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Script 99.7

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Le présent texte radiophonique traite de deux plantes majeures, dont les pois chiches et les lentilles, cultivées dans les districts d’Ada’a et d’Akaki dans la région d’Oromia, au centre de l’Éthiopie.

Ce texte s’articule autour des problèmes auxquels sont confrontés les agricultrices et les agriculteurs éthiopiens à cause des dommages causés par les ravageurs et les maladies à ces cultures. Le texte évoque également des émissions radiophoniques diffusées par la Radio Oromia sur la lutte intégrée de ces cultures.

Il s’inspire d’entrevues réalisées avec des agricultrices, des agriculteurs et un agent de développement.
Vous pourriez vous inspirer de ce texte radiophonique pour faire des recherches, en vue d’écrire un texte sur la lutte intégrée qui est menée dans votre région. Sinon, vous pourriez réaliser ce texte radiophonique dans votre station, en utilisant la voix d’actrices et d’acteurs pour représenter les interlocuteurs. Le cas échéant, veuillez informer votre auditoire au début de l’émission que les voix sont celles d’actrices et d’acteurs, et non celles des personnes interrogées lors d’entrevues originales.

Si vous décidez d’utiliser ce texte radiophonique comme source d’information générale ou de vous en inspirer pour créer votre propre émission, vous devriez réfléchir aux questions suivantes :
• Quels sont les ravageurs ou les maladies qui tracassent les agricultrices et les agriculteurs de votre région? Quelles sont les ressources et les solutions qu’elles ou ils ont trouvées pour y remédier?
• Quel rôle joue la radio, ainsi que les agentes et les agents de vulgarisation dans la résolution de ces problèmes? Comment votre station de radio peut-elle aider efficacement les agricultrices et les agriculteurs? Comment pouvez-vous collaborer avec les agentes et les agents de vulgarisation et d’autres spécialistes pour venir en aide aux agricultrices et aux agriculteurs?

Outre les entretiens directs avec les agricultrices, les agriculteurs et d’autres acteurs majeurs du secteur agricole local, vous pourriez animer une tribune téléphonique sur la lutte antiparasitaire et la lutte contre les maladies causées par les ravageurs. Vous pourriez inviter un spécialiste de la lutte antiparasitaire, y compris des agricultrices et des agriculteurs expérimentés pour répondre aux questions des participantes et des participants à la tribune téléphonique sur les ondes.

Durée estimée pour ce texte : 15 minutes avec la musique de début et de fin.

Script

INDICATIF SONORE FONDU EN OUVERTURE ET EN FERMETURE

ANIMATEUR :
Dans le district d’Ada’a, situé dans la zone de l’Est-Choa de la région d’Oromia au centre de l’Éthiopie, les pois chiches et les lentilles sont les principales cultures pratiquées. Ils représentent 30 % de la production agricole. Les ravageurs constituent la difficulté majeure à laquelle sont confrontés les agricultrices et les agriculteurs locaux en ce qui concerne ces cultures. Par conséquent, Radio Oromia a réalisé une série d’émissions radiophoniques sur la lutte intégrée des lentilles et des pois chiches. Nous nous sommes entretenus avec des agricultrices, des agriculteurs, un agent de vulgarisation et un radiodiffuseur qui nous ont fait part de leurs réussites et leurs problèmes face à la lutte intégrée. Nos entrevues visaient également à mesurer l’impact de l’émission radiophonique sur les agricultrices et les agriculteurs.

(PAUSE ET EFFETS SONORES PROVENANT NORMALEMENT DES CAMPAGNES)
Nous sommes arrivés dans un village agricole du district d’Ada’a tôt le matin, après avoir traversé quelques-unes des grandes régions productrices de pois chiche et de lentilles de l’Éthiopie. Nous nous sommes rendus premièrement au bureau du groupement agricole qui sert également d’entrepôt pour les engrais. Là, nous avons rencontré un agriculteur du nom de Girma Gurmecha.

ANIMATEUR :
M. Gurmecha, quelles sont les cultures les plus rentables de cette région?

GIRMA GURMECHA :
Notre district est célèbre pour son tef, ses pois chiches et ses lentilles. Si nous cultivons ces plantes tout en nous assurant qu’elles sont de bonne qualité, nous aurons du succès.

ANIMATEUR :
Quels sont les problèmes que vous rencontrez avec ces cultures?

GIRMA GURMECHA :
Nos lentilles souffrent de maladies causées par les ravageurs.

