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Pourquoi ce sujet est-il important pour les auditeurs?

Parce que les agriculteurs qui veulent élever des chèvres doivent connaître :

• L’âge et le poids idéals que doivent avoir les jeunes chèvres pour commencer à s’accoupler, et la meilleure saison pour l’accouplement.
• Les meilleures méthodes de mise à la lutte.
• Les symptômes des maladies et des infections qui touchent généralement les chèvres.
• Les soins à prodiguer à une chèvre pleine, ainsi qu’aux chevreaux et à leur mère après la mise bas.
• La quantité de nourriture et d’eau dont ont besoin par jour les chèvres qui allaitent et les autres chèvres.
• Les stratégies pour nourrir les chèvres de façon économique afin de maximiser les recettes et les bénéfices de leur commercialisation.

Quelques données essentielles

• Les chèvres sont naturellement des brouteurs*. La première stratégie d’alimentation est de s’assurer qu’elles ont suffisamment d’herbe. Les chèvres ne produisent pas bien lorsqu’elles sont nourries dans un milieu fermé.
• Il faut nourrir les chèvres trois par jour à des heures précises, et s’assurer qu’elles ont toujours de l’eau.
• Le taux de mortalité est très élevé chez les chevreaux. Les éleveurs de chèvres doivent prendre soin des nouveau-nés.
• Les chèvres malades doivent être séparées de celles qui sont bien portantes.
• Elles doivent s’accoupler durant les périodes où les aliments riches en protéines abondent.
• Après la mise bas, les petits doivent téter le colostrum (lait produit juste après la mise bas) pendant 20 à 30 minutes.
• Le lait sent mauvais lorsque les chèvres se nourrissent d’aliments parfumés comme l’ensilage* ou l’ananas avant la traite, ou si les femelles sont gardées dans le même enclos que les boucs.

Difficultés majeures liées à l’élevage des chèvres

• Détecter les maladies dont les symptômes sont difficiles à voir.
• Savoir à quel moment une chèvre est assez mature pour s’accoupler.
• Ignorer la composition et les quantités idéales d’une alimentation saine.
• Manquer de connaissances sur les bonnes méthodes de mise à la lutte.

Aspects sexospécifiques de l’élevage des chèvres

• En Afrique subsaharienne (ASS), les femmes jouent un rôle plus important que les hommes dans l’élevage des chèvres, et disposent de plus de connaissances sur cette activité.
• Dans la plupart des cultures africaines, les chèvres sont la propriété des hommes, mais ce sont les femmes qui les apprivoisent et prennent soin d’elles.
• Pour les femmes, les chèvres sont une source de revenus et un moyen d’alléger la pauvreté.
• Dans certaines régions d’Afrique, les femmes utilisent les chèvres pour se débarrasser des mauvaises herbes et des arbustes sauvages, car elles s’en nourrissent.

Pour en savoir davantage, consultez les documents 4, 5 et 6.

Informations clés sur l’élevage des chèvres

1. Mise à la lutte

Les chèvres en bonne santé sont plus souvent en chaleur, et peuvent avoir au moins trois petits tous les deux ans.

Avant que les propriétaires accouplent leurs chèvres, ils doivent tenir compte de ce qui suit :

• C’est le poids et non l’âge que détermine le moment auquel les chèvres sont prêtes à s’accoupler, mais, généralement, les mâles deviennent sexuellement matures à l’âge de quatre mois environ.
• Les chèvres s’accouplent lorsqu’elles atteignent 3/4 du poids mature de leur race respective.
• Le mâle peut s’accoupler avec dix à vingt femelles, mais si on lui permet d’avoir trop de femelles, la qualité de la lutte diminuera.
• Pour la mise à la lutte, les mâles doivent bien portant, mais pas gras, car cela amoindrit la libido et diminue la qualité du sperme.
• Les femelles bien portantes, sexuellement matures et non pleines entrent en chaleur tous les 17 ou 21 jours, et elles doivent être accouplées 24 à 36 heures après être entrées en chaleur.

