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Pourquoi ce sujet est-il important pour les auditrices et les auditeurs?

Dans plusieurs pays, les hommes et les femmes peuvent améliorer leur ration alimentaire et l’apport nutritionnel de leurs aliments tout en faisant fortune au marché grâce à l’élevage des pintades. Toutefois, les éleveurs et les éleveuses doivent suivre les bonnes pratiques s’ils veulent récolter des fruits!

 

Quelques faits essentiels

  • La viande de pintade est nourrissante et il y a une demande pour les œufs et la viande.
  • C’est souvent mieux de faire couver les œufs et faire élever les poussins (pintadeaux) par des poules, car les mères pintades ne sont pas très soucieuses de leurs œufs et à leurs petits.
  • Les petits doivent rester au chaud et être protégés des prédateurs dans de simples poulaillers pendant les cinq ou six premières semaines de leur vie.

 

Difficultés importantes liées à l’élevage des pintades

  • Plusieurs poussins meurent en bas âge.
  • Les prédateurs mangent beaucoup de pintades
  • Il n’y a pas beaucoup d’aide de la part des services de vulgarisation.
  • Souvent, les femmes n’ont pas accès à des prêts pour constituer un troupeau ou élever un troupeau.
  • Il peut être difficile d’acheter des poussins qui sont réellement en bonne santé.

 

Renseignements essentiels sur l’élevage des pintades

  1. Systèmes d’élevage : Il existe trois systèmes d’élevage des pintades : l’élevage en plein air (ou élevage extensif), l’élevage semi-intensif et l’élevage intensif . La majorité des agricultrices et agriculteurs d’exploitations familiales pratique l’élevage en plein air, car c’est le moins cher. Certains pratiquent l’élevage semi-intensif.
    • Élevage en plein air : De grands troupeaux de volatiles se nourrissent sur de grands espaces, et dorment généralement sur les arbres entourant les habitations. Très peu d’intrants sont utilisés, il n’y a aucun suivi médical, et la production et les bénéfices sont faibles. Le besoin de capitaux et le coût de production sont faibles. Les problèmes se situent au niveau des prédateurs et des voleurs, et le taux de mortalité élevé est lié à divers facteurs.
    • Élevage semi-intensif : De grands troupeaux errent et se nourrissent sur des espaces restreints, généralement clôturés. Généralement, des poulaillers sont aménagés pour protéger les volatiles de la chaleur et du froid, et leur permettre d’avoir de la nourriture et de l’eau en plus. La clôture protège les volatiles des prédateurs et des voleurs. Les aliments coûtent moins cher et les volatiles sont moins stressés que dans le système d’élevage intensif. Les coûts sont plus élevés qu’avec le système d’élevage en plein air, mais la production et les bénéfices sont plus importants.

Pour des renseignements supplémentaires, cf. les documents 1, 3, 4, 5, 6 figurant dans la Liste de ressources ci-dessous.

 

  1. Abris pour les pintades : L’abri protège les volatiles des maladies, des prédateurs et du mauvais temps. Elle permet aux éleveuses et aux éleveurs de contrôler plus facilement l’état de santé de leurs volatiles, et ramasser les œufs et le fumier.
  • Types d’abris
    • Cages pour les pintades de race mixte, les pintades reproductrices et les pondeuses, confectionnées avec du bois et des barbelés antieffraction ou du grillage.
    • Cage de couvaison ou poussinière. Pour les périodes chaudes, celles-ci doivent être confectionnées avec du grillage, du bois et des tôles de toiture.
  • L’abri doit être aménagé à 20 centimètres du sol.
  • Utilisez des lanternes ou des ampoules électriques pour fournir de la lumière et la chaleur pendant la nuit.
  • Après 6 semaines de couvaison, les volatiles de race mixte doivent être placés dans un autre abri.
  • Il ne doit pas y avoir plus de 5 ou 6 poussins par mètre carré (un espacement d’un bras par un bras doit être respecté)
  • Il est nécessaire d’aménager l’abri dans un endroit ombragé ou aéré.

Pour de plus amples renseignements, cf. les Document 1, 2, 3, 4, 5.