ANIMATEUR :
Que faites-vous pour lutter contre les ravageurs?

GIRMA GURMECHA :
Nous utilisons des méthodes biologiques, telles que le labour hâtif, la surveillance de nos cultures pour éviter les ravageurs et d’autres approches. Nous utilisons les pesticides en dernier ressort. Avant de démarrer les semis, nous commençons par labourer les champs quatre ou cinq fois avec un matériel à traction animale.

ANIMATEUR :
Merci. Chers auditrices et aux auditeurs, le labour multiple pratiqué immédiatement après les récoltes est une méthode conseillée aux agricultrices et aux agriculteurs de cette région. Labourer à ce moment permet de lutter contre les ravageurs qui vivent une partie du temps dans le sol. Les perceurs des cosses et les vers gris font partie de ces ravageurs.

BRUITS D’UN VÉLOMOTEUR QUI S’ÉLOIGNE

ANIMATEUR :
Je me rends en vélomoteur chez d’autres agriculteurs. En roulant, je m’aperçois que les exploitations agricoles qui longent la route sont prêtes pour les semis. J’ai retrouvé Menghesha Abera au centre de distribution des engrais, pour que nous allions dans son exploitation.

Comment allez-vous? Comment se passe la saison pluvieuse cette année?

MENGESHA ABERA :
Je vais bien. Cette année, les pluies ont commencé tard.

ANIMATEUR :
Combien de fois labourez-vous votre champ?

MENGESHA ABERA :
J’ai labouré ce champ quatre fois.

ANIMATEUR :
Est-ce que cette pratique vous aide?

MENGESHA ABERA :
Nous pouvons augmenter la production en préparant tôt la terre. Dans le passé, nous labourions la terre seulement à cette période de l’année. Mais cela fait un mois que nous avons labouré et préparé la terre.

ANIMATEUR :
Quel résultat avez-vous obtenu en labourant plusieurs fois?

MENGESHA ABERA :
Cela nous permet d’éviter des ravageurs tels que les perceurs des cosses et les vers gris.

ANIMATEUR :
Quelles sont les cultures les plus vulnérables aux ravageurs?

MENGESHA ABERA :
Les lentilles sont les plus touchées. Même si nous savons comment utiliser les méthodes préventives, nous n’arrivons pas à éradiquer les parasites qui nuisent aux lentilles.

ANIMATEUR :
Avez-vous essayé d’autres méthodes en dehors des pesticides?

MENGESHA ABERA :
Nous savons que le sarclage, la surveillance des ravageurs et le labour répété sont des méthodes naturelles de lutte contre les ravageurs. Et donc, nous les utilisons.

ANIMATEUR :
Il y avait une émission radiophonique sur les méthodes de lutte intégrée. Qu’avez-vous appris de l’émission?

MENGESHA ABERA :
J’ai appris que je devais utiliser les méthodes de prévention naturelles conjuguées avec les pesticides modernes.

ANIMATEUR :
Chers auditrices et auditeurs, il existe une variété de méthodes pour lutter contre les ravageurs. Par exemple : le fait de planter tôt les pois chiches peut contribuer à réduire les dommages causés par des parasites qui s’activent plus tard au cours de la saison, à savoir les perceurs des cosses, les vers gris et les pucerons. Il est conseillé d’éviter qu’il y ait des espaces trop étroits entre vos plants. Une étude agricole a démontré que les plants de pois chiches trop rapprochés les uns des autres étaient beaucoup plus exposés aux perceurs des cosses.

TRANSITION MUSICALE PENDANT QUELQUES SECONDES

ANIMATEUR :
Le prochain à qui j’ai parlé était Teshome Amenu. Il dit que les informations que les agricultrices et les agriculteurs obtiennent auprès des spécialistes agricoles ou à travers les émissions agricoles leur apportent des solutions rapides.

L’agriculteur Teshome a préparé son champ avant les semis, car il sait que cela permet d’éviter les mauvaises herbes et les ravageurs. Il a déjà acheté des pesticides. M. Teshome et d’autres agricultrices et agriculteurs locaux avaient l’habitude de semer les pois chiches et les lentilles comme ils le font avec le tef, sans labourer à plusieurs reprises la terre pour assouplir la terre et lutter contre les ravageurs.

ANIMATEUR :
Comment préparez-vous maintenant votre champ?

