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Script 66.8

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Voici la troisième partie d’une série de cinq épisodes portant sur la question suivante : comprendre et utiliser les informations sur le marché. À l’aide d’information sur les marchés précise, les agriculteurs peuvent décider quels produits cultiver ainsi qu’où et quand vendre les produits pour obtenir les meilleurs prix.

Idéalement, ces émissions devraient être diffusées en série, par exemple, une fois par jour pendant cinq jours ou une fois par semaine pendant cinq semaines. Il sera probablement nécessaire d’adapter ces émissions en utilisant des noms et des situations propres à votre région afin que les sujets traités conviennent à vos auditeurs et qu’ils leur soient familiers. Les auditeurs devraient s’identifier aux personnages et comprendre leurs dilemmes.

L’épisode qui suit traite des décisions que les agriculteurs ont à prendre lorsqu’ils vendent leurs produits. Ils ont plusieurs options dont les suivantes : vendre dans les marchés de commerçants, vendre dans les marchés du village ou vendre directement de leurs fermes. Les agriculteurs peuvent examiner chacune de ces possibilités et décider quelle option offre les meilleurs prix. Cependant, ces prix doivent être ajustés en fonction des coûts de transport et de la facilité à transporter les produits dans chacun de ces lieux.

Script

Personnages:

Animateur

Bakari
agriculteur (juste dépassé la trentaine)
Isoke
agricultrice (juste dépassé la vingtaine)
Tabansi
commerçant (40 ans)

INTRO

INDICATIF MUSICAL QUI CONTINUE DE JOUER PENDANT QUE PARLE L’ANIMATEUR.

Animateur
– C’est maintenant l’heure d’écouter le troisième épisode de la pièce radiophonique « Au marché, au marché » portant sur comprendre et utiliser les informations sur le marché. Au cours de l’épisode d’aujourd’hui, l’agriculteur Bakari, et l’agricultrice, Isoke, réfléchissent aux avantages et aux inconvénients de vendre dans différents endroits. Bakari est tenté de traiter de nouveau avec un acheteur en qui il n’a pas confiance — mais qui offre maintenant le meilleur revenu et la plus grande sécurité. Mais sa femme, Isoke, préfère vendre leurs produits directement aux consommateurs.

FERMETURE EN FONDU DE L’INDICATIF MUSICAL.

BRUIT D’UNE PELLE QUI FRAPPE LA TERRE. BRUIT DE PAS QUI S’APPROCHENT.

Tabansi
– Bakari, comment allez-vous?

Bakari
– Oh! Tabansi, je ne m’attendais pas à vous voir. Je ne vous ai pas entendu venir.

Tabansi
– Vous travaillez fort.

Bakari
– J’agrandis le jardin potager. Ma femme Isoke et moi avons décidé que nous devons être plus indépendants, maintenant que le prix du grain est si bas. Mais que faites-vous ici? Je ne fais plus des affaires avec vous.

Tabansi
– Je suis venu vous faire une nouvelle proposition.

Bakari
– Mais comment puis-je avoir confiance en vous? Vos prix sont bas et je ne suis pas sûr que vous nous donnez le meilleur prix pour notre grain.

Tabansi
– Nous faisons des affaires ensemble depuis longtemps. Je vous demande de me donner encore une chance. Je veux simplement que vous écoutiez ma proposition.

Bakari
– Eh bien! J’écoute — mais je ne vous promets rien.

Tabansi
– Il a été convenu que je fournirais des légumes à un important supermarché et j’ai besoin de plusieurs agriculteurs sur qui je peux compter pour cultiver des produits.

Bakari
– Eh bien!… Je ne sais pas.

Tabansi
– Cette entente vous permet d’avoir un revenu régulier. Je me suis déjà entendu avec le supermarché sur le prix alors vous saurez à l’avance combien vous recevrez.

Bakari
– Combien?

Tabansi
– Peut-être cinquante pour cent de plus que vous gagnez présentement. Je vais faire les calculs et vous donner la somme exacte demain.

Bakari
– Je vais en reparler à Isoke, mais vous ne m’avez toujours pas convaincu. On ne peut pas changer sa nature, chassez le naturel, il revient au galop.