 

  1. Alimentation des pintades :
    • Les volatiles élevés en plein air se nourrissent surtout autour de leurs nids. Ils ont besoin de relativement peu d’eau. Par conséquent, cela ne pose généralement aucun problème, même dans les régions arides. Dans le système d’élevage semi-intensif, les volatiles peuvent avoir la possibilité de boire autant qu’ils veulent. Les éleveuses et les éleveurs complètent le régime alimentaire naturel des volatiles avec des céréales (maïs, mil, sorgho et riz) des produits dérivés agro-industriels (son de riz, son de maïs, drêche, etc.), des fourmis blanches, des asticots et des termites.
    • Les éleveuses et les éleveurs nourrissent leurs volatiles avec des fourmis blanches, des asticots et des termites dès leur premier jour d’éclosion jusqu’à l’âge de six semaines.

Pour tout renseignement, cf. Documents 1, 4, 5.

 

  1. Sélection des pintades :
  • Il existe deux sortes de sélection : la reproduction en race pure et le croisement. La reproduction en race pure consiste à accoupler des individus de la même espèce. Il y a deux catégories de sélection pure, dont le croisement éloigné ou croisement distant qui consiste à accoupler des volatiles sans lien de parenté, et le croisement consanguin qui consiste à accoupler des volatiles apparentés.
  • Les inconvénients du croisement consanguin englobent la baisse de la fertilité, la réduction de la portée, un faible taux de survie, la capacité réduite des pintades femelles à prendre soin des poussins, la baisse du taux de croissance, l’augmentation des défauts génétiques (par exemple : absence de membres), baisse de la libido chez les mâles et mauvaise résistance aux maladies.
  • Pour éviter le croisement consanguin, les éleveuses et les éleveurs doivent se procurer leurs œufs à l’extérieur de leurs fermes.
  • Le croisement consiste à accoupler différentes races. Par exemple, accoupler une pintade sauvage avec une pintade à poitrine blanche. Cela améliore le rendement, et permet aux volatiles de survivre plus longtemps et de se reproduire très rapidement. Les races croisées pondent généralement de plus gros œufs et sont plus grosses que les races pures.

Pour tout renseignement, cf. Documents 1, 5.

 

  1. Incubation
    • Dans les systèmes d’élevage en plein air, la pintade commence à pondre à partir de 28 à 32 semaines. Les pintades locales peuvent pondre entre 50 et 100 œufs par an, et les races exotiques peuvent en pondre 200 annuellement. Dans les systèmes d’élevage en plein air, les pintades dissimulent souvent leurs œufs dans les buissons.
    • L’ incubation consiste à s’assoir sur les œufs pour les faire éclore. Les pintades femelles élevées en plein air peuvent apprendre à pondre leurs œufs dans un lieu précis lorsqu’elles sont confinées pendant deux semaines, et qu’on leur donne de la nourriture et de l’eau.
    • Comme les pintades femelles ne prennent pas toujours soin de leurs poussins, il est préférable de faire couver les œufs par des poules locales plutôt que des pintades femelles.
    • Il faut 24 à 28 semaines aux œufs de pintades pour éclore. La saison pluvieuse est la période où les pintades pondent le plus.
  • Les éleveuses et les éleveurs doivent isoler les femelles qui couvent dans un endroit isolé et sombre où un nid leur est confectionné avec de la paille ou de l’herbe sèche. Il est nécessaire de nourrir et abreuver régulièrement les poules près du nid.

Pour tout renseignement, cf. Documents 1, 5.

 

