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Script 94.12

Notes to broadcasters

L’agriculture est l’épine dorsale de bon nombre d’économies africaines. Et pourtant, les agriculteurs demeurent parmi les gens les plus pauvres du continent. Un examen minutieux révèle que de nombreux obstacles se dressent devant le secteur de l’agriculture. L’accès limité aux intrants agricoles, les mauvaises infrastructures, le manque d’accès aux marchés et, dernièrement, le changement climatique sont les plus grands défis de l’agriculture en Afrique.

Les agriculteurs ont la responsabilité de rechercher des moyens créatifs d’améliorer leur revenu et leur sécurité alimentaire. Les gouvernements ont la responsabilité de créer un environnement favorable pour que les agriculteurs tirent un bon profit de leurs entreprises agricoles.

Au Kenya, la combinaison entre l’entreprise agricole et l’effort gouvernemental est évidente dans le succès des sociétés coopératives. Nous veillons à ce que les agriculteurs soient les bénéficiaires lorsqu’ils se réunissent et s’organisent pour relever les défis qu’ils rencontrent à la ferme. Le mouvement coopératif fournit l’occasion aux agriculteurs d’améliorer leur revenu et leur sécurité alimentaire grâce à leurs propres efforts. Les Nations Unies ont proclamé 2012 Année internationale des coopératives. Vous pouvez trouver de plus amples informations sur le site Web suivant : http://social.un.org/coopsyear/.

Le présent texte relate les expériences de gens qui ont été impliqués dans une société coopérative prospère dans la province de Rift Valley au Kenya.

Voici quelques suggestions pour utiliser ce texte. Vous pourriez :

  • accueillir des représentants d’une société coopérative prospère dans votre pays ou votre région locale;
  • faire une entrevue sur le terrain avec des membres d’une société coopérative de votre région et leur demander de parler de leurs expériences et de leurs plans pour l’avenir;
  • écrire une dramatique sur une réunion d’une société coopérative;
  • adapter le présent scénario en utilisant des voix d’acteurs pour représenter les gens qui parlent. Si tel est le cas, veuillez vous assurer de prévenir votre auditoire, au début de l’émission, que les voix sont celles d’acteurs et non pas des personnes initialement impliquées dans les entrevues.

Script

Montée de l’indicatif musical pendant 10 secondes, puis fondu enchaîné sous la voix de l’animateur

Animateur :
Bonsoir, chers auditeurs et auditrices. Bienvenue à votre émission agricole favorite. Aujourd’hui, nous allons examiner le rôle que les coopératives et le développement coopératif jouent dans l’amélioration des moyens de subsistance des éleveurs dans les régions rurales.

EFFETS SPÉCIAUX :
Bruit de vaches pendant cinq secondes, puis fondu enchaîné

Narrateur :
Sur les hautes terres du district d’Uasin Ngishu dans la province de Rift Valley au Kenya, une révolution tranquille est en cours. Il y a deux ans, les éleveurs laitiers de la région ont décidé de mettre leurs ressources en commun et de démarrer une société coopérative qu’ils ont appelée Kabiyet Dairies. Deux ans plus tard, les éleveurs produisent plus de lait et obtiennent un prix plus que doublé pour leur lait.

EFFETS SPÉCIAUX :
Bruit de personnes bavardant pendant cinq secondes, puis fondu enchaîné

Narrateur :
Nous sommes en milieu de matinée à Kabiyet, village situé à environ 70 kilomètres de la ville d’Eldoret. Il y a un vent d’excitation chez les gens rassemblés au marché. Pour les agriculteurs de cette région, c’est une journée spéciale. La société coopérative locale paie les éleveurs pour le lait qu’ils ont livré à la coopérative durant tout le mois.

Mme Cecilia Jepchumba est l’une des nombreuses productrices laitières rassemblées ici. Elle a deux vaches et livre 25 litres de lait par jour à la coopérative. L’argent qu’elle va recevoir aujourd’hui lui servira à acheter des produits de première nécessité et à payer les frais de scolarité de son fils aîné qui est en première année dans une école secondaire proche.

Pourtant, un tel revenu régulier n’a pas toujours été la norme pour Mme Jepchumba.

