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Introduction

 
Pourquoi ce sujet est-il important pour les auditeurs?
Car les agriculteurs et les écologistes doivent savoir :

  • Quels sont les moyens pratiques pour reboiser une région semi-aride ou déboisée.
  • Comment faire revivre les souches d’arbres.
  • Comment aider les agriculteurs d’exploitations familiales à trouver d’autres sources de combustible de cuisine afin d’être moins dépendants des arbres.
  • Quelles sont les espèces adaptées pour le reboisement de la région semi-aride et déboisée de Kolda, au Sénégal.
  • Quelles espèces d’arbres peuvent être plantées avec les cultures sans les empêcher de croître.

Quelques données essentielles

  • La reforestation est une pratique efficace pour restaurer la productivité des terres dégradées.
  • Les agriculteurs et les écologistes doivent sélectionner des semences d’arbre de haute qualité adaptées au climat de la région à reboiser.
  • Les jeunes plants devant être mis en terre sur les sols arides ou déboisés doivent être « endurcis » à travers une diminution de l’arrosage pendant au moins deux semaines avant leur plantation. Cela les rend plus résistants à la sécheresse.
  • Dans les régions arides et semi-arides, les pépinières submergées sont utilisées pour conserver l’humidité du sol.
  • Dans les régions arides, les trous destinés à la plantation des arbres doivent avoir un diamètre de 30 centimètres sur 30 centimètres et une profondeur de 45 centimètres sur 45 centimètres lorsque vous utilisez des engrais organiques ou pour des arbres de plus grandes tailles. Pour d’autres espèces, les trous de plantation peuvent avoir un diamètre de 15 centimètres sur une profondeur de 35 à 40 centimètres.
  • Les trous de plantation doivent être creusés et partiellement couverts avant la fin de la saison sèche pour permettre l’infiltration d’une quantité suffisante d’eau jusqu’au fond du trou au début de la saison pluvieuse.
  • Il est indispensable de préparer tôt les trous si vous voulez planter beaucoup d’arbres.
  • Pour aider les plantes à avoir plus de temps pour pousser, permettre aux racines de bien se développer et améliorer leurs chances de survie, mettez en terre les jeunes plants lorsque le niveau normal d’accumulation des précipitations est atteint. Ce niveau est normalement d’environ 100 millimètres.
  • Pour de meilleures chances de survie des arbres vivants, taillez les branches, mais conservez les deux ou trois branches situées au sommet pour assurer un bon équilibre entre l’évapotranspiration et l’absorption de l’eau des espèces feuillues.
  • Les experts recommandent de planter d’abord ces espèces sur les terres dégradées. Leurs racines peuvent accéder à l’eau et aux éléments nutritifs inaccessibles aux plantes aux racines peu profondes, et ces arbres procurent du bois, du combustible, du fourrage et de nouvelles sources de revenus lorsqu’ils sont vendus.
  • Les arbres aident le sol des terres dégradées à retrouver leur matière organique lorsque les feuilles tombent et se décomposent sur le sol, contribuent à protéger le sol contre les rayons chauds du soleil et protègent le sol de l’érosion hydrique et éolienne.
  • La reforestation génère la formation d’une couche de feuilles mortes et d’un humus qui permet une meilleure absorption de l’humidité par le sol et une réalimentation de la nappe phréatique.
  • L’arbre légumineux, Faidherbia albida, peut être planté en association avec le maïs, le mil et le sorgho. Il fixe l’azote dans le sol, ce qui est bénéfique pour la croissance des céréales et des cultures comme la tomate et le piment. Cet arbre sert de fourrage pour le bétail en saison sèche, car il ne perd pas ses feuilles.
  • Les arbres comme la gomme arabique (Acacia senegal) agissent comme des brise-vent. La gomme qu’ils produisent procure un revenu à leurs communautés, et ils ralentissent le ruissellement des eaux et freinent l’érosion éolienne. L’Acacia senegal est également un arbre fixateur d’azote et ses feuilles fournissent au sol des éléments nutritifs quand elles se décomposent.
  • Dans les régions arides et semi-arides, les arbres aident à séquestrer* le gaz carbonique provenant de l’atmosphère.
  • Les arbres offrent de nombreux avantages (voir ci-dessous) et la terre nue doit être reboisée même si elle n’est utilisée à aucune fin. Les arbres ont des avantages secondaires comme celui d’être des brise-vent.