  1. Gestion de la période de couvaison et l’après-couvaison :
  • La couvaison consiste à prendre soin poussins juste après l’éclosion et les gérer jusqu’à ce qu’ils soient en mesure de réchauffer eux-mêmes sans l’aide de sources de chaleur externes. Dans le système de couvaison naturelle, la pintade mère procure de la chaleur aux poussins et les protège avec ses ailes ou son corps.
  • Pendant la couvaison, il est important de placer des aliments et l’eau dans des auges et des abreuvoirs faciles d’accès et qui permettent d’éviter le gaspillage, la contamination ou la noyade.
  • Il est nécessaire de respecter les routines de traitement recommandées pendant la couvaison.
  • La gestion des volatiles après la couvaison jusqu’à l’abattage ou la ponte est moins exigeante que la gestion de la période de couvaison. Les pintades de race mixte peuvent se nourrir elles-mêmes lorsqu’elles sont élevées en plein air. Mais durant les récoltes, il est possible qu’elles ne trouvent pas suffisamment de protéines pour leur croissance ou la ponte des œufs, et aient peut-être besoin d’une supplémentation avec des vers, des termites, des insectes, des asticots, des tourteaux de soja, de la farine de poisson, etc. En saison sèche, les éleveuses et les éleveurs doivent ajouter du fourrage séché pour éviter une carence en vitamine A.
  • Il est important de s’assurer que leur alimentation est variée et équilibrée, et d’incorporer divers ingrédients pour limiter le risque d’éventuelles carences nutritionnelles.

Pour tout renseignement, cf. les Documents 1, 5.

 

  1. Gestion sanitaire et thérapeutique :
    • La mortalité des poussins est essentiellement liée à l’utilisation de mangeoires ou d’abreuvoirs inappropriés ou contaminés, à la chaleur, au froid, au manque d’espace, aux vers et aux accidents. Les pintades en croissance meurent à cause des infections et des vers parasites. Les maladies se propagent par le biais de la fiente et du contact physique.
    • Les volatiles résistent mieux aux maladies lorsqu’ils sont bien nourris, bien protégés et en bonne santé.
    • Les éleveuses et les éleveurs doivent être en mesure de reconnaître les symptômes généraux de la maladie, y compris la toux, l’éternuement, le halètement, les yeux larmoyants, l’épuisement, les fientes sanguinolentes, liquides ou anormales, une baisse soudaine de la consommation des aliments et de l’eau et une baisse de la ponte.
    • Les principales maladies ou les principaux problèmes de santé sont : la maladie de Newcastle, la bursite infectieuse, la variole aviaire, la maladie de Marek, la coccidiose, la pullorose, le choléra aviaire, les vers plats et ronds, ainsi que les parasites externes tels que les mites, les tiques, les puces et les poux.

Pour de plus amples renseignements, cf. Documents 1, 2, 3, 4, 5.

 

Où puis-je trouver d’autres ressources sur ce sujet?

  1. Série d’enjeux : Maladies des poules et comment lutter contre elles, Radios Rurales Internationales, Ensemble 103, Élément 1.
  2. Site Web international sur la pintade : http://guineas.com/. De nombreux renseignements pratiques s’y trouvent, dont d’autres provenant d’Afrique et d’autres d’ailleurs.
  3. C. Moreki, non daté. Guinea Fowl Production . http://www.gov.bw/Global/MOA/Guinea%20Fowl%20Production.pdf (224 KB) – du Botswana. (seulement en anglais)
  4. National University Extension and Research Liaison Services, Ahmadu Bello University, 2004. The Production of Guinea Fowl in Nigeria . http://www.naerls.gov.ng/extmat/bulletins/Guineafowl.pdf (999 KB) (seulement en anglais)
  5. Animal Production Directorate, Ghana Ministry of Food and Agriculture, 2012. The Training Manual for Guinea Fowl Production . (Indisponible en ligne) (seulement en anglais)
  6. Zimmi, A. 2013. Assessment of the potential of Agricultural Extension Delivery on Guinea Fowl Production by SS Farmers in the UER of Ghana . Master’s thesis, University of Ghana. Téléchargeable à http://ugspace.ug.edu.gh/handle/123456789/5449 (1,113 KB) (seulement en anglais)

Définitions clés

Reproducteurs : Volatiles élevés à des fins de sélection

Pintades de race mixte : Volatiles élevés pour la sélection et la ponte d’œufs

Pintade : Famille de volatiles originaires d’Afrique, et généralement élevés pour leur viande et leurs œufs dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne

Poussin : Pintadeau

Pondeuses : Volatiles élevés pour la ponte d’œufs

Acknowledgements

gac-logoProjet réalisé avec l’appui financier du Gouvernement du Canada par l’entremise d’Affaires mondiales Canada