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On dispose souvent d’informations limitées sur les risques du changement climatique et sur les stratégies; d’adaptation à ce phénomène, en particulier pour les petits exploitants agricoles. Les agriculteurs peuvent avoir des difficultés à trouver des informations fiables sur l’impact du changement climatique sur leurs cultures et leur bétail. Il peut être encore plus difficile d’apprendre des stratégies efficaces pour s'adapter aux conditions météorologiques en évolution.

En 2018-2019, l’Institut de Potsdam pour la recherche sur l'impact climatique et la Société allemande de coopération internationale (GIZ) ont mené une étude au Ghana sur les prédictions relatives aux températures et précipitations, la disponibilité future en eau et la capacité du pays à produire les cultures nécessaires à son développement. En se fondant sur leurs conclusions, les chercheurs ont identifié des stratégies d’adaptation pour les agriculteurs qui sont réalisables, rentables et adaptées aux conditions locales spécifiques.

Les animateurs dans ce texte sont fictifs mais le contenu est basé sur une étude réelle menée au Ghana. Vous pourriez utiliser l’information contenue dans le texte pour créer une émission radiophonique sur l’adaptation au changement climatique dans n’importe quel pays. Parlez aux chercheurs locaux des impacts locaux du changement climatique et de ce que les agriculteurs peuvent faire pour s'adapter et se préparer.

Voici quelques-unes des questions que vous pourriez poser à un expert :

1. Que signifie le changement climatique pour les agriculteurs de cette région ?

2. Comment le changement climatique affectera-t-il la production végétale et animale ?

3. Comment le changement climatique affectera-t-il la sécurité alimentaire ?

4. Que doivent faire les agriculteurs pour se préparer ?

Durée estimée du scénario avec intro et extro : 15 minutes

Script

ANIMATEUR 1 :
Bienvenue à votre programme d’agriculteur préféré. Mon nom est Grace Acheampong. Mon co-animateur est Abdul Mohammed. Le sujet d’aujourd’hui est : Comment les petits exploitants agricoles du Ghana peuvent-ils s’adapter aux changements climatiques ?

Nous allons discuter d’une étude scientifique qui a été menée au Ghana par l’Institut de Potsdam pour la recherche sur les impacts climatiques et la Société allemande de coopération internationale ou GIZ. L’étude a examiné l’impact du changement climatique et a fait des recommandations sur ce que les agriculteurs peuvent faire pour se préparer et s’adapter.

ANIMATEUR 2 :
Comme beaucoup d’autres pays africains, le Ghana est également vulnérable au changement climatique. Le pays traverse des climats tropicaux et désertiques, et l’agriculture joue un rôle vital dans l’économie. La production des cultures dépend d’un approvisionnement suffisant en eau et d’une série relativement étroite de conditions climatiques, mais la production agricole est affectée par la hausse des températures et les changements du régime des précipitations.

C’est la raison pour laquelle le Ministère de l’alimentation et de l’agriculture a ordonné une étude pour permettre aux chercheurs de déterminer les stratégies d’adaptation qui peuvent aider les agriculteurs à prévenir de graves pertes et dommages aux moyens de subsistance, à l’économie et à l’environnement.

ANIMATEUR 1 :
Exactement. Cette étude a prévu les types de changements météorologiques et climatiques qui se produiront au cours des 100 prochaines années. Mais avant de parler davantage de l’étude, parlons de la différence entre le temps et le climat. Le temps signifie les conditions atmosphériques ou météorologiques à un moment donné. Par exemple, le temps aujourd’hui à Tamale est nuageux. Le climat signifie les conditions météorologiques quotidiennes qui prévalent sur une longue période. Par exemple, Tamale a un climat sec et désertique.

L’étude prévoit que le nord du Ghana connaîtra la plus forte hausse de température dans le pays – jusqu’à 2,5 degrés Celsius au-dessus des températures actuelles d’ici 2050. Les précipitations devraient également être plus irrégulières dans tout le pays, et devraient augmenter légèrement dans le nord et diminuer dans le sud jusqu’au milieu du siècle environ.

ANIMATEUR 2 :
Les variations entre les différentes parties du pays peuvent rendre difficile la compréhension des effets du changement climatique. Et même si une hausse de 2,5 degrés peut sembler insignifiante, elle pourrait avoir des effets dévastateurs sur la sécurité alimentaire. Cela signifie que les agriculteurs pourraient avoir du mal à cultiver suffisamment de nourriture pour nourrir leurs familles et avoir un revenu stable.

Il est important que les agriculteurs sachent que le changement climatique entraînera une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes. Au Ghana, cela se traduit par des températures extrêmement chaudes, accompagnées de pluies abondantes et prolongées ou d’une sécheresse persistante, selon la région. Mais le changement climatique engendre aussi des changements graduels du temps et du climat au fil du temps. La lenteur relative de ces changements peut empêcher les agriculteurs de savoir exactement comment et quand ils commencent à ressentir les effets du changement climatique.