Pour avoir de plus amples renseignements, consultez les documents 5, 6, 7, 8, 9. 10, 11, 14, 15 et 16.
 
Les grands obstacles à la reforestation au Sénégal

  • Au Sénégal, l’insécurité foncière a eu pour conséquence la dégradation des forêts, car les agriculteurs ont envahi des terres autrefois recouvertes de forêts, provoquant ainsi une multiplication des litiges fonciers entre agriculteurs et éleveurs.
  • La migration de plusieurs agriculteurs vers les régions du sud du Sénégal, entraînant ainsi un défrichement des forêts et des boisés aux fins de l’agriculture.
  • Le statut de pays aride du Sénégal ayant une faible production de biomasse a eu pour conséquence l’extraction du bois de façon insoutenable.
  • La croissance démographique, la demande pour le charbon et l’urbanisation rapide augmentent la pression sur les ressources forestières du Sénégal.

Pour avoir de plus amples renseignements, consultez le document 1.
 
Aspects sexospécifiques de la reforestation de Kolda, au Sénégal

  • Au Sénégal, les femmes qui ne participent pas aux projets de reforestation avec les hommes peuvent être accusées de détruire le travail effectué pendant le ramassage du bois de chauffe. Les femmes sont parfois accusées à tort. Elles ont plus tendance à participer aux activités de reforestation et de protection des forêts.
  • Au Sénégal, les femmes participent aux formations sur l’exploitation durable des ressources forestières, y compris la production durable du charbon. Ces activités étaient autrefois dominées par les hommes.
  • Même lorsque les femmes ont légalement le droit d’accéder à, et d’utiliser les forêts, elles méconnaissent ces droits ou n’ont pas accès aux ressources ou aux moyens légaux pour les réclamer.
  • Les normes culturelles et sociales font que les femmes hésitent à réclamer leurs droits sur les forêts.

Pour avoir de plus amples renseignements, consultez les documents 2, 17 et 18.
 
Impact prévu du changement climatique sur la reforestation à Kolda, au Sénégal

  • Les femmes sont vulnérables aux pressions liées au changement climatique et à la perte de la diversité biologique et la dégradation des sols qui en résultent en raison de leur forte dépendance élevée aux produits forestiers, et leur non-participation aux prises de décisions communautaires.
  • Au Sénégal, le changement climatique a commencé à avoir des répercussions économiques et écologiques sur les forêts tropicales et boisées importantes qui rétrécissent à cause des sécheresses, de la hausse des températures et des feux de brousse.
  • Cela fait 30 ans qu’il pleut moins au Sénégal. Cela a provoqué les sécheresses qui entraînent la dégradation des ressources naturelles telles que les forêts.
  • Au Sénégal, la surexploitation des ressources comme l’eau, les pâturages, les ressources halieutiques, les forêts et les sols entraînent leur dégradation ou leur raréfaction, exacerbant davantage les effets du changement climatique.
  • La hausse des températures, les sécheresses, les feux de brousse et la mauvaise pluviométrie ont causé la diminution des forêts tropicales et boisées au Sénégal.

Pour avoir de plus amples renseignements, veuillez consulter les documents 3, 12 et 13.
 

Renseignements clés sur la reforestation de Kolda, au Sénégal

 
Espèces arboricoles adaptées pour la reforestation de Kolda

La liste suivante présente des espèces d’arbres résistant à la sécheresse, et que les experts en reboisement recommandent de planter dans les zones sèches ou déboisées. Cette liste contient les noms scientifiques et les noms communs.

