutions de micro-finance ont davantage confiance en eux. Par conséquent, les agriculteurs peuvent recevoir des crédits. Cela nous permet d’acquérir suffisamment de capital d’investissement pour les travaux d’amélioration de nos fermes. C’est une autre raison qui nous a motivés à former une coopérative.

Animateur :
Mme Jeanne Ahouangnimon, pourquoi une coopérative agricole focalisant seulement sur le riz? Est-ce parce que le riz est la seule culture qu’on fait pousser dans votre région?

Jeanne Ahouangnimon :
Non, on ne fait pas pousser que du riz. Nous produisons beaucoup d’autres cultures, telles que le maïs, le manioc, l’igname, la patate douce, le piment et les légumes. Nous faisons aussi de la pisciculture, et nous élevons de la volaille, des chèvres et des cochons. Il y avait des organisations de coopérative paysannes bien avant que la coopérative de riz a commencé. Ces organisations s’occupaient de tous les produits d’agriculture. Alors, en considération pour le proverbe « Qui trop embrasse mal étreint», nous avons décidé de former une coopérative dédiée exclusivement au riz.

Animateur :
M. Azon Gnadja Albert, vous êtes le secrétaire général de l’URIZOP. Comment devient-on membre de l’URIZOP?

Azon Gnadja Albert :
D’abord, il faut être riziculteur dans son village. Ensuite, il faut être membre d’une association de riziculteurs. Il faut avoir une rizière mesurant au moins une acre, soit deux cinquièmes d’hectare. Quand on a une rizière de cette taille, on est accepté comme membre du groupe villageois de sa communauté. De plus, il faut que l’association agricole du demandeur soit inscrite auprès de l’Association Communautaire des Riziculteurs. Et c’est l’Association Communautaire qui s’inscrit auprès de l’URIZOP. L’URIZOP s’inscrit à son tour auprès du Conseil de la Coalition des Riziculteurs du Bénin (CCR-B). Le CCR-B est l’organisation nationale.

Animateur :
Combien de membres l’URIZOPa-t-elle aujourd’hui?

Azon Gnadja Albert :
L’URIZOP a été créée en 2006 et elle compte maintenant 1473 riziculteurs. Ces agriculteurs sont issus de toutes les communautés qui produisent du riz dans les départements de l’Ouémé et du Plateau.

L’URIZOP incorpore 90 groupes villageois. Les 90 groupes villageois sont dans les communautés d’Adjohoun, de Dangbo, de Bonou, d’Aguégué et d’Adja Ouèrè. Dans d’autres communautés, certains riziculteurs s’organisent pour s’inscrire auprès de l’URIZOP. Notre porte est grande ouverte pour accueillir tous les riziculteurs qui partagent nos idéaux.

Animateur :
Mme Jeanne Ahouangnimon, quels sont les idéaux de l’URIZOP?

Jeanne Ahouangnimon :
Nous souhaitons que l’URIZOP soit une coopérative de riz qui soit source de prospérité pour ses membres. Pour y parvenir, nous travaillons présentement à transformer les départements de l’Ouémé et du Plateau en une zone de riz puissante où l’URIZOP préparerait la terre des riziculteurs pour la plantation avant que la saison ne commence. Notre vision est aussi d’améliorer la qualité du riz que nous cultivons, et de sécuriser les marchés pour vendre notre récolte.

Animateur :
M. Émile Houansou, vu que vous êtes trois agriculteurs issus de communautés différentes, veuillez expliquer comment l’esprit coopératif s’exprime dans les différents groupes qui sont membres de l’URIZOP?

Émile Houansou :
L’esprit coopératif se manifeste dans l’aide que nous nous apportons mutuellement: «un pour tous et tous pour un.»
Autrefois, tout le monde se rassemblait sur un lopin de terre collectif pour faire de la culture en groupe. Mais la culture de lopins collectifs n’a pas créé de succès pour les riziculteurs et ne les a pas aidés à gagner plus d’argent. Alors, nous avons cessé la vieille pratique consistant à faire de la culture sur des champs collectifs. Avec l’URIZOP, chacun a un champ séparé mais suit les lignes directrices de la coopérative. La coopérative est comme un creuset où les riziculteurs membres échangent et partagent des informations pour améliorer nos activités agricoles.

