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Script 31.2

Notes to broadcasters

1. L’extrait suivant provient de ILCA Newsletter (Bulletin de l’ILCA) 2 (2) Avril 1983, Centre International du Bétail pour l’Afrique.

“Le Centre International du Bétail pour l’Afrique (International Livestock Centre for Africa) (ILCA) a développé une clôture vivante avec du Leucaena leucocephala qui retient efficacement les moutons en train de paître dans les limites définies.

“En utilisant la Leuca-clôture en même temps que les jougs triangulaires sur le cou des bêtes, les petits producteurs peuvent intégrer leurs activités de production agricole et animale et augmenter leur productivité en général.

“La Leuca-clôture est constituée d’arbustes de leucaena plantés serrés côte à côte (5 à 15 cm d’intervalle) qui ont atteint à peu près un an d’âge (1 à 3 cm de diamètre à hauteur de la taille). Tout d’abord, les arbustes sont éclaircis en coupant environ les deux tiers d’entre eux à une hauteur de 1m à 1,50m au-dessus du sol. Pendant l’élagage, les plus gros troncs sont choisis pour servir de barrière du bas. Les petites branches et les tiges sont ensuite enlevées des grands arbustes qui restent à l’aide d’un coutelas ou d’une machette.

“Les branches solides choisies pendant l’élagage sont repliées et tissées horizontalement, le long des petites tiges verticales qui restent, et sont ramenées jusqu’à environ 10-15 cm au-dessus du sol. Les barrières du bas sont imbriquées entre elles pour plus de solidité. Les barrières du bas sur un côté complet de la zone à clôturer sont installées avant toute opération de “tissage” de la clôture.

“La deuxième, troisième et quatrième barrière du bas sont imbriquées exactement comme la première, mais les arbustes les plus élevés sont entaillés à l’aide d’un coutelas, repliés à environ 20 cm au-dessus de la précédente barrière, et de nouveau, imbriqués horizontalement entre les tiges verticales plus courtes. Les parties vides laissées par les troncs courts peuvent êtres comblées à l’aide de tiges provenant de l’élagage des arbustes. Elles auront des extrémités pointues et seront imbriquées le long des barrières du bas avant d’être enfoncées dans le sol.

“Lorsque les plus grands arbustes sont entaillés et repliés, au lieu d’être coupés complètement, la majorité survit, formant une clôture vivante, permanente et durable.

“La clôture de leucaena a été testée avec succès à Ibadan avec des moutons nains d’Afrique de l’Ouest. Les bêtes peuvent être équipées de jougs triangulaires pour accroître encore plus la sécurité de la clôture. La repousse du leucaena du bas est broutée, pendant que les branches supérieures peuvent être périodiquement éclaircies et utilisées comme nourriture à couper et à emporter, pour faire des poteaux ou servir de bois de chauffe.”

Pour obtenir de plus amples informations, contactez International Livestock Centre for Africa (Centre International du Bétail pour l’Afrique) Boîte Postale 5689, Addis Abeba, Ethiopie.

2. A ECHO, ils se servent de l’arbuste Moringa (Moringa oleifera) comme clôture vivante. Ils plantent les arbustes de moringa avec entre eux un intervalle de 5 cm environ, autour du périmètre du jardin. Les troncs s’imbriquent entre eux pour former une barrière que même un poulet ne peut pas franchir. Une fois qu’ils atteignent 1 mètre 50, ils sont coupés pour ne pas faire de l’ombre au jardin. C’est une clôture qui ne coûte rien et qui donne en même temps des légumes.

ANNEXE: Espèces exceptionnelles pour les clôtures vivantes

Traduit de la notice technique d’ECHO “The living fence: its role on the small farm” (La clôture vivante : son rôle sur la petite ferme)

Suit une description d’un petit nombre d’espèces largement utilisées pour les clôtures vivantes :

Gliricidia sepium (Mère-de-cacao).
Ce petit arbuste légumineux est tellement connue des agriculteurs de certains pays, et si utile, qu’on lui a décerné une médaille au Honduras. Courant en basse et moyenne altitude, l’arbuste préfère une pluviométrie moyenne, et s’adapte bien à une saison sèche périodique. L’arbuste peut être reproduit à partir des branches. Un vieux poteau de clôture vivante aura tendance à produire un grand nombre de branches longues et étroites, parfaites pour être plantées. Les branches prennent racine facilement, mais le taux de croissance est modéré. Les Gliricidia peuvent aussi être multipliées à partir de semences.

Cela donne une clôture étroite avec une large couronne. Sa durée de vie est presque infinie. Le bois des vieux troncs devient noir et très dur, alors il peut servir à confectionner de nombreux petits objets. Les bêtes ont tendance à se nourrir du feuillage, mais sur les clôtures, le plus gros du fourrage pousse hors de leur portée. Le feuillage est une nourriture utile en petites quantités, mais peut être toxique en grosses quantités. Les fleurs, les bourgeons, et les très jeunes feuilles sont souvent cuites comme des légumes. Les graines séchées sont toxiques et peuvent être broyées et mélangées à d’autres graines pour empoisonner les rats. La chute des feuilles se produit durant la saison sèche, et les feuilles peuvent devenir un excellent paillis. L’arbuste était utilisé, dans le passé, pour donner de l’ombre au cacao et au café, mais a été remplacé dans cette tâche par l’Inga. S’il est élagué tous les 3 ans, il donne une quantité appréciable de bois de chauffe. L’élagage entraîne aussi la mort de certaines racines et l’émission d’azote dans le sol.

