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La maladie de la mosaïque du manioc (MAM) est une des maladies les plus courantes du manioc au Malawi, et est surnommée Khate la chinangwa, en chewa, la langue la plus parlée du pays. La MAM réduit la taille les feuilles et les rend difformes (celles-ci s’enroulent). Les feuilles de plants infectés présentent des tâches en forme de mosaïque variant du vert au jaune. Les plants infectés produisent de petits tubercules, surtout lorsque la maladie les attaque au début de la saison.

La maladie est causée par un virus, et est transmise d’un plant infecté à un plant sain par des insectes appelés mouches blanches. Elle se propage généralement aussi par le biais de boutures prélevées sur des plants infectés. Il n’existe aucun moyen de lutte chimique contre cette maladie.

Pour lutter contre la MAM, il faut :

• Planter des boutures de manioc ne présentant aucun signe d’infection.
• Prélever les éléments végétaux dans un champ propre, exempt de maladies.
• Déterrer et détruire les plants symptomatiques dès que vous le détectez en les enfouissant sous terre ou en les brûlant.
• Cultiver des variétés tolérantes. Les variétés Sauti, Sagonja, Yizaso et Chamandanda sont celles qu’on trouve au Malawi;

Le présent texte radiophonique parle des méthodes de prévention et de lutte contre la maladie de la mosaïque du manioc. Il s’inspire d’interviews réalisées avec des agriculteurs, des agricultrices et des experts.

Vous pourriez adapter les interviews pour la scène (jeu de rôle) et présenter ce texte dans le cadre de votre émission agricole ordinaire.

Vous pourriez vous servir également de ce texte comme document de recherche ou vous en inspirer pour créer vos propres émissions sur les problèmes de maladie du manioc ou des sujets similaires dans votre pays.

Entretenez-vous avec des agriculteurs et des experts qui cultivent le manioc ou qui possèdent une solide connaissance sur cette culture.

Vous pourriez poser les questions suivantes aux agriculteurs :

Connaissez-vous la maladie de la mosaïque du manioc?
Savez-vous comment elle se transmet?
Savez-vous comment éviter que la maladie nuise à votre production de manioc?

Et aux experts :

Où et comment les agriculteurs et les agricultrices peuvent-ils se procurer des boutures de manioc exemptes de maladies?

Durée estimée du texte radiophonique : 20 minutes avec la musique d’intro et de fin

 

Script

VOLUME DE L’INDICATIF SONORE AJUSTÉ ET MAINTENU TRÈS BAS

ANIMATEUR :
Bienvenue! Cassava radio doctor est une émission radiophonique sur la gestion des problèmes de maladies qui nuisent au manioc. Elle a été diffusée sur la radio communautaire de Nkhotakota dans la région centrale du Malawi.

Nkhotakota est un des districts dont la population consomme le manioc et le riz comme aliments de base contrairement aux autres localités du pays où c’est le maïs qui est l’aliment de base. Mais, récemment, le manioc a été exposé à de graves dangers.

VOLUME DE L’INDICATIF SONORE AJUSTÉ ET JOUÉ EN FONDU ENCHAÎNÉ JUSQU’À DEVENIR BAS

ANIMATEUR :
Je suis à la radio communautaire de Nkhotakota pour en savoir plus sur l’émission Cassava radio doctor d’Edward Kuwacha.
EDWARD KUWACHA :
Je m’appelle Edward Kuwacha, responsable des programmes à la radio communautaire de Nkhotakota. Pendant plus de cinq décennies, les habitants de Nkhotakota cultivaient et avaient pour aliment de base le manioc. Toutefois, les agriculteurs étaient en proie à un certain nombre de difficultés.
L’apparition de la maladie de la mosaïque du manioc en était une. Il s’agit d’une maladie virale qui met en danger la culture du manioc.
De nombreux producteurs cultivaient des variétés vulnérables à la mosaïque du manioc, plutôt que des nouvelles variétés ou des variétés résistantes.
Par conséquent, les récoltes diminuaient et les agriculteurs étaient sur le point d’abandonner la culture du manioc, risquant ainsi de souffrir de faim.
ANIMATEUR :
Qu’avez-vous fait à la radio communautaire de Nkhotakota pour venir en aide à vos auditeurs et auditrices?
EDWARD KUWACHA :
Avec nos partenaires, nous diffusons une émission intitulée Cassava radio doctor.
Grâce à cette émission, le ministère de l’Agriculture fait la promotion de variétés améliorées tolérantes ou résistantes à la maladie de la mosaïque du manioc, et dont le rendement est élevé également. L’émission informe les agriculteurs sur les symptômes de la maladie de la mosaïque, son mode de propagation et les moyens par lesquels on peut la prévenir et la combattre. Nous présenté la variété Sauti et d’autres nouvelles variétés, ainsi que les bonnes pratiques agricoles que voyons plusieurs personnes adopter.
ANIMATEUR :
Pouvons-nous parler à certains de ces agriculteurs?
EDWARD KUWACHA:
Allons-y – je vais vous conduire chez quelques-uns d’entre eux.

