English

Script 97.7

Notes to broadcasters

Enregistrez et révisez cette ressource sous forme de document Word.

Les agriculteurs du comté de Murang’a, dans la région centrale du Kenya, font sécher leurs fruits et leurs légumes à l’aide d’un séchoir solaire de fabrication locale pour donner des produits de grande valeur. Les mangues et les autres fruits sont tranchés en petits morceaux, séchés et emballés. Les fruits et les légumes séchés sont ensuite vendus à Azuri Health Ltée, une entreprise privée qui a fait connaître le système de séchage solaire aux agriculteurs. Azuri Health enseigne aussi aux agriculteurs comment transformer et commercialiser leurs produits.

Le présent texte montre une façon dont les producteurs de fruits et de légumes peuvent obtenir une meilleure part de la valeur des chaînes de valeur des fruits et légumes. La formation et les instructions concernant la fabrication de séchoirs solaires, dispensées par Azuri Health Ltée, ont permis aux agriculteurs d’ajouter de la valeur à leurs produits et d’obtenir des prix plus élevés. L’entreprise en a bénéficié en recevant un approvisionnement fiable de fruits et de légumes de qualité qu’elle vend à son tour à des acheteurs.

Le présent texte repose sur des entrevues réelles. Vous pourriez vous en inspirer pour faire des recherches et rédiger un texte sur un sujet semblable dans votre région. Ou encore vous pourriez choisir de produire ce texte dans votre station en utilisant des voix d’acteurs pour représenter les gens qui parlent. Si tel est le cas, veuillez vous assurer de prévenir votre auditoire, au début de l’émission, que les voix sont celles d’acteurs et non pas des personnes initialement impliquées dans les entrevues.

Connaissez‑vous des partenariats semblables entre des entreprises et des agriculteurs dans votre zone d’écoute? Il pourrait également y avoir des partenariats entre des ONG et des agriculteurs. Bien sûr, la participation à un tel partenariat n’est pas une garantie de succès pour les agriculteurs. Ils doivent faire preuve de prudence pour que les modalités du contrat, écrites ou verbales, entre eux et l’autre partie soient claires, équitables et favorables. Les agriculteurs mis en vedette dans le présent texte ont reçu des avantages clairs. Cependant, vous connaissez peut-être des projets dans le cadre desquels les agriculteurs n’ont pas été traités équitablement ou n’ont pas reçu d’avantages.

Vous pourriez diffuser cette émission et la faire suivre d’une discussion ouverte (avec une tribune téléphonique et des envois de messages textes) au sujet des partenariats entre les entreprises et les agriculteurs. Dans quelles circonstances ces partenariats sont‑ils avantageux pour les agriculteurs? Vers qui les agriculteurs peuvent‑ils se tourner pour recevoir de l’aide et s’assurer que les partenariats seront avantageux?

La durée prévue de cet élément, avec l’indicatif musical, l’introduction et la conclusion, est de 15 minutes

Script

Montée de l’indicatif musical puis fondu enchaîné

ANIMATEUR :
Mes salutations, chers auditeurs et auditrices, et bienvenue à cette émission. Saviez‑vous que vous pouvez cultiver des mangues et les vendre ou les consommer deux ans après la récolte et ce, en gagnant beaucoup d’argent? Eh bien, c’est vrai. Restezàl’écoute pour savoir comment y arriver. (Pause)

Chaque année, de décembre à février, des producteurs de mangues africains sont forcés de regarder une partie de leur production pourrir sur l’arbre parce qu’il y a trop de mangues sur le marché.

Toutefois, les agriculteurs du comté de Murang’a, dans le centre du Kenya, ont trouvé une solution à ce problème. Ils conservent leurs fruits et légumes à l’aide d’un séchoir solaire et ils tirent plus d’argent des fruits séchés parce qu’ils ont une valeur ajoutée.

Ils ont appris cette technique grâce à Azuri Health Ltée, une entreprise qui achète aussi leurs produits séchés. Nous aurons l’occasion d’entendre un porte‑parole de l’entreprise un peu plus tard. Tout d’abord, nous allons écouter deux producteurs de mangues. Je leur ai rendu visite dans leur maison du comté de Murang’a, dans la partie centrale du Kenya.

Montée de l’indicatif musical et fondu enchaîné

MUCHOKI :
Bienvenue chez moi. Je m’appelle Samuel Muchoki et voici ma maison. Je vous présente Margaret Nyambura. C’est également une productrice de mangues.

ANIMATEUR :
Bonjour, Margaret. Je suis enchanté de faire votre connaissance.

NYAMBURA :
Merci et bienvenue.

