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Script 83.10

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Le tabac est la principale culture commerciale au Malawi, à la fois pour les petits et les gros exploitants agricoles. Les sortes de tabac cultivées couramment sont le tabac Burley, le tabac foncé (dark-fired) et le tabac jaune (flue-cured), et plus de la moitié des producteurs de tabac font pousser du Burley car il est facile à traiter. Il est séché à l’air, à la différence des deux autres sortes qui exigent beaucoup de bois de chauffage. Et avec la rareté des arbres, causée par la déforestation, le nombre d’agriculteurs faisant pousser d’autres sortes de tabac ira vraisemblablement en diminuant.

Il est malheureux de constater que certains agriculteurs font pousser cette culture et perçoivent un bon revenu, mais que leur vie ne s’améliore pas. Quelle en est la raison? Premièrement, une mauvaise gestion financière. Deuxièmement, certains agriculteurs font pousser cette culture avec leurs épouses, mais quand l’argent rentre après la vente des récoltes, ils oublient leurs épouses. Ils dépensent plutôt l’argent jusqu’au dernier sou dans des pubs et des petites auberges. Ensuite, ils se souviennent qu’ils ont un foyer. Ils mentent et disent avoir été attaqués pas des voleurs. Cette habitude favorise également la propagation du VIH/sida, puisque certains des agriculteurs passent du temps avec des travailleuses du sexe.

Ces agriculteurs ne tiennent pas non plus de registres agricoles. Le gouvernement du Malawi, par le biais du ministère de l’Agriculture et d’ONG comme la National Smallholder Farmers’ Association of Malawi (NASFAM), fait de son mieux pour enseigner aux agriculteurs l’importance de tenir des registres agricoles, d’avoir une bonne planification et une saine gestion financière. Ceux qui écoutent ces messages prospèrent. Dans ce texte, nous allons rencontrer un de ces agriculteurs. Il aime sa femme et ses enfants. Le texte aidera d’autres agriculteurs à réaliser l’importance non seulement de planifier et d’avoir une bonne gestion financière, mais aussi d’impliquer l’épouse dans la prise des décisions.

Dans votre auditoire, y-a-t-il des agriculteurs qui tiennent de bons registres agricoles? Y-a-t-il des organismes d’agriculteurs ou des agents de vulgarisation qui enseignent les connaissances de la gestion financière? Y-a-t-il des agriculteurs qui sont financièrement responsables et qui ne dépensent pas leur argent pour des choses qui leur nuisent, ainsi qu’à leur famille? Vous pourriez peut-être interviewer ces agriculteurs ou ces agents de vulgarisation et les aider à transmettre leurs connaissances aux personnes de votre collectivité qui en ont besoin.

Au début du texte, il y a une « annonce mystère ». Il s’agit d’un message enregistré tiré de l’entrevue qui est destiné à donner à l’auditoire un avant-goût de l’entrevue imminente et à l’inciter à écouter le reste.

Script

ANIMATEUR:
C’est l’heure de notre émission Farming As Business (Ulimi Ndi Bizinezi).

Montée de l’indicatif musical et fondu enchaîné sous la voix de l’animateur.

ANIMATEUR:
Voici enfin venu le temps d’apprendre et le temps de partager des connaissances agricoles ici même à la station Malawi Broadcasting Corporation Radio 1. C’est l’émission Farming As Business. Au micro Andrew Mahiyu. (Pause)

Le temps des récoltes est terminé. La plupart d’entre vous, chers agriculteurs, êtes occupés à classer et à vendre vos récoltes. Avez-vous commencé à planifier pour la prochaine saison agricole? Comment gérez-vous les recettes de la vente de vos récoltes? Qui prend les décisions concernant l’utilisation de l’argent? Est-ce seulement l’homme ou bien l’homme et la femme qui participent à ces décisions? Cet après-midi, nous allons en apprendre davantage à ce sujet de la bouche de notre collègue, M. Harold Kaliramake, de la Chikwatula Association à Ntchisi.

Dans notre langage vernaculaire, il y a un dicton qui dit: «Un hibou respecte l’arbre dans lequel il dort.» L’avez-vous déjà entendu auparavant?

ANNONCE MYSTERE:
(Note de la rédaction : la citation qui suit fait partie de l’entrevue imminente) «Je prie instamment mes collègues agriculteurs de toujours penser à leur travail. Un hibou respecte l’arbre dans lequel il dort.»