Reconnaître une femelle en chaleur

• La chèvre est agitée, bêle tout le temps, remue la queue tout le temps lorsqu’on lui touche les reins, enfourche les autres chèvres et se tient prêt d’un mâle et urine.
• L’ouverture de la vulve de la chèvre rougit et enfle légèrement.

Pour en savoir davantage, consultez les documents 1, 2 et 6.

2. Élevage

Après la naissance

• Les chevreaux doivent souvent téter le colostrum riche en nutriments durant les 24 heures suivant la mise bas. Le colostrum contient des anticorps qui les protègent contre les infections.
• Les chèvres qui rejettent leurs petits doivent être maîtrisées jusqu’à ce que ces derniers aient fini de téter. Cependant, le rejet peut être un signe que la mère est malade.
• Frotter les petits rejetés avec le placenta peut aider la mère à les accepter.
• Les petits rejetés par leurs mères et les orphelins peuvent être nourris à l’aide de bouteilles contenant le colostrum d’autres chèvres ayant mis bas parmi le troupeau ou des chèvres du voisinage.
• Frotter les petits rejetés avec le placenta d’une autre mère peut aider cette dernière à les adopter.
• L’excédent de colostrum peut être congelé à 4oC pendant trois mois au maximum et utilisé pour nourrir des chevreaux orphelins ou rejetés.
• Vous pouvez utiliser des aliments d’allaitement pour chèvre ou même le lait de vache dilué ou le lait en poudre lorsque vous ne disposez pas de colostrum de chèvre.

Sevrage des chevreaux

• À l’âge de deux ou trois mois, séparez les petits de leurs mères et sevrez-les en les nourrissant d’herbe ou de grains.
• Nourrissez les chevreaux avec des morceaux de végétaux sains pour diminuer les risques d’infections causées par les vers.
• Les chevreaux doivent paître ou brouter dans les meilleurs pâturages avec leurs mères.
• Les petits doivent boire de l’eau potable lorsque vous les sevrez.
• Sevrez les petits au moins deux mois avant le début de la prochaine période de gestation de la mère.

Pour en savoir davantage, consultez les documents 1, 2, 6 et 7.

3. Alimentation et nutrition

Des chèvres bien nourries produisent plus de viande et de lait, et se reproduisent régulièrement. Les chèvres ont besoin de deux fois plus de fourrage protéique et d’aliments énergétiques au cours du dernier mois de leur gestation.

Eau

• Les chèvres laitières doivent boire au moins 3 à 8 litres d’eau potable fraîche chaque jour à une heure précise.
• Les chèvres qui consomment des aliments secs ont besoin de plus d’eau.
Énergie
• Les aliments énergétiques tels que les racines, les tubercules, les bananes, la melasse, les fruits et le tourteau permettent aux chèvres de rester actives.
• Le soja, le coton, le tournesol, l’arachide et la noix de coco fournissent deux à trois fois plus d’énergie que les glucides provenant d’aliments feuillus ou à base de tiges de végétaux.

Protéines

• Les chèvres ont besoin de plus de protéines qu’elles peuvent s’en procurer lorsqu’elles vont paître.
• Les feuilles vertes du chou fourrager, les cosses du pois d’Angole et de l’acacia, le soja, les graines de coton, les arachides et les feuilles de Leucaena leucocephala, de Sesbania et de Gliciridia sont de bonnes sources de protéines.
• Les déchets de volaille constituent une autre source de protéines.

Minéraux

• Les chèvres ont besoin de calcium, de sodium, de phosphore, de fer, de cuivre et d’iode.
• Les feuilles vertes d’arbres et d’arbustes de la famille des légumineuses, ainsi que les graines de céréales sont de bonnes sources de phosphore et de calcium.
• Les feuilles foncées sont de bonnes sources de fer.
• Les chèvres souffrant de carences en iode peuvent donner naissance à des chevreaux frêles, déformés et mort-nés.