Animateur :
Comment fonctionne l’URIZOP?

Émile Houansou :
L’URIZOP est une coopérative qui opère dans l’ensemble des deux départements. Son bureau-chef est à Adjohoun. Il incorpore toutes les associations communautaires de riziculteurs des départements de l’Ouémé et du Plateau. Chaque association communautaire incorpore à son tour toutes les associations villageoises de riziculteurs. Toutes les associations communautaires se retrouvent lors d’une assemblée générale pour élire un Bureau des Directeurs. Ce Bureau élit un bureau exécutif issu de ses propres membres. Pour gérer les affaires administratives et financières, l’URIZOP engage du personnel, y compris un conseiller technique, deux membres d’une équipe technique, et elle engagera bientôt un secrétaire-comptable.

L’URIZOP a une Commission de Contrôle composée de trois membres. Cette commission gère les affaires de la coopérative. L’équipe technique de l’URIZOP s’occupe des activités quotidiennes de l’organisation.

Animateur :
Quelles sont ces activités quotidiennes?

Émile Houansou :
Dans les communautés, les membres de l’équipe technique offrent des conseils aux riziculteurs et travaillent de concert avec eux. Ils transmettent des informations venant des membres au bureau exécutif, et vice-versa. S’il y a la moindre difficulté, l’équipe technique essaye de régler la situation. Si la situation ne peut être réglée par l’équipe technique, le bureau exécutif intervient.

Cependant, les associations communautaires ont une autorité considérable. Ces associations cherchent des ressources financières et matérielles dans leurs communautés respectives. Par exemple, les associations sont responsables de la collecte de riz paddy, riz qu’elles envoient vers les centres de transformation.

Animateur :
Quelles sont les ressources financières de l’URIZOP, et comment parvient-elle à assurer le paiement des salaires du personnel qu’elle emploie?

Émile Houansou :
Les ressources de base de l’URIZOP proviennent des frais d’inscription et des paiements des cotisations sociales de ses membres. En plus de ses rôles de représentante des agriculteurs et de fournisseur de service, l’URIZOP dirige plusieurs entreprises. Cela nous rapporte de l’argent pour notre fonds de roulement. Mais depuis 2009, nous avons aussi bénéficié de l’aide de nos partenaires techniques et financiers.

Animateur :
Que sont les «frais d’inscription» et les «paiements des cotisations sociales»?
Émile Houansou :
Chaque association communautaire membre de l’URIZOP paye environ 25000 francs CFA (environ 50 $US) de frais d’inscription et 100000 francs CFA (environ 200 $US) de cotisations sociales. Certains membres peuvent payer pour une ou plusieurs cotisations sociales.

Animateur :
Pourriez-vous, s’il vous plait, clarifier comment ces paiements venant des membres sont utilisés?

Émile Houansou :
Les frais d’inscription servent de capital de roulement pour l’URIZOP. Nous déposons les paiements de cotisations sociales à la banque, et nous les utilisons comme capital garanti pour obtenir des crédits des institutions de micro-finance, ou pour acheter de l’engrais pour les membres et leur offrir d’autres services.

Animateur :
Une problématique plus importante, que beaucoup de membres de coopératives ne comprennent pas, est le besoin d’avoir des coopératives de second rang telles que l’URIZOP pour se soutenir eux-mêmes en rentrant dans leurs frais de fonctionnement. Pourriez-vous préciser exactement comment l’URIZOP gère ses revenus pour couvrir ses dépenses?

Émile Houansou :
Nous avons de sérieuses difficultés à collecter les paiements de cotisation auprès de différents membres. Alors, pour assurer que nous avons assez de fonds pour couvrir nos frais de fonctionnement, nous mettons de côté 10% du prix de vente de chaque kilogramme de produit vendu par chaque riziculteur. C’est ainsi que l’URIZOP s’assure qu’elle couvre ses frais de fonctionnement avec les revenus qu’elle reçoit.

Animateur :
Concrètement, Mme Jeanne Ahouangnimon, qu’est-ce que l’URIZOP a accompli, depuis sa création?