  • Eucalyptus grandis/ gommier rose
  • Espèces d’Acacia / différentes
  • Melia volkensii/ Melia
  • Faidherbia albida/ Acacia blanc
  • Tamarindus indica/ Tamarinier
  • Senna siamea/ Casse du Siam
  • Azadirachta indica/ Neem
  • Vachellia xanthophloea/ Arbre à fièvre
  • Espèce Sapindus/ Arbre à savon
  • Khaya senegalensis/ Caïlcédrat / Khay (ouolof)
  • Pterocarpus erinaceus/ Palissandre du Sénégal/ Wène (ouolof)
  • Cordyla pinnata /Poirier du Cayor/ Dimb (ouolof)
  • Bombax costatum/ Kapokier rouge ou faux Kapokier/ Diowé (pulaar)
  • Anacardium occidentale/ Anacardier/ Pommier cajou/Darkassou (ouolof)

Pour de plus amples renseignements, consultez les documents 4, 5, 11, 15 et 16.
 
Techniques de plantation et de gestion d’arbres

Pour que les arbres survivent dans les climats arides et semi-arides, les jeunes plants doivent être de très bonne qualité. Ils doivent être également soumis à une technique d’endurcissement. Avant de planter ou reboiser, il faut tenir compte des facteurs suivants :

  • Les variétés de semis doivent être adaptées au climat.
  • Les semences doivent être traitées avec des pesticides naturels ou chimiques avant d’être plantées dans une pépinière.
  • Les semences doivent être plantées dans de la terre tamisée et mélangée avec du fumier et du sable.
  • Il faut arroser et désherber fréquemment.

Techniques d’établissement et de multiplication des arbres

On peut multiplier et établir les arbres à partir de semences, de boutures et de semis naturels.

  • Les semis naturels (parfois appelés « semis volontaires ») sont de jeunes plants qui poussent à l’état naturel à partir d’arbres adultes ou dispersés par d’autres moyens. Les semis naturels peuvent être déracinés quand ils mesurent 25 centimètres de haut et replantés dans des zones qui doivent être reboisées.
  • Les semences peuvent être mises en terre directement dans la zone à reboiser ou cultivées d’abord dans une pépinière.

Culture de semis d’arbres dans une pépinière.

Les semis d’arbres cultivés dans des pépinières ont plus de chances de survivre à cause des soins qu’ils reçoivent dès les premiers stades de leur croissance. Les semis peuvent être cultivés dans des récipients en plastique ou à racines nues dans des planches de pépinière. Sinon, les semences peuvent être plantées dans des lits de germination et les jeunes plants transplantés par la suite dans des récipients.

  • Pour reboiser des régions arides et semi-arides, commencez à cultiver les semis d’arbres cinq à six mois avant de les transplanter.
  • Il est préférable d’utiliser des récipients pour cultiver les semis d’arbres qui doivent être plantés sur des terres arides et semi-arides, ainsi que sur des terres peu productives inadaptées à l’agriculture.
  • Les semences d’arbre peuvent être plantées dans divers récipients de démarrage, y compris des vieilles poches de lait ouvertes aux deux extrémités, des tubes en polythène, des boîtes de conserve et des récipients constitués de son de maïs et de feuilles de bananier ficelées.
  • Lorsque les semis d’arbre d’une pépinière sont fragiles, appliquez du fumier de bétail ou des engrais comme le NPK et le DAP.
  • Le jaunissement des feuilles de jeunes plants peut indiquer une carence en éléments nutritifs et, par conséquent, le besoin d’appliquer des engrais, y compris du fumier. Ce jaunissement peut également provenir d’un arrosage excessif.
  • À mesure que les arbres transplantés grandissent, les agriculteurs doivent appliquer du fumier organique ou du compost facile à trouver lorsqu’ils notent un retard de croissance, des feuilles jaunes, ou si certains semis d’arbres meurent dans le champ.

Pour avoir de plus amples renseignements, veuillez consulter les documents 4, 7, 8, 11 et 15.
 