Tabansi
– En refusant mon offre, vous ferez une grave erreur. Je vous promets de vous accorder pour les légumes un prix plus élevé que celui que tout autre commerçant vous offrira. Vous serez au bout de vos peines.

PAUSE MUSICALE.

BRUIT DE CASSEROLES QUI S’ENTRECHOQUENT DANS LA CUISINE.

Bakari
– Comme toujours, ces plats que tu prépares ont un arôme exquis, Isoke. J’ai vraiment faim après avoir creusé dans le jardin.

Isoke
– Notre repas est presque prêt. Maintenant, raconte-moi encore ce que Tabansi, le commerçant, t’a dit.

Bakari
– Tabansi a conclu une entente avec un important supermarché et il a besoin d’agriculteurs qui lui fournissent constamment des produits. Il veut acheter nos produits de façon régulière.

Isoke
– Si Tabansi a conclu une entente avec un supermarché, alors pourquoi ne pourrions-nous pas vendre directement à un marchand ou à un supermarché nous-mêmes? Nous ferions un meilleur profit.

Bakari
– Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de veine, Isoke — nous avons déjà tenté notre chance au marché des commerçants et cela n’a pas été un succès. Nous sommes des agriculteurs et non pas des commerçants. Je ne sais pas comment faire des affaires de cette façon. Tabansi a l’habitude de toutes ces manigances. C’est probablement une bonne idée d’accepter son offre. Cela voudrait dire que nous serions payés de façon régulière.

Isoke
– Je ne veux vraiment plus rien avoir à faire avec le commerçant, Tabansi. Nous devons gagner un meilleur revenu de nos produits. L’idée de vendre directement aux consommateurs me plaît. Ainsi nous n’avons personne à payer y compris Tabansi — au lieu de ça, nous gardons tout le profit. Nous pourrions peut-être même vendre notre grain directement à des clients au marché de la ville.

Bakari
– Mais ce n’est peut-être pas la meilleure méthode d’opérer, Isoke. Comment pouvons-nous apporter nos produits à la ville et encore nous occuper de la ferme?

Isoke
– Je ne sais pas pourquoi nous devons être aussi prudents.

Bakari
– Eh bien! Souviens-toi de cela. Vendre au marché de la ville nous rapportera peut-être les meilleurs prix mais c’est tellement loin d’ici. Cela va nous coûter plus cher pour nous rendre en ville — plus que cela nous coûte pour livrer nos produits au marché des commerçants.

Isoke
– Eh bien! Je sais que nous avons quelque chose à faire. Nous devons acquitter les frais de scolarité. Si nous ne payons pas bientôt, les enfants n’iront plus à l’école.

Bakari
– Alors nous devons accepter l’offre de Tabansi. Il n’y a aucune autre façon de s’en sortir.

Isoke
– Oh! Bakari, je ne suis vraiment pas d’accord. Tu sais ce que je pense de Tabansi. Mais assieds-toi maintenant, le repas est prêt.

OUVERTURE EN FONDU DE L’INDICATIF MUSICAL QUI JOUE PENDANT 5 SECONDES. FERMETURE EN FONDU.

EXTRO

Animateur
– Vous venez d’écouter « Au marché, au marché », notre série portant sur comprendre et utiliser les informations sur le marché. __________ jouait le rôle de Bakari. ____________ jouait le rôle d’Isoke et _____________ jouait le rôle de Tabansi. Bakari et Isoke songent aux avantages et aux inconvénients de vendre dans différents endroits. Vont-il décider de traiter de nouveau avec Tabansi? Ou vont-ils aller au marché eux-mêmes? Au cours du prochain épisode, découvrez quelle décision Bakari et Isoke prennent.

Acknowledgements

Collaboration : Christine Davet, Toronto, Canada. Révision : Adrian Mukhebi, directeur général, Kenya Agricultural Commodity Exchange (KACE), Nairobi, Kenya et Andrew Shepherd, Division des systèmes de soutien à l’agriculture, Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Rome, Italie.

Information Sources

Comprendre et utiliser les informations sur le marché,, Andrew W. Shepherd, 2000. Division des systèmes de soutien à l’agriculture, Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, Viale delle Terme de Caracalla, 00100 Rome, Italie. Adresse électronique: AGS-Registry@fao.org Adresse Web: http://www.fao.org/ag/ags/AGSM/nvfr.htm