ANIMATEUR:
Veuillez rester à l’écoute parce que je vais vous emmener dans le district de Ntchisi, au Malawi, où nous apprendrons quelque chose à partir de ce dicton. Nous allons rencontrer l’un des agriculteurs qui travaillent fort là-bas. Nous aurons aussi un invité de la National Smallholder Farmers’ Association of Malawi plus tard au cours de l’émission. Je vous le répète, restez à l’écoute.

Pause musicale ou publicitaire

ANIMATEUR:
Comme je l’ai mentionné précédemment, je vous emmène à Ntchisi. Là-bas, nous rencontrerons un producteur de tabac du club Mgwaulo. Il nous racontera ce qu’il fait après avoir vendu sa récolte de tabac. En voiture! Nous sommes chanceux car la route de Ntchisi vient tout juste d’être construite, si bien qu’il ne nous faudra pas beaucoup de temps pour y arriver.

(Bruit d’une voiture qui démarre, ensuite bruit de moteur pendant deux secondes, puis fondu enchaîné. Deux secondes plus tard, bruit d’une voiture qui arrive, maintien pendant deux secondes, puis arrêt.)

Nous voici enfin arrivés à Ntchisi. Rendons-nous à la Chikwatula Association. (Courte pause pendant que l’animateur se dirige vers le champ) L’agriculteur qui est devant nous est M.Harold Kaliramake, portant des bottes de caoutchouc, une paire de pantalons noirs et une chemise blanche. Il est occupé à déraciner des tiges de tabac. Et environ 100 mètres plus loin, la dame portant une robe rouge et un vêtement enveloppant de camouflage est sa femme. Elle ramasse du bois de chauffage tout en chantant un chant traditionnel.

ANIMATEUR:
Bonjour, M. Harold Kaliramake, et bienvenue à notre émission cet après-midi. Que faites-vous ici?

HAROLD:
Merci beaucoup. Désolé, je ne vous serrerai pas la main car mes mains sont sales, comme vous pouvez le constater. Je suis en train de déraciner des tiges de tabac.

ANIMATEUR:
Pourquoi déraciner les tiges de tabac?

HAROLD:
Après les avoir déracinées, je les mets en tas à l’envers. Ces tiges abritent des parasites et des maladies. Si vous les laissez sur pied pendant le reste de la saison, les parasites et les maladies seront transmis la saison prochaine à la culture de tabac proche. Je déracine donc les tiges peu après la récolte et je les mets à l’envers. À mesure que les tiges sèchent, les parasites meurent aussi. Quand les tiges sont complètement desséchées, je les brûle ici même dans le champ.

ANIMATEUR:
Je crois savoir que vous êtes maintenant en train de vendre votre récolte de tabac. C’est le moment de l’année où la plupart des agriculteurs ont de l’argent. Pourquoi bon nombre d’agriculteurs n’achètent-ils pas de semences certifiés par des chercheurs et ensuite distribuées dans les magasins? Les semences coûtent-elles cher?

HAROLD:
Cette semence certifiée ne coûte pas cher. À mon avis, ces agriculteurs ne traitent pas l’agriculture comme une entreprise sérieuse. Un paquet de semences – qui suffit pour un hectare de tabac – coûte 50 kwachas malawiens (Note de la rédaction: environ 0,36$US). Certains agriculteurs peuvent dépenser en une seule journée plus de 1400 kwachas malawiens (10 $US) pour de la bière et ne pas acheter de semences. Ce n’est pas considérer l’agriculture comme une entreprise sérieuse. Ils ne respectent pas leur travail.

J’exhorte les agriculteurs à prendre l’agriculture au sérieux comme une entreprise. Dans notre langage vernaculaire, il y a un dicton qui dit: «Un hibou respecte l’arbre dans lequel il dort.» Dans ce cas, le tabac est notre arbre et nous devons le respecter. Nous devons faire tout ce que l’on attend de nous. Cela aboutira non seulement à une meilleure récolte, mais aussi à de meilleurs prix sur les marchés.

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ANIMATEUR:
Vous écoutez l’émission Farming as Business et nous sommes ici à Ntchisi avec M. Harold Kaliramake. Nous l’avons surpris en train de déraciner des tiges de tabac. Il nous a expliqué pourquoi il le fait. Ensuite, il nous a parlé de l’importance d’acheter des semences de tabac certifiées.