Avantages de la culture de jeunes plants dans des récipients

  • Le taux de survie des jeunes plants est élevé.
  • Les racines des jeunes plants se développent mieux.
  • Comme ils sont dans des récipients, les jeunes plants peuvent être transportés à l’avance vers les sites de plantation pour y être transplantés, ce qui leur accorde plus de temps pour s’acclimater à la nouvelle zone.
  • Il est plus facile de soigner les jeunes plants malades quand ils sont dans des récipients, et les plants infectés peuvent être facilement isolés de ceux qui sont sains.
  • Avant de planter les semences ou les jeunes plants dans des récipients, il faut les pulvériser avec une solution savonneuse pour lutter contre les pucerons.

Plantation des semences dans des récipients

  • Remplissez les récipients avec un mélange de terre, de fumier et de sable de la même quantité. Pour la culture de jeunes plants dans des récipients, il est préférable d’utiliser un sol limoneux argileux léger ou du sol sableux. Ce type de terres est « visqueux » et ne se détache pas des récipients dont le bas est ouvert. Elles permettent également à l’air de circuler et contiennent beaucoup d’éléments nutritifs. Ces terres sont disponibles sous les acacias, dans les boisés ou dans les vieux enclos de bétail ou abandonnés.
  • Disposez les récipients en ligne à l’ombre.
  • Arrosez la terre avant de planter les semences.
  • Faites un trou superficiel dans la terre et déposez-y la semence.
  • Déposez au moins deux semences dans chaque récipient. Si les deux germent, transférez un dans un autre récipient lorsque leurs racines sont bien développées.
  • Arrosez les semences chaque jour s’il ne pleut pas, et réduisez l’arrosage à l’approche de la transplantation.
  • Au moment de la transplantation, retirez le récipient s’il n’est pas biodégradable.

Pour avoir de plus amples renseignements, consultez les documents 4, 8 et 11.
 
Lutte contre les ravageurs et les maladies des semis d’arbres

Les arbres en phase de croissance sont vulnérables aux attaques d’organismes nuisibles et de maladies. Les agriculteurs doivent les inspecter souvent pour voir s’il n’y a pas de ravageurs ou de maladies pour éviter que ceux-ci se propagent à d’autres semis.

Organismes nuisibles
Dans les pépinières, les téphrites des tiges peuvent attaquer les jeunes plants si l’eau est rare. Lorsque les jeunes plants ont suffisamment d’eau, il y a moins de risques qu’ils soient détruits par des téphrites des tiges.

Maladies
La maladie appelée la brûlure des semis survient souvent lorsque les jeunes semis d’arbres pourrissent au niveau du collet des racines* et que le semis meurt. C’est un signe que les semis sont trop arrosés. Dès les premiers signes de la brûlure des semis, arrosez moins jusqu’à ce que le problème soit complètement réglé.

Flétrissement
Le flétrissement entraîne la mort de l’écorce du semis. Il est provoqué par le surpeuplement des semis et peut être évité en écartant bien les récipients les uns des autres ou en procédant à la plantation immédiate en terre.

Pour avoir de plus amples renseignements, consultez le document 4.

Endurcissement des semis
L’endurcissement des semis d’arbre les rend résistants à la sécheresse en ce qu’il renforce les tiges et les feuilles et améliore le développement de la cuticule* des feuilles. Les agriculteurs peuvent endurcir les plants en réduisant la quantité d’eau d’arrosage à un tiers ou deux tiers de la quantité normale et en augmentant l’exposition au soleil. Le processus d’endurcissement commence deux semaines au moins avant la plantation des semis.

Taille des racines
Dans les régions où il pleut moins, les jeunes plants doivent être alimentés dans des planches submergées pour préserver l’humidité du sol. À mesure qu’ils poussent, de grosses racines se développent dans le sol entre les pots de jeunes plants. Pour assurer un taux de survie élevé des jeunes plants, il ne faut pas couper ces grosses racines. Toutefois, pour être sûr d’avoir de grosses racines dès le début de la croissance, il faut changer régulièrement de position les pots de semis. Toute racine qui pousse à l’extérieur des pots doit être coupée avant qu’elle grossisse.

