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Script 57.7

Notes to broadcasters

Message principal de cette émission:  Les filles et les garçons devraient avoir des chances égales d’aller à l’école.  Souvent, les filles sont retirées de l’école pour aider leurs parents à la maison ou pour s’occuper des jeunes enfants.  La scène qui va suivre suggère des solutions pour que les filles puissent à la fois aller à l’école et aider leurs familles, illustrant les avantages d’éduquer tous les enfants, filles ou garçons.

Suggestions:  Remplacez les noms des personnages par des noms qui vous sont familiers ainsi que certains mots ou expressions pour qu’ils correspondent à votre communauté.  Par exemple, il existe dans chaque culture des associations formelles ou informelles telles que les «réunions réservées aux femmes.» Utilisez un terme qui sera familier à vos auditeurs. Le «baobab» est un autre exemple.  Cet arbre pousse fréquemment dans certains pays africains mais pas partout en Afrique.  Remplacez «baobab» par le nom d’un arbre qui donne beaucoup d’ombre et que l’on voit souvent dans les zones rurales de votre pays.  Peut-être trouverez-vous d’autres mots que vous voudrez remplacer.  Faîtes les changements nécessaires pour que vos auditeurs comprennent le contenu de ce texte et pour qu’ils puissent s’identifier aux personnages et les comprendre.

Script

Les personnages

Le narrateur: Il peut être l’hôte de l’émission.
Mme Wanza: Une fermière.
Elizabeth: La nouvelle belle-fille de Mme Wanza.
Mme Zulu: Une fermière et amie de Mme Wanza.

Le narrateur:
Mme Wanza est très heureuse. Son fils aîné, Mackson, vient de se marier et il vit maintenant chez Mme Wanza avec sa femme Elizabeth.

Elizabeth est nouvelle venue dans ce village.

Mme Wanza est heureuse de présenter sa belle fille à toutes ses amies. La plupart d’entre elles seront présentes aujourd’hui à la réunion réservée aux femmes.

Mme Wanza et Elizabeth viennent de terminer leurs tâches matinales. Elles se hâtent pour ne pas être en retard à leur réunion. Rejoignons-les.

Elizabeth
-Maman, où allons-nous passer cette journée?

Mme Wanza
– Dans l’école.

Elizabeth
– Dans l’école? Je ne savais pas que ce village avait une école. Je croyais que les enfants allaient tous à l’école à Bekale.

Mme Wanza
– C’était le cas autrefois. Nos enfants y sont allés mais c’était loin. Ce n’était pas sécuritaire pour nos filles de parcourir une telle distance. Pendant la saison des pluies, peu d’enfants voulaient bien marcher chaque jour jusqu’à Bekale. Alors nous, les mères, avons demandé qu’une école soit construite dans notre propre village.

Elizabeth
– Vraiment? Comment avez-vous trouvé l’argent pour construire une école?

Mme Wanza
– Nous avons demandé de l’argent à différents responsables du gouvernement et à des travailleurs des agences communautaires mais cela prenait trop de temps. Les anciens étaient fatigués d’entendre nos demandes. Ils ont donc demandé à chacun de donner de son temps, de son argent et de travailler à construire l’école.

Elizabeth
– Les villageois ont construit l’école?

Mme Wanza
– Exactement. C’est un type de construction assez simple mais cela permet aux enfants d’être au sec pendant les pluies. Durant la saison sèche, la plupart des classes jouissent de l’ombre du baobab. Le bâtiment n’est pas un élément déterminant, ce qui importe c’est que les enfants puissent se réunir tous les jours pour apprendre leurs leçons.

Attends! Tu vas faire la connaissance de ma bonne amie, Mme Zulu.

Mme Wanza
– Mme Zulu, comment allez-vous et comment va votre famille?

Mme Zulu
-Je vais très bien! Et vous?

Mme Wanza
– Nous allons tous très bien, merci. Laissez-moi vous présenter ma belle-fille Elizabeth. Elizabeth, je te présente ma bonne amie Mme Zulu.

Mme Zulu
-Je suis enchantée de te rencontrer Elizabeth. J’étais présente à ton mariage, tu étais très belle. Mme Wanza est très fière que son fils ait épousé une femme instruite.

Mme Wanza
– Comment va votre fille aînée, Mme Zulu? Elizabeth, la fille de Mme Zulu a terminé ses études. Je crois qu’elle est même allée à l’université, n’est-ce pas Mme Zulu?