Agricultrice Jepchumba :
Si vous regardez autour de vous, vous remarquerez que nos fermes présentent bien. Les conditions sont idéales pour l’agriculture. Ici les gens n’ont jamais faim. Mais ils ont été pauvres. Ceux qui ont de grosses fermes sèment du blé et gagnent beaucoup d’argent. Mais la majorité d’entre nous possèdent de petites parcelles de terre et nous semons du maïs et des fèves. Ces cultures se vendent à bas prix sur le marché parce que les agriculteurs récoltent leurs denrées et les vendent immédiatement. Au moment de la récolte, un sac de 90kilos de maïs se vend pour aussi peu que 400 shillings kenyans (Note de la rédaction : environ 5 $US). Nous obtenons donc très peu d’argent pour nos produits frais.

Narrateur :
Mme Jepchumba a été convaincue par un voisin de devenir membre du nouveau groupe auquel les agriculteurs du village adhéraient en grand nombre.

Agricultrice Jepchumba :
J’avais une seule vache qui nous donnait 10 litres de lait. Nous vendions le lait à des vendeurs, qui le revendaient ensuite à la ville d’Eldoret. Le revenu du lait et de notre ferme de deux acres ne suffisait pas pour couvrir les besoins de nos trois enfants. Mon voisin m’a raconté que la société coopérative nous fournirait un autre marché pour notre lait. Lorsque nous avons livré du lait à la société coopérative, nous avons vu que le prix était bon. Alors, nous avons décidé d’acheter une deuxième vache. Nous avons cherché une race améliorée. Elle nous a coûté cher mais nous savions que nous pourrions gagner plus l’argent en vendant son lait.

Narrateur :
C’était il y a deux ans. Aujourd’hui, elle a deux vaches adultes et une génisse en gestation. Pour Mme Jepchumba et pour d’autres femmes de la coopérative, malgré les temps difficiles l’autonomisation est arrivée dans leurs ménages.

Agricultrice Jepchumba :
Dans la collectivité de
Kalenjin (Note de la rédaction : lesKalenjinvivent dans la région de Rift Valley dans l’ouest du Kenya), les vaches sont considérées comme l’affaire des hommes. Lorsque je me suis inscrite comme membre, de nombreux hommes ont déclaré que je ne durerais pas longtemps dans le groupe. Mais mes enfants m’ont encouragée et ils ont promis de prendre bien soin de nos vaches pour qu’elles puissent donner plus de lait. Lorsqu’ils en ont le temps, comme après l’école, mes garçons coupent de l’herbe à éléphant pour les vaches.

Les femmes de ce village qui sont membres de la coopérative se réunissent tous les mois pour discuter et partager des idées sur la façon d’améliorer notre élevage laitier.

EFFETS SPÉCIAUX
:
Bruit d’un agriculteur labourant pendant cinq secondes, puis sortie en fondu enchaîné

Narrateur :
Loin des marchés, Vincent Maritim est occupé à désherber son herbe à éléphant, principal fourrage de ses quatre vaches. Il livre environ 42 litres de lait chaque jour à la société coopérative. Il affirme que la coopérative a amélioré sa vie.

Agriculteur Vincent :
Je gagne plus d’argent qu’auparavant. Je suis en mesure de prendre soin des besoins de ma famille. C’est risible de constater qu’il y a deux ans, je vendais un litre de lait pour neufs shillings kenyans. Ce que j’obtiens maintenant est bien plus qu’un éleveur moyen de mon village peut espérer.

De plus, je dépense moins en transport, à la fois en termes d’espèces et aussi du temps qu’il me faut pour porter le lait au point de ramassage central. Imaginez 2000 d’entre nous passant au moins 30 minutes tous les jours pour livrer le lait à la laiterie. Cela fait tellement d’heures gaspillées! Au lieu de cela, nous pourrions faire des choses à la ferme qui accroissent notre production de lait. La laiterie possède un camion qui fait la tournée tous les matins et tous les soirs pour ramasser le lait des éleveurs et le livrer à la laiterie. Je trais mes vaches et j’attends le camion au bord du chemin qui, par chance, passe devant ma ferme. C’est plus facile, moins cher et moins de soucis pour nous les éleveurs.

Narrateur :
Les avantages se limitent-ils à l’argent que vous obtenez et à l’argent que vous économisez?

Agriculteur Vincent :
Les avantages dépassent les questions monétaires. La coopérative me donne la possibilité de partager les expériences d’autres agriculteurs – pour voir comment ils prennent soin de leurs animaux et résolvent les problèmes de parasites et de maladies. Je parle d’un véritable échange de connaissances.