Animateur :
M. Albert Azon Gnadja, en dehors de ces partenariats, qu’est-ce que l’URIZOP a accompli d’autre?

Albert Azon Gnadja :
Nous avons amélioré de nombreuses rizières. Grâce à ses partenaires, l’URIZOP a fait don de 170 bâches de séchage et 45 motopompes à ses membres. Nous avons aussi distribué des filets pour protéger les rizières contre les attaques d’oiseaux. L’URIZOP a distribué des semences de riz à tous ses membres, durant la saison précédente. Tous ces dons on aidé à faire tripler la production.

Pour mieux motiver les riziculteurs, l’URIZOP fait présentement des efforts pour racheter leur récolte. L’URIZOP prend le secteur de la riziculture au sérieux et elle étendra la zone de riziculture durant la saison prochaine.

Animateur :
Donnez-nous quelques statistiques sur la quantité de riz récolté depuis le lancement des activités de l’URIZOP jusqu’à ce jour.

Jeanne Ahouangnimon :
Je vous donnerai juste les statistiques pour les années 2009, 2010 et 2011, pour ne pas aller trop loin en arrière. En 2009, la production dans la région n’était que d’environ 200 tonnes. Nous avions le potentiel de faire de plus grand rendements, mais on n’en profitait pas, alors nous ne pouvions pas faire de grands profits.

En 2010, il y a eu une amélioration; la production a dépassé les 2000 tonnes. Durant la campagne agricole qui vient de s’achever, nous estimons la production à 6000 tonnes. Ces augmentations sont dues au soutien de nos partenaires. Aujourd’hui, le rendement moyen est de quatre tonnes par hectare. Avant, nous atteignions à peine trois tonnes mais aujourd’hui, dans les zones principales de riziculture, nous pouvons récolter jusqu’à sept tonnes par hectares, sans engrais. Ceci explique l’augmentation générale du rendement.

Animateur :
Comment les produits de culture sont-ils commercialisés?

Jeanne Ahouangnimon :
D’abord, l’URIZOP signe un contrat avec des groupes de riziculteurs au niveau des villages. Ce contrat spécifie que l’URIZOP enverra son équipe technique sur le terrain pour aider les riziculteurs durant tout le cycle de la culture du riz, afin d’obtenir des produits agricoles de bonne qualité. Après la récolte, l’URIZOP collecte tout le riz dans chaque village et le vend à ESOP et à CAFROP. Ces organisations s’occupent ensuite de le faire écraser, empaqueter et vendre aux consommateurs. L’URIZOP récupère l’argent auprès d’ESOP et de CAFROP, puis le distribue aux riziculteurs selon la quantité de riz vendu par chaque agriculteur.

Je dois mentionner que CAFROP est une nouvelle section de l’URIZOP. Elle a été récemment créée afin d’améliorer la production de riz dans les départements de l’Ouémé et du Plateau.

Animateur :
Chers invités, en tant que riziculteurs, quels avantages chacun de vous a-t-il reçu de l’URIZOP?

Émile Houansou :
Pour dire vrai, être membre de cette coopérative m’apporte beaucoup d’avantages. D’abord, cela me permet de bénéficier de beaucoup d’opportunités de formation sur les différentes phases de la culture du riz: de la préparation du terrain à la récolte. Cela m’a aussi aidé à comprendre comment évaluer les rapports de revenus, comment comprendre les techniques de commercialisation, et comment gérer une association de producteurs.

Grâce au Centre du riz pour l’Afrique, nous avons accès à des variétés de semences à haut rendement. Nous avons aussi accès à de nouvelles variétés de riz et à des innovations dans le domaine de la riziculture. Pour toutes ces raisons, il est prestigieux pour moi d’être riziculteur car la riziculture me rapporte beaucoup d’argent. Je n’envie même pas les fonctionnaires. Les revenus que je fais grâce à mon riz sont clairement meilleurs que leurs salaires.

Albert
Azon Gnadja :
Depuis que je suis avec l’URIZOP, c’est un grand soulagement pour moi. J’ai trouvé des solutions à toutes les difficultés que j’avais auparavant. Dès que je me suis inscrit, j’ai bénéficié de formations. Grâce à ces formations, je connais maintenant les détails techniques liés à la production du riz. Je sais comment faire un lit de semences de riz, comment calculer la quantité de semences nécessaires pour la surface de ma rizière, comment calculer la date à laquelle je dois appliquer l’engrais, et la dose nécessaire pour mon champ.