TESHOME :
Le problème de mauvaises herbes était très grave, car nous ne labourions pas la terre de manière répétée. Maintenant, nous préparons mieux la terre pour éviter les mauvaises herbes. Nous avons appris qu’il fallait toujours tenir compte de l’étape du cycle de vie des ravageurs et lutter très tôt contre ces derniers. Une fois que les ravageurs sont adultes, les produits chimiques ne pourront pas les détruire.

ANIMATEUR :
Teshome a souligné l’importance de lutter tôt contre les ravageurs. Il est important pour les agricultrices et les agriculteurs de surveiller régulièrement l’état de leurs cultures en inspectant leurs champs. C’est la seule façon pour eux de détecter tôt les ravageurs et de prendre des mesures pour les éliminer.

Une façon de lutter contre les ravageurs consiste simplement à ramasser les ravageurs à la main et de s’en débarrasser. Cela fonctionne mieux lors les périodes de pointe durant lesquelles les ravageurs se nourrissent tôt le matin et tard en après-midi. Cependant, cette méthode est efficace seulement quand les populations de ravageurs sont faibles. Cela démontre une fois de plus que les agricultrices et les agriculteurs doivent inspecter tôt leurs cultures, et ce, de façon régulière.

D’autres agricultrices et agriculteurs, avec lesquels nous avons discuté, nous ont parlé de la pression exercée par les maladies et les mauvaises herbes sur leur production de lentilles. Certains nous ont parlé d’une maladie qu’elles et ils ne connaissent pas et qui jaunit les feuilles. M. Teshome a eu le même problème.

TESHOME :
À moins que nous pulvérisions les produits chimiques à plusieurs reprises, il devient de plus en plus difficile de récolter des lentilles. Certains produits chimiques ne sont même pas efficaces. Selon moi, la maladie s’aggrave quand nous n’utilisons pas les méthodes naturelles pour soigner les cultures.

ANIMATEUR :
Une émission radiophonique sur la lutte intégrée a été diffusée pendant trois mois. Avez-vous tiré profit de l’émission?

TESHOME :
L’émission a surtout aidé mes amis, et j’ai pris l’habitude d’écouter la radio. Nous savons maintenant que la radio peut nous donner différentes sortes d’informations.

ANIMATEUR :
J’ai également parlé à l’agricultrice Mintwab Bekele. Quelle est la principale difficulté que vous rencontrez avec la culture des lentilles?

MINTWAB :
Après les semis, les plants se flétrissent. Nous n’avions jamais vu cela auparavant, et nous sommes incapables d’arrêter ce phénomène. Nous luttons contre les ravageurs qui provoquent le flétrissement en pulvérisant des produits chimiques. Mais, nous n’avons trouvé aucun remède à la maladie qui assèche les plants de lentilles. C’est notre plus grand problème.

ANIMATEUR :
Quelles solutions avez-vous essayé d’appliquer vous-mêmes

MINTWAB :
Quand nous utilisons des produits chimiques pour éliminer les ravageurs, la maladie qui assèche les feuilles survient seulement de temps en temps. Mais nous n’avons trouvé aucune solution. Comme la plupart d’entre nous vivent ce problème, nous avons demandé au Bureau de l’agriculture de nous trouver une solution.

TRANSITION MUSICALE PENDANT QUELQUES SECONDES

ANIMATEUR :
Les agricultrices et les agriculteurs des districts d’Akaki et d’Ada’a disent qu’ils obtiennent des renseignements sur les ravageurs et les problèmes qu’ils causent à leurs cultures de lentilles et de pois chiche de deux manières : la radio et les conseils prodigués par les spécialistes.

Une agricultrice du district d’Akaki, Mulu Gemeda, nous a raconté qu’elle avait tiré profit de l’émission radiophonique.

MULU :
Avant, lorsque nous étions confrontés aux maladies ou aux mauvaises herbes, nous consultions rapidement les spécialistes de qui nous attendions des solutions. Mais, l’émission radiophonique nous a beaucoup aidés.

ANIMATEUR :
Quelles leçons avez-vous apprises de l’émission?

MULU :
J’ai réalisé que je devais labourer la terre plusieurs fois, contrôler sans cesse les mauvaises herbes et j’ai appris à utiliser les produits chimiques.

ANIMATEUR :
Comment doivent être utilisés les produits chimiques?

MULU :
Les spécialistes nous ont dit que si nous n’utilisons pas les produits chimiques dès l’apparition des ravageurs, les produits ne les tueront pas.