Il y a aussi le sentiment de faire quelque chose ensemble comme village, comme communauté, comme habitants de Kabiyet. Nous sommes plus forts quand nous sommes ensemble que lorsque nous faisons nos propres choses individuellement.

Narrateur :
Pour Vincent et les autres membres de la Société coopérative de Kabiyet qui livrent leur lait à Kabiyet Dairies, l’avenir semble prometteur grâce à leur projet de travail en collaboration.

EFFETS SPÉCIAUX :
Bruit d’un tracteur et bruit de contenants de lait pendant cinq secondes, puis fondu enchaîné

Animateur :
Voici les histoires de deux éleveurs laitiers prospères à Kabiyet. Nous sommes privilégiés d’avoir en studio avec nous deux autres personnes qui contribuent à ce succès: le président de Kabiyet Dairies Limited, M.Abraham Rugut, ainsi que M.Eliud Makhoka, formateur d’agriculteurs.

Bienvenue dans le studio.

Invités :
Merci.

Animateur :
Commençons par vous, M.Abraham Rugut. Quand a démarré la société coopérative?

Président :
Nous avons amorcé notre projet en 2008. À cette époque-là, la moitié des habitants de la région vivaient dans la pauvreté. Notre entreprise a démarré le 1er juin 2009. Ce jour-là, nous avons reçu une glacière pour refroidir notre lait. La glacière est un don du projetEast Africa Dairy Development. Mais, ce jour-là, nous ne savions pas si nous allions obtenir du lait! Heureusement, nous avons réussi à recueillir plus de 1600 litres de lait. Nous parlions aux éleveurs depuis 2008. Je dois vous dire que les éleveurs de notre région sont connus pour être des gens avec lesquels il est très difficile de traiter!(Rires)

Animateur :
De quelles façons est-il difficile de traiter avec ces gens-là?

Président :
Permettez-moi de vous faire un bref historique. Les habitants de Kabiyet sont venus de Tinderet. Ce sont les gens qui ont donné du fil à retordre aux Européens lorsqu’ils construisaient la voie ferrée Kenya-Ouganda de Mombasa à Kisumu près de la frontière ougandaise.(Rires généralisés)

Mais nous étions préparés; nous savions que les choses ne seraient pas faciles. Nous leur avons parlé pendant environ quatre mois avant qu’ils acceptent d’adhérer à la coopérative. Et comme nous étions ouverts dans nos discussions, les éleveurs étaient très positifs à l’égard de l’initiative. C’est pour cela que nous avons pu ramasser plus de 1600 litres de lait durant notre premier jour en activité. Et les quantités ont augmenté. Le deuxième jour, nous avons recueilli plus de 2200 litres et le troisième jour nous avons atteint la barre des 3000 litres. C’était très impressionnant!

Cette tendance s’est poursuivie et, en décembre 2009, nous ramassions environ 25000 litres de lait par jour. À l’heure actuelle, la laiterie recueille 36000 litres de lait chaque jour.

Animateur :
Combien de membres compte la société coopérative?

Président :
Nous avons comme membres environ 4200 agriculteurs. Les trois quarts d’entre eux ont versé le prix de la part sociale de 5000 shillings kenyans (Note de la rédaction : environ 60$US). Les autres en ont payé une partie et poursuivent leurs versements.

Animateur :
Vous avez mentionné que vous avez débuté en ramassant quelque 1600 litres de lait par jour et qu’en peu de temps cette quantité est passée à plus de 30000 litres. Qu’est-ce qui explique cette augmentation faramineuse?

Président :
Premièrement, nous avons travaillé très fort pour enseigner aux éleveurs de bonnes méthodes de production du lait, afin d’avoir du lait en plus grande quantité et de meilleure qualité.

Deuxièmement, nous avons fait plusieurs choses qui ont motivé les éleveurs à adhérer en grand nombre à la coopérative. Les éleveurs membres de la coopérative paient 800 shillings kenyans pour les services d’insémination artificielle au lieu du tarif habituel de 2500 shillings (Note de la rédaction : 800 shillings kenyanséquivalent à environ 10$US et 2500 shillings kenyansvalent environ 30$US). Nous avons également un magasin de produits agro-vétérinaires dans lequel les éleveurs achètent les intrants à des prix légèrement inférieurs aux tarifs du marché. Ils peuvent également obtenir les intrants à crédit. Les coûts des intrants sont déduits du versement que l’éleveur obtient à la fin du mois pour le lait livré à la société coopérative.