Alors qu’autrefois je travaillais sans savoir ce que je faisais, aujourd’hui, je peux calculer tous les coûts de production pour mon riz. Cela me permet de calculer le prix auquel je devrais vendre ma récolte. Au début, vu que je ne connaissais pas ces techniques assez bien, mon champ mesurait un peu moins qu’un demi-hectare. Mais depuis que j’ai adhéré à l’URIZOP, mon champ fait maintenant deux hectares. Et je gagne beaucoup. Ma récolte de riz est de six tonnes par hectare. Cela me permet de subvenir aux besoins de ma famille. Avant, j’avais une vieille moto mais j’ai acheté une nouvelle moto.

Jeanne Ahouangnimon :
Personnellement, j’ai eu la chance de travailler, dans les années 1970s, dans la zone agricole de ce qu’on appelait alors Corporation Nationale pour l’Irrigation et les Installations Hydro-Agricoles (SONIAH). Quand j’ai adhéré à l’URIZOP, j’ai remarqué une grande différence. Je travaillais pour SONIAH en tant que laboureuse. Mais je ne gagnais pas assez pour subvenir aux besoins de ma famille. Avec l’URIZOP, j’ai ma propre rizière. J’ai facilement accès à tout ce dont j’ai besoin pour faire pousser du riz. Je sais gérer correctement les revenus de ma récolte. Cela me permet de mieux répondre aux besoins de ma famille. J’ai bâti ma propre maison. En étant membre de cette coopérative, j’ai tous les avantages que mes collègues ont mentionnés avant moi.

Générique de fin en fond sonore, sous la voix de l’animateur

Animateur :
Il y a peu de coopératives d’agriculteurs comme l’Union Régionale des Riziculteurs des départements de l’Ouémé et du Plateau, au Bénin. Mais elles montrent le bon exemple! Nous invitons tous les agriculteurs à le suivre. Pourquoi? Parce que le fait de travailler au sein d’une coopérative peut être source de prospérité. Sur ce, nous allons terminer notre émission. Merci à tous nos invités. Et merci à vous, chers auditeurs. Au revoir!

Montée du générique, soutenu, puis fondu progressif

Acknowledgements

Rédaction : Félix Houinsou, Radio Immaculée Conception, Bénin, un partenaire radiodiffuseur de Radios Rurales Internationales
Révision : John JulianDirecteur, communications et politiques internationales, Association des coopératives du Canada.

Notes:

  • Ouémé et Plateau : La carte du Bénin est subdivisée en 12 départements. L’Ouémé et le Plateau sont deux départements voisins situés dans le sud-est du Bénin. Ils sont tous deux frontaliers du Nigéria. L’URIZOP est la coopérative résultant de la fusion des associations de producteurs de riz de ces deux départements. C’est une des six coopératives régionales qui forment l’organisation nationale appelée Conseil de la Coalition des Riziculteurs du Bénin (CCR-B).
  • CeRPA : Centre Régional pour la Promotion de l’Agriculture. Le CeRPA est une institution d’état qui est administrée par le Ministère de l’Agriculture, du Bétail et de la Pêche. Il est responsable de la vulgarisation, de la supervision et du soutien technique offerts aux agriculteurs. Le CeRPA est une institution régionale, donc départementale. Dans de nombreuses communes, le CeRPA a une branche appelée Centre Communautaire pour la Promotion de l’Agriculture (CeCPA). Les CeCPA ont des contacts directs avec les agriculteurs, les bergers et les pêcheurs qui vivent dans différents villages.

Information Sources

Interview en mars 2011 avec M. Émile Houansou, M. Albert Gnadja et Mme Jeanne Ahouangnimon, riziculteurs et membres du Bureau de l’URIZOP

Merci à :
Émile Houansou, Président du Bureau de l’URIZOP
Pascal Gbenou, Président du Conseil de la Coalition des Riziculteurs du Bénin (CCR-B)