L’étude a recommandé cinq façons par lesquelles les agriculteurs peuvent s’adapter aux changements climatiques. Il existe un certain nombre d’autres stratégies d’adaptation utiles, mais l’étude a formulé ces recommandations en se fondant sur l’intérêt et l’analyse des intervenants. Les cinq stratégies comprennent : l’amélioration des activités de gestion post-récolte, l’utilisation de l’irrigation, la collecte des eaux de pluie, l’assurance récolte et l’utilisation de variétés de cultures améliorées. Certaines de ces stratégies sont plus faciles à adopter que d’autres, et l’étude indique qu’une combinaison de stratégies est la plus efficace.

Au cours de l’émission d’aujourd’hui, nous allons discuter de deux de ces stratégies : les activités de gestion post-récolte et la collecte des eaux de pluie. Nous discuterons des problèmes que ces stratégies sont censées régler et de la façon dont les agriculteurs, les organismes gouvernementaux et d’autres peuvent aider les agriculteurs à les adopter. Restez à l’écoute.

Pause musicale de 30 secondes

ANIMATEUR 1 :
Bienvenue. Dans l’émission d’aujourd’hui, nous parlons d’une étude de l’Institut de Potsdam pour la recherche sur l’impact du climat et de la Société allemande de coopération internationale, aussi appelée GIZ, sur l’impact que le changement climatique pourrait avoir sur les petits exploitants agricoles au Ghana. Nous avons appris que les températures devraient augmenter dans tout le pays, avec des hausses particulièrement importantes dans le nord du Ghana, et que les précipitations deviendront plus irrégulières partout dans le pays.

ANIMATEUR 2 :
Parlons de certaines dispositions que les agriculteurs peuvent prendre pour se préparer aux changements de température. La plupart d’entre vous utilisent déjà certaines méthodes efficaces pour limiter les dommages causés par le mauvais temps, mais cette étude présente davantage de stratégies pour prévenir de graves pertes de récoltes et de revenus.

Au cours de l’émission d’aujourd’hui, nous discuterons de deux des cinq recommandations de cette étude : l’amélioration des activités de gestion post-récolte et la collecte des eaux de pluie. Nous avons choisi de discuter de ces deux recommandations en particulier parce qu’elles sont généralement plus faciles à mettre en œuvre dans les petites exploitations agricoles du pays. Ces stratégies nécessitent également moins de soutien de la part des secteurs public ou privé que les régimes d’assurance-récolte et les semences améliorées – ce qui signifie que les agriculteurs peuvent commencer à apporter des changements dès maintenant

Commençons par évoquer l’amélioration de la gestion post-récolte. Je vais poser quelques questions à ma co-animatrice et elle vous fournira des réponses basées sur certaines des conclusions de l’étude. S’il vous plaît, Grace, pouvez-vous commencer par expliquer ce que signifie la gestion post-récolte ?

ANIMATEUR 1 :
Merci, Abdul. De bonnes pratiques de gestion post-récolte réduisent les pertes, les dommages et la détérioration des cultures après la récolte. Elles comprennent des pratiques plus efficaces pour le nettoyage, le tri, le séchage, le transport et l’entreposage des récoltes, qui sont toutes des étapes critiques pour s’assurer que les agriculteurs peuvent conserver leur produit pour leur propre consommation et pour le marché.

ANIMATEUR 2 :
Pourquoi est-il important de pratiquer des activités post-récolte efficaces ?

ANIMATEUR 1 :
Les pertes post-récolte peuvent réduire considérablement la quantité de nourriture disponible pour la consommation des agriculteurs et de leurs familles – et pour la vente sur le marché. Par exemple, l’étude cite des statistiques récentes qui montrent qu’une moyenne de 14 pour cent de la récolte de maïs du Ghana est perdue chaque année en raison d’une mauvaise manipulation après la récolte. Comme le changement climatique continue d’avoir un impact sur les saisons de culture et de récolte, ces pertes pourraient encore s’aggraver. Selon les experts, une gestion efficace post-récolte est cruciale pour réduire ces pertes.

ANIMATEUR 2 :
Quels sont quelques exemples d’activités de gestion post-récolte efficaces ?

ANIMATEUR 1 :
Il existe de nombreuses technologies à faible coût qui peuvent prévenir ou réduire les pertes post-récolte – et cette étude recommande spécifiquement l’utilisation de sacs PICS.

Les sacs PICS – ou Sacs Perdue de stockage de cultures améliorées – sont des sacs de stockage hermétiques qui ont fait leurs preuves pour réduire les infestations d’insectes et de rongeurs tout en maintenant la qualité des semences et leur capacité de germination. Comparativement aux sacs tissés standard, les sacs PICS permettent de mieux maintenir le poids du grain et de prévenir la contamination par les insectes, les ravageurs et les maladies, y compris les contaminants comme l’aflatoxine.

ANIMATEUR 2 :
Les sacs PICS sont-ils accessibles pour la plupart des agriculteurs ?