ANIMATEUR :
Merci. Je suis ici pour en apprendre davantage au sujet de la culture de la mangue. Peut‑être que nous devrions commencer avec vous, Muchoki. Depuis combien de temps cultivez‑vous des mangues?

MUCHOKI :
J’ai commencé à cultiver des mangues il y a plus de dix ans après avoir pris ma retraite de fonctionnaire. Je possède sept acres où je cultive plusieurs variétés de mangues: Van Dyke, Tommy Atkins et Kent.

ANIMATEUR :
Cela doit faire beaucoup de mangues.

MUCHOKI :
Oui, mais je n’ai pas commencé avec sept acres. J’ai commencé avec peu. Au début, je cultivais du maïs, des haricots et des légumes jusqu’à ce que j’entende dire qu’il y avait une grosse demande pour les mangues sur le marché local et à l’étranger. J’ai ainsi commencé avec quelques arbres.

ANIMATEUR :
Comment était votre vie après avoir pris votre retraite de fonctionnaire et avant de commencer à cultiver des mangues?

MUCHOKI :
Il est difficile de survivre après avoir pris sa retraite de fonctionnaire. La vie n’était pas facile. Mon épouse et moi étions sans emploi et nous avions des enfants à nourrir, vêtir et éduquer. Même donner un seul repas à ma famille était un problème – et cela est gênant pour un homme de ma culture. Tout le monde cultivait des haricots et des pommes de terre, et leur vente était donc difficile. C’est tout ce que nous mangions du matin au soir. Les temps étaient durs. Cultiver des mangues est la meilleure décision que j’ai prise.

ANIMATEUR :
Dites-moi, comment cultivez‑vous les mangues?

MUCHOKI :
Je creuse des trous carrés deux mois avant le début des pluies. Ils doivent mesurer deux pieds de profondeur et de largeur. Mélangez la terre du trou avec du compost ou du fumier animal et remplissez le trou de nouveau. Après quelques jours de pluie, plantez vos semis. Il vous suffit d’arroser vos manguiers et d’ajouter du paillis, et aussi d’ajouter un peu de compost ou de fumier animal de temps en temps.

ANIMATEUR :
Et quand le fruit est‑il prêt à récolter?

MUCHOKI :
Dans deux ans et demi à trois ans, juste après la floraison de l’arbre. Les fleurs qui poussent peu après la plantation des semis doivent être coupées parce que la plante n’est pas assez mature pour produire des fruits. Si on laisse ces fleurs produire des fruits, ceux‑ci seront trop lourds et tueront l’arbre.

ANIMATEUR :
Pouvez‑vous cultiver d’autres plantes entre les manguiers?

MUCHOKI :
Oui, mais seulement avant la floraison. Les légumineuses sont le meilleur choix lorsque l’arbre est encore jeune, car elles fournissent de l’azote aux manguiers. Vous pouvez également cultiver du maïs et des tomates mais, quand le manguier commence à fleurir, le pollen du maïs réduit la qualité de la mangue. Ainsi, le maïs ne devrait être planté que durant les deux années précédant la floraison du manguier.

ANIMATEUR :
Parlons maintenant de la récolte. À quel moment commencez‑vous à récolter?

MUCHOKI :
Je commence à récolter de quatre à cinq mois après la floraison, lorsque la mangue est au stade ferme-mûr. Les mangues mûres qui sont fermes se tranchent bien aux fins de séchage, mais si elles sont trop mûres, elles ne sèchent pas bien.

ANIMATEUR :
Comment savez‑vous si une mangue est au stade ferme-mûr?

MUCHOKI :
Lorsque la couleur de la pelure passe du vert foncé au vert pâle. Vous pouvez aussi en choisir et en couper quelques-unes au hasard. La mangue est prête à récolter quand il y a une teinte jaune autour du noyau. Si celui‑ci est blanc, la mangue n’est pas encore prête à récolter. La période de récolte va de décembre à janvier et ensuite de février à mars.

ANIMATEUR:
Comment récoltez-vous les fruits en les endommageant le moins possible?

MUCHOKI :
Il faut cueillir les fruits à la main, si possible. De cette façon, vous pouvez voir si la mangue est prête. Par exemple, la tige se rompra aisément lorsque vous tirerez et la base du fruit sera rouge violacé. Ne laissez pas les fruits tomber, car cela les meurtrira et entraînera leur pourrissement ultérieur. Prenez garde que la sève ne s’égoutte pas sur la mangue parce qu’elle brûle la pelure et cause du pourrissement au point de chute de la sève. Vous pouvez éviter cette situation en laissant quatre pouces de tige sur la mangue lorsque vous la récoltez.