M. Kaliramake, comment un agriculteur devrait-il dépenser l’argent tiré de la vente de sa récolte? Devrait-il simplement se détendre et en profiter?

HAROLD:
Tout d’abord, un agriculteur devrait regarder ses registres de récolte et voir s’il y a un bénéfice ou une perte. Il saura quoi faire ensuite. Si vous avez réalisé un bénéfice, la première chose est d’appeler votre épouse. Montrez-lui le bénéfice que vous avez après avoir vendu votre récolte. Vérifiez pour commencer si vous avez des factures impayées – pour le transport, la main d’œuvre ou d’autres frais. Ensuite, il faut penser à la prochaine saison de croissance. Posez-vous des questions. Par exemple : de quoi aurons-nous besoin la saison prochaine pour nos activités agricoles? Vous aurez peut-être besoin de choses comme des engrais, des semences, des produits chimiques, de la main d’œuvre, et vous devrez peut-être construire des hangars et des granges. Demandez-vous combien coûtera chaque article. Si vous le faites, vous aurez votre budget. Ensuite, vous pourrez mettre de côté la somme nécessaire pour couvrir ces articles. S’il vous reste un peu d’argent, pensez aux besoins de votre famille : les frais de scolarité des enfants, des vêtements et bien d’autres choses. Si vous ne possédez pas de poste de radio, vous voudrez peut-être en acheter un afin de pouvoir apprendre de nouvelles technologies agricoles à la radio. Vous voudrez peut-être acheter une bicyclette pour vous déplacer facilement ou un char à bœufs ou tout autre élément qui est important pour la famille. L’agriculteur doit énumérer sur une feuille de papier tout ce qui est nécessaire et souhaité, afin de pouvoir s’y référer lors du passage dans les magasins.

ANIMATEUR:
Je pensais que c’était le temps de s’amuser avec les amis dans les pubs et les centres de commerce. Quand est-ce le moment pour ça?

HAROLD:
Après avoir acheté les choses que j’ai mentionnées! Et quand je dis s’amuser, cela signifie que je dois inclure ma femme et mes enfants, parce que ce sont eux qui m’aident à produire une bonne récolte. Nous achetons suffisamment de sucre pour le thé, parfois nous achetons du riz et des boissons gazeuses et nous en profitons à la maison. Nous sommes guidés par l’argent qui reste après le budget agricole. Ensuite, nous disons : «Allons maintenant fêter. » (Des rires)

ANIMATEUR:
Il y a des agriculteurs qui vendent leur tabac et puis qui disent à leur femme «Je vais retirer un peu d’argent de la banque. Je serai bientôt de retour. » Mais une fois partis, ils dépensent leur argent à boire de la bière, à faire des folies avec des travailleuses du sexe et à passer des nuits dans des petites auberges jusqu’à temps d’avoir tout dépensé. Lorsqu’ils rentrent à la maison, ils disent qu’on les a volés. Que pouvez-vous conseiller à ces agriculteurs?

HAROLD:
Permettez-moi de commencer en disant que lorsque je veux retirer de l’argent de la banque, provenant de nos recettes du tabac, je n’y vais pas seul. J’y vais avec ma femme. Je leur conseille donc d’emmener leurs épouses avec eux lorsqu’ils se rendent à la banque.

ANIMATEUR:
Permettez-moi d’inviter votre femme. Nous devons vérifier ce que vous prétendez! (Des rires) Veuillez l’appeler pour moi.

HAROLD:
(fort) Make mwana? (Mère de l’enfant?)

MEKILIDA:
(hors micro) Bambo? (Oui, père?).

HAROLD:
(fort) Tabwerani. (Viens ici).

ANIMATEUR:
Bienvenue à l’émission Farming As Business. Je m’appelle Andrew Mahiyu et je suis ici pour apprendre comment vous et votre mari vous gérez vos finances. Mais avant de parler de cela, comment vous appelez-vous?

MEKILIDA:
Je m’appelle Mekilida Banda.

ANIMATEUR:
Depuis combien de temps faites-vous pousser du tabac?

MEKILIDA:
Nous cultivons le tabac depuis 10 ans.