LIEN MUSICAL

ANIMATEUR :
Je me trouve avec une association d’agriculteurs près d’une église de Kalirangwe, un village de l’Autorité traditionnelle de Mphonde. Comment s’appelle cette association?
JAMES CHALINDA :
L’association se nomme Nkhokwe ya kumunda, ce qui signifie « Le grenier du club des jardiniers ».
ANIMATEUR :
Quelles cultures servent d’aliments de base dans cette région?
JANET SITIMA : Nous avons différents aliments de base, dont le manioc, le riz, les patates douces et le maïs. Mais notre préféré c’est le manioc.
ANIMATEUR :
Comment se passe la culture du manioc?
JANET SITIMA :
Nous avons eu des problèmes avec la maladie de la mosaïque du manioc, mais avec l’apparition de la nouvelle variété Sauti, nous résistons à la maladie, et l’agriculture se porte beaucoup mieux maintenant.
MARIA KAMBOLA :
Nous comptons sur le manioc, mais nous étions sur le point d’abandonner, car l’ancienne variété Beatrice était sujette à la maladie de la mosaïque du manioc. Mais, maintenant, nous cultivons la Sauti qui a un haut rendement et résiste aux maladies.
BEATRICE CHILONDA :
La Sauti produit plus que la variété Gomani ou Beatrice. On peut remplir un sac avec les tubercules récoltés sur un billon, tandis qu’il faut plusieurs billons pour remplir le même sac lorsqu’il s’agit de la variété Beatrice.
ANIMATEUR :
Pourquoi certains agriculteurs continuent-ils de cultiver la variété Beatrice si elle ne produit pas beaucoup?
UNE AGRICULTRICE:
Peu d’agriculteurs cultivent la Sauti parce que c’est une nouvelle variété et beaucoup n’ont pas encore eu l’occasion de la tester. Toutefois, nous sommes en train d’en faire la multiplication pour la mettre à la disposition de tous les agriculteurs.
ANIMATEUR :
En termes de résistance à la maladie de la mosaïque du manioc, quelle est la différence entre les variétés Béatrice et Sauti?
UN AGRICULTEUR:
La Sauti résiste à la mosaïque du manioc comparativement à la Beatrice et la Gomani qui sont de vieilles variétés. La mosaïque du manioc attaque ces variétés à tous les stades de leur cycle de croissance. Une fois infectée, leur croissance ralentit et les tubercules rapetissent considérablement. Dans les cas extrêmes, plusieurs plants ne développent aucun tubercule.
Mais la Sauti nous procure toujours quelque chose. Elle a un haut rendement, tolère énormément les maladies et nous fournit du nsima qui est très bon et délicieux. La farine de la Sauti est très belle tout comme celle du blé, et est très douce et blanche.
ANIMATEUR :
Les agriculteurs vendent-ils la Sauti aux producteurs de fécule?
UN AGRICULTEUR:
Non, pas dans cette région. Nous n’avons pas commencé à vendre la Sauti pour la fécule, car l’usine de fabrication de fécule est en construction. Une fois que ce sera terminé, nous en vendrons.
ANIMATEUR :
Il y avait une émission intitulée Cassava radio doctor qui passait à la radio communautaire de Nkhotakota. L’avez-vous déjà écouté? Si oui, levez la main. (PAUSE)
Bien, cinq agriculteurs ont levé la main. Pouvez-vous nous dire de quoi il était question dans cette émission radiophonique?
JAMES CHALINDA:
Je m’appelle Chalinda. Cette émission était une des meilleures émissions radiophoniques que j’ai écoutées parce qu’elle parlait de notre principal aliment de base, le manioc. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu d’émission consacrée spécialement à la culture du manioc.
Autrefois, on pensait que le kodi kodi (cochenille farineuse du manioc) était une maladie. Cependant, nous avons appris à travers cette émission que la mosaïque du manioc était une maladie propagée par les mouches blanches qui attaquaient notre manioc.
L’émission nous a également fourni des renseignements sur les cliniques où nous pouvions aller nous informer à propos de nos cultures, à savoir toutes les cultures et pas uniquement le manioc. Là-bas, nous pouvons apporter un échantillon de plant malade, et ils nous donnent des conseils sur le genre de produits chimiques que nous devons acheter, ainsi que d’autres solutions agricoles.