Erythrina berteroana (Immortelle naine).
Cet arbuste légumineux est de taille petite ou moyenne, et sert habituellement comme poteau pour clôture vivante, ou pour supporter les plantes grimpantes. Il peut être remplacé par d’autres espèces d’Erythrina. L’arbuste est recouvert d’un feuillage dense et vivace. Parce que les feuilles ne sont pas perdues pendant la saison sèche, cet arbuste est tout indiqué pour les régions avec un peu plus de pluie que pour le Gliricidia. Par contre, l’ombre que cela donne peut être excessive pour certaines cultures. Cet arbuste est parfait pour une région un peu plus humide que ce qui est nécessaire pour le Gliricidia. La multiplication se fait à partir de grosses ou petites branches, que l’on plante habituellement là où on en a besoin. Mais on peut utiliser des semences aussi. La croissance est modérée à rapide. La clôture est étroite avec une couronne fournie.

Le feuillage attire les bêtes, et on s’en sert souvent pour nourrir les lapins, parfois avec des conséquences néfastes.

Le bois est mou et d’un usage limité, sauf comme combustible. Une grosse quantité de paillis est produite lorsque l’arbre est élagué. Les graines sont toxiques. C’est l’arbuste pourvoyeur d’ombrage favori des plants de café en Amérique Centrale.

Yucca elephantipes.
C’est l’une des plantes les plus courantes pour faire des clôtures vivantes en Amérique Centrale. Des boutures de branches, grosses et petites, sont fréquemment plantées serrées les unes contre les autres. Lorsqu’elles poussent, les feuilles garnies d’épines forment un mur pratiquement impénétrable. L’arbuste est facile à multiplier, pousse lentement et a une longue vie. On peut se nourrir des fleurs.

Bursera simaruba.
Cet arbuste convient particulièrement aux régions plus sèches où le Gliricidia ne s’adapte pas. Lorsqu’on le plante pour faire de gros poteaux, il prendra racine, même sous des climats assez secs.

Moringa oleifera (Arbre à baguettes, arbre à raifort).
Cet “arbre à légumes” résiste bien aux saisons sèches et pousse particulièrement vite la première année. Le centre Asiatique de Recherche et de Développement des Légumes de Taiwan a développé un projet de jardinage qui commence par une palissade de Moringa obtenue à partir de semences plantées à intervalles rapprochés.

Les arbres sont élagués souvent lorsqu’ils atteignent la hauteur d’homme, et les feuilles peuvent être cuites car ce sont des légumes nourrissants, qui peuvent servir également pour nourrir les bêtes. Les fleurs ont le goût du radis, les cosses minces comme des crayons sont des légumes délicieux, les racines marinées dans du vinaigre remplacent le raifort, et les graines sèches broyées purifient l’eau.

Script

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Les clôtures vivantes peuvent faire du bien à vos cultures et à vos bêtes. Elles peuvent vous économiser de l’argent et améliorer vos rendements.

Les clôtures vivantes sont constituées de rangées d’arbres ou d’arbustes plantés de façon serrée pour former une barrière. Elles sont utiles aux agriculteurs qui ont besoin d’une clôture pour marquer des limites, séparer des champs, empêcher les bêtes de vagabonder, former des coupe-vents, ou supporter des plantes grimpantes. Les clôtures vivantes sont un excellent choix pour de nombreuses raisons. Elles durent plus longtemps que les autres types de clôture. Vous pouvez les faire à l’aide de matériel que vous avez déjà à la ferme, ce qui en diminue le coût. Vous n’avez pas besoin d’abattre des arbres pour les confectionner: au contraire, vous en plantez de nouveaux! Il existe de nombreuses espèces d’arbres qui peuvent servir à faire des clôtures vivantes.

Engrais

Une clôture vivante peut même faire du bien à votre sol. Quand les feuilles des arbres tombent, elles forment un paillis sur le sol. Vous pouvez tailler les petites branches et les ajouter à votre compost, ou les mélanger au sol. Les feuilles et les branches pourries dégagent des éléments nutritifs dans le sol pour nourrir vos plantes. Aussi les racines des arbres qui descendent loin dans le sol, peuvent faire remonter l’azote et les autres éléments nutritifs. Si l’arbre est un légumineux, davantage d’azote est ajouté au sol, ce qui améliore les rendements d’un produit. Ainsi, vous économisez de l’argent sur l’engrais azoté.

Nourriture pour le bétail

Les feuilles de certaines clôtures vivantes peuvent servir à nourrir les bêtes. Les feuilles peuvent être mélangées avec la nourriture habituelle de vos bêtes, ou encore, parfois, les bêtes préfèrent brouter les feuilles sur la clôture elle-même.