ANIMATEUR:
Cela signifie que vous possédez une vaste expérience de la culture du tabac. Alors dites-nous, après avoir vendu votre récolte, quand l’argent est à la banque, qui est responsable du retrait de l’argent de cette banque?

MEKILIDA:
Nous sommes tous les deux responsables. Nous allons ensemble à la banque, afin de pouvoir être tous les deux témoins du fruit de notre travail. Il m’aime et je l’aime. S’il y a des familles qui le font séparément, elles ont un problème.

ANIMATEUR:
Parfois, le mari dit qu’il va retirer l’argent et qu’il sera bientôt de retour. Que dites-vous d’une situation de ce genre?

MEKILIDA:
Non! Ce n’est pas bien. Mon mari propose toujours d’y aller tous les deux et d’être témoins ensemble. Nous cultivons ensemble. Nous faisons les budgets ensemble et nous voyons la première et la dernière pièce de monnaie ou le premier et le dernier billet de banque ensemble.

ANIMATEUR:
Pourquoi ne va-t-il pas s’amuser avec ses amis et passer des nuits là-bas?

MEKILIDA:
Il dit que s’il y va, il boira et sera entraîné par des travailleuses du sexe et il attrapera la maladie mortelle qu’est le sida. Par conséquent, il ruinera sa vie, l’avenir de ses enfants et nos activités agricoles. Il me transmettra également ce virus. En résumé, toute la famille sera affectée et/ou infectée. Il ne veut pas que cela nous arrive.

ANIMATEUR:
En dehors des intrants agricoles, qu’avez-vous l’intention d’acheter cette année?

MEKILIDA:
Cette année, après avoir acheté les intrants agricoles, nous envisageons d’acheter des tôles de fer pour notre maison. Nous avons construit une grande maison l’année dernière, mais nous n’avons pas eu assez d’argent pour acheter les tôles de fer pour la recouvrir.

ANIMATEUR:
Merci beaucoup, Mme Kaliramake, d’avoir accepté mon invitation de venir nous parler à notre émission cet après-midi.

MEKILIDA:
Merci.

ANIMATEUR:
M. Kaliramake? Où êtes-vous? (Il est un peu plus loin en train de ramasser des tiges de tabac déracinées).

HAROLD:
(Il s’approche en riant) Je voulais que vous parliez à cette épouse fidèle.

ANIMATEUR:
Nous avons entendu de la bouche de votre femme que vos propos étaient vraiment exacts. Elle dit que vous ne passez pas de nuits à l’extérieur. Est-il dangereux de passer des nuits à s’amuser dans des pubs?

HAROLD:
C’est très dangereux. Premièrement, on peut vous voler. Deuxièmement, si vous êtes ivre, parfois vous ne réfléchissez pas comme il faudrait. Vous continuez à dépenser de l’argent sans vous contrôler. Le lendemain, vous vous retrouvez les poches vides.

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ANIMATEUR:
Nous venons de nous entretenir avec M. Harold Kaliramake et son épouse Mekilida. Ils nous ont appris l’importance de déraciner les tiges de tabac après la récolte du tabac, l’importance de faire un budget pour la prochaine saison après la vente d’une récolte et, en outre, l’importance de travailler et de budgéter ensemble comme une famille, mari et femme.

Un simple rappel – vous écoutez l’émission Farming as Business, à l’antenne de la Malawi Broadcasting Corporation Radio 1.

J’ai aussi un invité à l’émission d’aujourd’hui. Il a des informations importantes pour vous, qui vont compléter ce que vous avez entendu de M. Kaliramake. Restez à l’écoute.

M. SICHALI:
Bonjour, chers agriculteurs et agricultrices, où que vous soyez cet après-midi. Je m’appelle Félix Sichali. Je travaille comme gestionnaire de la vente au détail pour la National Smallholder Farmers’ Association of Malawi. Cet après-midi, j’aimerais insister sur le fait que vous devriez prendre au sérieux vos activités agricoles comme une entreprise.

Je sais que la plupart d’entre vous vendent actuellement diverses cultures, notamment du tabac. Comment avez-vous l’intention de dépenser vos recettes? Vous êtes-vous rappelé de budgéter pour la prochaine saison agricole? Autrement, où pensez-vous obtenir vos intrants agricoles? Mon conseil, cet après-midi, c’est de commencer à vous préparer dès maintenant en vue de la prochaine saison.