L’émission nous a également appris les avantages que procurait la nouvelle variété Sauti. Ils ont déclaré qu’elle produisait beaucoup et qu’elle résistait aux maladies. Même avec le changement climatique et les sécheresses que nous avons actuellement, nous récolterons tout de même quelque chose avec les nouvelles variétés comme la Sauti.
MARIA KAMBOLA:
On nous a dit que si on voyait des plants infectés dans notre champ, on devait les déterrer et les enfouir sous terre.
Ce qui est intéressant avec la radio c’est que même les gens qui circulent peuvent l’écouter pendant qu’ils passent à côté et s’arrêter pour en savoir plus. Ils nous demandent parfois de quelle émission il s’agit. Nous leur communiquons le titre de l’émission, et lorsqu’ils arrivent chez eux, ils se mettent à l’écouter.
ANIMATEUR :
Parlons de la mosaïque du manioc maintenant. Comment peut-on la combattre? Existe-t-il d’autres méthodes dont on peut se servir pour éviter cette mosaïque?
VERONICA MALALA :
Nous nous assurons de planter nos boutures améliorées loin du champ principal où poussent les anciennes variétés. De plus, nous veillons toujours à la propreté des lieux, c.-à-d. que nous désherbons nos champs et déterrons tout plant qui présente des symptômes de la maladie de la mosaïque du manioc.
ANIMATEUR :
Mettez-vous en œuvre ces pratiques avec toutes les variétés ou seulement avec la variété améliorée, à savoir la Sauti?
BEATRICE CHILONDA:
Je cultive uniquement la Sauti en ce moment.
VERONICA MALALA:
Je cultive la Beatrice et la Sauti sur des lopins séparés, mais j’applique ces mesures rien qu’avec la Sauti.
ANIMATEUR :
Pourquoi appliquez-vous ces mesures hygiéniques avec la variété améliorée seulement et pas avec la Beatrice?
VERONICA MALALA:
Parce que nous n’accordons pas à la Beatrice autant d’énergie et d’amour. Nous voulons qu’elle meure d’une mort naturelle.
ANIMATEUR :
Mais comment parviendrez-vous à lutter contre la mosaïque du manioc si vous n’accordez pas les mêmes soins aux variétés locales?
DENIS CHIMUTU:
Oh oui, vous avez raison. C’est ce que nous devrions faire. Néanmoins, je supplie tout un chacun d’écouter l’émission aujourd’hui. S’il vous plaît, respectez toutes les mesures hygiéniques avec toutes les variétés que nous cultivons, afin que nous puissions venir à bout des mouches blanches et de la mosaïque du manioc.
MARIA KAMBOLA:
En effet, utilisons ces bonnes pratiques avec toutes les variétés. Je sais qu’il y a des agriculteurs qui continuent de cultiver les anciennes variétés, car il n’y a pas suffisamment de boutures de Sauti pour tous les champs.
CHIRINDA :
Le problème avec la mosaïque du manioc a commencé par les anciennes variétés. Par conséquent, les gens ont cessé d’en cultiver et sont désormais à la recherche de la Sauti. Toutefois, même ceux qui cultivent la Beatrice s’assurent maintenant de déterrer les plants malades et adoptent tranquillement les mesures hygiéniques qu’ils appliquent à la Sauti et d’autres nouvelles variétés.
ANIMATEUR :
La maladie de la mosaïque du manioc infecte-t-elle la variété Sauti?
MARIA KAMBOLA:
Si.
ANIMATEUR :
Au regard de ce que j’ai entendu ici, la mosaïque du manioc est dangereuse. Si nous continuons à abriter les mouches blanches sur les variétés locales anciennes, cette maladie peut décimer tout un champ. Alors, adoptons également des pratiques hygiéniques en ce qui concerne les variétés locales.
MARIA KAMBOLA:
Nous aimerions demander la reprise de l’émission Cassava Radio Doctor, car cela permettra aux agriculteurs de Nkhotakota d’écouter et de changer leurs habitudes. Nous aimerions également que des clubs d’écoute soient formés pour que nous puissions écouter en groupe et partager les informations avec nos voisins.
DENIS CHIMUTU:
Cela aurait été préférable que toutes les stations de radio du Malawi aient une émission radiophonique qui communique des informations sur la maladie de la mosaïque du manioc aux agriculteurs, et pas uniquement la radio communautaire de Nkhotakota.
