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La maladie de la mosaïque du manioc (MAM) est une des maladies les plus courantes du manioc au Malawi, et est surnommée Khate la chinangwa, en chewa, la langue la plus parlée du pays. La MAM réduit la taille les feuilles et les rend difformes (c.-à- d. qu’elles s’enroulent). Les feuilles de plants infectés présentent des tâches variant du vert au jaune.

Les plants infectés produisent de petits tubercules, surtout lorsque la maladie les attaque au début de la saison.

La maladie est causée par un virus, et est transmise d’un plant infecté à un plant sain par des insectes appelés mouches blanches. Il n’existe aucun moyen de lutte chimique contre cette maladie.

Pour lutter contre la MAM, il faut :

  • planter des boutures de manioc ne présentant aucun signe d’infection;
  • prélever les éléments végétaux dans un champ propre, exempt de maladies;
  • déterrer et détruire les plants symptomatiques qui présentent les symptômes de la MAM dès que vous le détectez en les enfouissant sous terre;
  • cultiver des variétés tolérantes. Les variétés sauti, le sagonja, le yizaso et le chamandanda sont celles qu’on trouve au Malawi;
  • pratiquer la rotation des cultures pour éviter un foisonnement de la maladie.

Le présent feuilleton parle d’une veuve nommée Ayaya dont le champ de manioc a fait les frais de la mosaïque du manioc l’an dernier. Comme le manioc était l’aliment de base dans sa région, elle n’a littéralement rien eu pour nourrir sa famille. Pour la saison suivante, elle décide de défricher un champ loin des exploitations de ses voisins afin d’éviter que ses cultures soient contaminées par leurs champs. Lorsque Kotokwa, un homme de son village, décide de défricher son champ près du sien, elle pette les plombs. C’est à travers ce différend qu’Ayaya apprend qu’il lui était plus avantageux de prévenir la maladie de la mosaïque du manioc que de prendre ses distances.

Vous pourriez présenter ce feuilleton dans le cadre de votre émission agricole courante.

Vous pourriez vous servir du présent texte radiophonique comme document de recherche ou vous en inspirer pour réaliser vos propres émissions sur les problèmes de maladie auxquels sont confrontés les producteurs et les productrices de manioc ou des sujets similaires dans votre pays.

Entretenez-vous avec des agriculteurs, des agricultrices et des experts qui cultivent le manioc ou possèdent de solides connaissances sur cette culture.

Vous pourriez poser les questions suivantes aux agriculteurs et aux agricultrices :

  • Connaissez-vous la maladie de la mosaïque du manioc?
  • Savez-vous le mode de transmission de cette maladie?
  • Savez-vous comment éviter que cette maladie ne se propage à vos cultures de manioc?

Aux experts, vous pourriez demander :

  • Où les agriculteurs et les agricultrices peuvent-ils se procurer des boutures de manioc saines, exemptes de maladies?

Durée estimée du texte radiophonique : 20 minutes, avec la musique d’intro et de fin.

Script

PERSONNAGES

AYAYA:
femme de 40 ans, mère de quatre enfants, dont l’aîné est un garçon de 15 ans. C’est une veuve, productrice de manioc, qui cultive cette denrée surtout pour avoir de quoimanger et vendre le surplus afin de compléter le revenu familial provenant essentiellementdes travaux qu’elle effectue dans les champs d’autres habitants de son village et dans d’autresvillages plus loin.

CHIMWENE:
garçon de 15 ans d’Ayaya qui étudie le jour dans une école secondaire situéeà deux pas de la maison. Ses frères et lui aident leur mère au champ lorsqu’ils ne vont pas àl’école.

MISOMALI:
agriculteur de 45 ans, marié, qui semble avoir une bonne connaissance desproblèmes agricoles auxquels est en proie le village. Il est gentil et sympathique, toujours prêtà partager ce qu’il a dans son champ, et à transmettre les connaissances qu’il a sur lesproblèmes agricoles.

KOTOKWA:
homme de 42 ans, marié, originaire du même village.

SCÈNE 1

EFFETS SONORES:
AMBIANCE D’UN APRÈS-MIDI EN CAMPAGNE. GAZOUILLIS D’OISEAUX, BRUITS DE CHÈVRES,ET ABOIEMENTS D’UN CHIEN AU LOIN.CHIMWENE VIENT JUSTE D’ARRIVER DEL’ÉCOLE. IL RÉCUPÈRE SON REPAS À LACUISINE OÙ SA MÈRE L’A RÉSERVÉ POUR LUI.