ANIMATEUR :
Nous allons reprendre pour nos auditrices et nos auditeurs : quand Mulu Gemeda a parlé d’appliquer les produits chimiques dès l’apparition des ravageurs, il parlait en particulier des larves de perceurs de cosses qui s’attaquent aux tiges de plantes. C’est important que les agricultrices et les agriculteurs éliminent ce parasite dès qu’elles ou ils l’aperçoivent dans leurs champs.

Girma Gurmecha du district d’Ada’a a également parlé de l’émission radiophonique. Qu’avez-vous retenu de l’émission radiophonique, M. Gurmecha?

GIRMA :
J’ai compris que la surveillance des ravageurs avant qu’ils n’envahissent mes cultures est un moyen de prévention naturel. Nous devons parcourir régulièrement nos champs. Auparavant, nous ne surveillions pas activement nos cultures.

ANIMATEUR :
Nous avons écouté les avis, les expériences et les activités des productrices et des producteurs de pois chiche et de lentille. Notre prochain interlocuteur est Ato Addisu Assefa, spécialiste en sciences végétales et en développement du district d’Ada’a. Les lentilles et les pois chiches sont beaucoup cultivés là où il travaille. Il explique les problèmes auxquels sont exposées ces cultures.

ADDISU :
Les maladies se propagent. Nous voyons de nouvelles maladies, surtout avec les pois chiches. Il s’agit de maladies comme la rouille. Les récoltes de lentilles diminuent. Si le problème persiste, les agricultrices et les agriculteurs locaux cesseront complètement de cultiver des lentilles.

ANIMATEUR :
Ato Demesu Lemma est agronomiste dans le district d’Ada’a. Il travaille surtout sur les problèmes des agricultrices et des agriculteurs.

Quel est le problème majeur auquel sont exposés les lentilles et les pois chiches?

DEMES :
Les ravageurs des céréales sont le problème le plus important. Les maladies se propagent également.

ANIMATEUR :
Quelles sont les mesures que vous avez prises pour régler ces problèmes?

DEMES :
Le district s’assure que les agricultrices et les agriculteurs connaissent les bonnes pratiques agricoles. Nous formons les agricultrices, les agriculteurs et les experts agricoles. Nous précisons aux membres de la collectivité que préparer adéquatement la terre et dans les délais, semer à temps, désherber et utiliser des semences améliorées font partie des bonnes pratiques agronomiques.

ANIMATEUR :
À quelle fréquence la lutte intégrée contre les ravageurs et les mauvaises herbes est-elle mise en œuvre?

DEMES :
Nous offrons continuellement des formations. Les pratiques traditionnelles qui étaient utilisées avant expliquent les retards dans la mise en œuvre de ces pratiques. Donc, il reste beaucoup à faire.

ANIMATEUR :
Il existe un autre moyen qui peut aider les agricultrices et les agriculteurs à limiter les dommages causés par les ravageurs à leurs cultures de pois chiche et de lentilles ici en Éthiopie. Si elles ou ils cultivent du tournesol, des graines de lin, de la moutarde sauvage ou de la coriandre dans les champs en même temps que les pois chiches et les lentilles, cela peut contribuer à limiter les dommages causés à ces cultures. Les agricultrices et les agriculteurs peuvent planter ces plantes, soit en bandes régulières à travers les champs, soit dans la même rangée. Cette méthode est surtout pratique pour l’éradication des perceurs de cosses des pois chiches. Contactez votre agent de vulgarisation pour avoir plus de détails sur cette méthode.

BRUITS D’UNE MOTOCYCLETTE QUI S’ÉLOIGNE

ANIMATEUR :
Chers auditrices et auditeurs, nous espérons que l’émission vous a appris quelque chose.

Les messages radiophoniques peuvent être très pratiques pour la prévention des problèmes auxquels sont confrontés les productrices et les producteurs de pois chiche et de lentille. Les agricultrices et les agriculteurs nous ont dit avoir appris beaucoup de choses sur les pratiques efficaces de lutte contre les ravageurs. C’était __, je vous dis au revoir et à la semaine prochaine.

SIGNATURE SONORE QUI S’ESTOMPE PAR LA SUITE

Acknowledgements

Contributed by: Haileamlak Kassaye, journalist, Addis Ababa, Ethiopia.
Reviewed by: Zelalem Nega, Program manager, Ethiopia, Farm Radio International.

This script was written with the support of Irish Aid.

Project undertaken with the financial support of the Government of Canada through the Department of Foreign Affairs, Trade and Development (DFATD)