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Script 73.3

Notes to broadcasters

À cause du VIH/sida, des adultes sont affaiblis ou meurent à la fleur de l’âge au moment où ils peuvent donner le meilleur rendement. Le VIH/sida a un effet dévastateur sur la main d’oeuvre et par conséquent sur l’agriculture et sur la sécurité alimentaire dans les régions rurales. Il est important de tenir compte de ces données quand vous planifiez les émissions ciblant les auditeurs qui vivent en milieu rural.

La sécheresse est l’un des facteurs qui rend les personnes vivant en milieu rural plus vulnérables aux effets du VIH/sida. Comme les agriculteurs font face à un grand nombre d’autres défis, il est important de réduire, autant que possible, les risques de pertes de récoltes causées par la sécheresse. Les agriculteurs peuvent réduire les risques en cultivant des récoltes résistantes à la sécheresse. Le présent texte porte sur le sujet suivant : il y a parfois pertes de récoltes parce que l’on ne les cultive pas dans les meilleures conditions.

Au cours de vos émissions, vous pouvez donner des exemples de récoltes résistantes à la sécheresse : manioc, éleusine cultivée, mil à chandelles, tef, fonio, amarante, sorgho, palmier dattier ainsi que de nombreux légumes et fruits indigènes. Tous ces produits poussent bien, même pendant une période de sécheresse.

Il est cependant essentiel d’encourager les auditeurs à trouver les produits qui poussent bien dans la région où ils vivent. On connaît parfois les bienfaits de ces espèces mais on peut percevoir, de façon erronée, ces produits comme des ” aliments pour les pauvres ” ou ” démodés “. Mais ils sont souvent plus nourrissants et plus résistants à la sécheresse; ils sont aussi adaptés au climat et au sol de la région. Dans beaucoup de zones, de telles espèces risquent d’être en voie d’extinction parce qu’elles ont été remplacées par des récoltes plus ” en vogue “.

Pour relever les défis qu’entraîne la sécheresse, les agriculteurs peuvent utiliser d’autres méthodes. Il existe un grand nombre de possibilités : récolte des eaux de pluie sur les toits ou dans le sol, techniques de conservation du sol telles que paillis, irrigation au goutte à goutte, méthode bon marché… Demandez aux agriculteurs de votre auditoire comment ils relèvent les défis qu’entraîne la sécheresse et discutez de ces méthodes au cours de votre émission. Une émission à lignes ouvertes permet aux auditeurs de discuter des méthodes qu’ils utilisent.

Script

1er animateur
– Bonjour et bienvenue à l’émission. C’est un grand souci pour les agriculteurs que de choisir les bonnes récoltes adaptées au sol et au climat de la région. Il est important que les agriculteurs qui vivent dans des régions sèches plantent des récoltes qui survivent pendant une sécheresse.

2e animateur
– De nos jours, les agriculteurs ont un grand nombre de défis à relever… moins de travailleurs pour aider à accomplir les tâches… des membres de leur famille qui sont malades. Les agriculteurs ne peuvent pas, en plus, courir le risque de perdre les récoltes à cause d’une sécheresse.

1er animateur
– Aujourd’hui, nous allons donc parler de l’importance de planter des récoltes qui peuvent survivre pendant une période de sécheresse. Nous allons entamer l’émission en relatant une histoire vraie portant sur des agriculteurs d’Éthiopie.

2e animateur
– Il y a quelques années, en Éthiopie, sévissait une terrible sécheresse. La récolte de maïs était mauvaise et partout dans le pays, c’était la famine. Le maïs ne poussait pas parce que le sol était trop sec et dans les champs, gisaient des plants de maïs séchés et brunâtres. Mais au même moment, les agriculteurs ont été étonnés de constater ce qui se passait dans les jardins potagers. Ils étaient verts! Ils regorgeaient de patates douces, de manioc, de moringa, d’asiminier à feuilles trilobées et d’autres cultures en bonne santé. Toutes ces cultures étaient vertes et poussaient bien.