ANIMATEUR :
Je vois que la plupart de vos voisins cultivent aussi des mangues.

MUCHOKI:
Oui, après avoir vu à quel point les mangues sont lucratives, mes voisins, comme Margaret Nyambura ici présente (rires), ont aussi commencé à en cultiver. Maintenant, nous avons un séchoir communal et une aire d’épluchage commune, nous vendons les mangues ensemble et nous répartissons l’argent entre nous.

ANIMATEUR :
En regardant votre propriété, je vois une belle maison et quelques vaches. Sont‑ils le fruit de la culture de la mangue?

MUCHOKI :
Oh oui! J’ai commencé à faire de l’argent trois ans après avoir planté mes manguiers et c’est très lucratif. Je peux obtenir au moins 50 mangues d’un arbre et je vends aussi bien des mangues fraîches que séchées.

ANIMATEUR:
Combien vous rapportent les mangues mûres et séchées?

MUCHOKI :
Quand nous vendons des mangues fraîches aux courtiers ou aux revendeurs, le prix peut être aussi bas que 10 shillings pour trois mangues, mais les mangues sèches se vendent 650 shillings le kilo. Il faut environ 30 fruits pour faire un kilo de mangues séchées. Elles rapportent donc davantage.

ANIMATEUR :
Que faites‑vous avec cet argent?

MUCHOKI :
Avec cet argent, j’ai payé les études universitaires de mes enfants, j’ai bâti une maison permanente, j’ai acheté des vaches laitières et, après 10 ans, les manguiers produisent encore! Il y a de l’argent dans les mangues (il rit)!

ANIMATEUR:
Allons voir l’aire d’épluchage des mangues et le séchoir pour que vous puissiez m’en dire davantage au sujet du processus post-récolte.

SFX
Des pas se font entendre et puis s’estompent

ANIMATEUR :
Nous sommes dans une structure en bois avec un toit, quatre murs et du tissu à mailles attaché au cadre. Y a‑t‑il une raison particulière pour laquelle c’est construit de cette façon?

MUCHOKI :
Il s’agit de l’aire d’épluchage. Le tissu à mailles ne sert qu’à éloigner les mouches et les abeilles qui pourraient être attirées par les mangues tranchées.

ANIMATEUR :
L’épluchage se fait tout de suite après la récolte?

MUCHOKI :
Pas tout de suite. Après la récolte, nous gardons les mangues dans un endroit frais et sec et nous les suspendons à l’envers pour que la sève puisse s’écouler et pour qu’elles puissent mûrir un peu. Nous sélectionnons ensuite les mangues qui sont mûres et tendres pour les vendre sur le marché des produits frais et les mangues à maturité qui sont fermes seront séchées. Nous les emmenons à l’aire d’épluchage. Après avoir pelé et tranché les mangues, nous les plaçons dans le séchoir. Allons au séchoir; je vais vous montrer l’intérieur.

SFX
Des pas se font entendre et puis s’estompent

MUCHOKI :
Nous y voici. C’est ici que nous séchons nos fruits et nos légumes.

ANIMATEUR:
Nous sommes dans une structure en bois en forme de dôme recouverte de papier de polyéthylène à l’intérieur et à l’extérieur. Pourquoi vous utilisez‑vous ce genre de papier?

MUCHOKI :
Ce papier retient beaucoup de chaleur et cette dernière est nécessaire pour faire sécher les fruits et légumes. La température peut monter jusqu’à 55 à 70 degrés centigrades à l’intérieur. Nous nous servons d’un thermomètre pour nous assurer que les températures sont les bonnes. Après sept heures consécutives de soleil africain, les fruits seront secs et prêts à être vendus.

ANIMATEUR :
Et tout le séchoir est recouvert de papier de polyéthylène?

MUCHOKI :
Oui, mises à part de petites aires de ventilation recouvertes d’un matériel semblable à du tissu à mailles, le reste du séchoir en est recouvert. Ce n’est pas seulement pour retenir la chaleur, mais aussi pour éloigner les rongeurs et les mouches afin que le séchage se fasse dans des conditions hygiéniques. Nous ne séchons pas les fruits à l’air libre pour les empêcher d’être brûlés parlesoleil.

ANIMATEUR :
Et les plateaux que nous voyons ici et qui sont recouverts d’un matériel semblable à un tamis – à quoi servent‑ils?

MUCHOKI :
Ce sont les plateaux que nous utilisons pour faire sécher les fruits et les légumes. Le matériel semblable à un tamis sert à laisser l’air circuler sous les produits qui sèchent.