CHIMWENE:
(S’APPROCHANT) Maman, ce plat de manioc estamer. Comment veux-tu que le mange?

AYAYA:
Je suis désolée, mon fils, mais ce que tout le monde amangé dans la maison aujourd’hui.

CHIMWENE:
Pourquoi n’as-tu pas préparé le bon manioc que nousmangeons habituellement?

AYAYA:
Tu veux dire que tu ne sais pas que nous avons récoltéle dernier bon manioc hier?

CHIMWENE:
Es-tu sérieuse, maman?

AYAYA:
Ne fais pas semblant d’ignorer que notre récolte a étémaigre cette année. Est-ce la première fois pour toid’apprendre que nous avons déraciné la grande partie denos plants de manioc à cause de la maladie de lamosaïque du manioc?

CHIMWENE:
Je le sais, mais maman, je ne pensais que nous enmanquerions de si tôt.

AYAYA:
Eh bien, nous n’en avons plus. En dernier recours, j’aiessayé d’extraire toute l’eau de cuisson amère pour quele manioc soit moins amer, et c’est que nous avonsobtenu. De toute façon, ce n’est pas aussi amer que tu lefais croire, Chimwene.

CHIMWENE:
Mais maman, aujourd’hui, nous avons appris en classeque ce manioc ne devait pas être consommé frais, car ilest toxique.

AYAYA:
(FÂCHÉE) Chimwene, tu n’as pas faim, n’est-ce pas?

CHIMWENE:
Bien sûr que j’ai faim, maman.

AYAYA:
Alors, arrête de te comporter comme un petit enfant. Vadonc manger ton repas.

CHIMWENE:
(À CONTRECOEUR) Je ne mangerai pas ce poison.

AYAYA:
De toute évidence tu n’as pas faim.

CHIMWENE:
Je m’en vais chez oncle Chithope. Lui, il a encore dubon manioc dans son champ. Il devra pouvoir medonner quelques tubercules juste…

AYAYA:
Non non et non, pas question… Je ne permettrai pas quetu ailles quémander chez mes parents. Je suis veuve,mais je me débrouille pour pourvoir à mes besoins etceux de mes enfants depuis que votre père est décédé ily a six ans.

MISOMALI:
(S’APPROCHANT) Ayaya, je passais tout simplementà côté. Je viens du champ et suis en train de rentrer chezmoi. Alors, j’ai pensé m’arrêter pour m’enquérir de vosnouvelles et celles du reste de la famille.

AYAYA:
Merci, M. Misomali, nous nous portons bien. Commentallez-vous, votre famille et vous?

MISOMALI:
Dieu merci, nous sommes en bonne santé.

CHIMWENE:
Maman ne dit pas la vérité…

AYAYA:
Chut, Chimwene, tais-toi!!

MISOMALI:
Non, laisse-le parler, Ayaya. À 15 ans, Chimwene estsuffisamment grand pour dire ce qu’il pense. Qu’est-cequi se passe Chimwene?

CHIMWENE:
Peut-être que notre santé est bonne, M. Misomali, maisil n’y a rien à manger dans cette maison. Je suis revenude l’école, et j’ai trouvé pour repas ce manioc, et c’est àpeine si j’arrive à l’avaler.

MISOMALI:
Ne t’inquiète pas. Va chercher du bon manioc dans monchamp situé près de la forêt.

CHIMWENE:
(S’ÉLOIGNANT DU MICRO) Merci, M. Misomali.J’y vais tout de suite.

MISOMALI:
(L’INTERPELLANT) Tu en prendras suffisammentpour deux jours.

AYAYA:
Les mots me manquent pour vous remercier pour ce quevous venez de faire, M. Misomali. Que Dieu vousbénisse.

MISOMALI:
Ce n’est rien du tout, Ayaya. Je vais prendre congémaintenant.

AYAYA:
Mes salutations à votre épouse.

MISOMALI:
Je n’y manquerai pas.

 

SCÈNE 2

EFFETS SONORES:
AMBIANCE CHAMPÊTRE AVEC DES BRUITSPROVENANT DE LA FORÊT. AYAYA BÊCHE ETFAIT DES BILLONS DANS SON NOUVEAUCHAMP DE MANIOC.

KOTOKWA:
(S’APPROCHE) Bonjour, Ayaya.

AYAYA:
Bonjour, M. Kotokwa. Comment ça va à la maison?Vous, votre femme et vos enfants?