1er animateur
– Des gens ont appelé cette famine une ” famine verte “. Le maïs perdu, les agriculteurs n’avaient pas de cultures de base à récolter. Mais en même temps, en pleine période de sécheresse, les jardins étaient verts et luxuriants – pleins de produits en bonne santé.

2e animateur
– Nous sommes convaincus que les auditeurs se demandent comment expliquer un tel phénomène – et nous allons tenter de répondre à leur question. Des années auparavant, il semble que les agriculteurs de la région avaient quitté leur foyer national. Ils avaient emporté des semences. Mais le maïs ne poussait pas bien dans la région où ils s’étaient installés parce que les tendances liées aux précipitations étaient beaucoup plus variables.

1er animateur
– Mais pourquoi les produits cultivés dans les jardins potagers poussaient-ils bien?

2e animateur
– Les produits poussaient bien parce qu’ils étaient probablement résistants à la sécheresse ou parce qu’ils avaient des racines profondes qui utilisaient l’eau enfouie dans le sol.

1er animateur
– Les produits cultivés dans les jardins potagers pouvaient donc survivre. Mais le climat de la région – les pluies étant trop incertaines – ne convenait pas à la culture annuelle du maïs.

2e animateur
– C’est exact. Les agriculteurs avaient planté des récoltes qui ne convenaient pas aux conditions de la région.

1er animateur
– Précisément. Les agriculteurs qui ne peuvent pas compter sur la pluie doivent choisir des récoltes qui peuvent survivre pendant la sécheresse.

Nous serons de retour après la pause.

INTERMÈDE MUSICAL

1er animateur
– Bienvenue. Nous avons expliqué comment réduire les risques de pertes de récoltes pendant la sécheresse. Cultiver une variété de récoltes, voilà une façon d’assurer une plus grande sécurité. Pas seulement une ou deux récoltes. En plantant une variété de récoltes résistantes à la sécheresse, vous ne courrez pas le risque de tout perdre pendant la sécheresse.

2e animateur
– Finalement – et ceci est TRÈS important – sélectionnez des cultures locales qui pourront survivre même quand les précipitations sont variables. Des récoltes que vous connaissez et qui sont disponibles. Des récoltes qui poussent dans la région depuis des générations.

1er animateur
– Des gens pensent parfois que ces récoltes sont des ” cultures pour les gens pauvres “. On méprise ces cultures parce que ce ne sont pas des cultures ” modernes “.

2e animateur
– Méprisées!!? Ces cultures sont souvent plus nutritives que les cultures dites modernes. Elles sont résistantes et elles sont adaptées au climat de la région. Rien n’est plus précieux.

1er animateur
– Nous sommes d’accord et nous espérons qu’au cours des années, les gens changeront d’attitude. Ces cultures locales peuvent jouer un rôle important pour accroître la sécurité alimentaire dans notre communauté.

2e animateur
– Agriculteurs, songez sérieusement aux cultures qui conviennent au climat de la région – particulièrement si vous vivez dans une zone où peut sévir une période de sécheresse. Cultivez une variété de récoltes résistantes à la sécheresse et choisissez les cultures indigènes locales qui ont fait leurs preuves dans la région depuis des générations.

-FIN-

Acknowledgements

  • Collaboration : Vijay Cuddeford, North Vancouver, Canada
  • Révision : Tony Rinaudo, agent de programme, Afrique, Moyen-Orient et Europe de l’Est, World Vision, Australie

Information Sources

  • Rinaudo, Tony. ” The Green Famine “, Echo Development Notes, volume 77, octobre 2002, Ecological Concerns for Hunger (ECHO) Inc., 17391 Durrance Road, North Fort Myers, Florida 33917, USA. Tél. : 239-543-3246; téléc. : 239-543-5317; courrier électronique : echo@echonet.org
  • Cuddeford, Vijay. Des récoltes utiles en période sèche, Toronto, Réseau de Radios Rurales des Pays en Développement, 2000