Vitamines

• Les chèvres ayant une carence en vitamine A peuvent avoir des problèmes de vue, des infections cutanées, des difficultés respiratoires et des problèmes de digestion.
• Les chèvres souffrant d’une carence en vitamines ont des chevreaux frêles.
• À mesure que les chèvres paissent, elles ingurgitent différentes vitamines provenant des végétaux qu’elles consomment.
• Les patates douces à chair orange procurent suffisamment de vitamine A et les feuilles de patates douces fournissent de la vitamine C.

Alimentation des chèvres destinées au marché de la viande

• Trois mois après le sevrage, les chevreaux doivent peser quinze kilogrammes, selon la race et le système d’alimentation utilisé.
• Les boucs élevés pour le marché de la viande peuvent être castrés quand leur âge varie entre deux semaines et deux mois pour leur permettre de prendre plus de poids.
• Les boucs nourris deux fois par jour avec un demi-kilogramme de complément protéique prennent du poids et rapportent plus d’argent sur les marchés de viande.
• Du sixième au douzième mois, nourrissez les chèvres de boucherie avec beaucoup de fourrage vert, y compris les tiges de maïs vert et le foin de luzerne.

Pour en savoir davantage, consultez les documents 1, 2, 6 7 et 8.

4. Logement

L’aménagement d’un logement pour les chèvres facilite le suivi de leur croissance et leur santé.

Instructions pour la construction du logement des chèvres :

• Installer un plancher en planches en bois, disposés à 1,5 pied au-dessus du sol.
• Les planches du plancher doivent être espacées d’un demi-pouce pour permettre à la bouse de passer au travers.
• Installer un toit en saillie pour protéger les chèvres de la pluie et du soleil.
• Déposer les auges et les abreuvoirs à 30 centimètres du sol.
• Le système de ventilation doit être installé de sorte à éviter que le vent souffle directement sur les chèvres.
• Chaque chèvre a besoin d’un espace de deux mètres sur deux mètres au moins.
• Vous pouvez loger au moins six chevreaux dans une espace de quatre mètres carrés (deux mètres sur deux mètres.

Pour en savoir davantage, consultez les documents 1 et 2.

5. Gestion de la santé, des maladies et des parasites

Les chèvres élevées dans un environnement humide, chaud ou insalubre risquent d’avoir des infections pulmonaires et bactériennes, le piétin et des parasites. Les chèvres qui paissent souvent sur les mêmes pâturages ont plus de chance de souffrir d’infections causées par les vers et les tiques.

Les chèvres en bonne santé sont / ont :

• De l’énergie, mangent bien, ruminent, ont une peau soyeuse, les yeux brillants et une urine jaune limpide.
• Les membranes muqueuses de l’œil, la gueule et des narines roses, et c’est également cas au niveau de la vulve des femelles.
• Des crottes rondes et fermes, signe que leur régime alimentaire est sain et qu’elles digèrent bien.
• Un pis mou qui durcit sans avoir été infecté avant que la chèvre mette bas.
• Un lait qui ne pue pas.

Identification d’une chèvre malade

La meilleure façon de détecter une maladie chez les chèvres consiste à comparer son état de santé, sa production laitière, son poids et son comportement par rapport aux autres chèvres du troupeau.

Maladies infectieuses

Peste des petits ruminants (également appelée PPR ou pseudopeste bovine des petits ruminants)

• Se contracte après inhalation d’un virus présent dans les mucus, les larmes et d’autres sécrétions.
• Symptômes : apparition d’une forte fièvre qui dure six à huit jours après l’infection, et décomposition des tissus buccaux. Les membranes muqueuses enflammées produisent un excès de mucus. La diarrhée et les infections pulmonaires provoquent la mort après une semaine.

Prévention et traitement

• Vaccinez les bêtes par mesure de prévention.
• Limitez les déplacements pendant les épidémies.
• Cette maladie peut être soignée à un stade précoce, mais le traitement coûte cher.