KOTOKWA:
Nous allons tous bien. Et votre famille?

AYAYA:
Nous sommes tous en bonne santé.

KOTOKWA:
Alors, je vois que vous êtes en train de préparer lechamp toute seule? Pourquoi? Généralement, vosenfants sont avec vous.

AYAYA:
Ils viendront me rejoindre après l’école.

KOTOKWA:
Je vois. Et cette fois-ci, vous avez décidé de cultivervotre manioc dans ce champ isolé. Pourquoi?

AYAYA:
Bien, j’ai perdu tout mon manioc l’an dernier à cause dela maladie de la mosaïque du manioc. Mon voisin quiavait son champ à côté du mien n’a pas déraciné sesplants de manioc quand la maladie a attaqué cesderniers. J’ai déraciné mes plants contaminés et les aibrûlés, mais le reste a été contaminé à partir du champde mon voisin.

KOTOKWA:
Donc, vous avez cru cette fois-ci qu’il était préférablepour vous de cultiver votre manioc loin des autreschamps pour éviter que les champs se contaminent lesuns les autres?

AYAYA:
En effet, oui.

KOTOKWA:
Bien, vous ne serez pas seule ici, car je serai votrevoisin.

AYAYA:
(SURPRISE ET CHOQUÉE) Quoi? Vous n’êtes passérieux!

KOTOKWA:
Oh que si. Je vais aménager mon nouveau champ demanioc de l’autre côté de la forêt. Avant, il y a cinq ans,ma grand-mère qui est décédée maintenant avaitl’habitude d’y cultiver. Et c’est là où je vais cultivermon manioc cette année.

AYAYA:
Vous n’aménagerez aucun champ ici!

KOTOKWA:
Qu’avez-vous dit?

AYAYA:
Vous m’avez bien entendu. J’ai dit que «VOUSN’AMÉNAGEREZ AUCUN CHAMP DE MANIOCICI!

KOTOKWA:
Ce qui veut dire?

AYAYA:
Exactement ce que j’ai dit ! Je suis la première à êtrevenue ici de toute façon, à l’écart de toute autrepersonne pour éviter d’être proche des autres champs demanioc. De cette façon, je ne ferai plus les frais de lamaladie de la mosaïque du manioc … et vous mesuivez? Je ne le permettrai pas!

KOTOKWA:
Mais vous ne pouvez pas m’en empêcher. Que voussoyez la première à être venue ici ou non, là n’est pas laquestion. Le lopin de terre sur lequel je veux cultivermon manioc ne vous appartient pas.

AYAYA:
Je n’ai pas les moyens de vous en empêcher? Pourquoi?Parce que je suis une femme? Ou parce que je suisveuve? (SE METTANT À PLEURER) Parce que j’aiperdu mon mari? Vous voulez que mes enfants et moimourions de faim. (ELLE COMMENCE À CRIERFORT ET À PARLER DE SON DÉFUNT MARI)Bouhhhhh, Aphiri, pourquoi es-tu parti, nous laissantsouffrir de la sorte? Bouhhh ….

KOTOKWA:
Ayaya, pleurez-vous parce que j’ai dit que j’allaisdéfricher un champ de manioc à côté du vôtre? Est-ceune raison suffisante pour commencer à invoquer lesesprits morts de leurs tombes? Allons, arrêtez ça!

AYAYA:
AYAYA CRIE DE PLUS BELLE

MISOMALI:
(ARRIVE EN COURANT, APRÈS AVOIRENTENDU AYAYA PLEURER PENDANT QU’IL SERENDAIT DANS SON CHAMP DE CANNE ÀSUCRE) Que se passe-t- il ici? Je me rendais à monchamp de canne à sucre lorsque je l’ai entendu pleurer.Kotokwa, pourquoi pleure-t- elle?

KOTOKWA:
Demandez-lui.

AYAYA:
(PLEURANT TOUJOURS) Aphiri, Aphiri! Pourquoies-tu parti, nous laissant souffrir de la sorte? Aphiri,Aphiri, vient voir ta femme et tes enfants qui souffrent!

MISOMALI:
Ayaya, s’il vous plaît, pouvez-vous expliquer ce quis’est passé?

