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Script 74.2

Notes to broadcasters

Une façon d’amener les agriculteurs à parler de leurs droits à l’égard des arbres et des terres consiste à relater différentes histoires concernant des agriculteurs et le régime foncier. L’histoire qui suit est celle d’un cultivateur de cacao du Ghana qui s’efforce de décider s’il doit faire pousser ou non des arbres sur ses terres. Même si l’histoire est fictive, elle illustre une situation commune à de nombreux cultivateurs de cacao ghanéens. Elle n’offre pas de solutions mais amorce plutôt une discussion sur la question de savoir qui possède les droits sur les arbres et le bois d’oeuvre. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le cultivateur de cacao et sur la possession des arbres au Ghana, veuillez consulter « Le dilemme des agriculteurs : Faire pousser ou non des arbres sur les fermes » par Elijah Danso à la page 1 du magazine Échos (Mars 2005, Pochette 74).

Dans vos discussions avec les agriculteurs, n’oubliez pas que la propriété des arbres est un volet de la question plus vaste du régime foncier. Il est important que les agriculteurs comprennent leurs droits à l’égard des arbres et des autres richesses naturelles, ainsi que les droits détenus par la collectivité et les autorités locales. En comprenant bien cette situation, ils pourront prendre des décisions éclairées qui profiteront à leurs pratiques et à leurs entreprises agricoles.

Script

MUSIQUE D’INTRODUCTION

Animateur :
Durant l’émission d’aujourd’hui, nous allons vous présenter un cultivateur confronté à un dilemme. Il doit décider s’il conserve les arbres sur sa ferme ou s’il les coupe. Restez à l’écoute pour en connaître les motifs.

DIMINUTION GRADUELLE DE LA MUSIQUE D’INTRODUCTION

Animateur :
M. Kwame Alebikiya est un cultivateur de cacao du Ghana. Comme de nombreux agriculteurs, il fait pousser du cacao et des arbres. Lorsqu’il a défriché ses terres la première fois, il a laissé certains arbres qui poussent naturellement et il a planté son cacao entre les arbres.

C’est la méthode traditionnelle de culture du cacao.

Les arbres fournissent de l’ombre – ce qui fait augmenter les rendements de cacao.

Même les chercheurs les mieux informés au pays recommandent des arbres d’ombrage pour le cacao.

Kwame bénéfice également de cette pratique parce qu’il a plusieurs produits différents à récolter avec les arbres ET le cacao ET d’autres cultures.

Mais Kwame fait face à un dilemme. Même s’il aime cultiver le cacao avec les arbres, cette pratique représente également un choix difficile.

S’il continue à s’occuper des arbres, ils fourniront de l’ombre qui fera augmenter les rendements de cacao.

Mais, en même temps, garder et soigner des arbres d’ombrage en pleine croissance signifie qu’ils deviendront assez grands pour être récoltés par les compagnies forestières ayant un contrat avec les collectivités et les autorités locales.

Étant donné que les arbres appartiennent à la collectivité, Kwame ne sera probablement pas payé pour leur abattage. S’il est payé, ce ne sera pas grand chose.

Lorsque les forestiers abattront les arbres, ils endommageront ou détruiront vraisemblablement son cacao.

C’est un choix difficile. Devrait il garder les arbres ou les couper? Que feriez-vous?

PAUSE MUSICALE

Animateur :
Nous voici de retour. Nous avons parlé de M. Kwame Alebikiya et de sa décision difficile : garder les arbres ou les couper…

Si Kwame laisse pousser les arbres sur ses terres, ils lui donneront de la bonne ombre pour son cacao.

Cependant, les règles en vigueur dans la collectivité du cultivateur Kwame ne lui donnent pas le droit de couper les arbres à bois d’oeuvre, même s’ils poussent sur ses terres.

La collectivité et les autorités locales ont plutôt accordé aux compagnies forestières les droits sur les arbres, une fois qu’ils sont assez gros pour être abattus.

La rétribution est faible et met souvent beaucoup de temps à parvenir à la collectivité.

Que peut faire Kwame? Comment les particuliers et la collectivité peuvent ils partager les bienfaits de l’amélioration des forêts?

AUGMENTATION PROGRESSIVE DE LA MUSIQUE ET TEMPS D’ARRÊT POUR L’ANIMATEUR

Entamons une discussion sur la propriété des arbres qui améliorera notre environnement local et nos ménages.

Quelles sont les lois traditionnelles dans notre collectivité et de quelle façon nous touchent-elles?

Veuillez communiquer avec nous à la station pour nous faire part de vos commentaires et de vos points de vue.

DIMINUTION GRADUELLE DE LA MUSIQUE


Acknowledgements

  • Rédaction : Jennifer Pittet, Thornbury (Ontario), Canada.
  • Révision : Professeure Helen Hambly Odame, Études en vulgarisation rurale et Professeur Naresh Thevatuasan, spécialiste en Agroferestrie temperée et tropicales, Université de Guelph, Canada.

Note