ANIMATEUR 1 :
Dans certaines régions du Ghana, les sacs PICS sont relativement peu coûteux et accessibles chez les revendeurs locaux d’intrants. L’étude indique qu’il existe un réseau de fournisseurs relativement bien établi dans tout le pays. Mais il y a des défis financiers et logistiques qui font que tous les agriculteurs n’ont pas un accès égal aux sacs PICS. L’étude recommande donc que les entreprises privées s’impliquent davantage dans l’approvisionnement et la distribution des sacs PICS, et que les agents de vulgarisation du gouvernement les aident à atteindre les communautés les plus éloignées et les plus vulnérables.

ANIMATEUR 2 :
Les sacs PICS constituent-ils à eux seuls une stratégie efficace de gestion post-récolte ?

ANIMATEUR 1 :
Ils sont un exemple de stratégie de gestion post-récolte efficace, mais il est certain que les agriculteurs doivent être formés et soutenus pour adopter d’autres pratiques également. Il s’agit notamment de l’utilisation d’humidimètres pour le séchage des récoltes, de l’utilisation de séchoirs solaires et de l’utilisation de petits silos de stockage en plastique ou en métal pour stocker les récoltes.

ANIMATEUR 2 :
Ok, passons à la deuxième stratégie d’adaptation, qui est la collecte de l’eau de pluie. Grace, peux-tu nous dire ce qu’est exactement la collecte de l’eau de pluie et comment elle fonctionne ?

ANIMATEUR 1 :
La collecte de l’eau de pluie est simplement la collecte et le stockage de l’eau de pluie dans des réservoirs ou des citernes, plutôt que de la laisser s’écouler. La collecte de l’eau de pluie réduit la dépendance à la pluie, qui deviendra plus irrégulière avec le changement climatique. Comme nous l’avons mentionné, l’étude prévoit que les précipitations augmenteront légèrement dans les régions du nord du Ghana et diminueront dans le sud.

La collecte de l’eau de pluie est un moyen efficace de stocker l’eau qui peut ensuite être utilisée pour l’irrigation à des moments critiques de la période de culture. C’est aussi beaucoup moins cher que de construire l’infrastructure nécessaire pour utiliser les eaux souterraines pour l’irrigation.

ANIMATEUR 2 :
Quels sont les autres avantages de la collecte des eaux de pluie ?

ANIMATEUR 1 :
La collecte de l’eau de pluie présente des avantages particuliers pour les agricultrices, puisqu’elles sont généralement chargées d’aller chercher l’eau. La collecte et le stockage de l’eau de pluie libèrent du temps pour que les femmes puissent s’engager dans d’autres activités agricoles et génératrices de revenus.

La collecte de l’eau de pluie est particulièrement efficace pour la production horticole à petite échelle. Elle permettrait aux agriculteurs de diversifier leurs revenus en cultivant une variété de cultures pour la vente, des cultures qui sont également pleines de vitamines et de nutriments qui contribuent à une alimentation saine.

ANIMATEUR 2 :
Cela nous amène à la fin de l’émission agricole de cette semaine. Nous avons eu une discussion intéressante sur les façons dont les agriculteurs peuvent s’adapter aux changements climatiques, en nous fondant sur les recommandations d’une étude de l’Institut de Potsdam pour la recherche sur les impacts climatiques et de la Société allemande de coopération internationale, ou GIZ.

ANIMATEUR 1 :
Nous avons parlé de deux stratégies d’adaptation au changement climatique : des activités de gestion efficaces après la récolte et la collecte des eaux de pluie.

ANIMATEUR 2 :
Nous espérons que vous avez appris quelque chose de cet épisode. Mais comme toujours, nous vous encourageons à appeler en studio avec vos questions, vos commentaires et vos préoccupations.

ANIMATEUR 1 :
Merci de nous avoir écoutés et à la semaine prochaine.

Acknowledgements

Rédaction: Maxine Betteridge-Moes, Agricultural Knowledge Management Advisor

Révision: Christoph Gornott and Lisa Murken, Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK)

Information Sources

Définitions :

Climat : Les conditions météorologiques quotidiennes qui prévalent sur une longue période de temps.

Irrigation : L’application de quantités contrôlées d’eau pour aider à la croissance des cultures

agricoles, à l’entretien des paysages et à la remise en végétation des sols endommagés dans les zones sèches et pendant les périodes de faibles précipitations.

Récupération de l’eau de pluie : Le processus de collecte de l’eau de pluie dans des réservoirs

ou des citernes pour l’utiliser sur les cultures ou à d’autres fins.

Météo : Les conditions atmosphériques dans un endroit particulier à un moment donné.

Sources d’information :

Murken, Lisa, et al. “Climate risk analysis for identifying and weighing adaptation Strategies in Ghana’s agriculture sector.” Potsdam Institute for Climate Impact Research, 2019. https://www.pik-potsdam.de/research/climate-resilience/projects/project-pages/agrica