La troisième chose que nous avons faite comme incitatif pour nos éleveurs fut d’ouvrir une banque villageoise dans laquelle nos éleveurs peuvent déposer, épargner et retirer leur argent. Les éleveurs n’ont pas le souci de se rendre à Eldoret ou à Kapsabet pour les services bancaires. Ces villes sont à environ 70 kilomètres de distance, ce qui représente une grande économie de temps et d’argent.

Animateur :
Quels avantages les éleveurs locaux ont-ils tirés de cette coopérative laitière?

Président :
Regardez la quantité de lait: 36000 litres de lait chaque jour, cela représente beaucoup d’argent. Cet argent a changé la vie des gens. On peut dire sans crainte que le nombre de gens vivant dans la pauvreté a diminué. Avant le début de ce projet, le lait à Kabiyet se vendait de huit à 10 shillings kenyans le litre. Après le début du projet, le prix a augmenté graduellement à 24 shillings le litre. C’est une énorme amélioration pour les revenus des éleveurs de cette région.

Lorsque les agriculteurs se regroupent, ils peuvent demander de meilleurs prix car ils disposent de quantités supérieures. Par exemple, si j’avais 20 litres de lait, je pourrais seulement les vendre sur le marché local. Si j’étais dans l’incapacité de les vendre sur le marché local, alors je les vendrais à des intermédiaires. Mais, avec une coopérative comme la nôtre, nous pouvons contourner les intermédiaires qui nous exploitent. Kabiyet Dairies agit comme une agence. Nous sommes capables de négocier et de vendre directement à Kenya Co-operative Creameries, le plus gros transformateur de lait au pays.

Animateur :
Quelles leçons avez-vous apprises en mettant sur pied cette coopérative d’éleveurs?

Président :
Nous avons mis l’accent sur le regroupement d’agriculteurs ayant un intérêt commun. Toutefois, ce seul facteur n’est pas garant du succès. Kabiyet Dairies a fait des progrès impressionnants en utilisant de meilleures technologies pour rehausser le statut de nos éleveurs. J’aimerais vous donner deux exemples. Tout d’abord, nos éleveurs améliorent la qualité de leurs troupeaux par l’insémination artificielle. Cela signifie qu’ils s’éloignent des races traditionnelles à faible rendement et obtiennent une meilleure production de lait. L’autre exemple, c’est l’installation d’un refroidisseur de lait, grâce à un partenariat avec le projetEast Africa Dairy Development. Nous ne pourrions pas manipuler une telle quantité de lait sans un refroidisseur. C’est ainsi que la technologie contribue au succès de la société coopérative.

Animateur :
M. Eliud Makhoka est directeur duLengo Agriculture and Demonstration Centre, situé à Eldoret. Il a été engagé à contrat par leKenya Dairy Boardpour aider les éleveurs de Kabiyet à améliorer la qualité de leurs cultures fourragères. M. Makhoka, à quoi devraient penser les éleveurs qui souhaitent démarrer et gérer une société coopérative rentable?

M. Makhoka :
On dit que deux hommes ne peuvent pas marcher ensemble à moins d’être en accord. C’est le principe le plus important du mouvement coopératif: à savoir que les personnes qui se regroupent pour former une coopérative doivent avoir un intérêt commun. Ce peut être la seule chose qui les maintiendra ensemble en cas de conflit ou quand le groupe traversera des périodes difficiles. Les membres doivent savoir exactement pourquoi la coopérative a été formée et quelles contributions on attend d’eux.

Permettez-moi d’ajouter que la corruption est l’un des plus grands fléaux des sociétés coopératives. Les exemples de corruption englobent les cas où les leaders du mouvement coopératif dépensent les fonds des agriculteurs pour des frais qui n’ont pas été approuvés ou pour des achats qui récompensent les leaders fraudeurs et ne rapportent pas de dividendes aux membres. Les agriculteurs doivent s’assurer que la coopérative a une planification financière prudente et un leadership avant-gardiste.

Animateur :
Quel est l’avenir du mouvement coopératif au Kenya?

