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Script 81.1

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Le Centre du riz pour l’Afrique (ADRAO) a coordonné récemment un concours qui a octroyé des prix aux meilleures innovations agricoles locales de la Gambie, du Ghana, de la Guinée et du Mali. Le 20 avril 2007, les représentants de chacun des pays impliqués dans le concours ont participé à un atelier de rédaction de textes d’une journée à l’ADRAO au Bénin, où ils ont appris comment partager les innovations agricoles gagnantes par le biais de textes radiophoniques.

Le texte qui suit traite d’une solution innovatrice pour régler le problème des ravageurs qui s’attaquent aux réserves de grains. Il se base sur des informations relatives à une méthode développée par M. Mamadou Dembele, agriculteur et chef villageois du Mali.

Script

Animateur :
Chers auditeurs, nous avons une très bonne nouvelle aujourd’hui! Dans notre émission, nous vous parlerons d’une plante locale qui peut protéger les réserves de grains contre les ravageurs. Restez à l’écoute pour avoir les explications d’un expert.

Montée du thème musical, puis fondu en arrière-fond de la narration et fermeture.

Animateur :
Les ravageurs causent d’énormes dégâts aux réserves de grains. Lorsqu’ils subissent des pertes de grains, les fermiers utilisent souvent des agents chimiques. Cela peut conduire à des problèmes de santé et à la pollution de l’environnement. Heureusement, il existe de bonnes solutions locales contre les méfaits des ravageurs. (Pause) Notre invité d’aujourd’hui est Monsieur Mamadou. Il est agriculteur et il est le chef du village Zéguésso, au Mali. Aujourd’hui, il va nous parler d’une plante qui contrôle ce genre de ravageurs. Il va nous présenter cette plante et nous expliquera ses propriétés. Bienvenue, Monsieur Mamadou.

Mamadou :
Bonjour.

Animateur :
Veuillez nous parler de cette plante et nous expliquer comment on peut l’utiliser pour la conservation des grains.

Mamadou :
Le nom scientifique de la plante est Hyptis spicigera. On l’appelle abbah en langue Minianka, benefing en langue Bambara et Dai fadama en langue Hausa. Cette plante a une odeur répulsive et un goût amer. C’est l’odeur qui repousse les ravageurs. Pour l’utiliser dans la protection des réserves de grains, il suffit de suivre trois étapes simples. D’abord, vous cueillez les feuilles de la plante; ensuite, vous les réduisez en poudre; enfin, vous mélangez la poudre avec vos grains.

Animateur :
Est-ce qu’il faut d’abord faire sécher les feuilles afin de préparer la poudre?

Mamadou :
Non, ce n’est pas nécessaire.

Animateur :
Et est-ce que cette méthode est efficace?

Mamadou :
Les résultats sont très encourageants. La poudre protège les grains des attaques des termites et d’autres insectes nuisibles. Les feuilles de la plante peuvent même être intégrées dans les soubassements des greniers au moment de la construction. La technique est si efficace que tous les agriculteurs de mon village sont en train de l’adopter.

Animateur :
Est-ce que ça fonctionne mieux que les produits chimiques que vous utilisiez?

Mamadou :
Bien sûr. Les produits chimiques coûtent cher. Nous manquons souvent de moyens pour les acheter. Leur utilisation peut provoquer de graves troubles de santé et des problèmes environnementaux. Par contre, la poudre de feuilles d’Hyptis spicigera ne coûte rien et ne cause aucun problème.

Animateur :
Pourriez-vous expliquer à nos auditeurs comment reconnaitre cette plante?

Mamadou :
La plante pousse sur les versants des bas-fonds. Elle a une longue tige avec des feuilles parfaitement opposées le long de la tige. Le sommet de la plante est pointu. Elle a des fleurs blanches et mauves en forme d’épis au sommet de la tige. Elle a une odeur forte et répulsive.

Montée du thème musical, puis fondu en arrière-fond de la narration.

Animateur :
Mélangée aux grains, la poudre les protège des attaques des ravageurs. Mamadou et tout son village l’ont essayée et l’ont trouvée efficace. Je vous encourage à faire de même.

Montée du thème musical, fondu soutenu puis fermeture.

Acknowledgements

Rédaction : Félix Houinsou, Institut international d’agriculture tropicale, Cotonou, Bénin.
Révision : Paul Van Mele, Centre du riz pour l’Afrique (ADRAO), Cotonou, Bénin.