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Script 84.12

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Les changements climatiques posent un problème qui touche tout le monde, les riches comme les pauvres. Tout le monde devrait donc s’impliquer dans la recherche de solutions.

Parfois, il se pourrait que les gens ne comprennent pas l’explication scientifique des changements climatiques ou les termes utilisés pour les expliquer. Mais le résultat leur saute aux yeux, comme le manque de pluies régulières et des températures inadéquates.

Pour que tout le monde puisse survivre à ces changements provoqués par des activités humaines, comme l’abattage d’arbres et la production de gaz nocifs, nous devons trouver des moyens de nous adapter à ces changements. Ces stratégies d’adaptation seront différentes pour chaque personne.

Dans ce texte, nous allons parler de la façon dont les petits exploitants agricoles – qui sont pauvres dans la plupart des cas et n’ont pas assez de terres ni de ressources pour cultiver et qui dépendent énormément des pluies – devraient ajuster leurs pratiques pour s’adapter à ces changements climatiques qui ont rendu les pluies non fiables. Nous devrions trouver des moyens d’utiliser le peu d’eau que nous donnent ces pluies imprévisibles pour obtenir suffisamment de denrées alimentaires et de stabilité dans notre vie quotidienne.

Pour adapter ce texte à votre situation locale, vous devriez interviewer des gens qui traitent des questions environnementales dans votre secteur au sujet des effets des changements climatiques. Vous pourriez également interviewer des agents agricoles à propos des nouveaux outils, matériels et méthodes agricoles qui peuvent aider les agriculteurs à s’adapter aux effets des changements climatiques dans votre pays.

Script

NARRATEUR :
Chers auditeurs, vous écoutez la station Mangelete 89.1 FM qui diffuse à partir de la ville de Nthongoni dans le district de Kibwezi dans la Province Est du Kenya. Je m’appelle Dominic Mutua Maweu et j’anime l’émission qui porte sur l’environnement. Vous avez tous été témoins de la pénurie de pluie que nous avons connue dans cette région au cours des dernières années. Les pluies viennent une fois par année alors que nous devrions avoir deux saisons de pluie par année et si nous avons deux saisons de pluie, les précipitations sont très faibles. C’est à cause des effets des changements climatiques, qui sont provoqués par des activités humaines telles le brûlage de combustibles fossiles – pétrole, gaz et charbon – comme carburant, dans les véhicules et dans les industries. Les changements climatiques sont également provoqués par l’abattage des arbres pour brûler le charbon de bois, sans en replanter d’autres, ce qui détruit nos forêts qui aident à rétablir le climat.

Durant notre émission d’aujourd’hui, j’aimerais que nous examinions ce que les petits exploitants agricoles peuvent faire dans leurs pratiques agricoles pour minimiser les effets des changements climatiques, et les méthodes culturales que nous pouvons utiliser pour obtenir de bons rendements avec le peu de pluies qui tombent sur cette région.

J’aimerais tout d’abord vous faire entendre l’histoire d’une femme qui est mère de six enfants et qui, avec son mari, dépend de leur acre et demi de terre pour survivre. Elle fait partie des nombreuses personnes ayant bénéficié des activités d’une certaine ONG qui a introduit une méthode surnommée « irrigation au goutte-à-goutte ». Selon elle, cette méthode est très efficace, même s’il faut dépenser un peu d’argent au départ pour acheter le matériel.

Tout d’abord, vous devez acheter les tuyaux d’égouttement, d’un demi-pouce (1,25 cm) de largeur. La longueur du tuyau dépendra de la taille de la parcelle de terre que vous voulez irriguer. Il vous faudra également un tuyau principal pour prélever l’eau – de 100 à 1 000 litres selon la source d’eau. Écoutons directement cette femme nous en dire plus sur l’irrigation au goutte-à-goutte.

Montée de bruits de fond du jardin, puis fondu enchaîné sous la conversation

SUSAN :
Je m’appelle Susan Wambua du village de Kithima. L’irrigation au goutte-à-goutte m’a été présentée par M. Ndiso. Il travaillait avec les gens qui ont introduit cette méthode dans la région. Ils donnaient gratuitement les ensembles d’irrigation goutte-à-goutte aux agriculteurs qui avaient une source d’eau à proximité comme un puits, un étang ou un cours d’eau.