Densité de plantation
La quantité de pluie déterminera l’espacement des arbres et le nombre d’arbres à planter sur une parcelle de terre. Par exemple : les plants de l’espèce résistante à la sécheresse Melia volkensii doivent être espacés de cinq mètres les uns des autres dans les régions qui reçoivent moins de 900 millimètres par an. Dans les régions qui reçoivent environ 450 millimètres par an, les plants doivent être espacés de 15 à 20 mètres sur 5 mètres.

Trous de plantation
Les trous de plantation des semis ont un diamètre d’environ 30 à 45 centimètres et une profondeur de 30 à 45 centimètres. Les trous devraient être creusés et partiellement couverts avant la fin de la saison sèche pour vous assurer qu’une quantité suffisante d’eau s’infiltrera jusqu’au fond du trou d’ici le début de la saison pluvieuse. Si le nombre d’arbres à planter est important, les trous devraient être préparés plus tôt. Creuser les trous de plantation avant l’arrivée des pluies permet à l’eau de s’y accumuler, et cela augmente les chances de survie des semis transplantés.

Plantation
Pour permettre aux semis d’arbre d’avoir plus de temps pour pousser, de développer des racines assez larges et robustes et d’avoir plus de chances de survivre, il faut les planter quand le sol est humide jusqu’à une profondeur de 30 centimètres. Pour améliorer leur survie dans les zones où les pluies sont irrégulières, il est recommandé de tailler certaines branches, et de laisser seulement les deux ou trois branches situées au sommet. L’élagage permet d’assurer un équilibre entre la transpiration* et l’absorption de l’eau. Les semis d’arbre devraient être plantés après qu’il a plu pendant au moins deux semaines, ou quand la terre est mouillée jusqu’à une profondeur de 30 centimètres de la surface du sol.

Pour avoir de plus amples renseignements, consultez les documents 4, 6 et 7.

Régénération des vieux arbres et des souches d’arbres

Outre la plantation de nouveaux semis d’arbres, des régions peuvent être reboisées par la régénération d’arbres existants qui ont été coupés. Les arbres abattus et les souches abandonnées peuvent revivre grâce à une pratique appelée Régénération naturelle gérée par les agriculteurs (RNGA). La RNGA stimule le développement des racines dans les régions boisées et la repousse des souches d’arbre. Cette pratique peut être utilisée pour les forêts déboisées ou les terres agricoles et les pâturages. Elle permet de faire revivre les arbres. Les promoteurs de la RNGA recommandent souvent de faire revivre les espèces indigènes.

La RNGA comprend les trois étapes suivantes :

  • Sélectionner les souches d’arbres auxquels on souhaite redonner vie. Les souches doivent avoir de grandes et droites tiges qui deviendront des arbres adultes.
  • Tailler toutes les tiges et les branches latérales inutiles et éliminer la végétation et les mauvaises herbes qui font la concurrence aux souches. S’assurer que le bétail n’a pas accès aux souches et que celles-ci ne sont pas exposées aux feux accidentels.
  • Couper de temps en temps toutes les tiges basses et les branches latérales qui poussent.

Importance de la RNGA

  • Les arbres régénérés aident à restaurer la structure et la fertilité des sols, réduire l’érosion et l’évaporation de l’humidité du sol, et ils peuvent restaurer les sources et la nappe phréatique et renforcer la diversité biologique locale.
  • Certaines espèces d’arbres indigènes apportent des éléments nutritifs comme l’azote au sol.
  • Les arbres régénérés peuvent fournir du bois de chauffe à partir des branches taillées, et servir de fourrage pour le bétail.

Pour avoir de plus amples renseignements, consultez les documents 9 et 18.

Avantages de différentes espèces arboricoles

Les arbres offrent différents avantages aux agriculteurs y compris :

La nourriture : les arbres peuvent fournir des fruits riches en nutriments. La mangue, le tamarin, l’avocat, la prune sauvage (Carissa spinarum), le prunier mombin (Spondias mombin) et la papaye sont quelques exemples

Les combustibles : la majorité des agriculteurs utilisent le bois comme combustible. Il y a par exemple l’eucalyptus, le Grevillea, le croton et le Delonix reggia (flamboyant).

