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Depuis les 15 dernières années, une documentation scientifique de plus en plus prolifique laisse entendre qu’une consommation adequate de selenium dans le regime alimentaire ameliore considerablement la reaction immunitaire. Pour les personnes vivant avec le VIH et le sida (PVAVS), le selenium peut améliorer voire meme éliminer les indices et les symptomes du sida.

Pour une personne en bonne sante, il est securitaire de consommer de 50 a 200 milligrammes de selenium par jour. Quelqu’un qui a un systeme immunitaire affaibli, comme un PVAVS, peut exiger le double de cette quantite pour ameliorer ses niveaux de selenium dans le sang. Le selenium peut etre absorbe par les aliments et/ou par des supplements nutritionnels. Pour que le selenium agisse efficacement en vue de prevenir et de combattre le VIH/sida et d’autres maladies virales, il faut consommer trois autres nutriments : la cysteine, la glutamine et le tryptophane. Lorsque le sol est de bonne qualite, et que les produits sont frais, ces quatre nutriments essentiels sont presents dans les aliments suivants.

  • Le selenium : les noix du Brésil (19 microgrammes (millionième d’un gramme) de selenium par gramme de noix du Brésil), le thon (74 microgrammes par 100 grammes), le boeuf (35 microgrammes par 100 grammes), la morue (37 microgrammes par 100 grammes), la levure de bière, le germe de blé, le blé entier, le varech (le goemon), les crustacés et coquillages, l’orge, les abats comme le foie et les rognons. Si on les fait pousser dans un sol riche en selenium : le brocoli, l’ail, les champignons.
  • La cysteine : le canard, la dinde, le porc, le germe de ble, le yaourt.
  • La glutamine : le germe de blé, les épinards crus et les aliments a haute teneur en protéines comme le boeuf, le poulet, le poisson, les produits du soja, les produits laitiers.
  • Le tryptophane : le poulet, la viande rouge, les oeufs, les amandes, les anchois sales, les produits laitiers, le soja et les produits du soja, le thon, les crustacés et coquillages.

Meme si les noix du Bresil constituent la source alimentaire de selenium la plus connue, elles ne sont vraisemblablement pas disponibles dans de nombreuses regions d’Afrique. Le thon est egalement une bonne source de selenium, mais il n’est peut-etre pas non plus disponible dans votre region. Donc, il y a trois versions distinctes d’un paragraphe dans lequel les nutritionnistes parlent des bonnes sources de selenium. Ces paragraphes sont numerotes (1), (2) et (3). Veuillez utiliser le paragraphe qui convient le mieux a votre auditoire.

Script

Personnages:

Cette émission radiophonique présente trois personnages : un animateur radio, une nutritionniste et un agent de vulgarisation agricole. Veuillez utiliser des noms qui sont familiers pour vos auditeurs, et assurez-vous que l’un(e) des deux invité(e)s soit une femme et l’autre un homme.

Montée du thème musical pendant dix secondes, puis fondu enchainé.

Animateur :
Bonjour et bienvenue à l’émission. Aujourd’hui, j’ai avec moi deux invité(e)s très spéciaux pour parler d’un nouveau développement dans la recherche sur le VIH et le sida. Nous allons parler de la façon dont la consommation d’un sel minéral appelé sélénium peut être très utile pour les femmes, les hommes et les enfants vivant avec le VIH et le sida.

Mon premier invité s’appelle[nom de l’agent de vulgarisation agricole], qui est agent de vulgarisation agricole.

Agent de vulgarisation agricole :
Bonjour.

Animateur :
Ma deuxième invitée s’appelle[nom de la nutritionniste], qui est nutritionniste.

Nutritionniste :
Bonjour(bonsoir).

Animateur :
Commençons avec[nom de la nutritionniste]. Voulez-vous décrire le sélénium et nous dire pourquoi notre corps en a besoin?

Nutritionniste :
Le sélénium est un micronutriment que l’on trouve dans certain aliments. Nous le qualifions de “micronutriment” parce qu’il est présent dans les aliments en très petites quantités. Notre corps a besoin de ces petites quantités de sélénium pour conserver notre système immunitaire en bon état de marche. C’est lui qui combat la maladie et nous maintient en bonne santé.

Animateur :
De combien de sélénium une personne a-t-elle besoin chaque jour?