M. Makhoka :
Les sociétés coopératives seront très pertinentes et importantes pour les petits exploitants agricoles au Kenya et dans toute l’Afrique. Sur ce continent, les petits exploitants agricoles font face à de nombreux défis que seuls des efforts collectifs peuvent surmonter. Par exemple, les éleveurs laitiers dans un groupe peuvent mettre des ressources en commun et acheter un mélangeur d’aliments pour animaux. Ils peuvent acheter et partager différentes sortes de matériel.

En même temps, les sociétés coopératives améliorent la force et la résilience des collectivités dans les régions rurales. Les organismes de développement vous diront qu’il est beaucoup plus facile de mettre en œuvre un projet sanitaire ou éducatif dans une région où il y a une société coopérative prospère. Les coopératives aident les gens à mieux comprendre le bien commun. Par conséquent, ils sont plus disposés à prendre part à des initiatives qui profitent à la collectivité élargie, au lieu de penser à leurs propres familles.

Animateur :
Une dernière question à vous tous : que faut-il faire pour s’assurer que les avantages dont vous avez parlé soient étendus aux agriculteurs dans tout le pays?

Président :
J’ai deux inquiétudes : l’une consiste à augmenter la viabilité des groupes d’agriculteurs existants et, dans la mesure du possible, à les alimenter et à les transformer en sociétés coopératives à part entière. Cela contribuera à répandre les avantages qui découlent du travail en commun des agriculteurs d’une façon organisée. En outre, il est vrai que les agriculteurs manquent de compétences en matière de planification, de gestion et de finances. Les coopératives peuvent remédier à ces manques en offrant aux agriculteurs des occasions d’acquérir ces compétences.

Animateur :
M. Makhoka, laissez-moi vous poser votre question différemment : que faut-il faire pour s’assurer que le mouvement coopératif passe au niveau suivant?

M. Eliud Makhoka :
Nous devons être créatifs dans la gestion des sociétés coopératives. Parfois, la somme qui est nécessaire pour acheter les intrants signifie que les agriculteurs ont peu d’argent dans leurs poches. Ajouter une valeur aux récoltes agricoles brutes est une façon d’aborder ce manque de liquidités. Les agriculteurs gagnent davantage si un plus grand nombre de leurs sociétés coopératives sont en mesure de vendre des produits à valeur ajoutée directement sur le marché.

Permettez-moi de conclure en disant que, même si de nombreux efforts ont été déployés pour établir de nouvelles coopératives, nous devons aussi examiner des façons de développer encore davantage de nouveaux marchés et les infrastructures nécessaires pour atteindre ces marchés. Donc, d’un côté, les coopératives doivent s’efforcer d’ajouter de la valeur à leurs produits et investir dans le marketing, même si cela signifie collaborer avec d’autres coopératives ayant des intérêts communs. De l’autre, le gouvernement devrait investir davantage dans les infrastructures comme les routes, les voies ferrées et les technologies de l’information pour permettre aux agriculteurs d’atteindre ces marchés.

Animateur :
Chers auditeurs et auditrices, ceci conclut pour aujourd’hui notre discussion portant sur la façon dont les coopératives peuvent contribuer à accroître les revenus des agriculteurs. Si vous souhaitez démarrer un groupe d’agriculteurs, un groupe conjoint de mise en marché ou une société coopérative, parlez à l’agent de vulgarisation responsable de l’agriculture ou du bétail dans votre région ou bien rendez-vous aux bureaux du ministère du Développement des coopératives et de la Commercialisation de votre district.

Au revoir et à la semaine prochaine à la même heure.

Montée de l’indicatif musical et sortie en fondu enchaîné

Acknowledgements

Rédaction : John Cheburet, The Organic Farmer, Nairobi.
Révision : John Juliandirecteur, communicationset politiquesinternationales, Association des coopératives du Canada.
Traduction : Jean-Luc Malherbe, Société Ardenn, Ottawa, Canada.

Information Sources

Ministère du Développement des coopératives et de la Commercialisation, Kenya :http://www.cooperative.go.ke

Entrevues avec :
M. Abraham Rugut, président, Kabiyet Dairies
M. Eliud Makokha, directeur, Lengo Agricultural and Demonstration Centre
Mme Cecilia Jepchumba, agricultrice
M. Vincent Maritim, agriculteur

Les entrevues ont été réalisées le 25 février 2011.