Bois d’œuvre : pour les poteaux, les maisons et d’autres sortes de construction. L’eucalyptus, le Grevillea, le Gmelina arborea et le magnolia parasol sont des exemples d’arbres pouvant fournir du bois d’œuvre.

La fertilité du sol : les agriculteurs peuvent planter des arbres légumineux qui améliorent la fertilité en fixant l’azote dans le sol et qui peuvent servir de fourrage pour le bétail. Les légumineuses comme le Leucaena leucocephala, le Gliricidia sepium, le Faidherbia albida, et le Calliandra calothyrsus fixent l’azote dans le sol et possèdent des feuilles riches en protéines. Leurs feuilles peuvent servir de fourrage aux ruminants, et lorsqu’elles sont éparpillées, elles apportent de l’azote au sol. Les arbres agissent également comme des brise-vent et protègent le sol et les cultures qui poussent contre le soleil chaud.

Séquestration du carbone : Les arbres absorbent les gaz à effet de serre comme le gaz carbonique provenant de l’atmosphère et aspirent le gaz carbonique de l’atmosphère qui provoque le changement climatique.

Pour avoir de plus amples renseignements, consultez les documents 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 14, 15 et 16.

Définitions

 
Collet des racines : Partie de l’arbre où les racines rejoignent la tige principale ou le tronc.

Cuticule : Couche externe cireuse qui recouvre l’épiderme et empêche les feuilles de perdre leur eau de manière incontrôlée.

Séquestration du carbone : Processus qui consiste à aspirer le carbone de l’atmosphère et à le stocker dans des puits de carbone tels que les arbres, les océans ou le sol.

Technique d’endurcissement : Une technique qui consiste à exposer de manière progressive les jeunes plants aux conditions auxquelles elles seront soumises dans leur cadre de développement éventuel, que ce soit dans la sécheresse, la chaleur, le froid, l’humidité ou autres.

Transpiration : Perte d’eau par le biais des feuilles par évaporation sous forme de vapeur d’eau.