Nutritionniste :
Les femmes et les hommes ont besoin de quantités différentes de sélénium : les femmes adultes non séropositives ont besoin d’environ 60 microgrammes de sélénium par jour et les hommes adultes non séropositifs d’environ 75 microgrammes par jour. Les adultes séropositifs peuvent en avoir besoin du double. Mais il est important de ne pas manger trop de sélénium, car une quantité excessive peut constituer un poison.

Agent de vulgarisation agricole :
Le sélénium est aussi important pour la santé des animaux de ferme et du bétail. Mais, comme dans le cas des humains, si les animaux en mangent trop, ils peuvent tomber malades.

Animateur :
Il est donc important de consommer la bonne quantité de sélénium pour demeurer en bonne santé. Et il est important de se souvenir que la quantité de sélénium dont nous avons besoin varie selon notre séropositivité.[Nom de la nutritionniste], voulez-vous dire à nos auditeurs quels types d’aliments contiennent du sélénium?

Nutritionniste :
Le meilleur aliment pour le sélénium est la noix du Brésil, mais on en trouve aussi dans les fruits de mer, le blé entier, la levure de bière et les abats comestibles comme le foie et les rognons. D’autres aliments comme le brocoli, l’ail et les champignons peuvent en contenir s’ils poussent dans des sols riches en sélénium.

(1)
Un adulte non séropositif peut satisfaire ses besoins en sélénium en mangeant une ou deux noix du Brésil par jour. Chaque noix contient entre 65 et 200 microgrammes de sélénium. Un microgramme équivaut à un millionième de gramme. Une personne séropositive peut en avoir besoin de deux fois plus, soit jusqu’à quatre noix du Brésil par jour.

Radiodiffuseur :
Si les noix du Brésil ne sont pas disponibles ou consommées localement, vous pouvez remplacer le commentaire de la nutritionniste par l’un des paragraphes suivants :

(2)
Un adulte non séropositif peut satisfaire ses besoins en sélénium en mangeant environ 100 grammes de thon par jour. Cent grammes de thon contiennent 75 microgrammes de sélénium. Un microgramme équivaut à un millionième de gramme. Une personne séropositive peut en avoir besoin de deux fois plus. Au lieu de consommer deux fois plus de thon, la personne peut aussi manger une portion de pain ou de pâtes de blé entier ou de pâtes aux oeufs avec du brocoli.

OU

(3)
Deux cents grammes de b?uf suffisent pour satisfaire les besoins quotidiens en sélénium d’un adulte non séropositif. Deux cents grammes de b?uf contiennent 70 microgrammes de sélénium. Un microgramme équivaut à un millionième de gramme. Une personne séropositive peut en avoir besoin de deux fois plus. Au lieu de consommer deux fois plus de b?uf, la personne peut aussi manger une portion de pain ou de pâtes de blé entier ou de pâtes aux oeufs avec du brocoli.

Animateur :
Pourquoi les hommes, les femmes et les enfants séropositifs ont-ils besoin de plus de sélénium que les personnes non séropositives?

Nutritionniste :
Le VIH et le sida enlèvent le sélénium et trois autres nutriments du corps à mesure que la maladie progresse. Ces nutriments ne sont plus disponibles pour le corps, si bien que le système immunitaire de cette personne ne peut pas fonctionner correctement. Quand cela arrive, la personne est victime d’une carence en nutriments et commence à montrer les symptômes du VIH et du sida.

Animateur :
Avant de continuer, je dois vous poser une question. Nous savons que le sélénium est l’un des quatre nutriments. Quels sont les trois autres?

Nutritionniste :
Les trois autres sont des acides aminés ou des protéines. Il s’agit du tryptophane, de la cystéine et de la glutamine. Ces acides aminés travaillent avec le sélénium pour s’assurer que le système immunitaire est en bonne santé. Les quatre sont nécessaires. C’est comme pour les cultures : un agriculteur a besoin de semences, de terre, d’eau et de soleil pour que les plantes croissent. Si un seul élément fait défaut, les cultures ne pousseront pas convenablement. C’est la même chose pour le sélénium avec le VIH et le sida. Lorsque la maladie enlève les nutriments du corps, une personne doit consommer les quatre nutriments pour minimiser les effets de la maladie.

Animateur :
Nous connaissons quelques sources alimentaires de sélénium. Quelles sont les sources de ces importants acides aminés?

Nutritionniste :
Bonne question. On trouve le tryptophane dans le poulet, la viande rouge, les ?ufs, les produits laitiers, les fèves soja et le thon. Les aliments comme la dinde, le porc, le germe de blé et le yogourt contiennent de la cystéine. Enfin, la glutamine se retrouve dans le germe de blé, les épinards crus, le b?uf, le poulet, le poisson, les haricots, les produits du soja et les produits laitiers.