Péripneumonie contagieuse des caprins (PPCC)

• Maladie contagieuse des voies respiratoires et des poumons qui se transmet par les écoulements nasaux. Elle peut décimer un troupeau entier.
• Symptômes : forte fièvre, respiration rapide, toux, cou raide et pattes avant écartées l’une de l’autre lorsque l’animal est debout. La chèvre gémit lorsqu’elle expire, a beaucoup de sécrétions nasales et peut mourir au bout d’une journée ou de trois jours.

Prévention

• Vaccination.
• Mise en quarantaine des chèvres infectées pour empêcher la propagation de la maladie.

Fièvre aphteuse

• Maladie virale qui se transmet par l’air, les aliments contaminés, le fumier, les sécrétions et les oiseaux.
• Symptômes : cette maladie affecte l’appareil buccal et les sabots. Trois jours après l’infection, les chèvres salivent trop, écument et perdent l’appétit. De toutes petites boursouflures apparaissent au niveau du foie, des tétines, de la gueule, du museau et des pattes, et l’animal marche difficilement. La production laitière baisse. Les tout petits peuvent mourir, mais les adultes survivent.

Prévention

• Vaccination.
• Mise en quarantaine des chèvres infectées et installation de pédiluves contenant des désinfectants. Abattez les chèvres infectées pour arrêter la propagation de la maladie.

Mammite

• Maladie bactérienne qui infecte les pis des chèvres en raison de l’insalubrité des étables et des zones de traite.
• Symptômes : pis enflés, diminution de la production laitière, lait grumeleux et nauséabond. La douleur ressentie au niveau des pis fait que la chèvre s’oppose à la traite, et empêche les chevreaux de téter.

Traitement

• Il faut traire les pis infectés par la mammite souvent, et les masser au moins sept fois par jour. Injectez des antibiotiques dans le pis par l’ouverture et le canal du trayon après la traite. Pour éviter que la mammite se propage, désinfectez-vous les mains après avoir trait chaque chèvre.
• Mettez en quarantaine les chèvres infectées.

Charbon bactéridien
• Maladie bactérienne transmise par le biais des pâturages, des aliments, des particules de poussière et de l’eau contaminée par du sang ou des excréments infectés.
• Après sept jours, l’animal frissonne, éprouve des difficultés pour respirer et souffre d’une forte fièvre suivie d’une mort soudaine.

Prévention et traitement

• Vaccination annuelle.
• Antibiothérapie au stade précoce.
• Les carcasses de chèvres infectées doivent être brûlées ou enterrées à une profondeur de deux mètres. Répandez de la chaux vive à cet endroit pour empêcher les charognards de déterrer les carcasses. Portez des vêtements de protection lorsque vous manipulez des carcasses infectées.

Brucellose

• Maladie bactérienne qui se transmet par le lait, le sperme, le placenta, ainsi que les sécrétions fœtales et vaginales de chèvres infectées. L’être humain peut la contracter en consommant du lait infecté.
• Symptômes : avortements, mort-nés et mise bas de chevreaux frêles.

Prévention

• Vaccination, mais ne vaccinez pas les chèvres pleines qui pourraient avorter.
• Les éleveurs doivent tester le lait pour voir s’il ne contient aucune bactérie advenant des avortements répétés. Faites bouillir le lait pendant 10 minutes pour tuer les bactéries avant de le consommer.
Assurez-vous que les chèvres mettent bas dans un environnement facile à nettoyer et désinfectez la zone après chaque mise bas.

Maladies liées à une mauvaise alimentation

Lorsque vous changez d’aliments, ou lorsque les chèvres consomment du fourrage vert rassis, humide ou flétri, elles peuvent avoir la diarrhée ou des ballonnements. Vous pouvez éviter cela en introduisant progressivement de petites portions d’aliments nouveaux.

Les chèvres ballonnées n’ont pas d’appétit, respirent rapidement et titubent. Les éleveurs doivent peser sur leurs flancs gauches pour expulser les gaz. Les chèvres qui ont la diarrhée à cause d’une mauvaise alimentation ne doivent pas être nourries pendant une journée, mais doivent plutôt boire beaucoup d’eau fraîche.