Nous disons cela parce que les boutures de manioc nous proviennent d’autres districts. Par exemple : certaines boutures de Sauti viennent de Nkhatabay et Karonga. Eux aussi doivent savoir comment empêcher la mosaïque du manioc de se propager. Nous devons lutter contre ce virus ensemble en tant que producteurs de manioc.
ANIMATEUR :
Vous écoutiez les membres de l’association Le grenier du club des jardiniers du village de Pendwe, dans la région de l’Autorité traditionnelle de Mphonde. Merci.
LIEN MUSICAL
STELLIA MANGOCHI:
Je suis Stellia Mangochi, agente de protection des végétaux, à Nkhotakota. L’émission radiophonique sur la maladie de la mosaïque du manioc a commencé l’an dernier, en octobre, et était diffusée par le ministère de l’Agriculture avec le soutien du CABI, par le biais de Farm Radio Trust.
Nous savons que les habitants de Nkhotakota consomment beaucoup le nsima fait à base de manioc. Par conséquent, nous avons pensé qu’il serait important de faire la promotion du manioc comme culture adaptée à la sécheresse. Ainsi, nous avons mené des recherches sur les problèmes que rencontraient les agriculteurs au niveau de la culture du manioc.
ANIMATEUR :
Quels problèmes avez-vous découverts?
STELLIA MANGOCHI:
Nous avons découvert que la mosaïque du manioc était le principal problème.
ANIMATEUR :
Quelles pratiques conseilliez-vous dans l’émission radiophonique
STELLIA MANGOCHI:
Nous promouvions des variétés de manioc résistant à la maladie, telles que la Sauti et la Sagonja. Nous disions également aux agriculteurs de planter des boutures matures ayant plus de huit mois, propres et ne présentant aucune écorchure. Les semences doivent être saines, car il n’existe aucun remède contre la mosaïque du manioc.
ANIMATEUR :
Existe-t-il des moyens d’éviter le virus de la mosaïque du virus?
STELLIA MANGOCHI:
Le traitement préventif contre la mosaïque du manioc consiste simplement à utiliser des variétés résistantes ou adaptées telles que la Sauti, et de s’assurer que tous les plants malades sont déterrés et enfouis sous terre.
Certains producteurs utilisent le neem pour repousser les mouches blanches, bien que cette méthode n’ait pas encore été testée scientifiquement.
ANIMATEUR :
Cela ne tue-t-il pas la bouture?
STELLIA MANGOCHI:
Non, parce que le liquide s’évapore rapidement et est à la bonne température. Nous leur conseillons de planter cette bouture traitée le même jour, avant que les mouches blanches ne viennent l’infecter à nouveau. La bouture doit rester dans l’eau chaude pas plus de cinq minutes. Après avoir retiré les boutures de l’eau chaude, étalez-les sur une natte propre ou dans un endroit bien aéré pour que l’air frais souffle dessus.
LIEN MUSICAL
ANIMATEUR :
Je me trouve avec le réalisateur de l’émission Cassava radio doctor, Victor Asumani. Quel a été votre moment préféré en tant que réalisateur de cette émission et avec celle-ci?
VICTOR ASUMANI:
L’émission offrait des récompenses aux auditeurs qui nous envoyaient leurs commentaires. Nous offrions des houes, des téléphones et d’autres petits cadeaux. Les moments les plus heureux pour moi furent lorsque l’émission nous a permis de recueillir beaucoup de commentaires sur ce que les auditeurs avaient appris. Cela a démontré que de nombreuses personnes écoutaient.
ANIMATEUR :
Quel message avez-vous le plus aimé partager avec l’auditoire?
VICTOR ASUMANI:
Je suis heureux d’avoir pu dire aux agriculteurs que la mosaïque était dangereuse, mais qu’on pouvait la combattre en suivant de bonnes méthodes agricoles telles qu’assurer toujours la propreté et utiliser des variétés améliorées. En outre, plusieurs agriculteurs cherchaient les nouvelles variétés, et nous demandaient où ils pouvaient s’en procurer. Les conseillers agricoles ont confirmé la hausse de la demande pour les nouvelles variétés.