AYAYA:
(CESSE DE PLEURER ET RENIFLE À MESUREQU’ELLE PARLE) Ahh Misomali, vous savez que l’andernier tout mon manioc a été détruit pas la maladie dela mosaïque du manioc, et qu’actuellement je n’ai rienpour nourrir mes enfants. Pour éviter que mon maniocne soit à nouveau contaminé cette saison par unecontagion entre les champs, j’ai décidé de défrichermon champ de manioc très loin des autres. MaisKotokwa a décidé de me suivre et de défricher sonnouveau champ à côté du mien.

MISOMALI:
Est-ce pour cela que vous pleurez? Je suis venu encourant pensant que Kotokwa était en train de vousbattre ou qu’il s’agissait d’autre chose.

KOTOKWA:
Même moi je n’arrivais pas à le croire quand elle s’estmise à pleurer.

MISOMALI:
En réalité, il n’y a aucun mal à ce que Kotokwa défricheson champ à côté du vôtre. Connaissez-vous le mode detransmission de la maladie de la mosaïque du manioc?

AYAYA:
Si. Quand le champ de manioc de quelqu’un se trouve àcôté d’un autre champ de manioc, la maladie peut sepropager de cet autre champ à votre champ.

MISOMALI:
Comment cela se produit-il?

AYAYA:
Je ne sais pas. Tout ce que je sais c’est que la maladievient du champ voisin et attaque le vôtre.

MISOMALI:
Kotokwa, comment le virus de propage-t- il d’un champ de manioc à un autre?

KOTOKWA:
Il existe de petites mouches qui se nourrissent de la sèvede manioc. Ce sont elles qui transportent la maladied’un champ à l’autre.

MISOMALI:
Vous avez raison. Où avez-vous appris ça?

KOTOKWA:
J’ai appris cela d’une émission agricole diffusée à laradio.

MISOMALI:
Ayaya, vous avez dit que votre champ avait été attaquépar la maladie de la mosaïque du manioc durant ladernière saison de croissance. Comment avez-vous suque votre manioc était atteint de cette maladie.

AYAYA:
Les feuilles de mes plants de manioc étaient déforméeset enroulées. Il y avait des taches jaunes mélangées à duvert ici et là.

MISOMALI:
Et qu’avez-vous fait lorsque vous avez remarqué lesplants de manioc infectés?

AYAYA:
Bien, j’ai déraciné tous les plants touchés et j’ai fait cequ’ils ont dit à la radio.

MISOMALI:
Qu’ont-ils dit à la radio?

AYAYA:
Ils nous ont dit de creuser une fosse à l’écart du champet d’y enfouir les plants contaminés.

KOTOKWA:
J’ai entendu également qu’on pouvait brûler les plantscontaminés.

MISOMALI:
Tout cela est exact. Maintenant, Ayaya, si ce sont depetites mouches blanches qui transmettent la maladie,qu’est qui les empêcherait de voler de là où ils sont pourvenir dans votre champ ici?

AYAYA:
Rien, j’imagine.

MISOMALI:
Et voilà! Même si je suis d’avis que le fait de maintenirune certaine distance peut aider à prévenir lapropagation par les mouches blanches, la distance à elleseule n’est pas suffisante. Vous devez être tous les deuxvigilants. Faites tout pour vous procurer vos boutureschez un fournisseur fiable, et elles doivent résister auxmaladies.

Lorsque vous cultivez votre manioc, assurez-vous desemer uniquement des semences non infectées par levirus. De plus, inspectez vos plants de manioc toutes lesdeux semaines ou même chaque semaine si c’estpossible. Cela vous permettra de savoir si les feuilles devos plants sont enroulées. Dès que vous apercevez unplant avec des feuilles enroulées et qui portent destâches jaunes et vertes, déracinez-le et emportez-le loindu champ pour l’enfouir ou le brûler. N’oubliez pas deplanter des variétés tolérantes aux maladies, afind’éviter que votre manioc ne soit contaminé dès ledébut.

AYAYA:
Mais la variété résistante est celle qui est amère et qu’onne peut pas manger crue.

MISOMALI:
Je sais, mais vous pouvez la transformer en farine demanioc, et de cette façon vous aurez toujours de quoimanger tout au long de l’année.

KOTOKWA:
Vous voyez, ce n’est pas seulement une question deproximité des champs. Mon champ peut être proche duvôtre, mais nous devons tous les deux être vigilants etinspecter nos plants fréquemment. Ainsi, nous pouvonsprotéger notre manioc et avoir des rendements élevés.

AYAYA:
Hum, vous voulez uniquement justifier l’aménagementd’un nouveau champ de manioc près du mien.

