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Script 75.3

Notes to broadcasters

En Afrique du Sud, les eaux fluviales se tarissent lentement. Selon les experts, d’ici 2030 il n’y aura plus d’eaux courantes au nord du fleuve Vaal. Cette situation a des répercussions graves pour les provinces du nord qui sont fortement tributaires de leurs énormes réserves naturelle, comme le parc national Kruger, qui génère des revenus touristiques.

L’émission qui suit parle d’un des cas de réussite né d’une tentative visant à résoudre le problème de l’entreposage de l’eau. En 2002, le Projet de récupération de l’eau de pluie de l’école de Mahashe dans la province de Limpopo, près de la frontière de l’Afrique du Sud avec le Zimbabwe, a remporté le prix général pour le meilleur projet nouveau lors de la remise annuelle des prix de la Nedbank Green Trust en Afrique du Sud. Ce projet a réussi à combiner la conservation de l’eau, l’éducation et le développement.

La province de Limpopo, où se déroule cette histoire, est l’une des provinces les plus pauvres de l’Afrique du Sud. Elle fait partie du système d’Inkomati, bassin de drainage international qui s’étend à travers l’Afrique du Sud, le Swaziland et le Mozambique. La ville de Mahashe se trouve dans la zone de captation du fleuve Sabie, qui est le dernier des cinq fleuves s’écoulant vers l’est en traversant le parc national Kruger à avoir maintenu son statut permanent. La région centrale de la zone de captation est très peuplée, avec environ 176 habitants au kilomètre carré, et compte peu de ressources économiques ou naturelles disponibles à cause de son héritage de bantoustan et d’apartheid.

Script

Animateur 1 :
L’eau devient de plus en plus rare dans la province de Limpopo en Afrique du Sud. Bien des gens et des institutions souffrent du manque d’eau. Par exemple, environ la moitié des écoles de la province de Limpopo n’ont pas assez d’eau.

Animateur 2 :
Aujourd’hui, nous allons parler d’une école en particulier – l’école secondaire de la ville de Mahashe. Elle subissait des privations quotidiennes à cause du manque d’eau. Les toilettes ne fonctionnaient pas. Les enfants ne pouvaient même pas se laver les mains.

PAUSE MUSICALE (5 secondes)

Animateur 1 :
Des étudiants et des professeurs voulaient faire quelque chose pour régler le problème. Ils ont rassemblé leurs idées et conçu pour l’école un plan, appelé Plan de récupération de l’eau de pluie, qui visait à recueillir l’eau du toit.

Animateur 2 :
Je me demandais comment l’école pouvait même démarrer un tel projet. Pour commencer, ils avaient besoin d’informations sur le toit, les chutes de pluie et le prix de réservoirs de stockage.

Animateur 1 :
Fort heureusement, c’était une école, si bien qu’il était possible de répondre à toutes ces questions. Les professeurs de sciences ont donc demandé à leurs étudiants de calculer la taille du toit de l’école.

Animateur 2 :
Les professeurs de géographie ont demandé à leurs étudiants de trouver les précipitations annuelles moyennes dans la région.

Animateur 1 :
Des étudiants en économie se sont renseignés sur le prix des réservoirs de stockage d’eau.

Animateur 2 :
Les étudiants et les professeurs ont calculé que le toit de l’école, avec des systèmes convenables de gouttières et de stockage, serait en mesure de récupérer environ 300 000 litres d’eau de pluie par an! 300 000 litres par an!

Animateur 1 :
Il semblait que la récupération de l’eau de pluie pourrait vraiment faire une différence dans la vie de l’école. En suivant cette idée, l’école a préparé un budget et l’a soumis à l’agence régionale de développement.

Animateur 2 :
Et elle a obtenu de l’argent pour ce projet! Ils avaient si bien fait leurs devoirs qu’ils ont rapidement reçu un petit montant de démarrage. Je pense que c’était bien mérité.

Animateur 1 :
Je suis d’accord et l’argent a été utilisé à bon escient. L’école a acheté des gouttières et des tuyaux de descente, ainsi que des réservoirs de stockage appropriés. Elle a construit un système de récupération des eaux de pluie et se trouve maintenant en mesure de récupérer l’eau du toit et de la stocker dans des réservoirs jusqu’au moment de s’en servir.

Animateur 2 :
Tout le monde a tiré profit du projet des eaux de pluie. Il y a maintenant de l’eau pour se laver les mains et pour nettoyer les salles de classe. Une partie de l’eau a servi à fabriquer des briques pour construire trois nouvelles salles de classe. Les membres de la collectivité ont prêté leurs compétences de briqueteurs et de plâtriers pour les activités de construction. Et certains des plus jeunes étudiants ont même démarré à l’école un jardin potager qui est devenu un prolongement pratique des cours d’économie domestique.

Animateur 1 :
Il est vrai que l’eau de pluie provenant du toit constitue une source complémentaire – elle ne peut pas satisfaire tous les besoins en eau. Mais l’école de Mahashe a cependant prouvé qu’un toit d’école de quelque 400 mètres carrés peut récupérer environ 300 000 litres d’eau par an avec des gouttières convenables et un système de stockage, et c’est suffisant pour faire une grande différence dans la vie de l’école.

Animateur 2 :
Je pense que cette histoire transmet un message à bon nombre d’entre nous. La leçon à en tirer indique comment un projet innovateur de conservation de l’eau peut créer des occasions d’enseignement et fournir de l’eau dans une région aussi aride. Et à l’école secondaire de Mahashe, les étudiants ont recueilli une foule d’histoires – à propos des esprits de l’eau, des dieux de la pluie et des enfants intelligents qui ont évité à une école de mourir de soif. Ils ont appris que ‘L’eau c’est la vie’ et ils ne l’oublieront jamais.

– FIN –

Acknowledgements

  • Rédaction : John Van Zyl, directeur exécutif, ABC Ulwazi, Maison de formation et de production radiophonique, Afrique du Sud.
  • Révision : Freiderike Knabe, experte-conseil spécialisée dans les questions touchant les terres arides dans le contexte du développement durable, Ottawa, Canada.