LIEN MUSICAL

ANIMATEUR :
Je suis dans le village de Chota, où je m’entretiens avec une agricultrice, Mme Jeany Kamanga. Mme Kamanga, avez-vous déjà écouté Cassava radio doctor sur la radio communautaire de Nkhotakota?
JEANY KAMANGA:
Non, je n’ai pas écouté l’émission radiophonique, mais j’avais l’habitude de recevoir des SMS là-dessus. Les messages portaient sur les principaux problèmes examinés dans l’émission.
ANIMATEUR :
Merveilleux. Parlez-moi davantage des messages que vous receviez.
JEANY KAMANGA :
Un message disait que nous devions faire quelquefois le tour de nos champs pour voir s’il n’y avait pas de plants infectés, et que si nous en trouvions, nous devions les déterrer ou enlever tous les plants infectés et les faire sécher loin du champ.
ANIMATEUR :
Avez-vous essayé de le faire?
JEANY KAMANGA :
Si, je l’ai essayé en effet, en retirant tous les plants infectés de mon champ.
ANIMATEUR :
Quels sont les résultats que vous avez obtenus?
JEANY KAMANGA :
Quand je suis repartie un jour plus tard, j’ai remarqué que tous mes plants de manioc étaient en bonne santé, et qu’il n’y avait aucune trace de maladies. J’étais très contente. Avant ça, les maladies envahissaient tout le champ.
ANIMATEUR :
Avez-vous relaté votre expérience à qui que ce soit?
JEANY KAMANGA :
Lors des rencontres, j’ai dit à plusieurs agriculteurs qu’ils devaient enlever toutes les parties infectées ou déterrer les plants malades et les faire sécher.
ANIMATEUR :
Merci, Mme Jeany Kamanga.

LIEN MUSICAL

ANIMATEUR :
Je suis avec un agriculteur que j’ai rencontré à Chota. D’où venez-vous, et comment vous appelez-vous?
LIPENGA KHOMA :
Je m’appelle Lipenga Khoma et je suis originaire du village de Kawelama. Moi aussi je me suis abonné au service SMS de l’émission radiophonique. Le message que je me rappelle avoir lu et mis en pratique concernait les variétés résistantes telles que la Sauti et la Sagonja. J’ai commencé à cultiver la Sauti et elle est adaptée en effet.
J’en ai également fait part aux autres agriculteurs. J’aime les SMS, car ils vous parviennent directement, même si vous oubliez d’écouter l’émission à cause des autres activités.
ANIMATEUR :
Où avez-vous trouvé les boutures des nouvelles variétés?
LIPENGA KHOMA:
Le ministère de l’Agriculture en fait la distribution, donc j’ai en demandé pour planter et ils m’en ont donné.

LE VOLUME DE L’INDICATIF SONORE AUGMENTE PUIS EST MAINTENU BAS

ANIMATEUR :
Vous écoutiez une émission dans laquelle il était question l’émission Cassava radio doctor diffusée par la radio communautaire de Nkhotakota. J’aimerais remercier Catherine Mlosa de Farm Radio Trust d’avoir permis la réalisation de la présente émission radiophonique.
Vous étiez en compagnie de (nom du radiodiffuseur), sur (nom de la station de radio). En attendant de nous retrouver la semaine prochaine, je vous rappelle ceci : « S’il vous plaît, utilisez des variétés saines et améliorées qui résistent à la mosaïque pour combattre la maladie de la mosaïque du manioc. »

Acknowledgements

Rédaction : Gladson Makowa, Blantyre, Malawi
Révision : Andrew Mtonga, Département des services de recherches agricoles, station de recherche de Chitedze, Malawi

Information Sources

Interviews :
Edward Kuwacha, radio communautaire de Nkhotakota
Stella Mangochi, agente de protection des végétaux, Bureau pour le développement agricole du district de Nkhotakota
Agriculteurs de l’Association Le grenier du club des jardiniers, dont Everest Chikhugu, Elisi Sitima, Beatrice Chilonda, Veronica Malala, William Sitima, Denis Chimutu, Agness Chateka, James Chalinda, Maria Kambola et Ephraim Mulauzi.
Agriculteurs de Chota : Jeany Kamanga et Lipenga Khoma.
Toutes les interviews ont été réalisées le 11 février 2017.
Le présent texte radiophonique a été réalisé avec le soutien de CABI Plantwise par l’entremise de Farm Radio Trust.

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