Dans cette parcelle de ma terre, j’utilise un récipient de 100 litres et mon puits muni d’une pompe manuelle. Il me faut environ deux heures pour irriguer ma parcelle, qui mesure approximativement 35 mètres par 70 mètres. J’ai planté des tomates, des haricots, des choux et du maïs. Ces petits tuyaux que vous voyez ici sont appelés des tuyaux d’égouttement. Ils ont de petits trous espacés d’un pied (30 cm). Ces petits trous laissent l’eau s’égoutter lentement tout droit dans le sol, ce qui permet à la plante de la recevoir au moment précis où elle s’écoule. De cette manière, aucune eau ne se perd. Les cultures reçoivent assez d’eau et je n’en utilise pas trop. Mes plantes sont semées aux mêmes intervalles que les trous pratiqués dans les tuyaux d’égouttement, afin de pouvoir obtenir l’eau directement du tuyau.

Vous devriez aussi faire très attention avec ces contenants car certains d’entre eux sont rouillés ou contiennent des substances qui peuvent nuire aux plantes ou ceux qui les consomment. Il est recommandé d’utiliser des contenants en plastique que vous pouvez laver avec soin afin d’éliminer tous résidus.

Le meilleur avantage de cette méthode réside dans sa simplicité. Elle peut aussi être utilisée par ceux qui sont loin des sources d’eau et utilisent des bicyclettes pour aller chercher l’eau. La seule chose qu’ils doivent faire c’est d’entretenir leurs vélos, de transporter l’eau et de remplir le récipient branché aux tuyaux d’égouttement.

Sortie des fruits de fond du jardin

NARRATEUR :
J’ai parlé à l’agent agricole de la région qui m’a dit qu’ils connaissent cette méthode et collaborent avec plusieurs ONG, notamment la Fondation pour la médecine et la recherche en Afrique (AMREF), Germany Agro Action et ActionAid, pour s’assurer que les agriculteurs puissent obtenir les ensembles d’irrigation goutte-à-goutte et des conseils au sujet de cette méthode.

Courte pause musicale

NARRATEUR :
Chers auditeurs, vous écoutez l’émission sur l’environnement de Radio Mangelete 89.1 FM. Nous parlons de la façon dont les petits exploitants agricoles peuvent s’adapter aux changements climatiques. En dehors de l’irrigation au goutte-à-goutte à l’aide de tuyaux, il existe aussi une autre méthode d’irrigation au goutte-à-goutte qui n’exige aucune dépense du tout. Cette méthode est bonne pour planter des arbres en vue d’avoir de l’ombre, du bois d’œuvre et des fruits. Ce qu’il faut faire pour cette méthode c’est récupérer de vieux récipients qui peuvent contenir entre cinq et 20 litres d’eau.

Kimanthi Mutua est un écolier de 13 ans. Il utilise cette méthode, alors écoutons son histoire.

Arrivée de bruits de fond

KIMANTHI :
Je m’appelle Kimanthi Mutua. Je suis en huitième année régulière à l’École primaire de Kithingiisyo. J’ai planté ces manguiers quand j’étais en sixième année régulière; ils sont tous greffés. Comme vous pouvez le constater, chaque arbre a un récipient d’eau placé près de son tronc et positionné pour donner de l’eau à l’arbre. Chaque récipient a un petit trou à un endroit situé près de l’arbre. Étant donné que le trou est bloqué par le sol autour du manguier, l’eau s’écoule au goutte-à-goutte très lentement du récipient vers l’arbre. J’ai 45 manguiers et il me faut une heure après l’école pour remplir les récipients d’eau tous les deux jours pendant la saison sèche. L’eau est à seulement un kilomètre de notre champ. J’utilise habituellement ma bicyclette de chercher 20 contenants de 20 litres chacun pour remplir les réservoirs d’irrigation.

Sortie des bruits de fond

NARRATEUR :
Chers auditeurs et auditrices, voici quelques-unes des méthodes utilisées par les petits exploitants agricoles de cette région pour relever les défis engendrés par les changements climatiques. Le principal changement environnemental auquel nous sommes confrontés ici provient des pluies imprévisibles. Et, comme vous le savez, la plupart des gens de cette région dépendent de la pluie pour tout dans leur vie. Il est donc souhaitable que tout le monde cherche de bonnes solutions. Je vous remercie et notre émission d’aujourd’hui tire à sa fin. En attendant la prochaine fois, c’est Dominic Mutua Maweu, réalisateur de cette émission, qui vous dit au revoir.

Acknowledgements

Rédaction : Dominic Mutua Maweu, réalisateur Mangelete 89.1 FM.

Révision : John FitzSimons, professeur agrégé, École de design environnemental et de développement rural, Université de Guelph, Canada.