ANIMATEUR :
Combien de temps pouvez‑vous les garder avant que les acheteurs ne les reçoivent?

MUCHOKI :
Très longtemps, voire même jusqu’à une année, en autant qu’ils soient entreposés dans un endroit frais et sec – comme une pièce éloignée de la chaleur, par exemple un garde-manger. À l’heure actuelle, nous avons cinq kilos de mangues séchées qui doivent encore être ramassés par l’acheteur et aucun agent de conservation n’est utilisé.

ANIMATEUR :
Que faites‑vous lorsqu’il n’y a pas de soleil?

MUCHOKI :
Les mangues sont prêtes à être récoltées pendant la saison sèche, de décembre à février environ. Mais, avec les changements climatiques comme ceux de cette année, nous avons eu de la pluie en janvier et en février. Nous ne récoltons pas les jours de pluie pour éviter le gaspillage. Nous attendons que le soleil soit bien haut dans le ciel et bien chaud avant de récolter et de peler les mangues pour les faire sécher.

ANIMATEUR :
Margaret vous êtes très silencieuse… Nous allons maintenant entendre l’opinion d’une productrice de mangues. Nyambura, Combien d’acres de manguiers possédez‑vous?

NYAMBURA :
Deux acres, mais je cultive également des papayes et des légumes que je fais sécher ou que je vends sur le marché des produits frais.

ANIMATEUR :
Comment la culture des mangues vous a‑t‑elle aidée?

NYAMBURA :
Mes manguiers sont ma plusgranderichesse. Pendant la saison de récolte des mangues, je gagne plus d’argent qu’en vendant des tomates et des légumes durant une année entière.

ANIMATEUR :
Pourquoi, selon vous?

NYAMBURA :
Vous voyez, nos mangues fraîches rapportaient bien peu, car nous les vendions à des intermédiaires qui les revendaient à des prix plus élevés dans les villes et les villages ou même qui les exportaient. Ou bien, s’il n’y avait pas de marché, les mangues mûrissaient et pourrissaient sur l’arbre et se faisaient manger uniquement par les oiseaux. Grâce au séchoir, nous pouvons récolter les mangues et les faire sécher– et même attendre qu’elles soient hors saison pour les vendre à un prix plus élevé.

ANIMATEUR :
À quoi ressemblait votre vie avant de commencer à cultiver des mangues?

NYAMBURA :
Vous savez,même se procurer de la nourriture était un problème. Nous mangions un mélange de maïs et de haricots chaque jour au déjeuner et au dîner. Nous ne prenions pas de petit déjeuner. Mes enfants étaient toujours malades et nous avions des puces-chiques parce que nous n’avions pas de chaussures. Quand j’ai reçu mon premier chèque, après avoir vendu des mangues séchées, j’ai acheté de la viande et je l’ai préparée pour mes enfants. Maintenant, je peux me permettre de leur offrir un régime alimentaire équilibré composé de trois repas par jour.

ANIMATEUR :
Et qu’en est‑il de votre famille?

NYAMBURA :
Beaucoup d’hommes dans le comté de Murang’a sont des ivrognes. Ils ne prennent pas soin de leur famille, ce qui fait que les femmes doivent travaillerd’arrache-pied. Mes enfants sont nourris et vêtus et vont à l’école grâce à l’argent que je gagne en vendant des mangues. J’ai remboursé le prêt obtenu d’un groupe d’entraide local et j’ai pu quitter une maison louée pour emménager dans une maison que j’ai bâtie avec l’argent tiré de la vente des mangues.

ANIMATEUR :
Provenant des mêmes manguiers que vous avez plantés à l’origine?

NYAMBURA :
Oui. J’ai planté mes manguiers il y a six ans et j’en retire encore de l’argent. En plus, il m’en coûte peu pour les entretenir. Quand je gagnerai plus d’argent, j’achèterai plus de terres et peut‑être que je pourrai même bâtir mon propre séchoir afin de gagner plus d’argent, comme Muchoki (il rit). Il est notre modèle.

MUCHOKI :
Nous voulons également construire un plus gros séchoir communal pour les mangues, les bananes, les papayes, les ananas et les légumes.

ANIMATEUR :
Je vous remercie et je vous souhaite beaucoup de succès.

NYAMBURA et MUCHOKI :
Merci.

ANIMATEUR :
C’était Samuel Muchoki et Margaret Nyambura, des producteurs de mangues de Murang’a, dans le centre du Kenya. Ils font sécher leurs récoltes de fruits et de légumes pour en faire des produits de grande valeur.