Parasites internes

Les chèvres peuvent être infestées de vers tels que les douves, les ténias, les nématodes et les strongles pulmonaires présents dans la bouse ou des aliments provenant de pâturages. Les symptômes englobent le manque d’appétit et la malnutrition. Lorsque vous faites un traitement pour les vers, traitez tout le troupeau.

Parasites externes

Les chèvres peuvent se faire piquer par les mouches, les moustiques, les poux, les acariens et les tiques qui transmettent des maladies et des parasites internes lorsqu’ils piquent. Faites de la prévention en maintenant une hygiène de base autour de l’étable des chèvres, enlevez le fumier et les autres ordures et pulvérisez les lieux avec des acaricides (produits pour détruire les acariens).

Pour en savoir davantage, consultez les documents 1, 2, 3 et 6.

6. Produits de la chèvre

Les éleveurs peuvent avoir de l’argent en vendant les chevreaux, les chèvres, le lait et le cuir pour la fabrication de produits en cuir, et transformer le lait en fromage et en yaourt.

Traite

Préparation pour la traite :

• Utilisez des récipients en inox faciles à nettoyer.
• Le cadre réservé pour la traite doit être propre, isolé, et dépourvu d’odeurs, de bruits et de boucs.
• Nettoyez les pis avec de l’eau chaude et un tissu doux pour stimuler la production laitière.
• Appliquez un gel pour la traite sur les tétines pour faciliter la traite.
• Permettez aux chevreaux de toucher les pis pour stimuler la production laitière.
• Nourrissez les chèvres avec des aliments goûteux avant la traite pour stimuler l’évacuation du lait.
• Terminez la traite cinq à dix minutes après avoir stimulé la chèvre.

Processus de traite

• Tenez la tétine entre le pouce et l’index.
• Refermez le pouce et l’index et pressez la tétine vers le bas pour évacuer le lait.
• Relâchez la tétine pour permettre au lait de s’écouler dans la tétine avant de traire à nouveau.
• Pour obtenir la dernière goutte de lait, secouez le pis et donnez une dernière pression sur les tétines.
• Les chèvres ayant de petites tétines sont traites avec l’index, le pouce et les majeurs.

Après la traite

• Tamisez et faites bouillir le lait pour limiter le gaspillage.
• Transformez le lait en poudre pour pouvoir le conserver plus longtemps.
Abattage
Les boucs élevés pour leur viande doivent être castrés afin d’éliminer les odeurs qu’on retrouve généralement dans la viande des boucs sexuellement actifs. Conservez la viande par salaison, le froid ou séchage.

Abattage :

• Attachez les membres antérieurs et postérieurs et couchez la chèvre sur un sol propre ou des feuilles de bananiers.
• Placez un bol près de sa gorge pour recueillir le sang.
• Penchez sa tête légèrement en arrière pour étirer le cou et le trancher.
• Suspendez la carcasse à un crochet ou un arbre par les pattes avant.
• Placez un grand récipient sous le torse suspendu.
• Il est plus facile de dépecer la chèvre immédiatement après sa mort, car le corps est encore chaud.
• Incisez la peau du cou au scrotum sur le bas-ventre, et séparez la peau du corps à l’aide des mains.
• Incisez le torse desquamé du cou au scrotum pour récupérer les viscères dans le récipient.
• Retirez minutieusement la vésicule biliaire (située près du foie), pour éviter qu’elle éclate et rende la viande amère.
• Découpez le corps suspendu en grosses tranches pouvant être frites, bouillies ou rôties.
• Le sang de la chèvre se gâte vite, par conséquent, il doit être mélangé à des mets cuisinés pour la consommation.
• Pour conserver le sang, faites-le sécher au soleil et réduisez-le en poudre.