Autres sources de renseignements sur ce sujet

 
Documents

  1. Bensch, B., and Peters, J., 2011. Combating Deforestation? – Impacts of Improved Stove Dissemination on Charcoal Consumption in Urban Senegal. http://repec.rwi-essen.de/files/REP_11_306.pdf (274 KB).
  2. CIAT; BFS/USAID. 2016. Climate-Smart Agriculture in Senegal. CSA Country Profiles for Africa Series. International Center for Tropical Agriculture (CIAT); Bureau for Food Security, United States Agency for International Development (BFS/USAID), Washington, D.C. 20 pages. https://cgspace.cgiar.org/bitstream/handle/10568/74524/SENEGAL_CSA_Profile.pdf?sequence=3&isAllowed=y (5.04 MB).
  3. Diaw, O., 2006. The national forest programme in Senegal: developing decentralized planning and management capacities. Unasylva 225, Vol. 57, 2006, pp 50-55. http://www.fao.org/tempref/docrep/fao/009/a0970e/a0970e12.pdf (260 KB).
  4. Jaenicke, H., 1999. Good tree nursery practices: Practical Guidelines for Research Nurseries. International Centre for Research in Agroforestry. http://old.worldagroforestry.org/Units/Library/Books/PDFs/17_Good_tree_nursery_practices.pdf?n=44 (3.64 MB).
  5. Japan International Forestry Promotion and Cooperation Center (JIFPRO) & Kenya Forestry Research Institute (KEFRI), 2018. Guidelines to Growing Melia volkensii in the Dryland Areas of Kenya. http://www.kenyaforestservice.org/documents/cadep/Melia-Guidelines-ver1-Final.pdf (12.9 MB).
  6. Japan International Forestry Promotion and Cooperation Center (JIFPRO) & Kenya Forestry Research Institute (KEFRI), 2014. Re-afforestation and water conservation in drylands. Guideline for Students and Researchers. https://jifpro.or.jp/wp-content/uploads/2017/08/Guideline_for_Researchers_and_Students-ilovepdf-compressed.pdf (3.58 MB).
  7. Japan International Forestry Promotion and Cooperation Center (JIFPRO) & Kenya Forestry Research Institute (KEFRI), 2014. Tree planting and management techniques under limited water availability. Guideline for Farmers and Extension Agents. https://jifpro.or.jp/wp-content/uploads/2017/08/Guideline_for_Farmers_and_Extension_Agents.compressed.pdf (6.98 MB).
  8. Mengich, E.K., Oballa, P.O., & Etindi, G.M, 2017. Extension Guide for Agroforestry Practitioners in Kenya: KFS, Counties, NGOs, CBOs and Farmers. http://kefriwatertowers.org/PDF/Agroforestry%20extension%20guide.pdf (6.98 MB).
  9. Rinaudo, T., Muller, A., and Morris, M., 2019. Farmer Managed Natural Regeneration (FMNR) Manual, chapter 1, Introduction to Farmer Managed Natural Regeneration. World Vision Australia. Downloadable at https://fmnrhub.com.au/fmnr-manual/ (1.47 MB).
  10. Shen, S., and Hess, A., 1983. Sustaining Tropical Forest Resources: Reforestation of Degraded Lands. Congress of the United States: Office of Technology Assessment. Backgrounder Paper #1. https://govinfo.library.unt.edu/ota/Ota_4/DATA/1983/8321.PDF (1.26 MB).
  11. Simute, S., Phiri, C. L., and Tengnäs, B., 1998. Agroforestry Extension Manual for Eastern Zambia. Department of Agriculture Ministry of Agriculture, Food and Fisheries, Republic of Zambia. http://old.worldagroforestry.org/downloads/Publications/PDFS/B11227.pdf (3.11 MB).
  12. United Nations Environment Programme, 2014. Green economy assessment study: Senegal. https://www.un-page.org/files/public/content-page/green_economy_assessment_study_senegal_unep.pdf (1.7 MB).
  13. USAID, undated. Climate Change Adaptation in Senegal. https://www.climatelinks.org/sites/default/files/asset/document/senegal_adaptation_fact_sheet_jan2012.pdf (0.97 MB).
  14. Vandenabeele. J. undated. Growing Trees and Fruit Species in Dry lands. Technical Manual for small forests & woodlots KenGen Foundation, Better Globe Forestry, and Bamburi Cement. https://www.lafarge.co.ke/sites/kenya/files/documents/GIC_Technical_Manual-_Final.pdf (3.81 MB).
  15. World Agroforestry Centre (ICRAF), 2013. Establishing a tree nursery in Kenya. http://www.fao.org/3/CA3116EN/ca3116en.pdf (5.46 MB).
  16. World Agroforestry Centre (ICRAF), undated. Faidherbia Albida. Keystone of Evergreen Agriculture in Africa. http://www.worldagroforestry.org/sites/default/files/F.a_keystone_of_Ev_Ag.pdf (1.6 MB).
  17. World Bank, 2015. Improving Gender equality and Rural livelihoods in Senegal through Sustainable and Participatory energy management: Senegal’s PRoGeDe ii Project. LiveWire 2015/40. http://documents.worldbank.org/curated/en/850931467998193048/pdf/97844-BRI-PUBLIC-Box391491B-LW40-OKR.pdf (1.45 MB).
  18. World Vision Australia, 2014. Case Study: Farmer Managed Natural Regeneration in Senegal. http://fmnrhub.com.au/wp-content/uploads/2014/11/7604_FMNR_Case-Study_SENEGAL_2pp_Final-LR.pdf (5.46 MB).

Acknowledgements

Rédaction : James Karuga, Journaliste agricole, Kenya
Révision : Yéri Diene, Chef Secteur des Eaux et Forêts, Medina Yoro Foulah

Cette ressource a été produite avec l’appui de l’agence belge de développement, Enabel, et le programme Wehubit.