MISOMALI:
Pas vraiment, Ayaya. Vous voyez, il existe un certainnombre de méthodes de prévention de la maladie de lamosaïque du manioc. En tant que producteurs, nousdevons éviter de cultiver d’autres denrées telles que latomate dans ou à côté de nos champs de manioc.

AYAYA:
Pourquoi?

MISOMALI:
Parce que les cultures comme la tomate sont d’autresespèces-hôtes des mouches blanches qui transmettent lamaladie. Au lieu de cela, nous pouvons cultiver duniébé et du maïs qui ne sont pas des espèces-hôtes et quin’attirent pas les mouches.

AYAYA:
Eh bien, je ne le savais pas.

KOTOKWA:
J’ai également entendu durant l’émission radiophoniqueagricole que le fait d’éviter de cultiver du manioc prèsd’un champ contaminé constituait une façon d’éviter lamaladie.

MISOMALI:
C’est exact, M. Kotokwa. L’important c’est qu’en tantqu’agriculteurs et agricultrices, nous, et je veux dire lacommunauté entière, devons travailler ensemble enrespectant ces mesures préventives si nous voulonséviter la maladie dans nos champs. La négligence d’uneseule personne peut anéantir les bonnes mesurespréventives de toute la communauté.

AYAYA:
M. Misomali, bien que vous soyez simplement unproducteur de maïs comme nous deux ici présents, voussemblez connaître beaucoup de choses, comme si vousétiez un conseiller agricole.

MISOMALI:
(RIT DE SON COMMENTAIRE) Ayaya, il y a undicton qui dit «chat échaudé craint l’eau froide». J’aieu une attaque de maladie de la mosaïque du manioc quia dévasté mon champ il y a deux ans, et je me suis faitun devoir de me renseigner sur cette maladie pour éviterune nouvelle attaque.

KOTOKWA:
Bien, une des difficultés que je rencontre c’est detrouver des semences saines exemptes de virus. Peut-être que vos connaissances peuvent nous être utiles ici,M. Misomali.

MISOMALI:
Vous pouvez demander conseil sur les lieux où vouspouvez vous procurer des boutures de manioc exemptesde virus aux stations de recherche suivantes au Malawi.Dans la région centrale, à la station de recherche deChitedze, à Lilongwe, et la station de recherche deChitala, à Salima. Dans la région de nord à la station derecherche de Mkondezi, à Nkhatabay, à la station derecherche de Baka, à Karongo, et à la station de stationde recherche de Lunyangwa, à Mzuzu. Et dans la régiondu sud à la station de recherche de Byumbwe, à Thyolo,à la station de recherche de Makoka, à Zomba, et à lastation de recherche de Kasinthula, à Chikhwawa.

AYAYA:
Mais que faire si ces stations sont loin d’ici, M.Misomali? De quelle autre manière un petit exploitantagricole comme moi peut-il obtenir des renseignementssur les lieux où on peut se procurer des boutures demanioc saines?

MISOMALI:
Vous avez soulevé un bon point, Ayaya. Une autremanière c’est de vous informer auprès de nosconseillers agricoles. Ils peuvent nous mettre en contactavec les agriculteurs ou les associations paysannes quimultiplient des boutures de manioc saines. Je pense quece type d’associations existe juste à deux villages d’ici.

AYAYA:
(RIRES) Bien, M. Kotokwa, je m’excuse pour ma crisede larmes. Cependant, c’était une bénédiction déguisée. Comment aurions-nous pu apprendre tout ça sur cettemaladie si ce n’était pas à cause de cette rencontre? Ondit que le savoir c’est le pouvoir. Une fois encore toutesmes excuses.

KOTOKWA:
(RIANT) Ce n’est pas grave, Ayaya. Nous devons tousles deux remercier M. Misomali d’être venu à notrerescousse.

MISOMALI:
GLOUSSEMENT D’APPRÉCIATION

AYAYA:
Acceptez-vous ma main de réconciliation, M. Kotokwa?

KOTOKWA:
Oui, du plus profond de mon cœur.

Acknowledgements

Rédaction : Marvin Hanke, consultant en radio pour le développement, Blantyre, Malawi.

Révision : Andrew Mtonga, département des services de recherches agricoles, station de recherche de Chitedze, Malawi

Information Sources

Interviews réalisées avec des agriculteurs et des agricultrices du village de Mulangala, dans le district de Mulanje, division du développement agricole de Blantyre, Malawi.

Le présent texte radiophonique a été produit avec le soutien de CABI Plantwise par l’entremise de Farm Radio Trust.

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