Sous-produits de la chèvre

Conservation de la peau

Séchage : Étirez la peau avec des cordes sur une charpente, la face interne orientée vers le sol. Si vous faites sécher les peaux à l’intérieur, l’abri doit être sec, avoir un faible taux d’humidité et être bien ventilé. Le risque avec le séchage est que les insectes peuvent attaquer les peaux.
Salaison : la salaison permet de déshydrater la peau, ralentit le développement des bactéries, et évite les attaques d’insectes. Pour saler, lavez l’intérieur adipeux pour retirer la viande qui y est restée collée, puis débarrasser la peau de toute son eau et recouvrez le côté adipeux de sel. Repliez les côtés de l’estomac l’un vers l’autre, roulez la peau et entreposez-la dans un environnement sec.

Pour en savoir davantage, consultez les documents 1, 2 et 6.

Où puis-je trouver d’autres ressources sur ce sujet?

Documents

1. Kaberia, Boniface K., Mutia, Patrick, and Abuya, Camillus, non daté. Farmers Dairy Goat Production Handbook. FARM Africa. http://ufugaji.co.tz/wp-content/uploads/2015/09/FARMERS-DAIRY-GOAT-PRODUCTION-HANDBOOK.pdf (1.37MB)
2. Jansen, Carl, and van Den Burg, Kees, 2004. Goat keeping in the tropics. Agromisa Foundation: Wageningen, Netherlands. https://publications.cta.int/media/publications/downloads/371_PDF.pdf (618 KB)
3. College of Veterinary Medicine Iowa State of University, 2007. Ovine and Caprine Brucellosis. http://www.cfsph.iastate.edu/Factsheets/pdfs/brucellosis_melitensis.pdf (254 KB)
4. Okali, C., and Sumberg, J.E., 1984. Sheep and goats, men and women: Household relations and small ruminant development in southwest Nigeria. Article préparé pour la conférence sur les processus intrafamiliaux et l’analyse des systèmes agricoles organisée du 5 au 9 mars 1984, à Bellagio, en Italie. http://pdf.usaid.gov/pdf_docs/PNAAT009.pdf (542 KB)
5. Heifer International, 2011. Dairy Goat Farming: A Dream Come True for One Woman. https://www.heifer.org/join-the-conversation/blog/2011/September/dairy-goat-farming-a-dream-come-true-for-one-woman.html
6. Empowering New Generation to Improve Nutrition and Economic Opportunities (ENGINE), 2013. Sheep and Goat Production Handbook. http://ufugaji.co.tz/wp-content/uploads/2015/09/SHEEP-AND-GOAT-PRODUCTION-HANDBOOK.pdf (2.33 MB)
7. Rosalee Sinn, 1985. Raising goats for meat and milk. http://www.iga-goatworld.com/uploads/6/1/6/2/6162024/raising_goats_for_meat_and_milk.pdf (8.93 MB).
8. Animal Health Australia, Goat Industry Council of Australia, the Mackinnon Project University of Melbourne. Snatch rearing and pre-weaning kid management in goat enterprises. https://www.animalhealthaustralia.com.au/wp-content/uploads/2015/09/AHA04326_Technical-notes_FINAL_PRINT_18072016.pdf (407 KB).

Définitions clés

• Brouter : manière dont les ruminants tels que les chèvres (les moutons et les bovins) se nourrissent de brindilles, de feuilles ou de la végétation. Le terme « brout » désigne également les aliments qu’on trouve de cette façon.
• Bouc : mâle de la chèvre.
• Colostrum : lait riche en éléments nutritifs produit par la chèvre quelques heures suivant la mise bas.
• Ensilage : Herbe ou autre fourrage vert compacté et entreposé dans un lieu hermétique sans qu’il ait été séché au préalable, et qui sert d’aliment pour les animaux.

Acknowledgements

Rédaction : James Karuga, journaliste agricole, Kenya
Révision : Azage Tegegne, chercheur scientifique principal, adjoint au représentant du directeur général en Éthiopie, Institut international de recherche sur l’élevage, Addis Abeba, Éthiopie

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Projet réalisé avec l’appui financier du Gouvernement du Canada par l’entremise d’Affaires mondiales Canada (AMC)