Mme Zulu
-Oui, ma fille a passé plusieurs années à l’école! Mon fils aîné a travaillé après avoir quitté le cours élémentaire. Ce n’est pas le cas de ma fille. Au début, nous avons pensé qu’il était étrange qu’une fille passe autant de temps à faire des études. Maintenant, nous ne nous plaignons plus. Notre fille a un très bon travail et nous envoie de l’argent chaque jour. Mon mari et moi sommes très fiers d’elle!

Mme Wanza
– Vous savez, une fille peut prendre grand soin de sa famille et de celle de son mari si elle a un bon travail! Elizabeth, souviens-toi de l’école que nous avons construite dans notre village. La fille de Mme Zulu est devenue une personne influente au gouvernement. Elle est certaine de pouvoir nous aider à obtenir une pompe à eau pour l’école. Elle n’a pas oublié notre village!

Mme Wanza (cont)
– Serez-vous présente à notre réunion? Elle doit commencer d’un moment à l’autre.

Mme Zulu
-Oui, j’arrive! Je dois finir ce que j’ai à faire. Nous nous retrouverons à l’école. J’ai été heureuse de te rencontrer Elizabeth.

Mme Wanza
– Dépêchez-vous Mme Zulu! Nous ne voulons pas commencer la réunion sans vous. Nous vous verrons là-bas!
TRANSITION MUSICALE.
Le narrateur
– Mme Wanza et Elizabeth se dirigent vers l’école, passent le ruisseau, traversent le jardin de M. Talo et montent la colline. Du haut de la colline, elles ont une vue dégagée du village.

Elles voient les enfants qui jouent et qui crient. Elles aperçoivent une pompe à eau et des enfants qui attendent de remplir leurs seaux.

Chaque jour après la classe, ils peuvent en remplir un ou deux qu’ils ramènent à leurs familles. Les écoliers et les professeurs sont les seuls à pouvoir utiliser la pompe à eau, sauf pendant la saison sèche. Pendant cette période, chacun peut s’en servir.

Mme Wanza et Elizabeth descendent la colline et se dirigent vers l’école.
TRANSITION MUSICALE/EFFETS DE SONS (SONS D’ENFANTS JOUANT ENSEMBLE). DIMINUER LES EFFETS
SONORES ALORS QUE LE DIALOGUE S’AMORCE.

Elizabeth
-Les enfants sont très nombreux ici!

Mme Wanza
-(Riant) Oui, mais beaucoup d’enfants qui sont ici ne vont pas à l’école. Ils viennent du centre pour enfants.

Elizabeth
– Le centre pour enfants? Qu’est ce que c’est?

Mme Wanza
– Est-ce que tu vois cette maison blanche là-bas? Celle avec des chèvres devant? C’est la maison de M. Ambo. Il a huit enfants.

Elizabeth
-(L’interrompant) Huit enfants! Il doit être très riche!

Mme Wanza
– Comblé par ses enfants mais pas riche. Ils travaillent tous dans les champs. Les filles les plus âgées s’occupent des plus jeunes. Quand M Ambo a vu tous ces enfants aller à l’école près de chez lui, il a voulu que ses fils y aillent aussi.

Elizabeth
– Seulement ses fils?

Mme Wanza
– Oui, seulement ses fils. Mais voyant ses filles regarder ceux qui allaient à l’école, on pouvait deviner qu’elles aussi avaient envie d’y aller.

Elizabeth
– Cela doit être terrible pour ces filles de voir tous les enfants faire quelque chose qu’elles n’ont pas le droit de faire.

Mme Wanza
– Et bien, les choses ont vite changé. M. Ambo a rencontré la fille de Mme Zulu quand elle est venue à l’école. Je pense qu’il avait entendu dire par des voisins qu’elle donnait de l’argent à sa famille pour qu’ils établissent un petit commerce. Il avait aussi appris qu’elle était mariée à un homme riche.
EFFETS DE SON (SONS D’ENFANTS QUI JOUENT ET RIENT EN COURANT).
Mme Wanza
– M. Ambo a du penser que la meilleure solution pour devenir riche était de donner une éducation à ses enfants. Un jour, Mme Ambo a annoncé à la réunion que son mari voulait que ses fils et ses filles aillent à l’école. Cette pauvre Mme Ambo ne savait pas que toutes les tâches de la maison allaient lui revenir puisque ses filles n’étaient plus là pour l’aider.