Animateur :
Un seul aliment peut donc avoir plusieurs nutriments. Le thon et le b?uf ont chacun du sélénium, du tryptophane et de la glutamine. Trois nutriments dans un seul aliment – c’est très bon. Chers auditeurs, nous allons faire une courte pause. Nous serons bientôt de retour avec d’autres renseignements sur le sélénium et le VIH/sida.

Pause musicale

Animateur :
Chers auditeurs, nous voici de retour à notre émission. Je m’entretiens avec[Nom de la nutritionniste]et avec[nom de l’agent de vulgarisation]au sujet du sélénium et du VIH/sida. Plus tôt, nous avons appris que le sélénium est important pour réduire les symptômes du VIH et du sida et pour ralentir la progression de la maladie. Maintenant, nos auditeurs voudront probablement savoir comment le sélénium pénètre dans notre alimentation.[Nom de l’agent de vulgarisation], comment le sélénium se retrouve-t-il dans notre nourriture?

Agent de vulgarisation agricole :
Le sélénium est un minéral qui se trouve naturellement dans le sol. Lorsque les cultures poussent, elles absorbent les minéraux du sol, dont le sélénium. Mais tous les sols n’ont pas des quantités égales de sélénium disponibles pour les plantes. Il y a habituellement plus de sélénium dans les régions plus humides que dans les régions arides or semi-arides. La quantité de sélénium dans le sol diffère selon les différents pays et même à l’intérieur d’un même pays. Par exemple, le Sénégal a des sols riches en sélénium mais le Rwanda, le Burundi et certaines parties de la République démocratique du Congo ont des sols pauvres en sélénium.

Animateur :
[Nom de l’agent de vulgarisation], le sélénium peut-il être épuisé dans le sol?

Agent de vulgarisation agricole :
Oui. Les niveaux de sélénium dans les sols sont en baisse à cause des pluies acides. Ces dernières sont provoquées par les activités de l’homme comme le brûlage de charbon et de gaz qui libère des polluants dans l’atmosphère. Ces polluants forment ensuite une partie de la pluie, de la neige et du brouillard. Ces précipitations sont acides et épuisent les niveaux de sélénium du sol.

Animateur :
Y-a-t-il quelque chose que les agriculteurs peuvent faire à propos de cette perte de sélénium?

Agent de vulgarisation agricole :
Oui, les agriculteurs peuvent ajouter des engrais enrichis de sélénium dans leurs champs. Vous pouvez interroger votre agent de vulgarisation au sujet des engrais enrichis de sélénium. Assurez-vous de suivre ses instructions à la lettre afin de pouvoir appliquer la bonne dose et de la bonne manière.

Animateur :
Si un agriculteur ne peut pas obtenir d’engrais enrichi de sélénium et si les sols sont pauvres en sélénium, y-a-t-il d’autres moyens permettant aux personnes séropositives d’obtenir du sélénium?

Nutritionniste :
Oui. Il existe des suppléments nutritionnels contenant du sélénium, du tryptophane, de la cystéine et de la glutamine. Vous pouvez en parler à un pharmacien.

Animateur :
Je tiens à remercier nos merveilleux invité(e)s,[nom de l’agent de vulgarisation]et[nom de la nutritionniste], pour s’être joints à moi pendant l’émission d’aujourd’hui. Nous avons appris comment le fait de manger suffisamment de sélénium et trois importants acides aminés peut améliorer la santé de gens séropositifs et nous avons appris que la culture pratiquée dans des sols riches en sélénium ajoute du sélénium aux plantes vivrières. En consommant les bons aliments, nous pouvons combattre la maladie.

Musique en fondu enchainé


Acknowledgements

Rédaction : Christine Gibb, Université de Guelph, Canada.

Révision : Edward Berkelaar, PhD, professeur agrégé au Département de chimie et de sciences environnementales, Collège Universitaire Redeemer, Ancaster, Ontario, Canada; Harold D. Foster, PhD, professeur au Département de géographie, Université de Victoria, Victoria, Colombie-Britannique, Canada; Peter van Straaten, PhD, professeur agrégé d’agrogéologie et de géologie environnementale au Département des sciences des ressources de la terre, Université of Guelph, Guelph, Ontario, Canada.

Information Sources