Il faut toujours vous assurer que les feuilles de vos clôtures ne sont pas toxiques pour les bêtes, avant de vous en servir comme nourriture. Par exemple, les feuilles de Gliricidia(Gliricidia sepium)sont comestibles, mais toxiques pour les bêtes en grande quantité.

De la nourriture pour les personnes.

Certaines espèces de clôtures vivantes ont des feuilles, des fleurs, et des bourgeons que vous pouvez cuire et manger.

Par exemple, on peut manger les fleurs, les cosses et les racines de l’arbre Moringa(Moringa oleifera). Et, bien sûr, vous pouvez toujours vendre le surplus que vous avez.

Si vous habitez une région où le bois est rare, les clôtures vivantes peuvent aussi vous donner du bois de chauffe.

Autrement dit, le bois de chauffe est ainsi produit aux alentours de la ferme où on peut le ramasser facilement.

Comment installer une clôture vivante.

L’une des façons d’installer une clôture vivante consiste à planter des arbres en ligne et, ensuite, d’attacher du fil de fer entre eux. Plantez des boutures fraîches de 2.5 m de hauteur avec 20-40 cm sous terre à l’endroit où vous mettriez les poteaux pour une clôture normale. Elles vont se mettre à germer et à pousser.

Autant que possible, laissez-les s’enraciner solidement avant d’y attacher du grillage. Si certaines boutures meurent, remplacez-les. Si la pluie est capricieuse là où vous vivez, il vous faudra peut-être donner un coup de main à la nature pour faire germer les poteaux, en remplissant le trou du poteau avec de la bonne terre, et en le maintenant humide.

Certains arbres et arbustes plantés bien serrés les uns près des autres peuvent marquer une frontière ou empêcher le bétail de la franchir. Certains exemples sont le papayer, le bananier, le leucaena(Leucaena leucocephela), le moringa(Moringa oleifera), et le casuarina(Casuarina spp).

Peut-être voudrez-vous d’abord construire une clôture provisoire avec des matériaux provenant de plantes locales, comme les poteaux de bambou. Ensuite, installez une clôture vivante à l’intérieur de la provisoire.

Problèmes possibles.

Il y a aussi des inconvénients avec la clôture vivante.

Par exemple, vos arbres peuvent devenir trop grands, ce qui rend l’élagage très compliqué. Ils peuvent aussi faire de l’ombre aux cultures, et entrer en compétition avec vos propres produits pour avoir accès aux éléments nutritifs du sol, l’eau et la place pour les racines. Pour toutes ces raisons, la croissance des clôtures vivantes doit être contrôlée.

Les bonnes espèces pour les clôtures vivantes.

Un arbre légumineux qui est apprécié pour les clôtures vivantes est le gliricidia(Gliricidia sepium). C’est un petit arbuste que l’on peut planter à partir de boutures ou de graines. Vous pouvez couper une branche provenant d’un ancien poteau de clôture, la planter dans le sol, et elle va pousser! C’est une clôture étroite avec une large cime. Les jeunes feuilles, les fleurs, et les bourgeons sont souvent cuits comme légumes.

L’izote ou yucca(Yucca elephantipes)vit longtemps, et peut être planté facilement à partir de boutures, même si sa croissance est plutôt lente. En Amérique Centrale, les boutures de cette plante sont plantées bien serrées. Lorsque la plante grandit, les feuilles garnies d’épines forment un mur dense très difficile à franchir. On peut se nourrir de ses fleurs.

Le Leucaena(Leucaena leucocephala)est un petit arbuste, qui fixe l’azote, et qui a été utilisé efficacement pour empêcher les moutons de s’égarer.

Un autre arbre qui a du succès, c’est le Moringa (Moringa oleifera), qui pousse bien sous les climats chauds, et qui croît particulièrement vite la première année. A partir de graines semées à intervalles réduits, une clôture de Moringa peut être taillée pour fournir des feuilles comestibles pour les humains et pour les bêtes. Les fleurs ont un goût similaire au radis, les cosses donnent des légumes délicieux, les racines peuvent remplacer le raifort lorsqu’elles sont mélangées au vinaigre, et les graines, séchées et pilées, peuvent purifier l’eau quand elles sont traitées convenablement.

Ces espèces ont du succès comme clôtures vivantes, mais elles ne sont pas les seules. Il existe de nombreux arbres qui peuvent servir de clôtures vivantes. Essayez de trouver une espèce locale qui correspond à vos besoins.

Information Sources

1. Ce texte a été adapté de The living fence: its role on the small farm (La clôture vivante: son rôle sur une petite ferme), une note technique publiée en anglais par ECHO (Organisme Educatif concerné par la faim).

Les notes qui l’accompagnent ainsi que les graphiques sont des reproductions de publications d’ECHO. Pour avoir de plus amples informations, ou pour commander des semences de certains arbres mentionnés (Gliricidia, Moringa, Leucaena) écrivez à :

ECHO
17430 Durrance Road
North Fort Myers, FL 33917
USA