Elizabeth
– Les filles doivent aider leurs mères à s’occuper des jeunes enfants et les aider à faire tout ce qui est nécessaire, surtout pendant la période des récoltes.

Mme Wanza
– Les femmes en ont discuté. Comment avoir une école où les garçons et les filles suivent les classes tout en étant capables d’aider leurs familles? Beaucoup ont dit avoir le même problème que Mme Ambo. C’est alors que nous avons décidé de créer le centre pour enfants.

Elizabeth
– Je comprends maintenant. Le centre pour enfants s’occupe des enfants qui ne sont pas encore en âge d’aller à l’école pour que leurs mères puissent faire leur travail quotidien.

Mme Wanza
– Exactement, Elizabeth. Maintenant, les mères peuvent envoyer leurs filles à l’école sans se préoccuper des jeunes enfants. Aussi, l’école commence plus tard dans la matinée pour que les enfants aient le temps d’aider leurs parents. Pendant la saison des récoltes, les classes sont interrompues et les enfants peuvent donc aider leurs parents aux champs.

Elizabeth
– C’est formidable de voir tous les efforts faits par le village pour que les enfants aillent à l’école. Pour moi, cela a été difficile de suivre les cours élémentaires. Mon père insistait pour que je termine l’école. Tous mes amis avaient quitté après la première ou la deuxième année. La plupart d’entre eux ont trois ou quatre enfants.

Mon père m’avait dit: “Ne t’inquiète pas Elizabeth, il est préférable de se marier plus tard et de trouver un bon mari. Si tu as moins d’enfants, vous pourrez tous les nourrir. Et, grâce aux études que tu as faites, tu pourras les aider à apprendre à lire et à écrire quand ils grandiront.”

Mme Wanza
– Ton père est un homme très sage, Elizabeth! En réalité, j’ai encouragé mon fils à te choisir comme épouse parce que tu as fait des études. Je veux que mes petits enfants soient intelligents et en bonne santé. Est ce que tu crois que tu pourrais nous aider à l’école?

Elizabeth
– Comment puis-je faire?

Mme Wanza
– Tu pourrais donner les leçons pour les classes les plus jeunes ou tu pourrais aider au centre pour enfants. Il existe aussi des cours du soir pour les adultes. Tu pourrais leur apprendre à lire et à écrire. As-tu déjà pensé à terminer ta formation en enseignement secondaire, Elizabeth?

Elizabeth
– En effet, j’y ai pensé, mais maintenant que je suis mariée…

Mme Wanza
– Tu es encore très jeune. Tu devrais finir tes cours. Je vais en parler à mon fils. Si tu termines, cela te permettra peut-être d’avoir un travail en dehors du village ou tu pourrais nous aider à établir un commerce familial. Il y a tellement plus d’opportunités pour une jeune fille instruite. Rejoignons les autres pour la réunion.

Le narrateur
– Pensez-vous que Mme Wanza a raison? Est-il bon que nos filles aillent à l’école? Que pouvons-nous faire dans la communauté pour que nos filles puissent y aller?

Acknowledgements

Contribution: Moira Simpson, Chercheur/Auteur, Windsor, Canada.

Révision: Beth Miller, Spéciliste du «Genre», Heifer Project International, Arkansas, USA.

Information Sources

The control of girls,” Shahidul Alam, The New Internationalist, No. 225, novembre 1991, pp. 15-17.

Gender canyon,” Charlotte Carlsson, The New Internationalist, No. 315, août 1999, pp. 12-16.

Girls, schools and limits to change,” Nadine Cammish et Colin Brock, IDS — Insights, Numéro 9, mars 1999.  www.id21.org/insights29/art5.htm

How to help the girls in the countryside to know their need for education,” Anna Felix, FAWE NEWS, Vol. 7 No. 3, 1999. http://home.africaonline.co.ke/fawe/newsletter.asp?header=newsletter

Increasing girls and women’s participation in basic education, Nelly P. Stromquist, No. 56, UNESCO — International Institute for Educational Planning, Paris, 1997.

Education is a Right (UNICEF – Fonds des Nations Unies pour l’Enfance): www.unicef.org/pdeduc/education/

SAFE — Save a Female through Education  http://tamil.cs.duke.edu:8080/~safe/

State of the World’s Children 1999 — Education (UNICEF): www.unicef.org/sowc99/features.htm

FAWE — Forum for African Women Educationalists: http://home.africaonline.co.ke/fawe/mission.asp?header=vision