À présent, je vais parler des engrais. Ils sont très importants quand vient le temps de faire le budget pour une autre saison. Il y a des cultures qui ne réussissent pas bien sans engrais. Je vous conjure donc de faire de bons budgets maintenant, lorsque vous vendez vos récoltes. Posez-vous ces questions : Quel genre de culture vais-je faire pousser l’an prochain? Si c’est du tabac, combien d’acres ou d’hectares devrais-je cultiver? De quelle quantité d’engrais aurai-je besoin?

Après avoir vendu votre récolte, c’est le moment de prendre une partie de votre revenu et d’acheter de l’engrais à l’avance. Si vous achetez vos intrants maintenant, vous vivrez l’esprit en paix. Vous n’avez pas besoin de vous démener pour acheter maintenant, à la différence de l’époque où les pluies arrivent. Durant les pluies, beaucoup de gens se démènent pour trouver des engrais au magasin et certains types d’engrais sont rares à cette époque-là. Vous devriez également savoir que le prix des engrais fluctue. Vous pouvez acheter les engrais à un prix moins élevé avant les pluies et à un prix plus élevé au début des pluies. Cela signifie que vous pouvez acheter plus de sacs d’engrais maintenant que pendant la saison des pluies lorsque les prix augmentent.

Si vous gardez de l’argent chez vous ou à la banque, dans l’espoir d’acheter plus tard, vous pourrez faire face à des problèmes nécessitant de l’argent. Vous utiliserez assurément cet argent pour régler ces problèmes et vos activités agricoles en souffriront.

Je vous incite donc à acheter vos intrants agricoles aussitôt après avoir vendu vos récoltes. Il y a des agriculteurs qui pensent s’acheter quelque chose de gros après avoir vendu leur récolte – un produit de luxe. Ils ne planifient pas convenablement pour la prochaine saison agricole. Ils peuvent acheter un véhicule d’occasion sans consulter convenablement un bon mécanicien. Oui, il est important pour un agriculteur de posséder un véhicule car cela peut aider un petit exploitant agricole. Mais si la voiture tombe en panne après quelques mois, l’agriculteur ne pourra pas se permettre de payer les réparations. Il aura réalisé une grosse perte. Alors, je vous invite fortement à réfléchir avant d’acheter des produits de luxe. Demandez-vous en quoi cet article vous sera utile et pendant combien de temps.

Permettez-moi de poursuivre en remerciant le gouvernement d’avoir lancé le Programme de subventions pour les engrais. Ce programme est très bénéfique pour les petits exploitants agricoles. Vous pouvez acheter des engrais à bas prix. Mais n’oubliez pas que vous pouvez acheter seulement deux sacs d’engrais dans le cadre de ce programme. Et la plupart d’entre vous utilisent plus de deux sacs d’engrais par saison. Alors, achetez de l’engrais supplémentaire dès maintenant. Lorsque le programme fonctionnera, vous pourrez compléter les engrais que vous avez déjà achetés. Travaillons ensemble avec le gouvernement et faisons notre part en achetant une partie de nos besoins. Plus tard, nous pourrons alors apprécier ce que le gouvernement nous a donné.

Je vous souhaite bonne chance durant cette saison de vente des récoltes.

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ANIMATEUR:
C’était Felix Sichali, gestionnaire de la vente au détail de la National Smallholder Farmers’ Association of Malawi, qui nous rappelait comment gérer nos finances après la vente des récoltes. De toute évidence, cela s’applique à maintes cultures, pas seulement au tabac.

Je vous conseille de faire très attention lorsque vous vendez vos récoltes. Préparez de bons budgets pour la prochaine saison, n’oubliez pas de payer vos ouvriers et souvenez-vous des frais de scolarité de vos enfants, des vêtements et des autres articles importants qui sont nécessaires à la maison. Enfin, ne vendez pas votre vie avec vos récoltes!

C’est sur cette note que se termine cet après-midi notre émission Farming as Business.

Au micro Andrew Mahiyu qui vous dit au revoir!

Acknowledgements

Rédaction : Andrew Mahiyu, National Smallholder Farmers’ Association of Malawi (NASFAM)

Révision : Rex Chapota, coordonnateur national de la recherche, Initiative de recherche sur les radios rurales en Afrique (IRRRA), Radios Rurales Internationales (RRI), Lilongwe, Malawi.