Vous écoutez l’émission Entre agriculteurs. Ensuite, nous allons entendre Brian Apanza, d’Azuri Health Ltée, qui travaille en collaboration avec les agriculteurs de Murang’a, au Kenya, pour produire des fruits et des légumes séchés.

ANIMATEUR :
Pourriez‑vous commencer en nous disant ce que fait Azuri?

BRIAN :
Azuri produit un large éventail de produits de santé nutritifs séchés comme des fruits, des légumes et des farines.

ANIMATEUR :
Où vous approvisionnez‑vous?

BRIAN :
Nous obtenons la plupart de nos produits des agriculteurs – comme les bananes, les ananas et les mangues séchés. Nous obtenons les légumes sur le marché et nous les faisons sécher nous‑mêmes.

ANIMATEUR :
Comment vous assurez‑vous que les fruits et les légumes sont manipulés comme vous le souhaitez de la plantation au séchage?

BRIAN :
Nous avons formé les agriculteurs sur l’hygiène et sur la façon de manipuler les fruits et les légumes après la récolte. Nous leur avons montré comment construire les séchoirs. Nous travaillons également avec des agents de vulgarisation et des ONG qui enseignent aux agriculteurs comment cultiver les fruits et les légumes selon les normes exigées.

ANIMATEUR :
Donc, comment l’agriculteur bénéficie‑t‑il du partenariat avec Azuri?

BRIAN :
L’ajout de valeur à ses fruits et légumes par le séchage signifie que l’agriculteur tire une plus grande valeur de sa récolte. Il est en mesure de vendre ses fruits et ses légumes directement sur le marché, même lorsqu’ils sont hors saison, et ce, sans passer par un revendeur. Ils nous vendent leurs produits à un prix supérieur et nous les emballons et les commercialisons pour eux.

ANIMATEUR :
Qu’en est‑il des consommateurs? Les fruits séchés sont‑ils populaires?

BRIAN :
Ils deviennent plus populaires maintenant qu’au début. La plupart des supermarchés font des provisions de fruits et de légumes séchés et les gens se rendent compte qu’ils peuvent les savourer toute l’année. Le plus important, cependant, c’est que les fruits et les légumes séchés aident à composer avec les problèmes liés à l’insécurité alimentaire dans le pays. Les tomates et les légumes séchés sont maintenant disponibles en toutes saisons et les agriculteurs sont en train d’apprendre qu’ils peuvent en fait nourrir les citoyens toute l’année.

ANIAMTEUR :
Quels sont les projets d’avenir d’Azuri?

BRIAN :
En ce moment, nous avons des mangues, des ananas et des bananes, de même que des farines faites à partir de légumes traditionnels comme les citrouilles et les patates doucesàchair orange. Nous venons aussi de commencer à produire des tomates séchées. Elles sont testées en supermarché et nous espérons élargir nos activités et exporter les produits dans plusieurs pays d’Afrique et d’ailleurs.

ANIMATEUR:
Ces ananas séchés sont très alléchants. Est‑ce que je pourrais y goûter?

BRIAN :
Bien sûr! Il s’agit d’ananas aromatisés au fruit de la passion.

ANIMATEUR :
(Il mâche) Humm … Très sucré (il mâche) et ce n’est pas trop sec non plus. Je pourrais en manger toute la journée.

ANIMATEUR :
C’était Brian Apanza d’Azuri Health Ltée, une entreprise qui travaille en collaboration avec les agriculteurs de Murang’a, au Kenya, pour produire des fruits et des légumes séchés.

ANIMATEUR :
Nous avons aussi entendu Samuel Muchoki et Margaret Nyambura, des producteurs de mangues de Murang’a, dans le centre du Kenya.

Aujourd’hui, nous avons appris comment cultiver des mangues depuis la plantation jusqu’à la récolte et aussi comment ajouter de la valeur aux mangues en les faisant sécher à l’aide d’un séchoir solaire. Merci d’avoir été à l’écoute. Au micro _____________ qui vous dit au revoir.

Acknowledgements

Rédaction : Winnie Onyimbo, Trans World Radio, Kenya.

Révision : James Kuppa Vesso, gestionnaire de projets, The Association of Mango Growers, Dar es Salaam, Tanzanie.

Traduction : Société Ardenn, Ottawa, Canada.

Information Sources

Interviews avec :

Samuel Muchoki, producteur de mangues à Murang’a, centre du Kenya

Margaret Nyambura, productrice de mangues à Murang’a, centre du Kenya

Brian Apanza, agent de projets, Azuri Health Ltée

Toutes les interviews ont été effectuées les 29 et 30 mai 2013.